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Constantin Brâncuși

sculpteur, photographe et peintre franco-roumain
Constantin Brancusi
Edward Steichen - Brancusi.jpg
Constantin Brancusi, photographié par Edward Steichen, dans son atelier de Voulangis (Seine-et-Marne), en 1922.
Naissance
Décès
(à 81 ans)
Paris, France
Autres noms
Brancusi, Constantin Brâncuși
Nationalité
Roumaine, française
Activité
Formation
Maîtres
Wladimir Hegel (d), Antonin Mercié, Ion Georgescu (d), Dimitrie Gerota (en), Auguste RodinVoir et modifier les données sur Wikidata
Représenté par
Lieu de travail
Mouvement
Influencé par
art populaire roumain
Distinctions
Œuvres principales

Constantin Brancusi (en roumain Constantin Brâncuși, prononcé [konstanˈtin brɨnˈkuʃʲ] Écouter), souvent désigné en français par son seul patronyme, Brancusi, né le , à Hobița (ro), dans la commune de Peștișani (ro), dans le județ de Gorj, en Roumanie, et mort le , à Paris, roumain naturalisé français[1] le 15 juin 1952[2], est l'un des sculpteurs les plus influents du début du XXe siècle. Bien que lui-même ne se disant pas abstrait, il est considéré comme ayant poussé l'abstraction sculpturale jusqu'à un stade jamais atteint dans la tradition moderniste et il a également ouvert la voie à la sculpture surréaliste, ainsi qu'au courant minimaliste des années 1960[3].

BiographieModifier

Brancusi naît le , en « Principauté de Roumanie » encore vassale de l’Empire ottoman, deux ans avant que soit reconnue l'indépendance de la Roumanie, dans le village de Hobița, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Târgu Jiu, sixième enfant de Radu Nicolae Brâncuși (1833-1885) et de Maria Brâncuși (1851-1919), des paysans pauvres.

 
La Maison mémoriale Constantin-Brancusi, en 2012.

Aujourd'hui classée monument historique, une très humble habitation en bois de son village natal, Hobița, est aujourd'hui un petit musée, fondé en 1971, la Maison mémoriale Constantin-Brancusi (ro). Son aménagement intérieur traditionnel et sommaire montre au visiteur toute la frugalité de ce qu'étaient les conditions de vie rurales dans la région natale du futur artiste, une contrée malgré tout connue pour sa riche tradition d'artisanat populaire, en particulier la sculpture sur bois, dont les motifs géométriques ancestraux sont souvent visibles dans les créations que Brancusi réalisera en France. Des documents et photographies sur la vie de ce dernier y sont aussi présentés. Cependant, bien que très similaire à l'authentique, il ne s'agit pas de la vraie maison natale de Brancusi ; celle-ci, toujours existante près du musée et elle-aussi classée, est en trop mauvais état pout être visitable.

Il étudie les arts à l'école des arts et des métiers de Craiova (Roumanie) de 1894 à 1898 puis à l'Université nationale d'art de Bucarest de 1898 à 1901. Il obtient sa première commande publique, un buste, de facture classique, représentant le docteur général Charles d'Avila (Carol Davila), qui a été installé à l'hôpital militaire de Bucarest et est le seul monument public du sculpteur à Bucarest. Voulant compléter sa formation à Paris, il part à pied en 1903, passe saluer sa mère à à Hobița, fait étape un temps à Vienne où il travaille dans un atelier en tant que décorateur de meubles et visite des musées de la ville, se familiarisant avec la sculpture égyptienne antique qui influencera ses œuvres futures, puis à Munich ; après être passé par la Bavière et la Suisse, puis pris dans une pluie torrentielle près de Luneville et infecté par une pneumonie, il doit être hospitalisé. Rétabli, il termine son périple en train jusqu'à la capitale française. Il s'y inscrit à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1905. Fervent chrétien orthodoxe, il fréquente l'église roumaine de Paris, participant en tant que servant à la liturgie.

Brancusi photographeModifier

 
L'atelier Brancusi à Paris (1923).

L'atelier de Brancusi est lui-même une œuvre d'art à part entière. L'artiste expose dans son atelier. Chaque œuvre occupe une place bien définie. Déplacer une seule de ces œuvres serait pour lui rompre l'harmonie qui règne dans ce lieu. C'est pourquoi les photographies prises par l'artiste dans son atelier sont un apport inestimable pour la compréhension de son œuvre.

Œuvres (sélection)Modifier

 
Brancusi vêtu en habit liturgique orthodoxe, vers 1905-1906[4].
 
Portrait de Brâncuși, par Amedeo Modigliani.
Billet de banque roumain de 500 lei (1992), recto et verso, illustré par un portrait du sculpteur et certaines de ses œuvres.

Plusieurs musées rassemblent des collections importantes :

Outre l'atelier de Brancusi reconstitué à l'identique au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris, on peut admirer à Târgu Jiu, Roumanie, un parc avec trois de ses plus importantes créations (la Colonne sans fin, La Porte du Baiser, La Table du silence) ou le musée d'art de Craiova.

Au cimetière du Montparnasse à Paris, où Brancusi est enterré (18e division), on peut voir dans une autre partie du cimetière (22e division, au nord du petit cimetière) Le Baiser, une de ses sculptures qui est une des œuvres les plus célèbres de cette nécropole, sur la tombe de Tania Rachevskaïa, une jeune femme russe de 23 ans qui s'est suicidée par amour[6].

Une des œuvres principales de Brancusi est l’Oiseau dans l'espace. Elle est constituée de plusieurs variantes. La volonté du sculpteur était de recréer l'envol d'un oiseau. Cette série a débuté avec la Maïastra, qui fut l'idée première de la série Oiseau dans l'espace. Il associe le vol et son contraire en souhaitant représenter l'« essence du vol ».

« Je n'ai cherché pendant toute ma vie que l'essence du vol. »

— C. Brancusi

Cette série prendra 22 ans de sa vie (de 1919 à 1941). Après 27 pièces de marbre et de bronze, le sculpteur termine sa série en 1941.

« J'ai voulu que la Maïastra relève la tête sans exprimer par ce mouvement la fierté, l'orgueil ou le défi. Ce fut le problème le plus difficile et n'est qu'après un long effort que je parvins à rendre ce mouvement intégré à l'essor du vol. »

— C. Brancusi[7]

Très tôt, les sculptures de Brancusi ont suscité de nombreuses critiques. Dès sa première exposition à New York en 1913, l'artiste est confronté à de multiples appréciations incongrues, telles que « un œuf dur sur un morceau de sucre » ou bien « une descente d'égout accouplée à une cotte de mailles ». La raison de ses critiques n'était autre que la démarcation et l'abstraction des œuvres de l'artiste et ne correspondaient pas à la notion de l'esthétique, telle qu'elle était admise en 1926[8].

En effet, l'épure très poussée, ainsi que les variations avec lesquelles il travaille, dérangent quelque peu les conceptions traditionnelles de la sculpture. Il change ses œuvres de socle, de position, de lieu et les photographie, de sorte qu'il travaille aussi en mettant en relation ses sculptures avec le domaine de l'image, pour faire jaillir d'elles quelque chose de nouveau à chaque entreprise (lumière et espace deviennent ainsi des enjeux importants). Si certains se rient du Roumain, lui n'en tient pas compte et œuvre avec foi sur ces projets éminemment modernes dont l'accomplissement, de par leurs lisseurs polies et leurs allures abstraites, semblent tenir de l'absolu.

Brancuși contre les États-UnisModifier

En 1927, à la suite de la réception d'un objet, dont les autorités douanières des États-Unis (l'United States Customs Service) ne savaient dire s'il s'agissait d'une œuvre d'art ou bien d'une pièce de métal, le célèbre procès « Brancusi contre États-Unis » s'ouvre afin de donner une nouvelle définition de l'art.

Ladite pièce fait 1,35 mètre de long, est de forme mince et fuselée et est polie comme un miroir sur toute sa surface. Si pour certains[9] elle ne semble être rien de plus qu'un objet manufacturé — dont on ignore cependant l'utilité —, pour d'autres il s'agit d'une œuvre d'art dont la beauté est égale à celles exposées dans les musées les plus connus du monde.

La volonté première de ce procès est surtout de poser les questions suivantes : « Quels sont les critères pour juger de la notion d'œuvre d'art ? », « À quoi reconnait-on l'artiste ? », « Qui est juge en la matière ? »[8].

ContexteModifier

Depuis 1913, la législation américaine exonère de droits de douane tout objet ayant le statut d'œuvre d'art. Cela entraîne que les œuvres de Brancusi doivent être reconnues comme œuvres d'art afin de ne pas être taxées. De 1914 à 1926, l'œuvre de Brâncusi commence à devenir de plus en plus abstraite.

C'est en 1926 que débute vraiment la question de la reconnaissance des œuvres de Brancusi. Il ne s'agit pourtant pas de la première déconvenue de Brâncusi avec les douanes américaines. Auparavant, l'artiste avait à ses côtés l'avocat John Quinn, également collectionneur de ses œuvres, qui indiquait qu'il s'agissait d’œuvres d'art à chaque arrivée d’œuvre dans le pays. Mais à la suite de son décès prématuré, les œuvres ne bénéficient plus de cette protection. C'est pour cette raison qu'en octobre 1926, à la suite de l'arrivée d'une vingtaine d’œuvres sur le territoire américain, les autorités douanières, perplexes, saisissent les sculptures.

Afin de récupérer ce qui lui appartient de droit, Brancusi est sommé de payer la somme de 4 000 dollars. Grâce à l’intervention de personnes influentes[10], les frais sont annulés. Cependant les douanes américaines décident de taxer à 40 % de leur valeur les pièces qui seront vendues sur le territoire américain. En faisant cela, les autorités ne reconnaissent pas le statut d’œuvre d'art aux pièces de Brancusi. Le problème éclate lorsqu'Edward Steichen, vieil ami de Brancusi, doit payer 240 dollars pour conserver le bronze, Oiseau dans l'espace, qu'il possède.

En apprenant la nouvelle, Brancusi demande à son ami Marcel Duchamp de réagir, afin de pouvoir réparer l'erreur commise et « exposer publiquement le tout ensemble ». Par la suite, d'autres sculptures de Brancusi sont saisies par la douane et Duchamp finit par faire appel. De nombreux noms du monde de l'art à New York sont mobilisés et l’Oiseau de Steichen est utilisé en guise de pièce à conviction. L'enjeu n'est pas simplement lié à la seule pièce qu'est l’Oiseau, mais plutôt à tout le monde de l'art et à la libre circulation des œuvres.

Le procèsModifier

Déroulement du procèsModifier

Le procès se déroule de la façon suivante : dans un premier temps, les témoins cités par Brancusi sont interrogés le 21 octobre 1927. S'ensuit l'interrogatoire et le contre-interrogatoire de Brancusi, le 21 novembre 1927 à Paris. Par la suite il y a l'interrogatoire des témoins cités par les États-Unis, le 23 mars 1928. Après cela, les avocats de Brancusi donnent leur conclusion, il y a le mémoire en faveur de Brancusi, puis les conclusions de l'avocat des États-Unis et, pour terminer, le jugement le 26 novembre 1928[11].

Les témoinsModifier

Les témoins cités par Brancusi sont des experts en art moderne : Edward Steichen, artiste, collectionneur et marchand ; Jacob Epstein, sculpteur ; Forbes Watson, rédacteur en chef de la revue The Arts ; Frank Crowninshield, rédacteur en chef de la revue Vanity Fair ; William Henry Fox, directeur du Brooklyn Museum, et enfin Henry Mc Bride, critique d’art au Sun et à The Dial.

Pour les témoins cités par le défendeur (en l’occurrence le gouvernement), il s’agit uniquement de deux sculpteurs : Robert Ingersoll Aitken et Thomas H. Jones.

Les témoins sont tous des spécialistes de l'art, néanmoins de nombreuses divergences d'opinion sont apparues au cours du procès.

Les divergences d'opinionModifier

La défense et le plaignant s'opposent sur la question de la définition des limites de l'art, c'est-à-dire qu'est-ce qui peut être considéré comme une production artistique. Les deux parties s'interrogent sur les critères qui définissent une œuvre d'art, par exemple la ressemblance avec la nature, l'intervention personnelle de l'artiste, les qualifications de l'auteur de l'œuvre ou l'absence de fonction utilitaire. La défense apporte une série d'arguments pour prouver que la sculpture n'est pas une œuvre d'art : le manque de ressemblance de la sculpture avec un oiseau, le manque de qualification des témoins des plaignants pour juger l'œuvre, le caractère marginal du travail de Brancusi et l'absence de beauté. Ce à quoi le plaignant répond que l'œuvre appartient à un nouveau courant artistique qui ne repose pas sur l'imitation, que les témoins de la défense ne sont pas qualifiés, que Brancusi est un artiste mondialement reconnu et que la beauté est subjective.

La décision de la justiceModifier

Le jugement est rendu le 26 novembre 1928 et déclare que l'objet présenté ici, l’Oiseau dans l'espace, est bien une œuvre d'art. Le juge affirme qu'une « école dite d'art moderne s'est développée dont les tenants tentent de représenter des idées abstraites plutôt que d'imiter des objets naturels. Que nous soyons ou non en sympathie avec ces idées d'avant-garde et les écoles qui les incarnent, nous estimons que leur existence comme leur influence sur le monde de l'art sont des faits que les tribunaux reconnaissent et doivent prendre en compte[11] ». On assiste à la reconnaissance d'une nouvelle conception de l'art et son intégration dans le domaine juridique.

En raison de son caractère purement esthétique, de sa beauté, et du fait que son auteur est un artiste professionnel, la sculpture est considérée comme une œuvre d'art et bénéficiera de la franchise douanière prévue par le tarif Fordney-Mac Cumber de 1922.

Les conséquencesModifier

Le procès Brancusi contre les États-Unis a une influence dans le domaine juridique et dans celui de l'art. Le droit se heurte à la définition de l'art et à son évolution, qui n'a pas cessé de modifier les critères de qualification de l'œuvre d'art. Marcel Duchamp et ses ready-mades ont remis en question la conception de l'art qui prévalait jusqu'alors. En effet, l'art conceptuel suit des règles différentes de celles de l'art qui existait jusqu'alors. Les frontières de l'art sont élargies pour intégrer une nouvelle conception de l'art qui cherche à représenter des idées abstraites plutôt qu'imiter la nature. Le verdict du procès mène vers une remise en cause des critères d'appréciation des douanes et vers une nouvelle vision de l'art, ou du moins vers un élargissement des limites de ce qui peut être considéré comme artistique[11]. La loi s'adapte aux nouvelles pratiques artistiques et reconnaît une nouvelle définition de ce qu'est l'art.

« La sculpture, bien que ne présentant pas de ressemblance évidente avec un être vivant […] a été déclarée en tant qu'œuvre d'art, et bénéficie donc d'une franchise douanière totale en vertu de l'article 1704 du Tariff Act de 1922. Elle a été taxée par l'inspecteur des douanes à 40 % de sa valeur au titre d'objet métallique relevant de l'article 399 de ladite loi. L'article dispose que sont considérées comme des sculptures “des productions de sculpteurs professionnels en bronze, en marbre, […] taillées ou sculptées, et en tout cas travaillées à la main […]”[11]. »

Notes et référencesModifier

  1. https://www.lexpress.fr/culture/livre/l-envol-du-bronze_798560.html
  2. (ro) https://adevarul.ro/locale/alexandria/2000-kilometri-jos-pretul-platit-constantin-brancusi-viziunea--nasului-generalului-carol-davila-1_55a3b5eaf5eaafab2c87d8a6/index.html
  3. (en) Alex Potts, The Sculptural Imagination: Figurative, Modernist, Minimalist, Yale University Press, 432 p. (ISBN 978-0300088014), p. 127-139.
  4. Photo collection Botarro.
  5. Voir sur centrepompidou.fr.
  6. Le Baiser sur bluetravelguide.com.
  7. Marielle Tabart, Brancusi. L'inventeur de la sculpture moderne, Éditions Gallimard, cf. bibliographie.
  8. a et b Brancusi contre États-Unis. Un procès historique, 1928, Éditions Adam Biro, cf. bibliographie.
  9. Brancusi contre États-Unis…, p. 7, cf. bibliographie.
  10. Brancusi contre États-Unis…, p. 8, cf. bibliographie.
  11. a b c et d Voir sur reds.msh-paris.fr.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Radu Varia, Brancusi, Éditions Gallimard, coll. « Livres d'art », 1989, 319 p. (ISBN 978-2070111619)
  • Constantin Brâncuși. Photographe, texte d'Elizabeth A. Brown, Éditions Assouline, Paris, 1995 (ISBN 2-908228-23-8)
  • Brâncuși contre États-Unis. Un procès historique, 1928, d'après les minutes du procès ; préface de Margit Rowell, postface et fortune critique d'André Paleologue, traduction de Jocelyne de Pass, Adam Biro, Paris, 1995 (ISBN 2-87660-164-8) Adaptation théâtrale d'Éric Vigner, 50e festival d'Avignon, Centre Pompidou, Paris, 1996
  • Marielle Tabart et Doïna Lemny, L'Atelier Brancusi. La collection, Paris, Centre Georges-Pompidou, 1997, 288 p.
  • Marielle Tabart, Doïna Lemny et Marie-Luce Nemo, L'Atelier Brancusi, Paris, Centre Georges-Pompidou, 1997, 76 p.
  • Barbu Brezianu, Brancusi en Roumanie , Bucarest, Éditions Bic All, 1998 (ISBN 973-571-201-6)
  • Barbu Brezianu et Sidney Geist, Brancusi. Le Baiser, carnet de l'atelier Brancusi, Centre Georges-Pompidou, Paris, service commercial, juin 1999 (ISBN 978-2844260246)
  • Marielle Tabart, Brancusi. L'inventeur de la sculpture moderne, Éditions Gallimard, coll. « Découvertes », 2001 (ISBN 2-07-053321-2)
  • Pierre Cabanne, Constantin Brancusi, Éditions Terrail, 2002 (ISBN 2-87939-241-1)
  • Paul Rezeanu, Brancusi à Craiova, Editura Arc 2000, Bucarest, 2002 (ISBN 973-99717-7-6)
  • Marielle Tabart, Doïna Lemny et Anne-Marie Zucchelli-Charron, « La Dation Brancusi. Dessins et archives », exposition présentée au Centre Pompidou (Paris), Galerie d'art graphique, 25 juin-15 septembre 2003 (Paris), Centre Georges-Pompidou, 2003
  • Évêque Calinic, Brancusi et le psaume de la création, Paris, éditions Beauchesne, 2004
  • Doïna Lemny şi Cristian-Robert Velescu (éd.), Brâncuşi inedit : însemnări şi corespondenţă românească, Bucureşti : Humanitas, 2004, 491 p.
  • Doïna Lemny, Constantin Brancusi, Paris, Oxus, 2005, 316 p.
  • Victor Crăciun, La Petite Maïastra, Editura Liga Culturală Pentru Unitatea Românilor de Pretutindeni et l'Editure Semne, Bucarest, 2006
  • Victor Crăciun et Constantin Târziu, Brâncuși și Biserica Ortodoxă Română din Paris (Brâncuși et l’Église orthodoxe roumaine de Paris), Editura Liga Culturală Pentru Unitatea Românilor de Pretutindeni et l'Editure Semne, Bucarest, 2007 (ISBN 978-973-624-545-9)
  • Victor Crăciun, Estesisul Teologal Brâncușian, Editura Liga Culturală Pentru Unitatea Românilor de Pretutindeni et l'Editure Semne, Bucarest, 2008 (ISBN 978-973-624-572-5)
  • Doïna Lemny, Brancusi et Gaudier-Brzeska. Points de convergence, Paris, l'Échoppe, 2009, 47 p.
  • Victor Crăciun :
    • Măiestrele și Brâncuși (Les Oiseaux Maiestrele et Brancusi), le centenaire de Brancusi, édité avec le soutien de l’UNESCO et de l’Académie roumaine, Editura Liga Culturală Pentru Unitatea Românilor de Pretutindeni et l'Editure Semne, Bucarest, 2010 (ISBN 978-973-624-936-5)
    • Portretul-Autoportret Brâncuși de Milita Petrascu si Brâncuși, Versiunea 1938 (Le Portrait. Autoportrait de Brancusi, par Milita Petrascu et Brancusi, version 1938), éditée avec le soutien de l’Académie roumaine et le Conseil National du Renseignement Supérieur (CNCSIS), Editura Liga Culturală Pentru Unitatea Românilor de Pretutindeni et l'Editure Semne, Bucarest, 2011 (ISBN 978-606-15-0113-7)
  • Doïna Lemny :
    • Brancusi. Au-delà de toutes les frontières, Lyon, Fage, 2012, 167 p.
    • Constantin Brancusi, 1876-1957, Paris, Centre Georges-Pompidou, 2012, 95 p.
  • Serge Fauchereau, Sur les pas de Brancusi : De Tîrgu Jiu à Philadelphie, via l'impasse Ronsin, édition revue et augmentée, 2013
  • (ro) Tretie Paleolog, De vorbă cu Brâncuși despre "Calea Sufletelor Eroilor", Sport-Turism, , 107 p.

Article connexeModifier

Liens externesModifier