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James Coburn

acteur américain
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James Coburn
Description de cette image, également commentée ci-après
James Coburn en 1959
Nom de naissance James Harrison Coburn Jr.
Naissance
Laurel (Nebraska), États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 74 ans)
Beverly Hills, États-Unis
Profession Acteur
Films notables Les Sept Mercenaires
Charade
La Grande Évasion
Il était une fois la révolution
La Bataille de Midway
Affliction

James Coburn est un acteur américain, né à Laurel dans le Nebraska, le et mort d'une crise cardiaque à Beverly Hills, en Californie, le à l'âge de 74 ans[1].

Révélé par son rôle de lanceur de couteaux dans Les Sept Mercenaires, il est resté dans les mémoires pour ses apparitions dans les films de Sam Peckinpah (Major Dundee, Pat Garrett et Billy le Kid et Croix de fer) ainsi que dans La Grande Évasion et Il était une fois la révolution.

Sommaire

JeunesseModifier

De son nom complet James Harrison Coburn III, il nait le à Laurel, dans le Nebraska, d'un père d'origine irlando-écossaise, garagiste, et d'une mère suédoise, institutrice. Lors de la Grande Dépression, son père voit son affaire péricliter. Toute la famille part alors s'installer en Californie, à Compton.

En 1950, il s'engage dans l'armée, où il officie d'abord en qualité de chauffeur de camions, puis de disc jockey dans une radio militaire du Texas. Il termine sa période sous les drapeaux en Allemagne, à Mayence, où sa voix profonde de baryton lui vaut d'être choisi comme voix off dans les films institutionnels tournés par l'armée.

CarrièreModifier

James Coburn est admis à l'académie théâtrale du Los Angeles City College où il suit les cours de Stella Adler et de Jeff Corey, en même temps que Warren Beatty[2]. Il commence sa carrière d'acteur sur les planches du théâtre du campus de l'Université de San Diego, dans une pièce adaptée du dernier roman de Herman Melville, Billy Budd, marin. Il y donne notamment la réplique à Vincent Price.

Les débutsModifier

 
James Coburn dans Charade (1963)

Ce premier succès l'encourage à partir tenter sa chance à New York. Il y tourne dans des publicités et dans quelques fictions télévisées en direct. Puis il retourne à Hollywood, où, entre 1957 et 1959, il alterne les rôles à la télévision (notamment dans les séries Alfred Hitchcock présente, Bonanza, Au nom de la loi, L'Homme à la carabine et Laramie) et fait ses débuts au cinéma dans deux westerns mineurs, aux côtés respectivement de Randolph Scott et de Fred MacMurray.

1960 est une année décisive, puisque sa prestation dans Les Sept Mercenaires, où il incarne Britt, l'as du couteau, y est particulièrement remarquée. Cela lui vaudra de jouer à nouveau aux côtés de Steve McQueen dans L'enfer est pour les héros, en 1962, puis dans La Grande Évasion un an plus tard. Ces trois films en commun, après une première collaboration sur les plateaux de la série Au nom de la loi vont forger une solide amitié entre les deux acteurs[2]. Une amitié qu'il résume ainsi : "(...) Nous étions (comme le jour et la nuit), mais nous avions en commun l'amour des voitures. On passait du temps ensemble, à conduire, à fumer de l'herbe, à s'amuser. (Steve) était une personnalité unique (...)"[2].

En 1963, il est un des méchants de la comédie romantique à suspense Charade de Stanley Donen, face au duo formé par Cary Grant et Audrey Hepburn. Il remplace en 1964 James Garner pour le rôle d'un officier de marine dans Les Jeux de l'amour et de la guerre, suite au départ de William Holden. En 1965 il joue pour la première fois dans un film de Sam Peckinpah, Major Dundee, dans lequel il interprète le rôle marquant d'un pisteur métis barbu et manchot, armé d'un fusil de chasse à canons sciés.

Le succèsModifier

En 1966, il accède au rang de vedette avec son rôle d'espion de charme, parodie de James Bond, celui de l'agent Derek Flint dans Notre homme Flint. Le film sera un succès, engrangeant 16 millions de dollars de recettes pour un budget initial de 3,5 millions. Une suite sera tournée l'année suivante, F comme Flint. Mais les autres films auquel il participe en cette fin des années soixante mobilisent nettement moins les foules, d'autant que Coburn souhaite se diversifier et accéder à des rôles un peu différents. C'est dans cet état d'esprit qu'il crée sa propre société de production, afin de financer La Folle Mission du docteur Schaeffer. Le film, une satire politique écrite et réalisée par Theodore J. Flicker, sort à la fin de l'année 1967. L'accueil de la critique est chaleureux mais le public n'est pas au rendez-vous. Le très expérimental Candy, en 1968, qui réunit Marlon Brando, Charles Aznavour, Richard Burton et Ringo Starr, ou le huis-clos adapté de Tennessee Williams en 1970 au cinéma par Sidney Lumet, Last of the Mobile Hot Shots, sont des échecs relatifs.

Il renoue avec le succès en incarnant le révolutionnaire dynamiteur irlandais Sean Mallory, en exil au Mexique, dans Il était une fois la révolution de Sergio Leone en 1971.

Il retrouve Sam Peckinpah en 1973, dans Pat Garrett et Billy le Kid, dans le rôle du célèbre shérif face à Kris Kristofferson. Malgré les déboires de la production, le caractère difficile du réalisateur et les coupes imposées par la MGM, Martin Scorsese y voit le meilleur film du cinéaste depuis La Horde sauvage. James Coburn y livre une prestation mémorable, sombre, désenchantée et émouvante.

Il tourne dans le premier film de Walter Hill : Le Bagarreur en 1975 avec Charles Bronson et incarne de nouveau une figure de cow-boy dandy et rude dans le superbe La Chevauchée sauvage de Richard Brooks la même année.

Avec Bruce Lee, James Coburn écrit La flûte silencieuse, dont le titre est devenu Le Cercle de fer (Circle of Iron) adapté à l'écran par Richard Moore dans lequel ni l'un ni l'autre n'apparaissaient.

Le déclinModifier

En 1978, à la demande de Sam Peckinpah , alors malade et dépressif, il assure le rôle de réalisateur seconde équipe sur Le Convoi. Mais en 1984, sa carrière marque un frein avec la disparition de son ami et de son réalisateur fétiche, Sam Peckinpah .

Il affronte Kirk Douglas dans un téléfilm : Le Duel des héros (en), la même année. Le film de télévision raconte l'affrontement de deux vieux cow-boy dans un ouest de pacotille. Au creux de la vague, il doit faire face à de douloureuses crises d'arthrite qui l'affaiblissent considérablement. Il déclare s'être soigné lui-même avec des pilules à base de soufre. Il s'éloigne des plateaux pendant quelques années. Il en gardera une main infirme.

La consécrationModifier

Alors qu'on le croyait perdu pour le cinéma, Coburn met fin à une semi-retraite au début des années 1990 avec des rôles secondaires comme Maverick en 1994 avec Mel Gibson, Jodie Foster ou Young Guns 2 en 1991, remake à peine voilé de Pat Garrett et Billy le Kid. Il joue également le supérieur d'Arnold Schwarzenegger dans le film d'action L'Effaceur en 1996.

Il tient encore son propre rôle dans The Player en 1992. Il apparait ensuite dans le téléfilm de la chaîne câblée HBO distribué dans les salles françaises : La Seconde Guerre de Sécession 1997, une fable sardonique de Joe Dante.

Il se voit décerner le 1er avril 1994 une étoile dans le Walk of Fame (Hollywood), au 7055 Hollywood Boulevard[3].

Il n'est pas oublié par Hollywood et décroche pour Affliction en 1999 l'Oscar du meilleur second rôle. La statuette salue sa terrifiante composition d'un patriarche alcoolique, inspirée, dit-il, de Sam Peckinpah.

Les dernières annéesModifier

James Coburn, malgré la maladie, ne cessera de jouer et prêtera même sa voix à l'occasion du documentaire The Final Days en 2001 sur les derniers jours de Marilyn Monroe et pour le dessin d'animation Monstres et Cie en 2002.

Il tient un dernier rôle de dur à cuire en 2002 dans une production Disney : Chiens des neiges et dans American Gun (en), qui exploite intelligemment le revers de sa personne d'homme d'action.

Il meurt peu de temps après d'un Infarctus du myocarde le dans sa maison de Beverly Hills. Il est inhumé à Los Angeles, dans le Westwood Village Memorial Park Cemetery.

Vie privéeModifier

Le 11 novembre 1959, à 31 ans, il épouse Beverly Kelly, dont il adopte la fille, Lisa, née d'un premier mariage. Un fils naît de cette union en 1961, James Harrison Coburn IV, qui mène une carrière d'Ingénieur du son. Le couple divorce en 1979. À la fin des années 70, il entretient durant 4 ans une relation avec la chanteuse britannique Lynsey de Paul[4]. Le 22 octobre 1993, à 65 ans, il se marie avec l'actrice et présentatrice de télévision d'origine jamaïcaine Paula Murad, de 28 ans sa cadette. Le mariage est célébré à Versailles, par le maire André Damien[5].

Passionné d'automobile, il collectionne durant sa vie les voitures parmi les plus rapides, les plus rares et les plus chères, notamment les Ferrari. Il acquiert ainsi, avec son cachet de La Grande Évasion une Ferrari 250 GT California Spyder (la 13ème sur les 56 qui seront produites). Il convertit d'ailleurs Steve McQueen à cet amour pour les véhicules de la firme italienne. Il apprend à conduire ces bolides auprès du pilote automobile Bob Bondurant.

Sous l'influence de sa première épouse, il se prend d'intérêt pour les philosophies orientales et le bouddhisme. Il collectionne les gongs et autres objets bouddhiques, et reçoit même chez lui le Karmapa et ses élèves[6].

FilmographieModifier

Au cinémaModifier

TélévisionModifier

RécompensesModifier

Voix françaisesModifier

et aussi :

BibliographieModifier

  • Gesprengte Ketten - The Great Escape, Behind the scenes, Photographs of cameraman Walter Riml, Helma Türk & Christian Riml, House Publishing 2013, Anglais/Allemand [1]

Notes et référencesModifier

  1. « La mort de James Coburn », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c (en) « James Coburn: The Hollywood Flashback Interview », sur thehollywoodinterview.blogspot.fr (consulté le 13 mars 2018)
  3. (en-US) « James Coburn | Hollywood Walk of Fame », sur www.walkoffame.com (consulté le 12 mars 2018)
  4. (en) « Pop star Lynsey de Paul reveals the truth about her love-life », Mail Online,‎ (lire en ligne)
  5. « James Coburn And Paula Murad Wedding At The City Of Versailles », Getty Images,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Sean Macaulay, « Get to know James Coburn, the ultimate Sixties tough guy », GQ Style,‎ fall 2014 (lire en ligne)

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier