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Valérie Rabault

femme politique française
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Valérie Rabault
Illustration.
Valérie Rabault en 2011.
Fonctions
Présidente du groupe SOC à l'Assemblée nationale[N 1]
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 9 jours)
Élection
Législature XVe
Prédécesseur Olivier Faure
Députée française
En fonction depuis le
(7 ans et 1 mois)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 1re du Tarn-et-Garonne
Législature XIVe et XVe
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
NG (2017-2018)
SOC (depuis 2018)
Prédécesseur Brigitte Barèges
Secrétaire de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(2 ans et 21 jours)
Président Éric Woerth
Législature XVe
Conseillère municipale de Montauban
En fonction depuis le
(5 ans, 3 mois et 16 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Brigitte Barèges
Rapporteure générale du budget de l'Assemblée nationale

(3 ans, 2 mois et 14 jours)
Législature XIVe et XVe
Prédécesseur Christian Eckert
Successeur Joël Giraud
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne)
Nationalité française
Parti politique PS
Diplômée de ENPC
Collège des ingénieurs
Profession Ingénieure

Valérie Rabault, née le [1] à L'Haÿ-les-Roses, est une ingénieure et femme politique française.

Membre du Parti socialiste, elle est députée depuis 2012, élue dans la première circonscription de Tarn-et-Garonne. Depuis le , elle est la présidente du groupe parlementaire Socialistes et apparentés (Nouvelle gauche d'avril à septembre 2018) à l'Assemblée nationale.

Sommaire

ÉtudesModifier

Après une classe préparatoire scientifique au Lycée Louis-le-Grand à Paris, Valérie Rabault entre en 1994 à l'École nationale des Ponts et Chaussées, dont elle est diplômée en 1998 après avoir suivi un cursus d’ingénieure spécialisée en génie civil et en économie[2]. Parallèlement, elle obtient un MBA du Collège des ingénieurs en 1998[3].

Carrière professionnelleModifier

Valérie Rabault débute comme conductrice de travaux dans le BTP puis s'oriente dans le financement de projets. Elle pratique ensuite son activité professionnelle dans le domaine bancaire en devenant inspectrice à la Société générale, puis en 2003, est recrutée par BNP Paribas Londres au sein des équipes de surveillance des risques [4]. En 2005, elle rejoint Paris et, à partir de 2010, devient responsable de la prospective et des risques dans la division Action et matières premières de la banque d'investissement de BNP Paribas[5] ; poste qu'elle quitte en décembre 2011 pour une disponibilité et dont elle démissionne en juin 2012 après son élection à l'Assemblée nationale[6].

Carrière politiqueModifier

Au sein du Parti socialisteModifier

Valérie Rabault devient membre du Parti socialiste français en 2000 créant la section de Montaigu-de-Quercy. De 2002 à 2005, elle milite au sein de la section PS de Londres et est membre du bureau fédéral de la fédération des Français de l’étranger (FFE). De retour en France, elle crée une section en 2006 en Tarn-et-Garonne (Montaigu de Quercy) et intègre le Conseil fédéral de la fédération de Tarn-et-Garonne en 2006[7]. En 2012, lors du congrès de Toulouse, elle est élue première secrétaire fédérale du parti socialiste de Tarn-et-Garonne. En 2013 et 2014, elle est secrétaire nationale à l’organisation des universités de La Rochelle du Parti socialiste. Lors du congrès de Poitiers de 2015, elle fait partie des premiers signataires de la motion « La Fabrique » (motion D) [8]. Elle intègre par la suite le bureau national du Parti socialiste. Elle reste première secrétaire fédérale de Tarn-et-Garonne jusqu'en avril 2017[9].

Élection comme députée de Tarn-et-Garonne en 2012Modifier

À l'issue du vote des militants, elle a été investie par le Parti socialiste comme candidate aux élections législatives françaises de 2012 dans la première circonscription de Tarn-et-Garonne où elle est élue députée (avec Roland Garrigues comme suppléant) avec 54,09 % des suffrages exprimés contre 45,91 % à la députée sortante Brigitte Barèges (UMP)[10],[6].

Rapporteure générale du Budget (2014-2017)Modifier

Elle est membre et élue en 2012 vice-présidente de la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale. En avril 2014, elle refuse d'entrer dans le Gouvernement Manuel Valls comme secrétaire d’État chargée du commerce[11]. Christian Eckert entré au gouvernement, elle devient la première femme rapporteure générale du budget à l'Assemblée nationale, Nicole Bricq ayant été la seule femme à avoir jamais occupé une telle fonction auparavant, mais au Sénat de 2011 à 2012[12].

Deux mois après sa nomination comme rapporteure générale, Valérie Rabault réalise le une « saisie sur pièce et sur place » au Ministère des finances, dans le cadre des pouvoirs qui lui sont octroyés par l’article 57 de la LOLF [13]. Elle refuse d'entrer plusieurs fois d'entrer aux gouvernements Valls par manque d'autonomie dans ces fonctions.

En décembre 2016, à l’occasion du débat parlementaire sur la Loi de finance rectificative pour 2016, elle est la 1re rapporteure générale du budget à utiliser la procédure de « seconde délibération » (possibilité de demander un 2e vote sur un article déjà voté) jusque-là considérée dans l’usage comme prérogative du seul Gouvernement[14].

Depuis 2014, elle siège au conseil municipal de Montauban ainsi qu'à la communauté d'agglomération du Grand Montauban.

Elle est chargée du projet Économie et Finance dans la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017. Elle est également membre de son comité politique de campagne[15].

Lutte contre l'évasion fiscaleModifier

Dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificatif 2015, Valérie Rabault dépose avec Yann Galut, Pascal Cherki et Dominique Potier, l'amendement 340 dans le but d'accentuer la lutte contre l'évasion fiscale. Adopté en première lecture le 4 décembre, l'amendement sera finalement rejeté en deuxième lecture le 15 décembre 2015 lors d'un vote où sur les 577 députés, 46 seulement étaient présents. 21 députés ont voté pour la transparence fiscale, 25 députés s'y sont opposés, dont Valérie Rabault qui avait pourtant déposé l'amendement[16]. Elle a expliqué les raisons de son vote dans un post sur son blog[17].

Députée dans l'opposition (depuis juin 2017)Modifier

Elle est réélue députée du Tarn-et-Garonne lors des élections législatives de 2017 avec 55,28 % des suffrages exprimés contre 44,72 % à Pierre Mardegan, candidat de La République en marche.

Le , elle intègre la direction collégiale du PS[18].

Elle soutient la candidature d'Olivier Faure au poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour le congrès du parti qui a lieu début 2018[19]. Après son élection, elle est élue le à sa succession à la tête du groupe Nouvelle gauche recueillant 21 voix contre 7 à Guillaume Garot. Elle devient ainsi une des premières femmes élues présidant un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale française [20].

La première femme élue présidente de plein exercice d'un groupe parlementaire en France est Marie-Thérèse Goutmann qui présida le groupe communiste au Sénat de 1975 à 1978[21]. Quant à Barbara Pompili, elle fut coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale de 2012 à 2016.

Sous son impulsion, le groupe parlementaire est rebaptisé « Socialistes et apparentés » le [22].

Opposée à la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et à son remplacement par l'impôt su la fortune immobilière (IFI), elle tente sans succès de mettre en place un référendum d'initiative partagée pour rétablir l'ISF[23]. Cette tentative initiée début 2019 par le PS de recourir au référendum d'initiative partagée n'a pas abouti faute de réunir les 185 soutiens de parlementaires[24].

Une autre procédure du référendum d'initiative partagée, à laquelle Rabault contribue, est activée le , quand 248 parlementaires de l'opposition, notamment de LR, LFI, PS et du PCF déposent une proposition de loi afin que le groupe ADP (Aéroports de Paris) soit considéré comme un service public[25]. C'est la première fois qu'une telle procédure aboutie. La proposition a lieu alors que la privatisation du groupe est envisagée par le projet de loi relative à la croissance et la transformation des entreprises[26],[27],[28],[29].

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Groupe Nouvelle Gauche jusqu'au

RéférencesModifier

  1. Valérie Rabault sur le site de l'Assemblée nationale.
  2. « Qui est Valérie Rabault, première femme à s'occuper du budget à l'Assemblée ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2018)
  3. Site Web du Collège des ingénieurs 120 ingénieurs des Ponts (civils) formés au CDI depuis 1986
  4. « Militantes de la reconquête - Valérie Rabault et Karine Berger » dans Challenges du 14 avril 2011.
  5. Montauban. Législatives : Valérie Rabault (PS-PRG) en campagne dans La Dépêche du Midi du 27 janvier 2012.
  6. a et b Montauban. Valérie Rabault : « Ce que je dis, je le fais » dans La Dépêche du Midi du 19 juin 2012.
  7. Biographie de Valérie Rabault sur son site officiel
  8. PS: La motion D se pose en 3e voie face aux blocs Cambadélis-Valls et frondeurs, 17 mai 2015, AFP et LaCroix, consulté le 16 février 2017
  9. « Biographie de Valérie Rabault - Groupe Socialistes et apparentés », Groupe Socialistes et apparentés,‎ (lire en ligne, consulté le 14 novembre 2018)
  10. Résultats des élections législatives 2012 dans la première circonscription de Tarn-et-Garonne sur le site du ministère de l'Intérieur.
  11. Le coup de Rabault, Nicolas Prissette, Le Journal du dimanche, 13 avril 2014
  12. Hélène Bekmezian, « Retour sur l’élection de la nouvelle rapporteuse du budget », Chambre à part, (consulté le 16 avril 2014)
  13. Sophie Fay, « Contrôle surprise d'une députée PS à Bercy éditeur= Site NouvelObs.com », (consulté le 18 janvier 2017)
  14. Emmanuel Beretta, « Débat budgétaire : la pochette-surprise de Rabault à Sapin », LePoint.fr, (consulté le 20 janvier 2017)
  15. « Primaire à gauche. Peillon détaille son organigramme de campagne », ouest-france.fr, 23 décembre 2016.
  16. « Comment 97 % des députés ont fait capoter la loi pour lutter contre l'évasion fiscale », sur Le Huffington Post (consulté le 7 avril 2016)
  17. « Transparence fiscale : qu’en est-il exactement ? », sur le blog de Valérie Rabault (consulté le 27 mai 2018)
  18. « Le Parti socialiste a désigné sa direction collégiale provisoire », lemonde.fr, 8 juillet 2017.
  19. Tristan Quinault-Maupoil et Sophie de Ravinel, « La course pour la direction du PS est lancée », Le Figaro, samedi 27 / dimanche 28 janvier 2018, page 6.
  20. Nathalie Raulin, « Valérie Rabault: elle veut compter », Libération, 14 octobre 2018.
  21. Maxime Fieschi, « L'ex-maire Marie-Thérèse Goutmann est décédée », leparisien.fr, (consulté le 13 novembre 2016)
  22. « À l'Assemblée nationale, les socialistes redeviennent "socialistes" », LCP Assemblée nationale,‎ (lire en ligne, consulté le 12 septembre 2018)
  23. « Le PS en quête d'un référendum sur l'ISF », sur France 24, (consulté le 22 avril 2019)
  24. Agence France-Presse, « Privatisation d'ADP : le "référendum d'initiative partagée" a-t-il des chances d'aboutir un jour ? », sur francetvinfo.fr, (consulté le 17 avril 2019)
  25. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LM2019
  26. Voir sur leparisien.fr.
  27. « Des parlementaires lancent une procédure de référendum contre la privatisation des aéroports de Paris » sur lemonde.fr (consulté le 9 avril 2019).
  28. « Proposition de loi présentée en application de l’article 11 de la Constitution visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris », sur assemblee-nationale.fr, .
  29. Conseil constitutionnel, Décision no 2019-1 RIP relative à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris, à venir (lire en ligne).

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier