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Jacqueline Gourault

personnalité politique française
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Jacqueline Gourault
Illustration.
Jacqueline Gourault en 2017.
Fonctions
Ministre auprès du ministre de l'Intérieur
En fonction depuis le
(1 an, 1 mois et 29 jours)
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Fonction créée
Sénatrice française

(16 ans, 10 mois et 18 jours)
Élection 23 septembre 2001
Réélection 25 septembre 2011
Circonscription Loir-et-Cher
Groupe politique UDI-UC
Successeur Jean-Paul Prince
Vice-présidente du Sénat

(2 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection
Président Gérard Larcher
Présidente de la Délégation sénatoriale
aux Collectivités territoriales et à la Décentralisation

(2 ans, 10 mois et 29 jours)
Prédécesseur Claude Belot
Successeur Jean-Marie Bockel
Présidente de la communauté d'agglomération de Blois-Agglopolys

(13 ans et 11 jours)
Prédécesseur nouvelle collectivité
Successeur Christophe Degruelle
Conseillère générale de Loir-et-Cher

(3 ans, 9 mois et 9 jours)
Circonscription Canton de Blois-1
Prédécesseur Yves Genet
Successeur Marie-Hélène Millet
Conseillère régionale du Centre

(9 ans et 1 jour)
Élection 22 mars 1992
Successeur Jean-Luc Schnoering
Maire de La Chaussée-Saint-Victor

(25 ans et 10 jours)
Prédécesseur Danièle Charron
Successeur Stéphane Baudu
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher)
Nationalité Française
Parti politique UDF puis MoDem
Profession Professeur d'histoire-géographie

Jacqueline Gourault, née le à Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher), est une femme politique française.

Sénatrice de 2001 à 2017 et vice-présidente du Sénat de 2014 à 2017, elle est nommée ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, le 21 juin 2017. Issue de l'UDF, elle est également vice-présidente du Mouvement démocrate chargée de la formation et des élus.

Sommaire

BiographieModifier

Née Jacqueline Doliveux, elle est la fille d'un marchand de bestiaux à Montoire-sur-le-Loir, Martial, son épouse Madeleine travaillant avec lui. Son mari, Gérard, a repris l'élevage de cheval de son père[1],[2].

Professeur d'histoire-géographie, notamment au lycée Sainte-Marie de Blois, elle s'engage en politique en 1974, lors de la campagne de Valéry Giscard d'Estaing[2]. Élue conseillère municipale en 1983, elle est maire de La Chaussée-Saint-Victor de 1989 à 2014.

C'est en 1993, lors des élections législatives, que Jacqueline Gourault émerge sur la scène politique départementale en menant campagne contre Jack Lang, alors maire de Blois. Celui-ci est réélu avec 51,5 % des voix, mais elle parvient à faire annuler son élection. Lors de la partielle de 1994, le candidat socialiste est réélu avec près de 60 % des suffrages. En 1997, elle se présente de nouveau aux législatives et est défaite (46,81 %) face à Jack Lang[réf. souhaitée].

En 1998, elle est un des rares élus de Loir-et-Cher à refuser toute alliance avec le Front national au conseil régional. Elle mène campagne pour Nicolas Perruchot (UDF), qui ravit la ville de Blois au PS lors des municipales de 2001. La même année, elle est élue, au premier tour, sénatrice de Loir-et-Cher. Après le départ pour l'UMP de nombreux responsables centristes, Jacqueline Gourault reste une fidèle de François Bayrou. Elle est membre du Bureau exécutif en tant que vice-présidente exécutive.

Contrairement à la plupart des parlementaires UDF qui se rallient à Nicolas Sarkozy lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Jacqueline Gourault ne donne pas de consigne de vote. Elle fait partie de l'équipe dirigeante du Mouvement démocrate, créé officiellement le . Présidente de la fédération MoDem de Loir-et-Cher, elle ne se représente pas à cette fonction lors des élections internes du mouvement en [3]. Elle est, par ailleurs, membre de droit de la communauté d'agglomération de Blois, vice-présidente de l'Association des maires de France chargée de l'intercommunalité.

Elle est réélue sénatrice dès le premier tour, avec 53,25 % des voix, lors des élections sénatoriales de septembre 2011.

Jacqueline Gourault s'est opposée à la loi de 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe[4].

En , elle est élue conseillère municipale à La Chaussée Saint-Victor sur la liste conduite par Stéphane Baudu. Elle est également conseillère communautaire de la communauté d'agglomération de Blois, où elle est membre du bureau.

En , Jacqueline Gourault est élue vice-présidente du Sénat[5].

Elle soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[6] puis parraine Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017.

Elle est nommée ministre auprès du ministre d'État, du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, le 21 juin 2017, dans le gouvernement Édouard Philippe (2). Cette nomination intervient « grâce à François Bayrou », selon ses propres dires[7],[8]. Elle dispose d'un cabinet composé de huit personnes[9].

En septembre 2017, elle est réélue sénatrice. Elle n'exerce pas ce mandat, à compter du 2 novembre 2017[10], puisqu'elle occupe déjà des fonctions gouvernementales.

Le 12 décembre 2017, le Premier ministre, Édouard Philippe, lui confie la fonction informelle de suivi du « dossier corse », à la suite de la victoire des nationalistes aux élections territoriales de 2017[11].

Contexte indique qu'« auprès de Gérard Collomb, à la fibre plus sécuritaire, elle incarne la voix des territoires au gouvernement. Concrètement, elle reçoit chaque semaine des associations d’élus, se déplace auprès des maires, traite le dossier Corse quasiment en direct avec le Premier ministre »[12].

Le 3 août 2018, le Premier ministre lui confie la mission d'ouvrir le dialogue entre les élus locaux du Haut et Bas-Rhin afin d'organiser la fusion de ces deux départements[13].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Éric Hacquemand, « Jacqueline Gourault : "Le cheval, une tradition familiale" », Paris Match, semaine du 26 juillet au 1er août 2018, p. 32.
  2. a et b « Jacqueline Gourault, une ministre née à Montoire », actu.fr/, 2 juillet 2017.
  3. Annonce faite par Jacqueline Gourault en réunion plénière à Tours, le 9 décembre 2007
  4. Mathieu Dejean, « Quand la nouvelle ministre Jacqueline Gourault votait contre le mariage pour tous », lesinrocks.com, 22 juin 2017.
  5. http://jgourault.fr/2014/10/10/jacqueline-gourault-elue-a-la-vice-presidence-du-senat-ses-nouvelles-missions/
  6. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  7. https://www.publicsenat.fr/article/politique/jacqueline-gourault-au-gouvernement-une-tres-proche-de-bayrou-chargee-des
  8. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/7/10/INTX1719035D/jo/texte
  9. https://www.interieur.gouv.fr/La-ministre-aupres/Cabinet-de-la-ministre-aupres
  10. https://www.senat.fr/senateur/gourault_jacqueline01007l.html
  11. Le Monde, « Jacqueline Gourault nommée « Madame Corse » du gouvernement», lemonde.fr, 12 décembre 2017.
  12. Samuel Le Goff, Simon Prigent, Diane de Fortanier et Hortense Goulard, « Les attributions informelles des secrétaires d’État « sans attribution », sur contexte.com, (consulté le 23 mars 2018).
  13. Le Huffingtonpost, « Jacqueline Gourault, la "Madame Corse" du gouvernement devient la "Madame Alsace"», www.huffingtonpost.fr, 3 août 2018.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier