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Honoré d'Albert, duc de Chaulnes (1581-1649)

duc de Chaulnes
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Officier général francais 7 etoiles.svg Honoré d'Albert, duc de Chaulnes
Honoré d'Albert, duc de Chaulnes (1581-1649)

Naissance 1581
Décès 1649 (à 68 ans)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Distinctions Pair de France
Chevalier des ordres du roi
Autres fonctions Vidame d'Amiens
Lieutenant au gouvernement d'Amboise
Lieutenant général au gouvernement de Picardie
Gouverneur d'Auvergne
Famille Maison d'Albert

Honoré d'Albert, duc de Chaulnes (né vers la fin du XVIe siècle et mort en 1649), est un maréchal français du début du XVIIe siècle, qui servit dans les armées de Louis XIII.

Seigneur de Picquigny , vidame d'Amiens par son mariage en 1620 avec Claire Charlotte Eugénie d’Ailly, maréchal de France en 1619, il fut créé duc de Chaulnes et Pair de France en 1621.

BiographieModifier

Honoré d'Albert est le fils d'Honoré d'Albert, seigneur de Luynes, Cadenet, Mornas, gouverneur de Beaucaire, chevalier de l'Ordre du Roi, et d'Anne de Rodulph.

Il vient à la cour sous le nom de Cadenet. Son frère, Charles d'Albert, duc de Luynes, favori de Louis XIII, lui ménage les bonnes grâces de ce prince, qui le fait, en 1615, lieutenant au gouvernement d'Amboise, dont Luynes était gouverneur. Il fut, en 1617, mestre de camp du régiment de Normandie après le bannissement du comte de la Penne, fils du maréchal d'Ancre.

Lieutenant général au gouvernement de Picardie, chevalier des ordres du roi et maréchal de France en 1619, il épousa la riche héritière de la maison d'Ailly, Claire Charlotte Eugénie d'Ailly, à la condition que lui et sa postérité prendraient le nom, les armes et le cri de la maison d'Ailly et devint, par ce mariage, seigneur de Picquigny et vidame d'Amiens.

Créé duc de Chaulnes et pair de France en 1621, il prend le nom de maréchal duc de Chaulnes. Il sert aux sièges de Saint-Jean-d'Angély et de Montauban, et obtient le gouvernement des ville et citadelle d'Amiens à la mort du connétable de Luynes. Il commande avec le maréchal de la Force l'armée de Picardie en 1625, maintient cette province dans l'obéissance du roi, et en est fait gouverneur en 1635. Il commande la même armée en 1635, entre en Artois, où il prend et fait raser différents châteaux, force le bourg de Grévillers près de Bapaume, qui abondait en vivres, et fait brûler ce qu'il ne peut emporter, pour en priver l'ennemi.

L'armée espagnole, forte de 14 000 hommes, s'étant avancée, le maréchal de Chaulnes, trop faible pour la combattre, distribue ses troupes dans les places frontières, d'où elles harcèlent les ennemis ; mais ayant été renforcé par 1 500 chevaux du ban et de l'arrière-ban du Boulonnais, il marche à l'ennemi qui se retire.

À la formation des régiments de cavalerie, en 1636, il en obtient un de son nom. Par représailles des ravages que les Espagnols avaient faits en Picardie pendant la dernière campagne, le maréchal de Chaulnes, malgré la rigueur de la saison, rassemble, en janvier 1636, 1 200 hommes de ses garnisons, pénétre dans l'Artois, y brûle plusieurs bourgs et villages, et défit quatre cents Irlandais qui servaient les troupes ennemies.

En 1640, il fait, avec le maréchal de Châtillon, le siège d'Arras, qui se rend le 10 août. Le maréchal de Chaulnes ne sert plus après cette campagne ; il se démet du gouvernement de Picardie en 1645, et on lui donne celui d'Auvergne, qu'il garde jusqu'à sa mort, arrivée le .

Il s'est illustré également en mettant à la mode la cadenette.

Mariage et descendanceModifier

Il épouse le Claire Charlotte Eugénie d'Ailly, comtesse de Chaulnes, dame de Picquigny, Raineval..., fille de Philibert Emmanuel d'Ailly, baron de Picquigny, seigneur de Raineval, et de Louise d'Ongnies, comtesse de Chaulnes. Née à Chaulnes le 26 avril 1606, elle mourut à Magny le 17 septembre 1681 et fut inhumée dans la collégiale Saint Martin de Picquigny. D'où :

ArmoiriesModifier

 
Armoiries du 1er maréchal-duc de Chaulnes

Écartelé : aux I et IV, d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'azur (qui est d'Albert) ; aux II et III, de gueules au chef échiqueté d'azur et d'argent (qui est d'Ailly ancien).[1]

Dans les armes d'Ailly, deux branches d'alisier d'argent seront ajoutées par la suite[2], puis seront indifféremment portées ou supprimées[2].

Voir aussiModifier

SourceModifier

Notes et référencesModifier

  1. blason sur portrait de l'époque : [1]
  2. a et b François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, vol. 1, Schlesinger frères, , p.176.