Astrologie

interprétation des événements astronomiques et les constellations stellaires par rapport à conditions terrestres

L'astrologie est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l'interprétation symbolique des correspondances supposées entre les configurations célestes (la position et le mouvement des planètes du système solaire) et les affaires humaines, collectives ou individuelles.

Universum, Camille Flammarion, gravure sur bois, Paris, 1888
(colorisation par Hugo Heikenwaelder, Vienne, 1998).
Horloge astrologique (Venise).
Thème astral du 1er janvier 2000.

L'astrologie est désormais considérée comme une pseudoscience relevant du charlatanisme[1][source insuffisante],[2],[3][source insuffisante],[4], une croyance indûment présentée comme scientifique, ou comme une superstition[5][source insuffisante].

L'astrologie se place, par sa méthode même, en dehors du domaine rationnel ou scientifique[6].

Pour l'Association française pour l'information scientifique (AFIS) : « Sur un plan scientifique, la validité de l’astrologie a été largement mise à l'épreuve et est définitivement rejetée. Pour autant, toutes les nombreuses expériences déjà réalisées, tout comme celles à venir, ne suffiront pas à convaincre les astrologues ou ceux qui croient en leurs prédictions. Là où les scientifiques s'intéressent aux faits, les astrologues évaluent la satisfaction de leurs clients (et pour les plus cyniques, leur chiffre d'affaires et la fréquentation de leur cabinet). »[4].

De nombreux travaux scientifiques ont rigoureusement démonté l'ensemble des croyances associées à l'astrologie.
Ainsi, sur la relation entre personnalité des individus et date de naissance, une étude, basée sur deux échantillons de respectivement 4 000 et 15 000 personnes, publiée en 2006 et menée par Peter Hartmann du département de psychologie de l'Université d'Aarhus, conclut : « cette étude de grande échelle ne fournit aucun fait permettant de soutenir l'existence de relation entre la date de naissance et des différences dans la personnalité et l'intelligence générale »[7][source insuffisante].
Des résultats similaires avaient été trouvés en 2003 par les psychologues Geoffrey Dean et Ivan Kelly sur un échantillon de 2 000 personnes[8][source insuffisante].
D'autres études et publications ont par ailleurs démontré qu'il n'existait aucune cohérence entre ce que pouvaient affirmer plusieurs astrologues à propos d'une même personne[9][source insuffisante] ou encore que la capacité d'un astrologue à déterminer en fonction des signes astraux si une personne était introvertie ou extravertie ne valait pas mieux que le tirage d'une pièce à pile ou face[4].

Sur le plan historique, l'astrologie remonte au moins au 2e millénaire avant notre ère. Son origine serait dans les tentatives de prédiction des changements saisonniers et d'interprétation des cycles célestes comme des signes de communication divine[10][source insuffisante].
De nombreuses cultures ont accordé de l'importance aux événements astronomiques, et certaines — comme les hindous, les Chinois et les Mayas — ont mis au point des systèmes élaborés pour prévoir les événements terrestres à partir des observations célestes.
L'astrologie occidentale, l'un des plus anciens systèmes astrologiques encore en usage, a son origine en Mésopotamie (XIXe siècle au XVIIe siècle avant notre ère). Elle s'est propagée ensuite au monde hellénistique puis à la Rome antique, au monde arabe et finalement à l'Europe centrale et occidentale.

L'astrologie occidentale contemporaine est le plus souvent associée à des systèmes d'horoscopes qui prétendent expliquer les aspects de la personnalité d'une personne et prédire des événements significatifs dans leur vie future en fonction de la position des objets célestes[11][source insuffisante],[12],[13][source insuffisante].

Tout au long de son histoire, l'astrologie a appartenu à une tradition savante et était courante dans les milieux universitaires, souvent en relation étroite avec l'astronomie, l'alchimie, la météorologie et la médecine[14][source insuffisante]. Elle avait une forte influence sur les milieux politiques. Elle est mentionnée dans divers ouvrages littéraires, de Dante Alighieri et Geoffrey Chaucer à William Shakespeare, Lope de Vega, et Calderón de la Barca.

À partir de la fin du XIXe siècle et de l'adoption de la méthode scientifique, l'astrologie a été vigoureusement contestée et critiquée tant sur ses bases théoriques que sur ses bases expérimentales. La preuve fut amenée que l'astrologie n'avait aucune validité scientifique[13],[15],[16][source insuffisante],[2].

Sur le plan sociologique, les croyances associées à l'astrologie sont encore très populaires.

Parallèlement à l'astrologie occidentale, des systèmes différents ont été élaborés en Chine et en Amérique précolombienne mais seules les astrologies d'origine mésopotamienne et chinoise ont perduré jusqu'à nos jours. Tous les systèmes d'astrologie actuellement connus dérivent d'un de ces deux systèmes (ou des deux, cas de l'astrologie tibétaine)[réf. nécessaire].

ÉtymologieModifier

 
Symboles astrologiques des planètes.

Le mot « astrologie » vient du latin astrologia[17], lui-même dérivé du grec ancien ἀστρολογία, composé de ἄστρον (astron) « astre, étoile » et de λόγος (logos) « parole, discours ». Étymologiquement, l'astrologie est donc le « discours sur les astres ».
Ces astres sont le Soleil, la Lune et les planètes du système Solaire. Ils sont dits « errants » par opposition aux astres dits « fixes » (les étoiles proprement dites).
Lors de la création de l'astrologie, ces astres sont tous visibles à l'œil nu et sont au nombre de sept.
L'astrologie va intégrer les découvertes des XVIIIe et XIXe siècles et ajouter les planètes Uranus (1781) et Neptune (1846).
En 1930, est aussi ajoutée Pluton, considérée lors de sa découverte comme une planète (elle sera retirée de la liste des planètes en 2006).

Astrologie et astronomieModifier

Les astronomes grecs de l'Antiquité faisaient clairement la différence entre astronomie et astrologie. Ptolémée traite d'astronomie et d'astrologie dans deux ouvrages distincts, respectivement l'Almageste et le Tetrabiblos.

L'astrologie s'est toujours nourrie des découvertes de l'astronomie.
En effet, l'astrologie se fonde sur des calculs astronomiques afin de déterminer les positions des corps célestes et d'établir les thèmes astraux. Elle souhaite donc utiliser les éphémérides les plus précises possible.
Avant la diffusion à grande échelle de ces éphémérides (ou des logiciels qui les incluent), l'astrologue devait lui-même, souvent à l'œil nu, déterminer les positions des astres. Il lui fallait donc être astronome avant de prétendre être astrologue.

HistoireModifier

Proche-Orient et EuropeModifier

Origine astronomiqueModifier

 
Triple conjonction entre
la Lune, Vénus et Mercure.

Pour l'observateur contemporain comme pour ceux du paléolithique, le ciel nocturne est une source de questionnement.

L'astrologie serait née de correspondances supposées entre les mouvements célestes et des phénomènes terrestres (saisons, marées, etc.) conduisant à théoriser des liens de cause à effet entre eux et parfois à diviniser les corps célestes.

L'idée d'une correspondance symbolique entre la configuration céleste et les affaires du monde a progressivement conduit à la construction d'un symbolisme astrologique.
Cette correspondance n'est d'ailleurs pas toujours analysée comme une influence des astres sur les affaires du monde (par laquelle l'humain ou les circonstances seraient déterminés par la position des astres, l'interprétation la plus populaire de l'astrologie), mais comme un miroir céleste des affaires du monde, qui ne l'influence pas mais le reflète, une lecture de la vie offerte aux hommes par les forces de la nature[réf. nécessaire].

Son support étant les astres, l'astrologie est l'une des pratiques divinatoires particulièrement répandues dans l'histoire des cultures. On peut ainsi citer l'existence spécifique d'astrologies maya, arabe, égyptienne, chinoise, indienne et bien sûr occidentale (dont il est principalement question dans cet article)[réf. nécessaire].

ArchéoastronomieModifier

Selon Geoffrey Cornelius et Paul Devereux, « plus d'un site archéologique antique présente des preuves irréfutables d'un alignement avec des phénomènes tels les levers de Soleil aux solstices et équinoxes, les couchers de Lune aux maxima et minima de déclinaison et, parfois, avec les étoiles ou les planètes »[18].

MésopotamieModifier

Les premiers écrits connus concernant les astres remontent à 5 000 ans, sous la forme de tablettes d'argile sur lesquelles ont été consignés tous les relevés des mouvements planétaires observés par des prêtres érudits de Mésopotamie[19].
Ces observations auraient été faites dans un cadre religieux[20]. Le mouvement des astres étaient perçu comme dépendant de la volonté divine ; les prêtres servaient de traducteurs. Leurs connaissances étaient celles d'initiés, les enseignements des temples étant tenus secrets[21].
L'astrologie fut longtemps le privilège des seuls souverains. La fonction de prêtre était liée à celle d'astrologue car, dans l'esprit des Babyloniens, des sacrifices ou des rites expiatoires pouvaient concilier les dieux[22]. Le déterminisme astral pouvait, en principe, être « contré », selon eux, par la magie[23].
Le « fatalisme astral » se développa tardivement, après la conquête de la Babylonie par le roi Perse Cyrus en 539 avant notre ère, ce qui amena la confrontation avec la doctrine de Zarathoustra[24], qui impliquait un destin individuel et non plus seulement collectif.

La croyance en la prédétermination du caractère et de la destinée ouvrit la voie à l'astrologie individuelle.
Bien que ne s'agissant pas à proprement parler d'« horoscopes » (du grec horoskopos « qui regarde l'heure) » car il n'y est pas encore question du degré du zodiaque qui se lève à l'horizon (physique), les plus anciens « horoscopes » connus proviennent de Babylone et datent de 410 avant notre ère[25].
L'historien W. E. Peuckert parle d'une première division du zodiaque en onze secteurs[26] opérée par les Sumériens qui serait devenue une division en douze secteurs du fait des Babyloniens.
Selon Jean-Pierre Nicola[27], les premiers thèmes astraux individuels sont apparus lors du Ve siècle avant notre ère, avec une référence à douze signes. Ces douze signes sont énumérés dans un texte cunéiforme datant de 419 ; il s'agissait alors d'un zodiaque sidéral[28].

L'origine babylonienne et chaldéenne des zodiaques est mise en avant par Charles-Hippolyte de Paravey en 1821[29]. Il étudiera les liens avec l'astrologie des Grecs, des Égyptiens et d'autres cultures.

Proche-Orient méditerranéenModifier

Égypte antiqueModifier

L'égyptologue controversé Albert Slosman (défenseur de l'origine atlante des anciens Egyptiens)[30] a proposé une interprétation singulière de l'astronomie-astrologie égyptienne[31].

Grèce antiqueModifier

Hippocrate (460-377) dit que nul ne peut exercer l'art médical sans connaitre l'astrologie[32].

Platon (428/427-348/347) tient les astres pour « vivants divins et éternels » et les considère comme des « dieux visibles » (Timée, 39e-40d).

Monde hellénistiqueModifier

De Chaldée, l'astrologie se répand après les conquêtes d'Alexandre le Grand (356-323) pendant l'époque hellénistique[33]. Elle se diffusera en Grèce, en Égypte ptolémaïque et en Inde.

Dans son Histoire de l'astrologie[34], Wilhelm Knappich a écrit : « Sous l'influence des philosophes et des mathématiciens grecs, la divination babylonienne qui avait jusque-là un caractère général (N.B. : il veut dire collectif) devint l'astrologie individuelle hellénistique, création étrange se situant entre la religion astrale et la science, entre la spéculation métaphysique et l'expérience objective. Elle est parvenue jusqu'à nous avec ses contradictions et ses énigmes. »

Hipparque (v.190-v.120) découvre la valeur de la précession des équinoxes. Le phénomène lui-même était déjà connu des Babyloniens[35].

Rome antiqueModifier

Du Monde hellénistique, l'astrologie passe au Monde romain.

En Egypte romaine, en 140, l'alexandrin Claude Ptolémée écrit la première synthèse magistrale de l'astrologie occidentale, le Tetrabiblos. Il pose les principes de l'astrologie occidentale.
Ptolémée laïcise l'astrologie hellénistique, ne faisant pas référence aux dieux grecs dans son exposé, ce qui permettra sa large diffusion dans les mondes arabe et chrétien du Moyen Âge[36].
Compilateur plutôt que praticien, Ptolémée a cherché à bâtir un modèle rationnel d'astrologie basé sur la doctrine aristotélicienne (causaliste). Il a écarté les éléments qui le gênaient[37] comme les maisons astrologiques qui ont une faible importance dans le Tetrabiblos[38] Successeur d'Hipparque, Ptolémée remplace le zodiaque sidéral, qui prenait pour point de repère une étoile fixe (le zodiaque était structuré autour des quatre étoiles dites royales : Antarès, Aldébaran, Régulus et Fomalhaut) par le zodiaque tropical commençant au point vernal. D'autres l'avaient précédé dans cette démarche mais c'est Ptolémée, le « Prince des astrologues », qui a influencé toute l'astrologie occidentale[39].

Vettius Valens (120-175), jugé plus représentatif des pratiques horoscopiques de l'époque, a accordé une grande place aux maisons dans son œuvre[40].

En Grèce, Claude Galien (129-201) fera de l'astrologie l'un des fondements de la médecine, associée à la théorie des quatre éléments qui existait déjà auparavant[41].

Moyen ÂgeModifier

En 447, comme toutes les pratiques divinatoires, l'astrologie est mise au ban de la société par l'Église lors du concile de Tolède : « si quelqu'un croit devoir ajouter foi à l'astrologie ou à la divination, qu'il soit anathème. »[réf. nécessaire].

Au XIIIe siècle, l'astrologie reste un sujet d'étude pour certains penseurs : Albert le Grand (vers 1200-vers 1280), maître de Thomas d'Aquin, est l'auteur d'un traité d'astrologie[réf. nécessaire].
Thomas d'Aquin écrit dans sa Somme théologique[42] : « Échappent ensuite à la causalité des corps célestes les actes du libre arbitre, faculté de la volonté et de la raison. L'intellect en effet, ou la raison, n'est pas un corps, ni l'acte d'un organe corporel. La volonté, qui est la tendance correspondant à la raison, ne l'est donc pas davantage. Or, aucun corps ne peut impressionner une réalité incorporelle. Il est donc impossible que les corps célestes fassent directement impression sur l'intelligence et la volonté, car ce serait admettre que l'intelligence ne diffère pas du sens : ce qu'Aristote attribue à ceux qui soutenaient que la volonté des hommes est modifiée par le père des hommes et des dieux, c'est-à-dire le soleil ou le ciel. Les corps célestes ne peuvent donc être directement causes des opérations du libre arbitre. »
Par ailleurs, il précise dans une lettre à Réginald de Piperno : « Loin de nous laisser impressionner par le déterminisme et par la fatalité que propagent les astrologues (même sans le vouloir), libérons-nous, et diminuons les astres. Qu'ils nous éclairent et nous aident, mais sans toucher notre pleine responsabilité et liberté. »[source insuffisante].

Au XIVe siècle, plusieurs monarques européens s'y intéressent :

Au XVe siècle, le roi de France Louis XI (1423-1483) consultait ses astrologues en toutes circonstances[réf. nécessaire].

Aux XVe et XVIe siècles, en Roumanie, le monastère orthodoxe Voroneţ construit en 1488 possède une fresque de style byzantin représentant le Jugement dernier.
On y voit : à gauche, le Paradis avec les saints et l'Arbre de la Vie ; à droite, les enfers avec des démons et le feu qui descend dans les abysses.
En haut, l'image du Christ est entourée, à droite et à gauche, par les signes du zodiaque[43] (voir ci-dessous).

RenaissanceModifier

Au XVIe siècle, l'empereur germanique Charles Quint s'intéresse à l'astrologie et prescrit l’enseignement de cette discipline[réf. nécessaire].

Au XVIe siècle, Catherine de Médicis fait élever, dans son hôtel (Hôtel de Soissons), une colonne qui aurait pu servir à consulter les astres[réf. nécessaire].
Elle rencontra le célèbre Nostradamus et eut plusieurs astrologues personnels, dont le nommé Côme Ruggieri[réf. nécessaire].

Au XVIIe siècle, le roi de France Louis XIII (1601-1643) fut surnommé le Juste parce qu’il était né sous le signe de la Balance[réf. nécessaire].

Elle fut à l’honneur à Rome sous les papes Sixte IV (pape en 1471), Jules II (pape en 1503), Léon X (pape en 1513) et Paul III (pape en 1534).

Le judaïsme pour sa part, en dépit de mises en garde dans le Talmud à propos du Mazal – terme qui désigne les constellations – fait largement appel, au Moyen Âge, à l'astrologie pour ses commentaires de la Bible, notamment chez Abraham ibn Ezra, par ailleurs auteur de traités d'astrologie qui seront traduits en ancien français et en latin[44]. Mais l'influence de Moïse Maïmonide marquera durablement le judaïsme moderne par son rejet de l'astrologie avec sa Lettre aux Juifs de Provence et son Épître au Yémen, où l'on dénonce l'incapacité des astrologues de Pharaon et de Nabuchodonosor II de prévoir leur future débâcle.

L'invention de l'imprimerie (vers 1450) permit la diffusion d'éphémérides et d'almanachs. Les éphémérides imprimées favorisèrent la précision de plusieurs techniques prévisionnelles, au rang desquelles on compte les progressions et révolutions solaires[45].

Astrologie et alchimieModifier

Voir Thierry Miguet[46].

Astrologie et géomancieModifier
 
Tableau pour servir à l'étude de l'astrologie et de la géomancie (Mage Edmond).

Certains géomanciens ont été influencés par l'astrologie[réf. nécessaire]. Au XIXe siècle, le mage Edmond semble les associer.

Héliocentrisme et remise en question de l'astrologieModifier

À la Renaissance, la découverte de l'héliocentrisme du système solaire vient mettre à mal, selon certains, l'anthropocentrisme de l’astrologie : Pic de la Mirandole (dont les arguments seront repris par le religieux Jérôme Savonarole (1452-1498)) l'a condamnée. Des astronomes comme Galilée, Kepler, Tycho Brahe et Cassini (premier directeur de l'Observatoire de Paris) ont eu des positions plus nuancées.

Jean Pic de la Mirandole (1463-1494)
Tycho Brahe (1546-1601)
Galilée (1564-1642)

Galilée ne doutait aucunement de la valeur de l'astrologie, bien au contraire : cela lui valut ses premiers ennuis avec l'Inquisition[47][source insuffisante].

Depuis le Moyen Âge, et Thomas d'Aquin en particulier, il s'exerçait une lutte d'influence au sujet des événements célestes : Roger Bacon, « père de l'empirisme moderne », en aurait été une des premières victimes, puisqu'il aurait été emprisonné pour avoir osé affirmer que la naissance de Jésus de Nazareth était sous l'influence d'une grande conjonction (conjonction Jupiter-Saturne).

Le clergé surveillait ces astrologues qui, au cours de leurs prédictions, tendraient à franchir la limite qui sépare l'astrologie et la théologie, et remplaceraient la grâce de Dieu par le déterminisme des astres. Galilée, dont on a conservé notamment le thème et celui d'une de ses filles, voyait les planètes comme d'importants facteurs causaux dans le développement de la personnalité, sans toutefois être aussi déterministe que ses accusateurs le prétendaient[48]. En effet, en 1604, un de ses domestiques, Signor Silverstro, l'aurait dénoncé aux autorités entre autres pour avoir professé une doctrine du fatalisme astral, pour (haver ragionato che le stelle, i pianeti at gl'influssi celestine necessitino. « avoir raisonné que les étoiles, les planètes et les influences célestes déterminaient (les événements) », accusation de la plus grande gravité pour l'Inquisition[47][source insuffisante].

Loin de se rétracter lors de la publication du texte fondateur de l'astronomie moderne, le Sidereus nuncius, où il décrit le comportement des corps gravitant autour de Jupiter, il récidive, en appelant, comme il le fera lors de sa confrontation avec Bellarmin, à l'observation plutôt qu'à la théorie[49], à la persuasion des non-scientifiques plutôt qu'aux argumentations avec les tenants des dogmes établis[50].

« Alors, qui ne sait pas que la clémence, la bonté du cœur, la douceur des mœurs, la splendeur de sang royal, la noblesse dans les fonctions publiques, une vaste étendue d'influence et de pouvoir sur les autres, qui ont tous fixé leur demeure commune et siègent en votre Altesse - qui, Dis-je, ne sait pas que ces qualités, en fonction de la providence de Dieu, de qui toutes les bonnes choses viennent, émanent de l'étoile la plus bénigne, de Jupiter? », une émanation relayée par l'ascendant de son Altesse :
« Jupiter, Jupiter, dis-je, au moment de la naissance de Votre Altesse avait déjà passé la lenteur des vapeurs ternes de l'horizon et occupait le Milieu du Ciel, à partir de quoi il éclairait l'angle de l'Est... » (angle de l'Est qui était régi par Jupiter puisque le monarque avait le Sagittaire à l'ascendant, comme le souligne Galilée[48].

Dès lors, il peut paraître étonnant que Galilée, tout comme Képler, aient entretenu des doutes sur la place véritable de l'astrologie au sein de la science. Tandis que Képler voyait dans la bonne astrologie une indication de tendances générales, et surtout une branche fondamentale de la philosophie[51], Galilée exprimait son étonnement devant le déterminisme astral absolu d'un Morin de Villefranche, mathématicien à Paris :

« Je suis étonné que Morin tienne en une estime extrêmement élevée l'astrologie judiciaire [l'astrologie prédictive] et sa conviction que ses conjectures (qui me semblent incertaines, sinon très incertaines) puissent établir la certitude de l'astrologie, et ce serait vraiment une chose merveilleuse si -- comme il le promet -- il pouvait, rusé comme il est, placer l'astrologie à la plus haute position des sciences de l'homme, et je vais attendre avec beaucoup de curiosité de voir cette innovation merveilleuse. »
Johannes Kepler (1571-1630)

Dans la préface de ses Tables rudolphines, Kepler fait observer que « l'astrologie, toute folle qu'elle est, est la fille d'une mère sage, et que la fille folle est indispensable pour soutenir et faire vivre sa mère »[réf. nécessaire].
Ce commentaire sera interprété par Voltaire, dans son Traité sur la tolérance (1767), de manière restrictive : « La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage ».
La citation de Kepler a été souvent déformée[52],[53] pour soutenir la thèse que les grands esprits de la Renaissance comme Galilée, Cassini ou Kepler n'étaient astrologues que par contrainte, pour avoir les moyens de s'adonner à la véritable science :

« Souvent les travaux astrologiques de Kepler et Tycho Brahe sont invoqués par les défenseurs de cette pseudo-science. Kepler est pourtant très clair sur sa valeur et justifie sans ambiguïté la pratique des prédictions en disant que la vénale astrologie permettrait à l'astronomie de vivre. »

— Éric Lindemann (1999) L'Astronomie mécanique : une introduction par l'histoire de l'astronomie[54]

Elle ne visait pourtant que l'astrologie populaire, tant décriée pour ses excès et superstitions : « La philosophie, et par conséquent l'astrologie authentique, témoigne de l'œuvre de Dieu et est donc sacrée. Ce n'est en aucune manière une chose frivole. Pour ma part, je ne souhaite pas la déshonorer. »[51] Dans le titre d'un manifeste adressé aux intellectuels de son temps, Kepler leur demande d'écouter, dans cette controverse sur l'astrologie, une troisième voix, d'où son titre abrégé, Tertius Interviens (Warnung an etliche Gegner der astrologie das Kind nicht mit dem Bade auszuschütten - « avertissement aux adversaires de l'astrologie afin qu'ils ne jettent pas le bébé avec l'eau du bain »). La première (celle des médecins, philosophes et théologiens) ordonne d'abandonner l'astrologie, qui ne serait qu'une superstition—la « fille folle de l'astronomie ». La seconde, celle des astrologues populaires, voudrait la conserver, avec toutes ses superstitions.

« J'ai souvent exprimé combien il était mal avisé de rejeter une chose complètement à cause de ses imperfections; par ce procédé, même la science médicale n'aurait été épargnée (...) Un nombre modeste de prédictions d'événements (de nature générales) effectuées au moyen de la prédiction des mouvements célestes sont bien fondées dans notre expérience[55] »

— Kepler, Johannes. (1610) Tertius Interviens. Extraits traduits dans Kepler's Astrology (Excerpts selected and translated) Dr Kenneth G. Negus En ligne.

Cassini (1625-1712)
Isaac Newton (1642-1727)

Newton étudie l'astrologie « pour voir ce qu'il y a de vrai ». Pour des raisons religieuses, il s'opposait à l'astrologie judiciaire mais ne contestait pas pour autant un lien astrologique entre les astres et les affaires humaines[56].
Dans sa Chronology of Ancient Kingdoms, Amended (Chronologie des anciens royaumes, amendée), il décrit comment l'astrologie serait née de sa mère, l'astronomie : « After the study of astronomy was set on foot for use of navigation [...] and Nechepsos (sic) or Nicepsos (sic) King of Sais, by the assistance of Petosiris a Priest of Egypt, invented Astrology, grounding it upon the aspects of the Planets, and the qualities of the men and women to whom they were dedicated [...] »[57].

Les premières tables lunaires calculées d'après la théorie de Newton auraient été d'abord destinées aux observations des astrologues[réf. nécessaire].

Époque moderneModifier

 
L'Astrologue qui se laisse tomber dans un puits, Jean de La Fontaine, Livre II, Fable 13

En France, lors de la création, en 1666, de l'Académie des Sciences et sous la pression des jésuites, Colbert « excluera l'astrologie des disciplines officiellement reconnues »[58].
Le poste d'astrologue royal est supprimé à cette époque[réf. nécessaire].
Un Essai de justification de l'astrologie judiciaire (BM. Angoulême MS 23, en 1696) ne sera jamais publié[réf. nécessaire].
En Angleterre, elle ne sera rayée des disciplines académiques qu'un siècle plus tard[réf. nécessaire].

Jean de La Fontaine s'inspire d'une fable d'Ésope pour sa fable L'Astrologue qui se laisse tomber dans un puits (Livre II, Fable 13).

L'astrologie est considérée par les penseurs des Lumières comme l'exemple archétypal de la superstition, de la croyance dans des forces occultes et supérieures[59]. Pour eux, combattre l'astrologie semble relever d'un engagement politique en faveur de la laïcité et du rationalisme et du combat contre l'obscurantisme.
Cependant, leurs arguments critiques contre l'astrologie paraissent plus rhétoriques que logiques :

  • « La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage. » (Voltaire).
  • « Aujourd'hui, le nom d'astrologue est devenu si ridicule qu'à peine le bas peuple ajoute-t-il quelque foi aux prédictions des almanachs. » (encyclopédie de Diderot, article sur l'astrologie)[60][source insuffisante].
 
L'Astrologie par François-André Vincent (1811). Collection de peintures de l'État de Bavière.

Dans la toute fin du XVIIIe siècle, époque du rationalisme triomphant, le divorce entre l'astronomie et l'astrologie est finalement prononcé.

Le XIXe siècle est scientiste.

  • En France, l'astrologie se cantonne désormais à des milieux ésotérico-clandestins (spiritisme, kabbale, théosophie, etc.)[61].
  • En Grande-Bretagne, son statut évolue avec le théosophe Alan Leo (1860-1917) qui en fait plus un outil d'analyse caractérologique qu'un moyen de prédiction. Il soutient que Le caractère fait le destin[62].

À partir de 1920, l'astrologie se popularise à nouveau[63]. Elle réapparaît dans des almanachs, magazines, puis émissions radiophoniques[réf. nécessaire].

Dans les années 1960, l'astrologie trouve sa place dans le mouvement New Age. Ses nouvelles versions savantes affirment intégrer les valeurs symboliques des planètes orbitant au-delà de Saturne et des astéroïdes ainsi que de nouvelles théories, comme l'astrologie statistique[réf. nécessaire].

Par ailleurs, à la suite de la naissance de la mécanique quantique développée au début du XXe siècle, les astrologues, qui se targuent de science, revendiquent la remise en cause du principe de séparabilité[64]. En effet, alors que selon la science classique, l'observateur est distinct de la chose observée, l'astrologie considère que l'homme est dans l'Infini et que l'Infini est extérieur à l'homme mais aussi que l'Infini est en l'homme[65], ce qui fonde une logique astrologique bien distincte de la Logique d'Aristote[66].

Astrologie arabeModifier

 
Zodiaque arabo-musulman.

En 529, l'empereur Justinien fait fermer les écoles de philosophie d'Athènes. Les érudits de l'époque, les maîtres du néo-platonisme, se réfugièrent à Gundishapur chez les Sassanides de Perse. L'astronomie, la médecine, la philosophie, etc. se développèrent intensément dans cette académie de Gundishapur où confluèrent des érudits de tous bords[réf. nécessaire].

Les musulmans s'emparèrent de Gundishapur et cette école eut une grande influence sur le développement de la civilisation arabo-musulmane[réf. nécessaire].

L'astrologie arabe s'est développée grâce à l'afflux des érudits perses, syriens, juifs, etc. qui, à partir de 850 affluèrent vers les nouveaux centres intellectuels créés par les califes.
Le juif Mashallah, par exemple, vécut à la cour d'Al Mansur. Il fut l'auteur d'une vingtaine de traités d'astrologie[67].

À la demande des califes, les auteurs de l'Antiquité, notamment Aristote, furent traduits en arabe, souvent depuis le persan ou le syriaque. Vers 850, Alkindi (c'est-à-dire Ya' kûb ibn Isâk Sabbâh al Kindi), originaire de Bassorah, traduisit de nombreux textes en arabe, dont ceux d'Aristote. Il écrivit aussi plus de 200 traités sur de nombreux sujets, dont l'astronomie. Une de ses contributions la plus importante fut sa doctrine des conjonctions entre les planètes et leur influence sur les phénomènes naturels et sur les impulsions donnant naissance aux grands événements historiques.
Son disciple, Albumasar (mort en 886) fut un astrologue de Bagdad qui propagea les idées d'Al-Kindi dans son « Liber magnarum coniunctionum », lequel eut une forte influence sur l'astrologie du Moyen Âge[68].

Un autre astrologue important fut Thébit (mort en 901). Il était Sabéen, originaire d'Harran où il recueillit les connaissances astrologiques mésopotamiennes qui vinrent enrichir les connaissances arabo-musulmanes[réf. nécessaire].
Il vécut à Bagdad et devint l'astrologue du calife. Il enseignait notamment que chaque planète possédait un daemon, c'est-à-dire un esprit ou une intelligence qui la guidait[réf. nécessaire].

Aux XIVe et XVe siècles, le Kitab al-Bulhan est rédigé.

Les astrologues arabes étaient très friands des parts dites « arabes », dont est restée la « part de fortune »[réf. nécessaire].

À la suite de l'occupation de l'Espagne par les Maures, l'intérêt pour l'astrologie revient en Occident au Moyen Âge[67].
Pierre A. Riffard[69] date le début de l'astrologie occidentale de 1135 avec la traduction de l'arabe à Tolède.

Astrologie indienneModifier

Extrême-OrientModifier

PrincipesModifier

 
Une carte du ciel préparée pour un thème astral.

L'astrologie et le thème astrologique se basent sur trois séries :

  • celle des sept errant(e)s d'origine (visibles à l'œil nu) : Soleil et Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. L'astrologie étant géocentrique, la Terre est au centre du diagramme.
Ont été ajoutées, à partir du XIXe siècle, les planètes Uranus et Neptune, puis Pluton (devenue planète naine en 2006).
Certains ont de même ajouté les autres planètes naines, voire les astéroïdes et les comètes.

Tous ces éléments ont leur symbolique propre.

Le but de l'astrologie est de valider l'hypothèse que ces éléments sont en relation les uns avec les autres, et que leurs dispositions sont en rapport avec les faits terrestres.
Seules les planètes sont concrètes. Les constellations ne sont que des formes arbitraires vues de la Terre. Dans la réalité, elles sont composées d'étoiles qui ne sont pas dans la même région galactique. Quant aux maisons, elles n'ont aucune existence réelle.

Ces différents éléments sont étudiés dans les paragraphes suivants.

La précession des équinoxes et l'ayanamsaModifier

L'écart entre les positions (constellations, signes, planètes, etc.) utilisées par certains astrologues est d'environ 24 degrés par rapport aux positions que l'on peut voir en regardant le ciel. En pratique (astrologie tropicale), ceux qui pensent être dans un signe (position du soleil) rétrogradent dans le signe précédent s'ils appartiennent aux 24 premiers degrés (sur 30) ; seuls ceux qui sont dans les 6 derniers degrés restent dans le même signe, mais passent dans le premier décan.

Ce décalage est l'argument principal mis en avant par Georges Charpak et Henri Broch dans leur livre Devenez sorciers, devenez savants contre l'astrologie contemporaine[réf. nécessaire].

L'astrologie « sidérale » intègre l'ayanamsa et considère que le zodiaque est lié aux constellations visibles. La plupart des habitants de l'Inde ont recours à une astrologie sidérale (astrologie jyotish).
L'astrologie « tropicale » n'intègre pas le décalage de l'ayanamsa et place son premier signe (le Bélier) à l'équinoxe de printemps (21 mars), appelé « point vernal ». l'astrologie populaire (horoscopes des journaux occidentaux) est basée sur l'astrologie tropicale.
Jean-Paul Michon, un astrologue québécois, utilise conjointement ces deux zodiaques décalés l'un par rapport à l'autre d'environ 24° à la fin du XXe siècle[réf. nécessaire].

Les « planètes »Modifier

Les sept astres d'origineModifier

Ce sont les septs astres visibles à l'œil nu : Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne.

Les autres planètesModifier

Aux XIXe et XXe siècles, ont été ajoutées les planètes Uranus et Neptune, ainsi que Pluton (rétrogradée par les astronomes au rang de planète naine en 2006).

Autres corps célestesModifier

Certains astrologues ont inclus dans leur thèmes d'autres corps célestes découverts aux XXe et XXIe siècles[réf. nécessaire] (voir, entre autres, (2060) Chiron (1977), Sedna (2003), Éris (2005), etc.).

Richard Doyle mentionne les astéroïdes[70].

D'autres y ajoutent les comètes (voir discussion[71]).

Influence des planètesModifier

L'argument d'une influence gravitationnelle a parfois été avancé pour justifier l'existence d'une action à distance[72] et, de ce fait, certains astrologues font des calculs astrologiques sur une base héliocentrique, ce qui pourrait sembler cohérent avec l'explication d'une influence gravitationnelle des configurations planétaires sur l'activité solaire[réf. nécessaire].

À ce jour, aucun effet direct des planètes sur le corps humain n'a été rigoureusement observé. Par ailleurs, les forces d'attraction gravitationnelle en jeu lors du simple phénomène d'attraction Terre-Lune sont, à l'échelle du nouveau-né, infiniment moins importantes que celles qu'exercerait la sage-femme[73][source insuffisante],[74].

Les recherches statistiques (voir Étude statistique de l'astrologie), qui auraient pu permettre de déceler une régularité des phénomènes astrologiques (influences), ne permettent pas de conclure à l'existence d'une telle régularité[réf. nécessaire].

Les douze « signes »Modifier

 
Les signes du zodiaque, gravure sur bois du XVIe siècle.

Les constellations et les astérismes sont des regroupements d'étoiles fixes que l'on a assimilé à des formes particulières. Des légendes y ont été associées.
Douze constellations particulières, situées sur l'écliptique, ont servi de base aux douze « signes ».

Le soleil semble se déplacer dans les douze constellations de l'écliptique, le zodiaque.

Ce système est utilisé par la majorité des astrologues occidentaux à la suite de Claude Ptolémée[75].
La série des signes commence au point vernal (équinoxe de printemps)[réf. nécessaire].
A cause de l'ayanamsa, ils n'ont plus de rapport avec les constellations astronomiques portant le même nom.
L'astrologie commune, dite « tropicale » (voir plus bas) les considère comme des espaces abstraits.

L'astrologie tropicale soutient que les influences sont le fait des planètes et non des étoiles (qui sont à des années-lumière de nous). Elle ne s'intéresse qu'à des corps appartenant au système solaire et à leurs déplacements par rapport au zodiaque qui est délimité par les axes des solstices et des équinoxes[réf. nécessaire].

L'astrologie sidérale, popularisée en Occident dans les années 1940, considère que les étoiles ont une influence[réf. nécessaire].

Douze signes pour treize constellations officiellesModifier

La constellation du Serpentaire (Ophiuchus) (située entre celles du Scorpion et du Sagittaire) n'a été officialisée qu'en 1930 par les astronomes de l'Union Astronomique Internationale lors de la délimitation des 88 constellations officielles (auparavant ces limites variaient d'un atlas astronomique à l'autre, voire d'une tradition à l'autre)[réf. nécessaire].

Certains astrologues modernes ont donc ajouté le Serpentaire (astrologie) dans leurs travaux[réf. nécessaire].

Problème des saisonsModifier

Le symbolisme des signes astrologiques est lié à la saison prévalente dans l'hémisphère nord : le Bélier est le signe du printemps, le Capricorne est le signe de l'hiver, etc.).
Cependant, dans l'hémisphère sud, les saisons sont inversées, ce qui n'est pas sans poser un problème quant à la validité du modèle astrologique.

  • Les partisans de l'astrologie sidérale trouvent là un argument pour défendre leur cause.
  • François Villée, partisan de l'astrologie tropicale, résout ce problème en disant que chaque signe a un signe opposé qui lui est complémentaire dans sa façon principale d'aborder l'existence, d'où la nécessité de « travailler non pas par signe mais par axes de deux signes opposés et complémentaires »[76].

Les douze « maisons »Modifier

Autres élémentsModifier

La « lune noire »Modifier

Les éclipsesModifier

Les éclipses seraient prises en considération par Paul A. Merriman (en) en astrologie boursière[réf. nécessaire].

Les "astrologies"Modifier

L'astrologie, au début du XXIe siècle, est composée de pratiques et d'approches très différentes, au point qu'il est plus juste de parler d'astrologies au pluriel.

Il existe de nombreuses écoles : astrologie psychologique, astrologie conditionaliste, astrologie karmique, astrologie humaniste, astrologie sidérale (cette dernière a été introduite en Occident au milieu du XXe siècle par Cyril Fagan mais elle aurait été pratiquée depuis longtemps en Inde[réf. nécessaire]), etc.

Ces pratiques astrologiques diffèrent à la fois par leurs symboliques, par les techniques utilisées, et selon les objets ou domaines auxquels elles sont appliquées, que ce soit par exemple en psychologie, ou comme technique de prévision (politique, bourse), en médecine ou encore en politique (Astrologie mondiale). La symbolique des astres et de leurs mouvements est très souple, pouvant changer suivant le contexte et l'école de l'astrologue[réf. nécessaire].

Les astrologies les plus en vogue actuellement en occident sont l'astrologie occidentale, fondée sur le calendrier solaire, et l'astrologie chinoise, fondée sur le calendrier chinois. Cette dernière s'est répandue en Europe occidentale vers la fin des années 1970[réf. nécessaire].

Si la pratique de base reste l'établissement d'une carte du ciel, l'astrologie occidentale est en constante évolution, ce qui induit un certain nombre de divergences entre astrologues. Ces divergences portent entre autres sur les différentes méthodes pour le calcul des positions des maisons[réf. nécessaire]

Au XXe siècle, l’astrologie a connu un regain d'intérêt avec une approche nouvelle. Des statisticiens abordèrent cette discipline à l'aide d'une approche statistique. Cette démarche eut peu d'écho auprès des premiers concernés : les astrologues[réf. nécessaire].
Madame Soleil a déclaré, dans son livre d'entretiens Le cœur dans les étoiles (page 212) : « il n'y a qu'une chose qui ne soit pas du temps perdu, c'est d'attraper le copain qui est dans la détresse, et d'essayer de l'en sortir ». Le « pourquoi ? » ne l'intéresse pas. Elle déclare dans le même livre : « C'est infiniment plus utile que de chercher à comprendre les infinis qui nous dépassent » ; pour elle, seul compte le « pour quoi ? »[réf. nécessaire].

Deux types d'astrologues se dégageraient selon le livre le Que sais-je ? de Daniel Kunth et Philippe Zarka paru en 2005 sur l'astrologie : ceux qui se diraient scientifiques, et ceux qu'ils dénomment « métaphysiciens ». Ces derniers s'appuient sur la mythologie, sur le symbolisme, à l'instar des tarologues, car pour eux, tenants de la synchronicité, il n'y a pas de hasard ; « tout possède une signification », l'astrologie étant une grille de lecture psychologique[77]. Selon certains astrologues, leur discipline n'a même pas pour but premier la prédiction de l'avenir[78], l'astrologie pouvant notamment être une voie du développement personnel[79],[80].

Aujourd'hui, on peut diviser l'astrologie occidentale en trois branches :

  1. une astrologie individuelle, qui s'intéresse au thème de naissance d'un individu,
    • soit sous l'angle de sa psychologie pour lui faire prendre conscience de lui-même (astrologie fortement influencée par la psychologie et les approches psychanalysantes) ;
    • soit sous l'angle de son chemin de vie, pour lui indiquer les différentes phases de sa vie, moments de transformation, et périodes critiques ;
    • soit sous l'angle de ses relations avec les autres, en mettant en relation les thèmes de naissance de plusieurs personnes.
  2. l'astrologie des horoscopes, directement héritée du Moyen Âge, remise en vogue par les magazines commerciaux dans sa version populaire, qui prétend prédire pour chaque signe astral, les grandes tendances du moment. Cette astrologie devrait probablement plus être considérée sous l'angle du phénomène social, car elle est extrêmement populaire malgré son imprécision fondamentale. Pour cette raison, cette caricature de l'astrologie discrédite probablement l'astrologie « sérieuse ». Fondé (quand il est établi sérieusement) sur une version simplifiée des modèles astrologiques classiques, l'horoscope est généralement considéré par le public qui en est friand, comme une simple distraction sans implications.
  3. l'astrologie événementielle, qu'il s'agisse de prédire les grands évènements (Astrologie mondiale) ou l'évolution de la bourse. L'astrologie boursière a fait son apparition dans les années 1930, avec Gustave Lambert Brahy, son but étant de prévoir l'évolution des indices boursiers[81].

Astrologie traditionnelleModifier

Astrologie commune, dite « tropicale »Modifier

 
Position de la bande zodiacale au fil de l'année.

L'image ci-contre indique les quatre sphères représentant les positions du Soleil au début de chaque saison. Le plan horizontal vert représente la terre ferme (l'horizon physique) pour une personne située sur le 50e parallèle. Noter la trajectoire de ces sphères et la durée de leur trajet au-dessus et en dessous de l'horizon, ainsi que les lieux de leurs couchers et levers. Les cercles verts et rouge représentent les tropiques et l'équateur, respectivement, projetés dans le ciel.

Le zodiaque, dit tropical, est le zodiaque des saisons. L'animation ci-contre, qui décrit les quatre cas de figure correspondant aux levers et couchers du soleil au début de chaque saison, s'applique également aux planètes du système solaire puisqu'elles sont toutes plus ou moins sur l'écliptique (qui est représenté ici par le disque bleu). Se levant vers l'est et se couchant vers l'ouest[82], ces quatre sphères représentant le soleil décrivent le comportement des planètes sur le plan de l'écliptique, à la différence près que leurs levers et couchers peuvent survenir à n'importe quel moment de la journée (exceptions faites de Mercure et Vénus, dont le passage à l'horizon est toujours juste « avant » ou juste « après » celui du soleil). Le cercle vert « en bas », au sud, correspond au tropique du Capricorne et au signe ainsi nommé ; le cercle « en haut », au nord, correspond au tropique du Cancer et au signe qui porte ce nom. Ainsi, une planète en Capricorne est une planète qui, comme le soleil au début de l'hiver, séjourne longtemps chaque jour sous l'horizon, invisible, et s'élève peu dans le ciel (pour les latitudes nord). Une planète en Balance, comme le soleil à l'automne, a un comportement « équilibré », en ce qu'elle passe autant de temps visible qu'elle en passe sous l'horizon[réf. nécessaire].

Les douze divisions du zodiaque tropical sont fondées sur ces données de base. Les signes cardinaux sont définis par les axes des solstices et des équinoxes et correspondent aux premiers mois de chaque saison.
Les signes mutables sont ceux qui précèdent les signes cardinaux (ce sont les signes des mutations qui précèdent l'avènement d'une nouvelle saison) et les signes fixes sont les quatre secteurs de l'écliptique qui restent ; ils ne se définissent pas par rapport à un seul axe, mais à deux. Les signes fixes sont plus difficiles à circonscrire, selon les astrologues[réf. nécessaire].

Ce système ne dépend pas de la position des constellations astronomiques actuelles, ce qui fait dire aux auteurs de Devenez sorciers, devenez savants[83] : « Les astrologues tropiques contemporains utilisent ainsi bêtement des signes rectangles, zones vides et immatérielles dénuées de toute consistance, de toute entité stellaire. »[réf. souhaitée].

Astrologie sidéraleModifier

L'astrologie sidérale ne se fie qu'aux constellations[réf. nécessaire].

Astrologie humanisteModifier

Dane Rudhyar (1895-1985), promoteur d’une astrologie humaniste, déclare que « l'astrologie n'a pas pour objet principal et immédiat de prédire des événements sous forme de probabilités statistiques, mais d'enseigner [...] l'ordre et la « forme » qui font le sens de l'existence individuelle et des luttes jalonnant le chemin de la réalisation de soi »[réf. nécessaire].

Le corpus astrologique devrait ainsi être considéré comme une « modélisation » empirique, établie génération après génération, de la relation de l'être humain avec l'Univers. L'astrologie placerait l'être humain au centre de son questionnement, et ainsi donc, quand elle se centre sur la Terre et non sur le Soleil, même à l'heure où l'on sait que la Terre n'est pas le centre du système solaire, elle ne fait que poursuivre sa propre « logique » ou étayer la cohérence de son « logos »[réf. nécessaire].

C'est pourquoi, dans le cadre de ce courant de pensée, on peut affirmer que l'être humain sur la Terre reste le postulat de base de la « science » astrologique, qui reste fondamentalement géocentrique (et non héliocentrique). Du moins tant que l'être humain continuera à n'habiter que sur Terre. On peut alors résoudre le problème du décalage du référent de l'astrologie (le Zodiaque tropique) avec la réalité physique qui a fait dire aux astronomes que l'astrologie n'a rien de « scientifique ». Ces derniers ne se réfèreraient qu'à « leur » cohérence, et non à celle de l'astrologie qu'ils méconnaissent le plus souvent[réf. nécessaire].

Pour certains astrologues, ce décalage aurait une pertinence (sauf pour l'école sidéraliste, qui ne se fie qu'aux constellations), et serait même fondamental. Car c'est sur ce décalage, dû à la précession des équinoxes, que se fonde leur théorie des âges ou ères astrologiques, dont la fameuse Ère du Verseau à venir[84].

Astro-psychologieModifier

Les astro-psychologues (en) développent une astrologie basée sur les théories de la psychologie et la psychanalyse. Ce courant rejette la démarche scientifique appliquée à l'astrologie, et en récuse le bien-fondé[réf. nécessaire].

Astrologie et psychanalyseModifier

Carl Gustav Jung (1875-1961) défend les concepts de symbolisme, de synchronicité (le fait d'être synchrones pour des événements n'ayant aucun rapport de cause à effet) et d'archétype.
Il craint que dans le domaine de l'astrologie « l'influence niveleuse des grands nombres » rende impossible de prouver quelque chose par la méthode statistique[réf. nécessaire].

On peut s'étonner que le destin de chacun des individus de la Terre soit si important que le cours des astres lui soit lié. Pour quelques astrologues, les astrologues karmiques, cette question n'a pas lieu d'être, le karma pourvoyant à tout. Plus généralement, en réponse à cet étonnement, la plupart des astrologues invoquent un phénomène acausal (sans lien de cause à effet), la synchronicité jungienne[réf. nécessaire].

Au cours de son exploration des symboles anciens, Jung dit découvrir, contre toute attente, une relation entre l'astrologie et la psychologie : « Ce qui est surprenant, c'est qu'il y a vraiment une curieuse coïncidence entre les faits astrologiques et les faits psychologiques, de sorte que l'on peut isoler un moment dans le temps à partir des caractéristiques d'un individu, et aussi, l'on peut déduire des caractéristiques d'un moment dans le temps. »[85].

ControversesModifier

L'astrologie est depuis longtemps un sujet de controverse théologique, philosophique (dont épistémologique) et scientifique.

Condamnée dans le judaïsme et le christianisme, l'astrologie, au même titre que tous les arts divinatoires, est interdite par la Bible[86].
Dès le IVe siècle, Augustin d'Hippone (De civitate Dei, VIII et XIX) s'élève, sur cette base, contre la confusion faite entre l'astrologie et l'astronomie[réf. nécessaire].

Actuellement, l'astrologie n'est pas reconnue comme une science à cause de son absence de bases rationnelles et de preuves expérimentales. Elle n'a jamais proposé le moindre modèle de théorie expliquant ses affirmations et n'a pas le caractère de réfutabilité nécessaire pour être acceptée comme théorie scientifique.
Néanmoins, les défenseurs de l'astrologie prétendent que leur expérience personnelle montre des effets indéniables[réf. nécessaire].

L'astrologie n'ayant pas de cadre de référence rigoureux (méthodologie scientifique, recherche reconnue, publication scientifique vérifiée, etc.), elle a pu et est encore souvent utilisée par des charlatans ou des escrocs[réf. nécessaire]. De ce constat s’est développé un certain nombre de procédés d'analyses et de protocoles d'études destinés à éclairer de façon objective les différents phénomènes[réf. nécessaire].

Se référant au principe fondamental qu'il n'y a pas d'effet sans cause, la science relève deux objections majeures quant à la réalité des phénomènes mis en jeu :

  • l'absence d'effet : les prédictions astrologiques ne font pas mieux que le hasard ;
  • l'absence de cause : il n'y a aucun mécanisme justifiant une quelconque influence astrale.

La recherche systématique des effets a conduit à des travaux dans le domaine de l'astrologie statistique. Quant à l'absence de cause, rédhibitoire pour un scientifique, elle n'est généralement pas reçue comme un argument pertinent par le monde astrologique dont la vision du monde se fonde sur l'analogie plus que sur les causes efficientes[réf. nécessaire].

Une autre critique de l'astrologie tient dans les modifications que les astrologues eux-mêmes introduisirent dans leurs méthodes pour prendre en compte les planètes du système solaire au fur et à mesure de leurs découvertes.
Par exemple, Pluton n'est associée au signe du Scorpion que très récemment puisqu'elle n'a été découverte qu'en 1930. Elle n'est plus considérée comme une planète depuis 2006 et sa masse est inférieure à celle de la planète naine Éris[réf. nécessaire][87].

L'image de l'astrologie est négative (charlatanesque) dans les milieux scientifiques, comme dans l'affaire Michel Maffesoli - Élizabeth Teissier[88].

La motivation de la lutte contre l'obscurantisme n'est pas en soi un argument contre l'astrologie. Elle peut néanmoins sous-tendre un discours réellement argumenté. La confusion entre les dimensions idéologiques et argumentatives génère un débat souvent stérile, difficilement analysable[89].

Malgré l'apparence scientifique que pourraient donner l'usage affiché de calculs compliqués, la précision des dates de naissance (heure, géographie, etc.) et le recours quasi systématique à l'ordinateur, l'astrologie est considérée comme une pseudo-science (ou superstition) par la communauté scientifique. Pour les astronomes notamment, le Soleil a été relégué au rang d'une étoile parmi d'autres au sein de la Voie lactée, laquelle a été ramenée au statut d'une galaxie parmi des milliards d'autres au sein du cosmos.
Par ailleurs, comme le souligne l'historien de l'astrologie Jacques Halbronn[90], après la découverte de Neptune et de Pluton, l'astrologie s'est vue contrainte de retourner aux images pittoresques de la mythologie (car la cohérence liée aux corrélations à base 7 du septénaire des planètes déjà connues s'était effondrée, ce qui lui ôte de la crédibilité scientifique[réf. nécessaire].

D'après les partisans (critique positive)Modifier

Selon Robert Hand, une « future science de l'astrologie » devrait avant tout s'occuper du paradigme « mécaniste-matérialiste » dominant et, seulement en second lieu, s'investir dans l'amélioration de la pratique astrologique actuelle. La science et l'art de l'astrologie devraient être distingués.
Les difficultés qu'il y a à édifier une science de l'astrologie ne sont pas seulement attribuables au fait que « plusieurs idées astrologiques sont si mal formulées, si vaseuses (en anglais : « mushy ») que personne ne pourrait dire ce qu'elles impliquent en termes de conséquences observables [et] que certaines « hypothèses » astrologiques sont trop floues pour être testées. ».
Pour Robert Hand, la formulation d'hypothèses non-mécanistes est essentielle pour appréhender scientifiquement l'astrologie[91][source insuffisante].

Patrice Guinard, spécialiste de la littérature française du XVIe siècle, philosophe et fondateur du Centre universitaire de recherche en astrologie (CURA)[92] constatait en 2010 que la doxa parmi les astrologues était que l'astrologie ne fonctionnait que dans le tête-à-tête entre l'astrologue et son client, que l'astrologie était devenue, dans bien des cas, un « savoir-placebo » ne faisant pas usage du principe de « sympathie » (ou de « correspondance » (selon lequel des liens uniraient les choses qui se ressemblent) comme principe explicatif, mais comme outil commode dans la relation de l'astrologue à son client[93][source insuffisante].

D'après les opposants (critique négative)Modifier

La difficulté épistémologique est qu'il est impossible de rejeter « a priori » la possible existence d'une influence des astres (« absence de preuve n'est pas preuve de l'absence »[94]). Au-delà de la recherche d'une théorie démontrant la possibilité d'un effet des astres, les travaux méthodiques cherchant à prouver l'existence de corrélations entre les événements astrologiques et leurs supposés effets aboutissent à l'infirmation des paradigmes astrologiques. Or, pour pouvoir valider les hypothèses de l'astrologie, il est au moins nécessaire d'observer un effet, avant même de chercher à en expliquer ses tenants.

L'argument de la difficulté épistémologique du dialogue apparaît en fait fallacieux. En effet, l'astrologie est une pratique qui ne fournit pas les outils de sa propre réfutabilité, et qui reste par le fait hors du champ d'analyse de l'épistémologie. L'attitude des astrologues est de fait l'exemple retenu par Popper d'un discours qui refuse sa propre réfutation (ou « falsification » selon une mauvaise traduction : on entend par là sa possibilité d'être contredite, réfutée), interdisant ainsi une critique objective de ses affirmations.

« Une théorie n'est scientifique que si elle est « réfutable », c’est-à-dire qu'elle peut être soumise à des tests expérimentaux afin de vérifier la concordance de ses prédictions théoriques avec les observations. Une hypothèse qui ne peut être vérifiée, ni prise en faute par aucune expérience ou observation, n'est pas scientifique. ». Karl Popper, Logique de la découverte scientifique.

Certaines études menées par des astrologues retiennent des dispositifs expérimentaux qui tendent à produire des résultats systématiquement positifs[95].

Dans leur critique de l'astrologie, les astronomes Zarka et Biraud donnent à penser que les personnes qui cherchent à faire entrer l'astrologie dans le champ de la réfutabilité manquent de probité.
Ils affirment qu'il n'y a :

qu'« une seule méthode de test (puisqu'il) n'est pas nécessaire que l'influence d'un phénomène sur un autre soit observée (mesurée) et expliquée : l'une des deux conditions suffit ». On ne dispose, pour démontrer une absence de relation, que de la méthode statistique. Les conditions fondamentales doivent être respectées pour garantir la validité scientifique de toute analyse de ce type :
(1) définir rigoureusement le protocole expérimental avant l'expérience et s'y tenir ;
(2) vérifier le caractère significatif des résultats obtenus (tests de confiance, analyse des biais possibles, etc.) ;
(3) s'engager à publier tous les résultats obtenus, clairement et sous contrôle.
Dans le cas des tests astrologiques, ce sont les conditions (1) et (3) des expériences qui ne sont pas correctes ; par exemple, dans les études de Michel Gauquelin sur les corrélations entre métier et signe de naissance (Effet Mars), des corrélations significatives sont obtenues, mais pour combien d'essais ? Si on essaie au hasard mille corrélations, l'une d'elles sera sans doute significative à une chance sur mille !.
De plus, comme on a le choix entre de très nombreuses caractéristiques astrologiques à corréler au métier des gens, il est facile d'en trouver « qui marchent mieux ».
Gauquelin a publié non seulement les travaux de son Laboratoire d'Étude des Relations entre Rythmes Cosmiques et Psychophysiologiques (1970) mais aussi des livres qui prennent la défense de l'astrologie (1955, 1966) : Quel astronome penserait à « défendre » l'astronomie ?[réf. nécessaire].
En conséquence, on ne peut avoir aucune confiance dans les quelques expériences qui sont toujours citées comme positives !

En ce qui concerne les efforts déployés (ou non) pour étudier la plausibilité scientifique de l'astrologie (« expliquer »), Zarka et Biraud jugent que « c'est fondamentalement aux astrologues de chercher la justification physique de leur pratique, et non aux scientifiques d'en démontrer pour eux l'inexistence (tâche logiquement impossible). Le problème est que les astrologues, mercantiles ne se préoccupent pas le moins du monde de cette question ».

Objections to astrology : le manifeste de 1975Modifier

Un manifeste contre l'astrologie a été publié en 1975 par un certain nombre de sommités[96],[97].
Les faits critiques y sont présentés, notamment lorsqu'ils décrivent l'astrologie comme une « superstition reposant sur la crédulité des gens ». Cette dévalorisation est d'ailleurs souvent la seule partie du manifeste retenue par les partisans de l'astrologie qui le présentent comme un simple « rejet sans examen » de leur pratique.

Les arguments[96] :

  • La science a réfuté la magie.
« Autrefois, les gens croyaient aux prédictions et avis des astrologues, car l’astrologie était comprise dans leur vision magique du monde. Ils considéraient les objets célestes comme les lieux de résidence ou les augures des dieux et, donc, les associaient à des événements terrestres »
  • Les corps célestes sont trop lointains pour exercer quelque influence gravitationnelle ou autre.
« [...] ils n'avaient aucune idée des distances considérables entre la Terre, les planètes et les étoiles. Maintenant que ces distances peuvent être et ont été calculées, nous pouvons comprendre à quel point sont infimes les effets gravitationnels ou autres produits par des planètes si éloignées, sans parler des étoiles tellement plus lointaines. »
  • Notre destin nous appartient.
« Pourquoi croit-on à l’astrologie ? En ces temps d'incertitude, beaucoup de gens désirent le réconfort que procurent les conseils au moment d'une prise de décision. Ils voudraient croire en une destinée établie par des forces célestes au-delà de leur contrôle. Cependant, nous devons tous affronter la réalité et devons comprendre que notre avenir dépend de nous, non pas des étoiles. »
Paul Feyerabend

Dans le manifeste précédent, Paul Feyerabend, un philosophe des sciences qui s'est particulièrement intéressé aux théories physiques, remarque un ton religieux, une ignorance et des méthodes autoritaires qu'il compare, mais de façon désavantageuse, avec le Malleus Maleficarum, le manuel de lutte contre la sorcellerie publié par l'Église catholique en 1484[98],[99]. Dans ce manuel, dit-il, l'explication de la sorcellerie est pluraliste, incluant même de possibles étiologies matérialistes (bien que l'explication démonologique ait prévalu habituellement). Feyerabend opine : « Les auteurs du Malleus Maleficarum connaissent le sujet, connaissent leurs opposants, ils donnent une description correcte des positions de leurs opposants, ils présentent une argumentation contre ces positions et utilisent les meilleures connaissances du temps dans leurs arguments ». Le manifeste des 186 scientifiques contre l'astrologie ne présente pas ces qualités, d'après Feyerabend, mais ressemble de façon littérale à la bulle du pape Innocent VIII présentée en introduction du manuel de 1484.

Toutefois, cette objection ne vise pas à essayer de défendre l'astrologie. Feyerabend écrit :

« L'astrologie moderne possède de nombreuses caractéristiques identiques à celles de l'astronomie médiévale à ses débuts ; elle en a hérité des notions intéressantes et profondes mais les a déformées et remplacées par des caricatures mieux adaptées à la compréhension limitée de ses praticiens. Ces caricatures n'ont pas la recherche pour objectif ; il n'existe aucune tentative pour s'aventurer dans des domaines nouveaux ni pour améliorer notre connaissance des influences extraterrestres ; celles-ci servent simplement de réservoir à des règles naïves et à des formules ajustées pour impressionner les ignorants »[100].

Feyerabend ajoute que la science est à même d'évaluer combien l'influence de l'activité solaire est précise, notamment dans son action sur le potentiel électrique des arbres ; qu'il est plausible que cette activité influe sur le comportement des molécules d'eau ; que la biologie présente des exemples de sensibilité extrêmement fine aux variations de l'environnement.

Alain Gillot-PétréModifier

Dans son ouvrage Les Charlatans du Ciel[101], Alain Gillot-Pétré dresse les critiques suivantes : les astrologues reconnaissent eux-mêmes qu'il n'y a pas d'influences astrales[102] et que les planètes n'ont qu'un rôle symbolique[103] ; les astrologues admettent eux-mêmes que tout n'est pas écrit, et donc, selon lui, toute l'astrologie « tombe à l'eau »[104] ; enfin et surtout, la théorie astrologique prend des faux-fuyants[105], et elle en devient tellement complexe[106] que l'accepter telle quelle relève de « la paresse intellectuelle »[107]. Par exemple, le printemps y est censé commencer avec le Bélier, chaud et sec, et régi par le dieu de la guerre Mars (violent) alors que, aux dires de Ptolémée, « le printemps est humide, ce qui l'apparente au début de toute vie animale, doux et tendre ».

Les astronomesModifier

Aucun astronome professionnel contemporain ne défend l'astrologie, et la plupart ne l'évoquent même simplement pas. Cependant, deux d'entre eux, Daniel Kunth et Philippe Zarka, chercheurs au CNRS, ont publié un livre-enquête sur l'astrologie étudiée d'un point de vue scientifique[108]. Leur conclusion est que « il y a beaucoup de contradictions chez les astrologues, et ils ne connaissent pas la réalité physique de l’Univers. Les astrologues semblent pourtant très savants ! Oui ! ils établissent des relations entre les signes et les constellations, ils parlent de maisons, ils font des calculs complexes… Il y a une technique derrière, mais une technique ne fonde pas une science »[109].

De fait, l'astrologie ne prend pas en compte les connaissances récentes en astronomie, et se fonde sur un système symbolique obsolète autant du point de vue épistémique qu'astronomique, le ciel ayant beaucoup changé depuis 4 000 ans, mais pas l'astrologie[109].

ExpérimentationsModifier

De nombreux protocoles d'expérimentation ont été proposés aux astrologues depuis les années 1970, et de nombreux chercheurs du début du siècle se sont attelés à une étude statistique de l'astrologie. Les expérimentations menées dans ce domaine sont cependant limitées par l'absence d'une définition précise de l'effet recherché, et les difficultés de sa caractérisation éventuelle.

Confrontation avec un échantillon témoinModifier

Certains astrologues annoncent qu'ils peuvent prévoir, notamment, des événements très précis et facilement vérifiables. En ce sens, des protocoles de tests permettant de les mettre à l'épreuve sont aisés à mettre en place[110]. Ces protocoles comparent les prévisions des astrologues sur des sujets précis à des prévisions aléatoires émises par des sceptiques ou des ordinateurs. Les prévisions des astrologues sont alors validées si elles sont de meilleure qualité que les prévisions aléatoires. On peut citer le test sur vingt-deux prévisions de l'an 2000 entre Élizabeth Teissier (qui estime son niveau de réussite à 80 %, voire 90 %), un sceptique et un ordinateur. Résultat : ordinateur huit réussites, Élizabeth Teissier et sceptique sept réussites[111]. De nombreuses expériences de ce type ont eu lieu.

Le cercle zététique de l'université de Nice a créé le Défi zététique international. L'intérêt de ce dernier test est qu'en échange d'un test gratuit, l'astrologue reçoit 200 000 euros en cas de succès. Comme le risque financier est nul pour un gain potentiel énorme, on peut estimer que les astrologues ne se présentant pas à ces tests ne croient pas à leur don. Après quelques années de fonctionnement, très peu d'astrologues ont concouru, le test fut arrêté faute de participants. Toutes disciplines confondues, il y a eu 250 tests et aucun réussi[112].

Un autre test réalisé sur cent personnes a montré que les astrologues avaient exactement le même taux de succès qu'un système aléatoire[113].

L'expérience de Shawn CarlsonModifier

Pendant ses études universitaires, Shawn Carlson a effectué ce qui est largement considéré comme le test le plus complet des capacités des astrologues pour extraire des informations sur leurs clients à partir de la position apparente d'objets célestes (lieu et moment de la naissance de ces clients)[114][source insuffisante]. En effet, toutes les précautions avaient été prises pour que les astrologues ne fassent pas le reproche aux scientifiques d'appliquer une méthodologie de parti-pris : collaboration avec des experts en astrologie, prise en compte des exigences de ces derniers, accord donné par eux sur la totalité du protocole de test[115][source insuffisante].

L'expérience de Shawn Carlson impliquait 28 astrologues qui étaient tenus en haute estime par leurs pairs[116]. Ces astrologues avaient préalablement admis que le test portait sur la véracité de l'astrologie des thèmes de naissance[117]. Les astrologues participants ont été nommés par le conseil national pour la recherche géocosmique (NCGR) agissant en tant que conseiller astrologique pour garantir que le test n'était pas biaisé[118]. Le NCGR a choisi 26 des 28 astrologues, les deux autres étant des astrologues intéressés qui ont été approuvés par le NCGR après avoir entendu parler de l'expérience[118]. Les astrologues venaient d'Europe et des États-Unis.

On a constitué un groupe de cent volontaires que l'astrologie indifférait, pour lesquels on a établi le profil psychologique selon le CPI (California Psychological Inventory), un test de personnalité standard et bien accepté, que les astrologues eux-mêmes ont identifié comme étant l'instrument scientifique le mieux adapté au type d'informations qu'ils croyaient obtenir de leur pratique astrologique. Il s'agissait pour les astrologues d'attribuer sans se tromper le thème astrologique natal des volontaires, établi par ordinateur, et interprété par les astrologues, au profil psychologique, à choisir parmi trois (celui du sujet plus deux autres tirés au sort parmi ceux des autres sujets), de ces volontaires objectivé par le CPI[réf. nécessaire].

Les astrologues sont convenus que le protocole expérimental fournissait un « test équitable »[117]. Pour évaluer les prétentions des astrologues, il fallait en effet définir le protocole expérimental avant l’expérience et s'y tenir. Pour éviter tout biais possible de la part du scientifique effectuant l'étude ou des astrologues participants, l'expérience a été réalisée en double aveugle[119][source insuffisante].

Les résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature le 5 décembre 1985. L'étude a révélé que les astrologues n'étaient pas en mesure d'attribuer mieux que le hasard (ils obtenaient un tiers de réussite, soit comme le hasard) les thèmes astraux aux tests de personnalité correspondants. De plus, les astrologues n'étaient pas plus susceptibles d'avoir raison au moment même où ils avaient une grande confiance dans le fait qu'ils avaient fait une attribution correcte. Carlson a conclu que le résultat « réfute clairement l'hypothèse » de l'astrologie natale[120].

Approche statistiqueModifier

En 1993, paraît dans Les Cahiers conditionnalistes, une étude statistique non scientifique[121] qui vise à démontrer une corrélation entre les aspects Mercure-Saturne et les qualités de joueur d'échecs.

L'astrologie statistique est une activité marginale, dont les principes méthodologiques de base ne sont pas nécessairement (re-)connus des astrologues[réf. nécessaire].

Question des succès prédictifsModifier

Plusieurs éléments cités aux points précédents (confrontation à un échantillon témoin et approche statistique) apportent une explication objective à l'existence de nombreux succès prédictifs de la part des astrologues[122].

En effet, l'illusion statistique qui consiste à ne présenter que les « succès » (cas des fraudes caractérisées) soit à ne se souvenir que des prédictions efficientes (phénomène purement psychologique) explique de façon rigoureuse une partie réelle des succès présents dans l'imaginaire populaire[réf. nécessaire].

Par ailleurs, certains succès prédictifs s'expliquent par la probabilité objective de l'occurrence d'un évènement[122].

Exemple fameux : prédire la mort d'un pape dans l'année, durant les dernières années de la vie de Jean-Paul II, était pour les astrologues un pari apparemment facile au vu de la très mauvaise santé du souverain pontife. Sa longévité a infirmé année après année ces prédictions, présentées comme solides. Il est à noter que l'année de sa mort, ces mêmes astrologues pouvaient comptabiliser cette prédiction comme un « succès »[réf. nécessaire].

Les bilans prédictifs des astrologues (récapitulation des prédictions justes, au terme d'une série de séances ou d'une année) ne présentent généralement que les « succès » prédictifs, occultant les erreurs. Si l'on suppose la précision égale des prédictions, cette comparaison s'avèrerait pourtant intéressante. La constitution d'un grand nombre de ces bilans prédictifs par les zététiciens démontre, selon le modèle présenté plus haut, que les succès sont attribuables au hasard dans tous les cas étudiés[réf. nécessaire].

Les résultats étant toujours présentés comme liés au « talent » et à l'expérience de l'astrologue (pour être recevable aux yeux de ses défenseurs, l'analyse doit être faite par un « praticien compétent »). Dès lors, il est impossible d'étudier les méthodes astrologiques actuelles selon les critères scientifiques de reproductibilité[réf. nécessaire].

Cet aspect est vivement critiqué par les sceptiques, cet argument précis étant justement utilisé par les charlatans pour opérer une sélection a posteriori de leurs prédictions[réf. nécessaire].

Il a été démontré par Henri Broch que la variabilité des résultats présentés par des sujets réputés doués correspond précisément aux résultats de prédictions « aléatoires ». Cette démonstration, très facilement reproductible, est consultable dans l'ouvrage Devenez sorciers, devenez savants[122].

Le medium Bertrand Méheust, dans son ouvrage 100 mots pour comprendre la Voyance[123], critique les méthodes zététiciennes, en particulier celles qui sont pratiquées dans l'ouvrage Devenez sorciers, devenez savants, et estime que, dans leur livre, Henri Broch et Georges Charpak citent principalement des expériences spontanées de la vie courante, facilement discréditables, et ignorent l'existence de chaires universitaires de parapsychologies (et donc de travaux parapsychologiques de niveau universitaire) dans beaucoup de pays développés[124] (mais pas en France, cependant) :

« Les auteurs ne se proposent pas d'examiner les travaux de la métapsychique, ce qui aurait été une entreprise constructive. Ils se proposent plutôt de ruiner, dans l'esprit du lecteur non averti, l'idée même qu'une telle entreprise eût pu avoir l'intérêt le plus ténu, en se gardant de lui présenter les éléments qui lui permettraient d'utiliser son jugement. En traitant le sujet sur un ton léger, ils font passer le message qu'il est sans consistance. [...] Les exemples sont toujours pris dans le répertoire non-épuré de la vie quotidienne ; ils ne mettent jamais en scène des parapsychologues au travail dans des situations construites, mais des observateurs naïfs en train de se divertir dans un salon à la fin d'une repas (p. 48). Après avoir ainsi campé l'adversaire, il leur est aisé de dénoncer l'appel universel à l'« expérience personnelle », et l'illusion qu'elle puisse constituer une preuve (p. 38). En bref, ils se comportent comme des experts qui pour accabler la compagnie des eaux, se débrouillent pour effectuer leurs prélèvements en amont de l'usine d'épuration, au lieu de le faire en aval. Tout est l'avenant dans « Devenez sorcier, devenez savant ». Une telle manière de faire relève plus de l'idéologie que de la science. ».

Astrologie et sociétéModifier

Astrologie et religionsModifier

JudaïsmeModifier

 
Mosaïque naïve de la synagogue de Beth Alpha (Israël), Ve et VIe siècles.
 
Le Mishné Torah, manuscrit enluminé (vers 1400).

La Bible hébraïque interdit toute espèce de magie, dont procèdent la nécromancie, la divination et l'astrologie[125]. Dans le Lévitique (19:26) et le Deutéronome (18:10-13), devins et astrologues sont condamnés sans équivoque[125] :

« Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Éternel, ton Dieu[126]. »

La Bible de Jérusalem[127] donne la traduction suivante :

« [10] On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie ; [11] personne qui use des charmes, qui interroge les spectres ou les esprits, qui invoque les morts. [12] Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu, et c'est à cause de ces abominations que Yahvé ton Dieu chasse ces nations devant toi. »

Ces pratiques, qui relèvent de la sorcellerie, sont jugées aussi graves que le sacrifice humain et donc passibles du même châtiment (Lv 20:27)[125] : « Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort[128]. »

Le Livre de Jérémie réitère cette condamnation (Jr 27:9) : « Quant à vous, n'écoutez pas vos prophètes, vos devins, vos songeurs, vos astrologues, vos sorciers[129]. »

Le Talmud recense diverses formes de sorcellerie, toutes punies par le fouet, dont le nikhouch (l'interprétation de signes) et l'onanout (la prédiction astrologique) en Sanh 65 a-b, dans son commentaire de Dt 18[125],[129].

Néanmoins, quelques-unes de ces pratiques ont été tolérées à certaines périodes[129]. Il semble même que la plupart des grands rabbins aient approuvé l'astrologie à l'époque où elle était indissociable de l'astronomie. Le Talmud de Babylone porte la trace de discussions sur sa validité[130]. Par exemple, la date d'une naissance, voire son heure, pouvait être considérée comme favorable ou non en fonction de la présence du Soleil ou d'autres planètes[130]. Le mot mazzal, qui signifie « constellation » au départ, prend peu à peu le sens de « chance » comme dans l'expression mazzal tov (« bonne chance »), alors que le sens initial est « que ta constellation soit bonne »[130]. Toutefois, d'une manière générale, si le Talmud admet que les astres exercent une influence sur le destin des hommes, il considère que les Juifs peuvent s'en affranchir par leur conduite[130].

Les principaux partisans de l'astrologie sont Saadia Gaon, Salomon ibn Gabirol, Abraham ibn Ezra, Nahmanide, le Maharal et Gersonide, même si ce dernier estimait que les astrologues ne savaient pas déchiffrer correctement les astres[130]. L'adversaire le plus résolu de l'astrologie fut Maïmonide, qui écrit notamment, dans le chapitre sur les « Lois de l'idolâtrie » du Mishné Torah (11:9) : « Quiconque se mêle d'astrologie et prévoit son travail ou un voyage sous les auspices fixés par ceux qui examinent les cieux est passible du fouet, car il est écrit (Lv 19:26) : "Vous ne pratiquerez pas l'astrologie"[130]. » Il ajoute : « Toutes ces choses sont mensonges et tromperie, et c'est avec elles que les anciens adorateurs des constellations trompaient les nations pour qu'elles pussent les suivre[130]. »

ChristianismeModifier

Le Livre de la Sagesse appartient aux deutérocanoniques qui ne figurent pas dans le canon des Bibles hébraïque et protestante. En revanche, il fait partie de l'Ancien Testament des Églises catholique et orthodoxe.
Les premiers versets du chapitre 13 suivent les avertissements contre le culte des animaux et mettent en garde contre la vanité des religions païennes[131] :

« Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n'ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître l'Ouvrier. Mais ils ont regardé le feu, le vent, l'air mobile, le cercle des étoiles, l'eau impétueuse, les flambeaux du ciel, comme des dieux gouvernant l'univers. Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu'ils sachent combien le Maître l'emporte sur elles ; car c'est l'Auteur même de la beauté qui les a faites. Et s'ils en admiraient la puissance et les effets, qu'ils en concluent combien est plus puissant celui qui les a faites. Car la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie Celui qui en est le Créateur [132]. »

Jusqu'au chapitre 15, l'auteur énumère différentes croyances dangereuses, dont l'adoration des statues de glaise ou de bois, la divination et les superstitions en rapport avec la navigation, toutes formes d'idolâtrie en opposition avec la grandeur de Dieu[131]. Cette longue critique souligne la vacuité des pratiques polythéistes qui vénèrent des éléments de la création au détriment de leur Créateur[131].

Dès le IIe siècle, la tradition chrétienne[133] a interprété l'épisode des Rois mages comme étant une défaite de l'astrologie par rapport à la naissance du Christ[134].

Le Catéchisme de l'Église catholique affirme : « La consultation des horoscopes, l'astrologie, la chiromancie, l'interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l'histoire et finalement sur les hommes en même temps qu'un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l'honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul. »[135],[136].

IslamModifier

Wilhelm Knappich indique[137] :

« Le Coran ne contient aucune interdiction expresse de l'astrologie à condition que les astres ne soient considérés que comme des signes de la volonté divine et que les prédictions n'aient pas de caractère fatidique. D'ailleurs les astrologues arabes avaient l'habitude de limiter la portée de leurs pronostics en les accompagnant de la formule : Dieu connaît mieux ces choses (que moi) ou encore Dieu seul est Vérité. »

ChamanismeModifier

Selon Laurence Larzul, c'est dans une nouvelle mouvance d'esprit, née des Rencontres d'Eranos (lieu de rencontre de Jung et d'autres personnes dont l'influence a été majeure sur la pensée scientifique du XXe siècle, avec notamment « le père » de l'histoire des religions : Mircea Eliade), ainsi que Wolfgang Pauli, l'un des pères de la théorie quantique, que s'inscrirait l'astrologie contemporaine[138],[139].
En conformité avec son école, qui affirme tenir davantage à la connaissance de soi qu'à la prédiction, Laurence Larzul est en effet venue à une considération plus « chamanique » du rôle de l'astrologue. Elle voit en l'astrologie une forme de « chamanisme évolué » puisque cette connaissance serait fondée sur l'observation des corrélations entre la nature terrestre et les phénomènes cosmiques.
Se heurtant à la controverse, tant face à la science qu'à la religion, elle affirme que la résurgence de la conscience chamanique fait un pont permettant de sortir de l'impasse des sempiternelles querelles occidentales liées à son héritage judéo-chrétien, et permettrait de mieux comprendre le rôle de l'astrologue et de l'astrologie dans la société.
Pour elle, la libération de l'« ethnocentrisme » occidental, qui aurait opposé science et religion dans un débat et un rapport de force où l'astrologie, a trop longtemps joué le rôle de bouc émissaire permettrait de reconsidérer le rôle de l'astrologue.
Elle rappelle qu'à son origine, l'astrologue était « prêtre » et faisait le pont entre le ciel et la terre, tout comme le chaman qui aurait pour charge traditionnelle de protéger son environnement des forces naturelles.
Selon Laurence Larzul, la conscience écologique qui émerge à notre époque inviterait à reconsidérer sous un autre angle ce que la science voit depuis longtemps d'un œil sarcastique. Ce que la science considère comme primitif et archaïque, au sens péjoratif des termes, apparaîtrait aujourd'hui sous un jour plus novateur comme source d'enseignement pour notre époque.
Elle affirme que les connexions de l'astrologie avec le chamanisme pourraient expliquer pourquoi elle a toujours conservé son « assise » populaire, en accord avec un supposé inconscient collectif qui reconnaitrait, intuitivement et maladroitement, la valeur et le bien fondé de sa pratique ancestrale, et ce malgré les oppositions.

Depuis 1999, le chamanisme est reconnu comme religion officielle en Bouriatie où les chamanes officient à l'égal des lamas tibétains[140]. Ainsi, on parle à présent avec davantage de respect des « peuples premiers » perpétuant une tradition chamanique. Un article du Monde diplomatique en fait état[141].

Astrologie et pouvoir politiqueModifier

Dans l'Antiquité romaine, alors même que l'astrologie est très populaire, les astrologues furent mis hors la loi par décret dès 130 avant notre ère. Plus tard, l'empereur Tibère mit en place une législation restrictive des pratiques divinatoires et imposa des critères de qualité à la profession d'astrologue (sous la suggestion de son conseiller Thrasylle de Mendès, lui-même astrologue). Ces législations seront renouvelées un siècle plus tard par Hadrien, lui-même astrologue amateur[réf. nécessaire].

On retrouve la même préoccupation mille ans plus tard, quand Alphonse X, auteur de traités astronomiques et astrologiques, édicte que « La divination du futur par les astres est autorisée pour les personnes correctement formées à l'astronomie »[réf. nécessaire].

Jusqu'à la fin du XXe siècle, en France, le Code Pénal comportait dans sa partie règlementaire l'article R. 34-5°[142] sanctionnant « les gens qui font métier de deviner ou de pronostiquer ». Cet article a été supprimé par la réforme du code pénal, sous la présidence de François Mitterrand (lui-même amateur connu de consultations astrologiques). Notons que la loi sanctionne des pratiques et des faits, non des pensées ; ces interdictions ne s'adressent donc pas à l'astrologie en tant que telle, mais aux troubles sociaux qu'entrainent les pratiques des charlatans[réf. nécessaire].

Astrologie et prédiction de l'avenirModifier

L'idée de base de l'astrologie est que deux personnes nées le même jour à la même heure au même endroit connaîtront des parcours de vie « parallèles », « mais relativement à leur point de départ respectif »[143] (hérédité biologique, milieu d'origine, sexe, etc.).
L'astrologue Arielle Aumont affirme que pour un individu de sexe féminin, le signe lunaire joue un rôle plus important que le signe solaire des horoscopes des journaux et magazines, ce dernier reflétant une vision « masculinisante » de l'astrologie[réf. nécessaire].

Pour le grand public, la distinction entre astrologie et voyance est souvent floue. Cependant, tous les astrologues ne prétendent pas dresser des prédictions formelles. La Fédération Des Astrologues Francophones (FDAF) demande à ses membres de signer un code de déontologie qui interdit les prédictions formelles[144].

L'astrologue André Barbault a écrit qu'en astrologie individuelle, au vu de la multiplicité des plans sur lesquels peut s'exprimer une même tendance susceptible de « déplacement, de déviation, de refoulement ou de sublimation », « nous devons « toujours » placer le pronostic sur le plan intérieur, en termes de sentiments éprouvés » et non en termes d'événements précis[145].

Déterminisme et libre arbitreModifier

Déjà, dans le Tetrabiblos, Ptolémée répond à la critique centrale de l'astrologie, son lien avec le déterminisme, en affirmant : « « Les astres inclinent mais n'obligent pas. » »
De même, il souligne l'importance de la situation de naissance du sujet (hérédité génétique et sociale) dans les interprétations : « Le ciel ne donne pas à l'homme ses habitudes, son histoire, son bonheur, ses enfants, sa richesse, sa femme [...] mais il façonne sa condition. »[réf. nécessaire].

L'astrologue Élizabeth Teissier affirme que le ressort principal du rejet de l'astrologie est la question du déterminisme et de son pendant philosophique, le libre-arbitre[146].

L'astrologue Carol Pilkington affirme qu'une citation semble tout résumer : « « La carte n'est pas le territoire. » ».
Autrement dit, parmi les différentes voies possibles présentées par le thème astrologique, ce n'est que lorsqu'on « choisit » d'en emprunter une qu'on l'expérimente réellement[147][source insuffisante].

PopularitéModifier

Sur le plan sociologique, les croyances associées à l'astrologie sont encore très populaires. Environ 25 % des adultes aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni prennent au sérieux l'astrologie[148][source insuffisante],[149][source insuffisante].
En France, près de 47 % des femmes accorderaient du crédit à l'astrologie[150].
Le biais de confirmation serait la principale raison pour laquelle autant de personnes continuent de croire en l'astrologie[2].

La part de personnes croyant en l'astrologie varie en fonction de l'âge, du sexe, du groupe ethnique, du positionnement politique et du niveau d'études. Ainsi, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à prendre l'astrologie au sérieux. La part de personne croyant en l'astrologie est également plus élevée chez les Noirs et les Hispaniques que chez les Blancs. Les personnes politiquement classées à gauche sont également plus nombreuses à croire en l'astrologie que celle classée à droite. Enfin, plus le niveau d'études d'une personne est faible, plus il est probable qu'elle croie en l'astrologie, par exemple une personne s'étant arrêtée au baccalauréat a sept fois plus de chance de reconnaître un caractère « très scientifique » à l'astrologie par rapport à une personne ayant atteint le grade de Master[151][source insuffisante].

L'engouement d'un public appartenant à toutes les classes sociales, pour une pratique sans effets démontrés, est critiqué par un grand nombre d'épistémologues et de sociologues.

Les représentants des sceptiques (sceptiques anglo-saxons ou français) expliquent l'intérêt pour les horoscopes par l'effet Barnum et ses corollaires[122]. Ces analyses les amènent à considérer publiquement l'astrologie comme une « superstition reposant sur la crédulité des gens »[152].

Effet BarnumModifier

L'effet Barnum (du nom de Phineas Taylor Barnum), aussi appelé effet Forer, et effet puits par Henri Broch (ce dernier en fait l'un de ses arguments majeurs contre l'astrologie[153]) désigne un biais cognitif par lequel un individu a tendance à juger très précise une description de sa personnalité qu'il suppose lui être spécifique mais qui, dans les faits, est suffisamment vague pour correspondre à un vaste ensemble de personnes.

L'étude de l'effet Barnum a porté sur le niveau d'acceptation de faux horoscopes et de faux profils astrologiques[154][source insuffisante].
Ceux qui lisent ces descriptions ne discernent pas les traits de personnalité communs des traits peu communs[155].
Une étude, menée en 2009 par Paul Rogers et Janice Soule, corrobore les enquêtes antérieures sur le sujet et indique que ceux qui croient en l'astrologie sont plus enclins que les sceptiques à accorder de la crédibilité au profil Barnum[156].

De nombreuses études ont démontré que les personnes ayant des connaissances en astrologie ont tendance, par un processus appelé « auto-attribution », à décrire leur personnalité par des caractéristiques compatibles avec leur signe astrologique. L'effet est accru lorsque les personnes sont informées que la description de leur personnalité est utilisée pour parler d'astrologie. Les individus peu au fait de l'astrologie ne montrent pas cette tendance (Eysenck et Nias 1981 et 82)[réf. nécessaire].

Il est connu que le biais de confirmation est un facteur psychologique qui contribue à la croyance en l'astrologie[157][source insuffisante].
Il y a deux formes de biais de confirmation[158][source insuffisante] :

1) Souvent, les partisans de l'astrologie ne parviennent pas à distinguer les messages liés à une maîtrise de l'astrologie de ceux qui ne le sont pas.
2) Selon les études disponibles, ceux qui sont convaincus par l'astrologie ont tendance à se souvenir de façon sélective des prédictions qui ont « marché », et à oublier celles qui se sont révélées erronées.

Comportements induits par la croyance en l'astrologieModifier

Le constat de l'engouement du public invite aussi à une double réflexion sur ses implications économiques (implications de l'astrologie dans les domaines les plus variés, astrologie boursière, astrologie hippique, etc.) et ses effets psychologiques. Selon la revue Sciences et pseudo-sciences éditée par l'Association française pour l'information scientifique, la croyance en l'astrologie pourrait induire une modification significative des comportements de ses adeptes conformant leurs actions avec les « prédictions » de l'horoscope[159],[160][source insuffisante].

Liste des astrologues populaires (francophones)Modifier

BibliographieModifier

Ouvrages générauxModifier

  • 1951 à 2005 : plusieurs éditions de L'Astrologie dans la collection « Que sais-je ? » des Presses universitaires de France (PUF).
    • version 1951 : Paul Couderc (multiples rééditions actualisées jusque dans les années 1980, épuisée) avec une approche scientifique attaquant l'astrologie (en relation avec l'Union rationaliste).
    • version 1989 : Suzel Fuzeau Braesch (retirée de la vente) avec une approche pro-astrologie.
    • version 2005 : Daniel Kunth et Philippe Zarka. Le texte rappelle quelques définitions et évidences et montre ainsi que l'astrologie, par sa méthode, se place en dehors du domaine scientifique.
  • 1971 : Edgar Morin (sous la direction de), Philippe Defrance, Claude Fischler, Lena Petrossian, Le Retour des astrologues, Les Cahiers de l'Obs, 1971 (enquête sociologique).
  • 1982 : Edgar Morin (sous la direction de), Philippe Defrance, Claude Fischler, Lena Petrossian, La Croyance astrologique moderne, diagnostic sociologique, nouvelle édition revue par Claude Fischler, éditions L'Âge d'Homme, 1982.
  • 1986 : Wilhelm Knappich, Histoire de l'astrologie, préface d'André Barbault, éditions Vernal/Philippe Lebaud, 1986, (ISBN 978-2-86594-022-6).
  • 2009 : Nicholas Campion (en), (en) A History of Western Astrology Vol. 1, The Ancient World, Continuum, 2009, (ISBN 978-1-84725-214-2) (first published as The Dawn of Astrology: a Cultural History of Western Astrology Volume 1, Continuum, 2008).
  • 2009 : Nicholas Campion, (en) A History of Western Astrology Vol. 2, The Medieval and Modern Worlds, Continuum, 2009, (ISBN 978-1-84725-224-1).
  • 2013 : Arnaud Esquerre, Prédire : L'astrologie au XXIe siècle en France, Fayard, 2013, (ISBN 978-2-21367-856-6).

Astrologie grecqueModifier

Astrologie romaineModifier

  • 1897 : Auguste Bouché-Leclercq, in Revue historique, 1897, tome 65[12]
  • 1954 : F. H. Cramer, Astrology in Roman Law and Politics, Philadelphie, 1954.
  • 1995 : Béatrice Bakhouche, Alain Moreau et Jean-Claude Turpin, Les astres, tome I : Les astres et les mythes. la description du ciel. Actes du Colloque international de Montpellier (23-25 mars 1995), Publications de la Recherche, Université Paul Valéry - Montpellier III, 320 p. (ISBN 978-2-905397-96-6).
  • 1995 : Béatrice Bakhouche, Alain Moreau et Jean-Claude Turpin, Les astres, tome II : Les correspondances entre le ciel, la Terre et l’homme. Les « survivances » de l’astrologie antique. Actes du Colloque international de Montpellier (23-25 mars 1995), Publications de la Recherche, Université Paul Valéry - Montpellier III, 296 p. (ISBN 978-2-84269-024-3).
  • 1996 : Béatrice Bakhouche, Les textes latins d’astronomie : un maillon dans la chaîne du savoir. Louvain : Peeters, 1996, 347 pages, (ISBN 978-2-87723-292-0).
  • 2002 : Béatrice Bakhouche, L’astrologie à Rome. Louvain : Peeters, 2002, 241 p. (ISBN 978-2-87723-632-4).

Astrologie occidentaleModifier

  • 1573 : Speculum astrologiae. Quod attinet ad judiciariam rationem nativitatum atque annuarum revolutionum: cum nonnullis approbatis Astrologorum sententiis. Rerum catalogum sequens pagina indicabit. [Avec :] - Compendium de stellarum fixarum observationibus. Opus mathematicae studioso utilissimum.- Tabulae resolutae astronomicae de supputandis siderum motibus, secundum observationes Nicolae Copernici, Prutenicarumque Tabularum. Lyon, Phillipe Tinghi (imp. par Pierre Roussin), 1573. Ce « Miroir de l'astrologie » de Francesco Giuntini est, selon Maurice Caillet, « un des plus célèbres et le principal monument de l'Astrologie ancienne ». Ce traité très complet, outre une défense de l'astrologie, donne les nativités de très nombreux personnages célèbres et des tables astronomiques selon Copernic.
  • 1974 : Daniel Verney, Fondements et avenir de l'astrologie, Fayard, Paris, 1974.
  • 1983 : Charles Vouga, Astrologie expérimentale, Édition du Rocher. Une approche « non causale » des « phénomènes astrologiques ».
  • 1991 : Richard Pellard, Manuel d'astrologie universelle, Éditions Dervy 1991. Une approche « rationnelle » et conditionaliste de l'astrologie contemporaine.
  • 1993 : Jacques Vanaise, L'Homme-Univers, éditions Le Cri, Bruxelles, 1993
  • 1996 : Charles Vouga, Une astrologie pour l'Ère du Verseau, Édition du Rocher
  • 2006 : Jean-Patrice Boudet, Entre science et nigromance. Astrologie, divination et magie dans l'Occident médiéval, XIIe-XVe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2006.

Astrologie non occidentaleModifier

  • 1962 : Marguerite Rutten, La Science des Chaldéens, collection Que Sais-je ?, Paris, Presses universitaires de France, 1962.
  • 1985 : Jacques Halbronn, Le Monde juif et l'astrologie, histoire d'un vieux couple, Milan, Archè, 433 pages, 1985.
  • 1996 : Jean Bottéro, L'astrologie mésopotamienne : l'astrologie dans son plus vieil état, dans Béatrice Bakhouche, Alain Moreau et Jean-Claude Turpin, Les Astres. Les astres et les mythes, Montpellier, 1996, tome I, p. 159-182.
  • 2007 : (en) Roger Beck, A Brief History of Ancient Astrology, Blackwell (2007).

Analyse critiqueModifier

  • 1944 : Marcel Boll, L'Occultisme devant la science, collection Que sais-je ?, Paris, Presses Universitaires de France, 1944.
  • 1975 : (en) Bart J. Bok, A critical look at astrology, dans The Humanist, septembre-octobre 1975 (le « manifeste des 186 »).
  • 1982 : Michel Rouzé, La Néo-astrologie au banc d'épreuve, cahier AFIS no 125, septembre, p. 1, 1982.
  • 1983 : Jean-Claude Pecker, 5 réponses à un amateur d'astrologie, L'astrologie et la science, dans La Recherche, no 140, janvier 1983, p. 118 (voir aussi le numéro 142, p. 371-372 ; Astrologie : le débat continue, réponses à G. Preschoux et M. Gauquelin).
  • 1985 : Shawn Carlson (en), A double-blind test of astrology, dans Nature, 318, p. 419-425, 1985.
  • 1986 : Michel Rouzé, L'astrologie mesurée par le physicien, dans Science et Vie, no 825, juin, p. 62, 1986.
  • 1987 : Évry Schatzman, La croyance en l'astrologie et l'honneur de la presse, dans Le Monde, 4-5 janvier 1987, p. 30.
  • 1988: R. Culver & P. Ianna, Astrology: true or false ?, Prometheus books, New York, 1988.
  • 1991 : Henri Broch, Au cœur de l'extra-ordinaire, Éditions Book-e-book[161]. / commentaire biblio : ouvrage consacré aux pseudo-sciences et croyances erronées, avec un long chapitre consacré à l'astrologie, ses principes, ses failles de raisonnement et ses aberrations.
  • 1991 : Frédéric Lequevre, Astrologie : art, Science ou Imposture ?, collection Zététique, Horizon Chimérique, Bordeaux, 1991, (ISBN 978-2-907202-25-1).
  • 1991 : D. Lesueur, L'Astrologie en questions, dans Ciel et Espace, no 254, janvier 1991, p. 32.
  • 1991 : Galipernic Newstein (nom formé avec Galilée, Copernic, Newton, Einstein), L'astrologie ou comment avoir toujours raison, dans Ciel et Espace, no 254, janvier 1991, p. 36.
  • 1992 : Suzel Fuzeau Braesch, La Preuve par deux, Robert Laffont, 1992. / commentaire biblio : livre « pro astrologie ».
  • 1993: Jacques Halbronn, Clefs pour l'astrologie, Éd. Seghers, 1993.
  • 1994 : Jacques Halbronn, article Astrologie, Encyclopædia Universalis, 1994.
  • 1996 : Hervé Drévillon, Lire et écrire l'avenir : l'astrologie dans la France du Grand Siècle, 1610-1715, Editions Champ Vallon, .
  • 2001 : Michel de Pracontal, L'Imposture scientifique en dix leçons, Paris, La Découverte, coll. « Sciences et société », , 335 p. (ISBN 978-2-7071-3293-2, OCLC 46676918).
  • 2004 et 2006 : Jean-Paul Krivine, Mars ne s’intéresse pas aux sportifs, De nouvelles planètes dans la mare des astrologues
  • 2007 : Hugues de Chanay, Impatience dans l'azur : les pages d’horoscopes d'Élizabeth Teissier, dans Ch. Boix (2007, éd.) Manipulation, argumentation, persuasion, Paris, L'Harmattan, p. 295-342.
  • 2007 : S. Bret-Morel, Le déclassement de Pluton, à moyen terme un enjeu majeur pour l'astrologie ? / Les Cahiers du RAMS - Numéro 15 - juillet 2007, suite, suite et fin, 2007. / commentaire biblio : dossier critique sur les questions gênantes que devraient poser prochainement les nouvelles planètes naines à l'astrologie : technique, méthodologie, génération d'un symbolisme astrologique.
  • 2009 : Arkan Simaan, Ces astronomes-astrologues du passé, article paru dans Science et pseudo-sciences, revue de l'Association française pour l'information scientifique.
  • 2019 : Daniel Kunth et Philippe Zarka, L'astrologie est-elle une imposture ?, CNRS éditions, .
  • non daté : L'article astrologie de la Revue encyclopédique remise édité par le collectif remise[162]. Document de synthèse présentant un historique détaillé et sourcé sur la controverse (présentation accessible au discours sceptique).

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Astrologie non occidentaleModifier

Liens externesModifier

Dans les réglages (qui prennent assez peu de temps), faites apparaître le plan de l'écliptique (cercle orange) et vous aurez les constellations zodiacales (astronomiques) et la position des planètes, du soleil et de la lune, même en plein jour (réglage "nuit" à faire).
La position du soleil est censée déterminer le signe zodiacal du moment du thème astrologique (tropical). Ce ciel (astronomique) est le ciel véritable. Il tient compte de l'ayanamsa; ainsi, à l'heure de l'insertion de ce lien externe, le 7 juillet 2019, le soleil est dans les Gémeaux (et non dans le Cancer, du 21 juin au 21 juillet en astrologie tropicale).

Sites critiquesModifier

Sites pro-astrologieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Paul R. Thagard, « Why Astrology is a Pseudoscience », PSA : Proceedings of the Biennial Meeting of the Philosophy of Science Association, vol. 1978,‎ , p. 223–234 (lire en ligne, consulté le )
  2. a b et c Donald Walther, « Vidéo. L'astrologie fonctionne-t-elle ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) « 186 Top Scientists Dismiss Astrologers as Charlatans », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c « L'astrologie à l'épreuve : ça ne marche pas, ça n'a jamais marché ! / Afis Science - Association française pour l'information scientifique », sur Afis Science - Association française pour l’information scientifique (consulté le )
  5. Eysenck, H.J., Nias, D.K.B., Astrology: Science or Superstition? (Penguin Books, 1988), p. 213 : « nous concluons donc que l'astrologie est largement (mais pas entièrement) une superstition » ; cependant, ces auteurs accordent du crédit à ce qu'ils appellent « cosmobiologie » (correspondant surtout aux résultats des recherches statistiques des époux Gauquelin) et se demandent si une « science future » ne serait pas née.
  6. Daniel Kunth et Philippe Zarka, dernier Que sais-je ? paru sur l'astrologie, page 120 :« Qu'en résulte-t-il pour la nature de l'astrologie? Cette question posée par P. Guinard dans son manifeste pour l'astrologie laisse peu de place à la scientificité et évacue tout autant la voyance et la divination (...) De son point de vue, l'astrologie tirerait sa légitimité d'un ordre implicite antérieur à tout discours émergent. Outre l'absence de justification scientifique susceptible de cautionner la pratique des astrologues, les statistiques n'offrent, nous l'avons vu, que des résultats non probants. Le discours astrologique jouit d'une extrême plasticité qui explique sa permanence au cours de l'histoire et sa capacité à s'adapter aux données culturelles des sociétés modernes ou postmodernes. Cette situation la repousse hors du domaine de la science, dans une sphère de pratique fondée sur une croyance ou une révélation, ce qui conduit P. Guinard à proclamer : « On n'apprend pas l'astrologie : on la reçoit soudainement! ». »
  7. (en) Hartmann, Reuter, Nyborg, « The relationship between date of birth and individual differences in personality and general intelligence : A large-scale study », Personality and Individual Differences,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Kelly Dean, « Is Astrology Relevant to Consciousness and Psi? », Journal of Consciousness Studies,‎ (lire en ligne)
  9. https://casa.colorado.edu/~dduncan/pseudoscience/astrology-test.html
  10. (en) Ulla Koch, Mesopotamian astrology : an introduction to Babylonian and Assyrian celestial divination (lire en ligne)
  11. Michael C. LoPresto et Jeffrey Cosmic perspective Bennett, Astronomy media workbook for The Cosmic Perspective, The Essential cosmic perspective by Jeffrey Bennett [et al.], San Francisco : Pearson / Addison Wesley, (lire en ligne)
  12. a et b Auguste Bouché-Leclercq., « L'astrologie dans le monde romain », Revue historique, vol. 65,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. a et b (en) Gibson Reaves, « The Rise and Fall of Astrology », Astronomical Society of the Pacific Leaflets, vol. 10, no 480,‎ , p. 233-240 (lire en ligne)
  14. (en) Lauren Kassell, « Stars, spirits, signs: towards a history of astrology 1100–1800 », Studies in History and Philosophy of Science Part C: Studies in History and Philosophy of Biological and Biomedical Sciences, stars, Spirits, Signs: Towards a History of Astrology 1100-1800, vol. 41, no 2,‎ , p. 67–69 (ISSN 1369-8486, DOI 10.1016/j.shpsc.2010.04.001, lire en ligne, consulté le )
  15. https://muller.lbl.gov/papers/Astrology-Carlson.pdf
  16. (en) Philippe Zarka, « Astronomy and astrology », Proceedings of the International Astronomical Union,‎ (DOI 10.1017/s1743921311002602, lire en ligne, consulté le )
  17. https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=astro
  18. Geoffrey Cornelius et Paul Devereux, Le Langage des étoiles, trad., Gründ, 2004, p. 240-242.
  19. Jean-Marie Durand, Les cieux, premier livre de lecture dans Les Dossiers d'Archéologie, Astrologie en Mésopotamie, no 191, mars 1994
  20. Jacques Halbronn, Serge Hutin, Histoire de l'astrologie, éd. Artefact, 1986, (ISBN 978-2-85199-389-2), p. 172-173.
  21. Marie Delclos, Astrologie : racines secrètes et sacrées, éd. Dervy, 1994, (ISBN 978-2-85076-629-9), p. 100.
  22. Wilhelm Knappich, Histoire de l'astrologie, éd. Vernal/Philippe Lebaud, 1986, p. 47.
  23. Serge Hutin, Histoire de l'astrologie : science ou superstition ?, Marabout Université, 1970, page 45
  24. Wilhelm Knappich, Histoire de l'astrologie, éd. Vernal/Philippe Lebaud, 1986, p. 50.
  25. Michaël Richard (doctorant à l'Université de Paris I), Les Dossiers d'Archéologie no 191, mars 1994
  26. L'astrologie, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1980
  27. Pour une astrologie moderne, Éditions du Seuil, 1977, (ISBN 978-2-02-004663-3), p. 30.
  28. Wilhelm Knappich, Histoire de l'astrologie, éd. Vernal/Philippe Lebaud, (ISBN 978-2-86594-022-6), 1986, p. 49.
  29. Une société d'ecclésiastiques, de littérateurs, de naturalistes, de médecins et de jurisconsultes, Annales de philosophie chrétienne (article : Origine chaldéenne du zodiaque), Paris, Au bureau des annales de philosophie chrétienne, 1832 (procès-verbal de la séance de février 1821) (lire en ligne), tome IV, n° 19 (janvier), pages 39-58
  30. https://www.bibliotecapleyades.net/egipto/egipto_remotosorigenes.htm
  31. L'Astronomie selon les Égyptiens, 1983 (notice BnF no FRBNF36604046 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36604046h.public))
  32. Citation en anglais
  33. : L'astronomie : Évolution des idées et des méthodes, par Guillaume Bigourdon
  34. Éd. Vernal/Philippe Lebaud, (ISBN 978-2-86594-022-6), 1986, p. 22.
  35. Wilhelm Knappich, Histoire de l'astrologie, page 49
  36. Denis Labouré, Les origines de l'astrologie, éd. du Rocher, (ISBN 978-2-268-02731-9), 1997, p. 224-225.
  37. Wilhelm Knappich, Histoire de l'astrologie, éd. Vernal/Philippe Lebaud, (ISBN 978-2-86594-022-6), 1986, p. 96.
  38. James Herschel Holden, A history of horoscopic astrology, American Federation of Astrologers, (ISBN 978-86-6904-638-6), 1996, p. 44 et 48.
  39. Denis Labouré, Les origines de l'astrologie, éd. du Rocher, (ISBN 978-2-268-02731-9), 1997, p. 65.
  40. James Herschel Holden, A history of horoscopic astrology, American Federation of Astrologers, (ISBN 978-86-6904-638-6), 1996, p. 53.
  41. Histoire du développement de la biologie par H. C. D. de Wit, A. Baudière
  42. Secunda secundae, question 95.
  43. Zodiaque du monastère Voroneţ
  44. Voir Jacques Halbronn, Abraham Ibn Ezra, La Sapience des Signes, préface de Georges Vajda, Paris, Éd. Retz, 1977.
  45. Suzel Fuzeau-Braesch, Que sais-je ? no 2481 : L'Astrologie, page 55.
  46. Thierry Miguet, « Images alchimiques du Soleil, de la Lune et des étoiles, commentées à l’aide de textes alchimiques médiévaux », dans Le Soleil, la Lune et les étoiles au Moyen-Âge, Presses universitaires de Provence, coll. « Senefiance », (ISBN 9782821835931, lire en ligne), p. 229–260
  47. a et b « The year 1604 saw Galileo's first and little-known summons by the Inquisition [...] and that he was propounding a doctrine of astral determinism to his wealthy clients. No-one could escape the influence of the stars, he was alleged to be telling them, and it was therefore as well to know one's own future from a chart-reading. Galileo was accused of undue fatalism in his forecasts. For example, Silvestro testified that one reading was for "a man who would live, he said, for another twenty years, and he maintained that his prediction was certain and would inevitably come to pass". Signor Silvestro testified that he never saw Galileo go to mass or confession, but instead "he would go to that Venetian whore of his, Marina". However, Silvestro denied that he had heard any heresy or unbelief from Galileo. This provoked the following recorded exchange :
    Q: You said before that in the nativities that this Galileo makes, he calls his predictions certain; this is heresy. How then can you say that he is a believer in matters of faith ?
    A: I know that he said that and that he calls his predictions from the nativities certain, but I am not aware that this has been declared heresy.»
  48. a et b Kollerstom, Nick Galileo's astrology
  49. Giorgio de Santillana, dans son grand ouvrage, le Crime de Gallilée, explique que ce n'est pas tant son système qui posait le problème, mais son insistance à promouvoir ses observations, sans égards suffisants (en termes stratégiques) aux lenteurs institutionnelles de l'Église, qui aurait pu aussi bien reconnaître ses arguments, mais un siècle plus tard : « Galileo's crime lay in having perceived that change in the "new things" of science could not be so slow as expected. Catholicity did not have world enough and time to make up its mind at leisure... He saw "prematurely"... what ordinary minds like the Vatican astronomers could realize and communicate only a century too late. » p. 233-234.
  50. Paul Feyerabend commente : « The first telescopic observations of the sky are indistinct, indeterminate, contradictory and in conflict with what everyone can see with his unaided eyes. And, the only theory that could have helped to separate telescopic illusions from veridical phenomena was refuted by simple tests. (....) Galileo prevails because of his style and his clever techniques of persuasion, because he writes in Italian rather than in Latin, and because he appeals to people who are temperamentally opposed to the old ideas and the standards of learning connected with them. »Against Method: Outline of an Anarchistic Theory of Knowledge (1975), (ISBN 978-0-391-00381-1), (ISBN 978-0-86091-222-4), (ISBN 978-0-86091-481-5), (ISBN 978-0-86091-646-8), (ISBN 978-0-86091-934-6), (ISBN 978-0-902308-91-6) (Première édition dans M. Radner & S. Winokur, éds., Analyses of Theories and Methods of Physics and Psychology, Minneapolis: University of Minnesota Press, 1970.)
  51. a et b Kepler, Johannes. « Philosophy, and therefore genuine astrology, is a testimony of God’s works and is therefore holy. It is by no means a frivolous thing. And I, for my part, do not wish to dishonor it. » cité dans F Hammer, « Die Astrologie des Johannes Kepler », Sudhoffs Arch. 55 (1971), 113-13
  52. Éric Lindemann L'astronomie Mécanique : une introduction par l'histoire de l'astronomie De Boeck Université, 1999 - 232 pages
  53. « L’astrologie ne lui servait alors qu’à financer sa recherche en astronomie, si l’on en croit cet extrait » : Simaan, Arkan (2009) Ces astronomes-astrologues du passé Association française pour l'information scientifique.
  54. op. cit.
  55. "I have often expressed what an ill-considered thing it is to reject something completely because of its imperfections; for by this process even the science of medicine would not be spared. (...) Some few noteworthy predictions of future events (of a general nature) by prediction of celestial motion are well-founded in our experience.
  56. (en)[PDF]Frazier, James. Contested Iconography: Was Isaac Newton an astrologer, a rational mechanistic scientist, or neither?
  57. Chronology of Ancient Kingdoms, Amended (1728). Cité dans Frazier, James. Contested Iconography: Was Isaac Newton an astrologer, a rational mechanistic scientist, or neither?
  58. Jacques Halbronn, Serge Hutin, L'étrange histoire de l'astrologie, éd. Artefact, 1986, (ISBN 9-782851-993892), p. 252
  59. Pierre Bayle, Pensées sur la comète, paru en 1683
  60. « Que sais-je » sur l'Astrologie.
  61. Jean-Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, éd. Seuil, 1977, (ISBN 978-2-02-004663-3), p. 36.
  62. « Character is destiny », cité notamment par Geoffrey Cornelius, Maggie Hyde et Chris Webster dans Astrology for beginners, éd. Icon Books Ltd, 1995, (ISBN 978-1-874166-26-9), p. 49.
  63. Claude Fischler, La croyance astrologique moderne, L'Âge d'homme, 1981.
  64. Solange de Mailly Nesle, L'Être Cosmique, Dialogue entre l'astrologie et la science, éditions Flammarion, 1985, p. 77-78 & 214.
  65. Dans son livre Le cercle astrologique : Défense et illustration de l'astrologie, Roger-Benoît Jourlin cite Tchouang Tseu : « Quand on dit maintenant le Principe, ce terme ne désigne plus l'être solitaire, tel qu'il fut au temps primordial; il désigne l'être qui existe dans tous les êtres, norme universelle qui préside à l'évolution cosmique. »
  66. Roger-Benoît Jourlin, op. cité, Dervy, 1997, (ISBN 9-782850-769085), page 317.
  67. a et b W.E. Peuckert, L'Astrologie, son histoire, ses doctrine, Petite Bibliothèque Payot, no 378, Paris, 1980, (ISBN 2-228-33780-3).
  68. « Introduction à l'astronomie, contenant les huit livres divisés d'Abu Ma'shar Abalachus », sur World Digital Library, (consulté le )
  69. dans son livre L'ésotérisme, collection Bouquins, éditions Robert Laffont, page 954.
  70. Les-nouvelles frontières de l'astrologie, Éditions du Roche, (ISBN 97822-68058-627), 2006.
  71. http://ramkat.free.fr/ashalb48.html
  72. Margaret Hone, The Modern Text-Book of Astrology, Revised edition, 1978, L. N. Fowler & Co. Ltd., p. 19, 8e paragraphe.
  73. Source : numéro 206 (avril 1998) de la revue Ça m'intéresse, page 67.
  74. John Allen Paulos, La peur des chiffres. L’illettrisme mathématique et ses conséquences, Éditions Ergo press, 1989, p. 91.
  75. Patrice Bouriche (astrologue sidéraliste), L'histoire secrète de l'astrologie (trois tomes). Dans le tome 3 (page 154), il est dit que la grande majorité des logiciels d'astrologie « imposent » d'office (paramétrage par défaut) le zodiaque tropical.
  76. François Villée, Précession des équinoxes et pratique de l'astrologie, Éditions traditionnelles, 1987, p. 7.
  77. Daniel Kunth et Philippe Zarka, opus cité, pages 118 à 120.
  78. Roger Benoît-Jourlin, Le cercle astrologique: Défense et illustration de l'astrologie, éd. Dervy, 1997, (ISBN 978-2-85076-908-5), p. 371.
  79. Nitya Varnes, Tous nés sous une bonne étoile, éd. XO/Plon, 2011, (ISBN 978-2-84563-497-8), ou encore Dane Rudhyar, L'Astrologie de la Personnalité, éd. Librairie de Médicis, 1984, (ISBN 2-85327-006-8), p. 396.
  80. L'astrologie, nouvelle thérapie?
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  82. Comme le montre très clairement Maurice Nouvel, pages 51 et 52 de son livre La vraie domification en astrologie (éd. Pardes, 1991), le Soleil ne se lève exactement à l'est et ne se couche exactement à l'ouest qu'aux deux équinoxes pour un lieu situé à une latitude moyenne ; le reste de l'année, le Soleil se lève au nord-est ou au sud-est et se couche à un endroit qui forme avec ce point de lever une parallèle par rapport à la direction est-ouest.
  83. Georges Charpak et Henri Broch
  84. Aquarius ou la Nouvelle Ère du Verseau, collectif dir. Jacques Halbronn, Paris, Éd. Albatros- L'Autre Monde, 1979.
  85. Carl G. Jung : « The puzzling thing is that there is really a curious coincidence between astrological and psychological facts, so that one can isolate time from the characteristics of an individual, and also, one can deduce characteristics from a certain time » (Dream Analysis 1: Notes of the Seminar Given in 1928-30)
  86. DT 18. 10-12 et peut-être dans GA 5. 19-21 et Ap 21. 8.
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