Joël Giraud

personnalité politique française

Joël Giraud
Illustration.
Joël Giraud en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État chargé de la Ruralité
En fonction depuis le
(8 mois et 15 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Ministre Jacqueline Gourault
Gouvernement Castex
Prédécesseur Jean-Michel Baylet (indirectement)
Député français

(18 ans, 2 mois et 8 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 2e des Hautes-Alpes
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique app. SRC (2002-2012)
RRDP (2012-2017)
LREM (2017-2020)
Prédécesseur Patrick Ollier
Successeur Claire Bouchet
Rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale

(2 ans, 6 mois et 17 jours)
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Valérie Rabault
Successeur Laurent Saint-Martin
Vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(9 ans, 11 mois et 22 jours)
Élection
Réélection
Maire de L'Argentière-la-Bessée

(28 ans, 4 mois et 9 jours)
Prédécesseur Auguste Toye
Successeur Patrick Vigne
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Gap (France)
Nationalité Français
Parti politique PRG (1998-2017)
LREM (depuis 2016)
MR (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)[1]
Profession Administrateur civil
Site web joelgirauddepute.fr

Joël Giraud, né le à Gap (Hautes-Alpes), est un homme politique français.

Membre du Parti radical de gauche (PRG) à partir de 1998, il est maire de L'Argentière-la-Bessée de 1989 à 2017, député depuis 2002 et vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2004 à 2014. En 2017, il est réélu avec la double investiture du PRG et de La République en marche (LREM).

Sous la XVe législature, il est rapporteur général du budget de 2017 à 2020. Il apparaît comme l'une des figures de l'aile gauche du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Ruralité auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault dans le gouvernement Jean Castex.

BiographieModifier

Ancien élève de l'ENSPTT (promotion 1986), il a été administrateur des PTT puis administrateur civil (hors classe). Il entre en politique en devenant conseiller municipal de L'Argentière-la-Bessée en 1986. Il est le maire de cette commune de 1989 à 2017.

Député de la 2e circonscription des Hautes-Alpes depuis 2002, il est apparenté au groupe socialiste[Quand ?].

Élu une première fois le avec 50,90 % des suffrages face à Jean-Yves Dusserre, candidat UMP qui tentait d'assurer la succession de Patrick Ollier retourné se faire élire dans les Hauts-de-Seine, il est réélu le en battant Alain Bayrou, le maire UMP de Briançon, avec 54,82 % des suffrages au second tour.

Joël Giraud a, par ailleurs, été conseiller régional de à , et vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En , il annonce qu'il ne se présentera pas au Conseil Général pour y prendre la présidence en cas de victoire de la gauche, ceci pour des raisons de cumul de mandats.

Aux élections législatives de 2012, il est réélu le face à la candidate UDI-UMP, Chantal Eymeoud. Il recueille 57,46% des suffrages exprimés.

Il annonce sa dernière candidature pour le renouvellement de son mandat de député de la deuxième circonscription des Hautes-Alpes pour les élections législatives de juin 2017. Il est réélu largement le face à Arnaud Murgia, candidat dissident des Républicains, avec 68,16 % des suffrages exprimés[2].

Membre de la commission des Affaires économiques de 2002 à 2017, il rejoint la commission des Finances sous la XVe législature : s'il indique avoir été « très heureux » dans la première, il indique s'être aperçu que « tout se passe à la commission des Finances », notamment « sur les questions des collectivités locales, qui [l]’intéressent beaucoup »[3]. Après le premier tour des législatives de 2017, Emmanuel Macron lui propose d'occuper le poste de rapporteur général du budget, élu au sein de la commission : il se présente mais perd de deux voix face à Laurent Saint-Martin (LREM) ; finalement, les deux hommes s'accordent pour que Joël Giraud occupe le poste durant la première moitié de la législature, et Laurent Saint-Martin la deuxième[3].

Appartenant à l'aile gauche de la majorité, il critique plusieurs fois l'orientation du premier projet de loi de finances de la législature : hostile à la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), il obtient des compensations comme l’augmentation des taxes sur les biens de luxe[4],[5]. En 2018, il est obligé de reculer sur sa proposition de réduction du plafonnement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI, qui a remplacé l’ISF)[5].

Au bout de six mois de législature, il est le député le plus actif selon le classement établi par Capital avec 450 amendements, 851 interventions dans l’hémicycle et 53 présences en commissions[6].

Lors de l'examen du projet de loi « asile et immigration », il dénonce notamment l’allongement de la durée d’enfermement des sans-papiers en rétention et s'absente lors du vote, qui connaît de nombreuses abstentions et votes contre au sein du groupe LREM[7].

Il est à l'origine d'un amendement qui vise à réintroduire une taxation sur le Loto du Patrimoine, auparavant exonéré par le Sénat. Le rétablissement de cette taxation entraîne une baisse des gains destinés à la restauration des édifices sélectionnés, et est vivement critiqué par les initiateurs de cette loterie[8].

En 2019, c'est à sa demande qu'Emmanuel Macron consent à revenir sur un amendement repoussant la fin de l'exonération fiscale sur l'huile de palme[9].

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Ruralité auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault dans le gouvernement Jean Castex[10].

Prises de positionModifier

Joël Giraud milite pour le droit de mourir dans la dignité et la légalisation du cannabis[7].

En 2013, il publie une question écrite[11] dans laquelle il « attire l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les phénomènes de chemtrails et la géo-ingénierie », et demande à savoir « si des études ont été diligentées par le Gouvernement », nourrissant ainsi la théorie conspirationniste sur le sujet[12],[13].

À la fin des années 2010, il est « particulièrement impliqué dans le combat en faveur du maintien de lignes de trains dans son département enclavé »[14].

Selon Reporterre, Joël Giraud a « pris des positions concernant l’agriculture proches de celles du syndicat majoritaire et productiviste, la FNSEA » : le site relève qu'il a cosigné avec 35 députés LREM, la veille de sa nomination comme secrétaire d’État, une tribune contre « l’agribashing », dénonçant un « dénigrement permanent de nos éleveurs » ; qu'il a obtenu, « grâce à un lobbying intensif », « un décret permettant de pomper encore plus d’eau dans les cours d’eau » durant la sécheresse d'août 2019 ; ou encore, qu'il a demandé à la ministre de l’Écologie, en 2015, « de financer des équipements facilitant la chasse aux loups »[14].

MandatsModifier

Ministre
  • Depuis le  : secrétaire d'État chargé de la Ruralité
Député
Conseiller régional
Conseiller municipal / Maire

Notes et référencesModifier

  1. « L’organisation nébuleuse des macronistes de gauche », sur lefigaro.fr, (consulté le 12 décembre 2020).
  2. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  3. a et b « Joël Giraud : « J’écouterai tous les secteurs impactés par les textes », sur contexte.com, (consulté le 25 août 2017).
  4. Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  5. a et b Samuel Le Goff, « S’ils veulent influencer le budget, les députés LRM doivent s’y prendre longtemps à l’avance », sur contexte.com, (consulté le 8 décembre 2018).
  6. « Les députés d'En marche, cancres de l'Assemblée... Notre classement », sur Capital.fr, (consulté le 22 décembre 2017).
  7. a et b « Pléthorique, le gouvernement Castex est enfin au complet », sur Mediapart, (consulté le 27 juillet 2020).
  8. "Loto du patrimoine : Stéphane Bern ulcéré par le rétablissement de la taxation", Le Monde, 18 décembre 2018
  9. « Les coulisses du revirement de l'Elysée sur l'amendement de l'huile de palme », sur La Lettre A.fr, (consulté le 19 novembre 2019).
  10. « Qui sont les 11 secrétaires d'Etat du gouvernement Castex ? », France Info,‎ (lire en ligne)
  11. « Question n°42050 - Assemblée nationale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le 27 juillet 2020)
  12. Sébastien Tronche, « La question écrite climato-complotiste d’un député PRG au ministre de l’Ecologie Philippe Martin », sur Le Lab, (consulté le 8 décembre 2018).
  13. « Joël Giraud, le député pour qui un complot se cache derrière les nuages », sur Slate.fr, (consulté le 8 décembre 2018).
  14. a et b « Bérangère Abba, Joël Giraud : l’engagement écolo à géométrie variable des nouveaux secrétaires d’État », sur Reporterre, (consulté le 28 juillet 2020).

SourceModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier