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Altkirch

commune française du département du Haut-Rhin

Altkirch (prononcé [altkirç] ou [altkirʃ ]) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Altkirch
Centre historique.
Centre historique.
Blason de Altkirch
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
(sous-préfecture)
Canton Altkirch
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Sundgau
Maire
Mandat
Nicolas Jander (UDI)
2017-2020
Code postal 68130
Code commune 68004
Démographie
Gentilé Altkirchois, Altkirchoises
Population
municipale
5 738 hab. (2014)
Densité 601 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 26″ nord, 7° 14′ 25″ est
Altitude Min. 274 m
Max. 392 m
Superficie 9,54 km2
Localisation

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Altkirch
Liens
Site web www.mairie-altkirch.fr

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Altkirch est la capitale du Sundgau.

Ses habitants sont appelés les Altkirchois et les Altkirchoises.

Elle a le statut de sous-préfecture.

Sommaire

GéographieModifier

 
Vue du ciel.

La ville d'Altkirch est située au sud de l'Alsace, à proximité de la Suisse, de l'Allemagne et de la porte de Bourgogne. La ville est traversée par l'Ill dont la vallée peu encaissée lui permet d'être facilement accessible. Elle est entourée de forêts et de collines fertiles adossées aux contreforts du Jura alsacien.

Le territoire communal repose sur le bassin houiller stéphanien sous-vosgien[1].

Communes limitrophesModifier

LocalisationModifier

Altkirch s'est développée près d'un carrefour de routes. Voici quelques distances la séparant de villes voisines :

La voie ferrée Belfort-Mulhouse passe également à proximité et rejoint la vallée de l'Ill à Altkirch.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Aldechiarcum au XIe siècle[2],[3], Altckirch en 1102[4].

La première mention latinisée semble représenter une forme dialectale *Aldekiah, à moins qu'il ne s'agisse que d'une cacographie. Les deux éléments du toponyme sont clairement identifiés par les toponymistes : alt « vieux » et kirch « église »[5],[6]. En fait, il s'agit d'une forme contractée de alte kirche, vieux haut allemand alta kirihha.

Toutefois, l'étymologie d'Altkirch est contestée. Alt pourrait provenir du latin altus, qui signifie « haut »[7].

La commune se nomme Àltkelch en alsacien[8], Àltkírech en alémanique.

HistoireModifier

Altkirch fut fondée au XIIe siècle et dépendait des comtes de Ferrette qui firent construire le prieuré Saint-Morand dépendant d'abord du chapitre canonial.

À partir de 1215, Altkirch se dote de remparts munis de tours et de 3 portes. La tour du Schlaghaus et la porte de Belfort, également appelé Vieille Porte, en sont des vestiges.

En 1648, Altkirch devient française par les traités de Westphalie.

Jusqu'en 1789, les Protestants étaient interdits de séjour à Altkirch et sa région. Toutefois, après la Révolution française, des industriels protestants s'installèrent avec une main d'œuvre venant principalement de Suisse et protestante.

Au début du XVIe siècle, les juifs étaient interdits de séjour à Altkirch et sa région. Toutefois ils avaient le droit de passer la journée pour faire du commerce. Ensuite ils rejoignaient leur domicile principalement à Durmenach et Hégenheim.

Jusqu'en 1845, l'église d'Altkirch occupait l'emplacement de l'actuelle place de la République et le château se trouvait sur l'actuelle place de l'Église.

Lors du Judenrumpel de 1848, la synagogue est pillée et endommagée. Elle sera restaurée en 1850.

Après l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, la population protestante augmenta. Un temple fut alors construit en 1879.

Durant la Première Guerre mondiale, dans la matinée du , l'armée française s'empare de la ville d'Altkirch et se déplace vers le nord le jour suivant, gagnant le contrôle de Mulhouse grâce à un repli stratégique des Allemands. Un odonyme local (Rue du 7-Août) rappelle cet événement.

La commune a été décorée le 2 novembre 1921 de la croix de guerre 1914-1918[9].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la 1re armée française, commandée par le général de Lattre de Tassigny, forgée en Afrique et en Italie, débarquée en Provence et grossie des Forces françaises de l'intérieur, libère Altkirch le 21 novembre 1944 dans sa marche victorieuse au Rhin et au Danube.

Histoire industrielleModifier

Vers 1856, Emanuel Lang[10], Jacques Lang, Gabriel Lang et M. Bloch tous originaires de Durmenach, installent un atelier de tissage, avec 4 métiers à tisser, dans l'ancien moulin à eau de Waldighofen[11].
En 1865, la société Les fils d'Emanuel Lang voit le jour.
En 1870, la société emploie 300 personnes et 550 métiers à tisser. Après la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, l'usine de Waldighofen ferme et la société quitte le Sundgau pour s'établir à Nancy où ils construisent une importante usine[12].
En 1888, l'usine de Waldighofen est rouverte par Raphaël Lang qui y fait construire la cheminée, toujours visible de nos jours[13].
En 1908, Paul Lang crée une filature et un tissage à Hirsingue, sous le nom de Lang Frères, agrandis en 1912 et endommagés par un incendie le 23 février 1916.
Après la Première Guerre mondiale, l'Alsace redevenue française, la famille décide de réunir les usines de Nancy, de Waldighofen et de Hirsingue sous le nom de Établissements des fils d'Emanuel Lang.
Jusqu'en 1962, la petite société familiale prospère et fait prospérer les régions où elle est installée. En 1963, elle rachète l'usine textile Schlumberger-Steiner située à Roppentzwiller, fondée par Camille Gabriel Schlumberger et Charles Frédéric Steiner. En 1968, elle rachète l'usine de filature et de tissage Xavier Jourdain, fondée en 1827 et située à Altkirch. L'entreprise prend alors le nom de Siat[14] et Lang. En 1971, l'usine Schlumberger-Steiner de Roppentzwiller ferme ses portes. L'entreprise se recentre alors sur les tissus de haute couture.
En 2003, la Société Industrielle Altkirchoise de Textile-Lang licencie, dans un premier temps, 87 employés sur 2 de ses 3 établissements puis deux mois plus tard 115 autres salariés des sites de Hirsingue et d'Altkirch.
En 2005, l'entreprise, qui emploie encore 370 salariés, est placée en redressement judiciaire.
En 2006, une nouvelle procédure de dépôt de bilan est lancée à l'encontre de Siat et de ses 3 sites (Cernay, Hirsingue, Altkirch) et est placée sous administration judiciaire.
En 2007, afin d'apurer les dettes, l'usine SIAT d'Altkirch cesse toute activité et les ateliers sont démolis. L'entreprise, qui n'emploie plus que 173 salariés, se concentre sur Hirsingue, mais l'usine est scindée en deux entités : Siat et Lang pour la création et la vente de tissus et S&L Productions pour la teinture et le tissage.
En avril 2009, un incendie se déclare dans l'unité de production. En août, le tribunal de grande instance de Mulhouse prononce la liquidation des 2 entreprises. En octobre, le plan de reprise est accepté par le tribunal mais il s'accompagne de 90 licenciements supplémentaires. L'entreprise prend le nom de Virtuose SAS et reste à Hirsingue.
Après deux années positives, la flambée des cours du coton met l'entreprise de nouveau en difficulté. En décembre 2012, la municipalité d'Hirsingue propose une aide de 655 000 euros à travers une offre de leaseback.
En avril 2013, le tribunal de Mulhouse prononce la liquidation judiciaire de la société Virtuose et rejette le plan de reprise qui aurait pu sauver 35 des 58 emplois. En mai, 13 salariés font encore tourner l'usine d'Hirsingue afin d'honorer les dernières commandes et de fermer définitivement ses portes en juin 2013[15].
Le 5 juin 2013, la Cour d’appel de Colmar confirme la liquidation. Le 26 juin, une poignée de personnes employées par une société d’intérim assure la production d’une commande pour Mark & Spencer. Parallèlement, Pierre Schmitt et Christian Didier, les repreneurs potentiels, poursuivent leurs négociations pour pérenniser le redémarrage de l’entreprise qui reprend son nom historique d’Emanuel-Lang. Le 10 octobre 2013[16] a lieu la vente aux enchères des machines qui sera annulée suite aux manifestations d’élus, d'ancien salariée et d'habitants. Le 18 octobre 2013[17], visite sur le site de Hirsingue du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui annonce la mobilisation des services de l’État pour permettre la reprise de l’entreprise par Pierre Schmitt. Le 21 novembre[18], le juge commissaire de la chambre commerciale accepte le rachat des actifs au prix de 1,510 million d’euros incluant l’ensemble du parc des machines, le stock de chemises, la marque et les brevets.

HéraldiqueModifier


Les armes d'Altkirch se blasonnent ainsi :
« D'azur à l'église d'argent flanquée à dextre d'un clocher à bâtière du même sommé d'une croisette d'or, le tout maçonné de sable, essoré de gueules, ouvert et ajouré du champ, posé sur une terrasse de sinople. »

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs à partir de 1901
Période Identité Étiquette Qualité
1901 1910 Albert Durthaller - -
1910 1918 Joseph Brunner - -
1919 1940 Paul Jourdain AD puis UDR Député (1919-1927) puis sénateur (1927-1944)
Ministre du travail (1920-1921, 1924)
Ministre des anciens combattants (1925-1926)
1940 1944 Thorn NSDAP -
1944 1945 Eugène Holstein - -
1945 1952 Charles Édouard Amiot MRP Sénateur (1946-1948)
1952 1965 Eugène Holstein - -
1965 1983 Raymond Muller - -
1983 2017 Jean-Luc Reitzer RPR puis UMP-LR Député depuis 1988, président de la communauté de communes d'Altkirch
2017 en cours Nicolas Jander UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Finances localesModifier

Cette sous-section présente la situation des finances communales d'Altkirch[Note 1],[19].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal d'Altkirch s'établit à 10 893 000 € en dépenses et 10 869 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 7 026 000 € de charges (1 183 € par habitant) pour 7 870 000 € de produits (1 325 € par habitant), soit un solde de 843 000 € (142 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une somme de 3 060 000 € (44 %), soit 515 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 482 € par habitant en 2011 et un maximum de 521 € par habitant en 2010 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur totale de 4 723 000 € (60 %), soit 795 € par habitant, ratio supérieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (666 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 724 € par habitant en 2011 et un maximum de 795 € par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité d'Altkirch[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une somme de 2 800 000 € (72 %), soit 472 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 212 € par habitant en 2010 et un maximum de 476 € par habitant en 2009 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une somme de 1 067 000 € (28 %), soit 180 € par habitant, ratio supérieur de 82 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (99 € par habitant).

Les ressources en investissement d'Altkirch se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une valeur de 1 500 000 € (50 %), soit 253 € par habitant, ratio supérieur de 158 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (98 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2011 et un maximum de 370 € par habitant en 2012 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur de 265 000 € (9 %), soit 45 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

L'endettement d'Altkirch au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour 13 872 000 €, soit 2 336 € par habitant, ratio supérieur de 109 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 116 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 2 233 € par habitant en 2011 et un maximum de 2 577 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour 1 654 000 €, soit 279 € par habitant, ratio supérieur de 98 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (141 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 233 € par habitant en 2011 et un maximum de 460 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur de 1 141 000 €, soit 192 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (223 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 135 € par habitant en 2009 et un maximum de 243 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 12 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 7 années en 2002 et un maximum élevé d'un montant de 23 années en 2007.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21],[Note 11].

En 2014, la commune comptait 5 738 habitants, en diminution de -0,62 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 814 1 625 2 184 2 215 2 819 3 028 3 207 3 495 3 611
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 414 3 224 3 193 2 933 3 007 3 100 3 242 3 402 3 315
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 298 3 392 3 491 3 008 3 680 3 614 3 525 3 807 4 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 246 5 118 5 319 5 268 5 090 5 386 5 526 5 774 5 738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

La ville compte une cimenterie du groupe suisse Holcim[24].

Recensement du patrimoine lié à l'activité de la villeModifier

  • Ancien moulin de la ville, 36 rue de France[25].
  • Ancien moulin 6 rue du Moulin[26].
  • Moulin de l'Ill, 25 rue Saint-Morand[27].
  • Usine de céramique de la compagnie Charles Hanser[28].
  • Immeuble Nansé-Winter[29].
  • Demeure, villa et bureaux Gilardoni[30],[31].
  • Relais de poste[32].
  • Halle aux blés[33].
  • Hôpital Saint-Morand[34].
  • La gare d'Altkirch.
Article détaillé : Gare d'Altkirch.

EnseignementModifier

La ville d'Altkirch a un collège, le collège Lucien-Herr, et un lycée public d'enseignement secondaire, le lycée Jean-Jacques-Henner.

Lieux et monumentsModifier

 
Rue du Général-de-Gaulle.
 
Synagogue d'Altkirch.
 
Fontaine de la Vierge.

Patrimoine religieux

  • Le Prieuré de Saint-Morand[35].
Article détaillé : Prieuré Saint-Morand.
  • L'église Saint-Morand[36],[37].
  • La chapelle oratoire Saint-Morand[38] : au premier étage de l'hôpital Saint-Morand se trouverait l’ancienne cellule du saint, une petite pièce de 5 mètres sur 6, que les Jésuites remanièrent lors de la reconstruction du couvent. La cellule est devenue une chapelle aux murs et au plafond recouverts de fresques baroques. La plus grande, « l'Ascension de Sain-Morand », représente le saint montant au ciel. Elle a été peinte au plafond de la chapelle baroque Saint-Morand par Giuseppe Appiani (1700-1786).
  • La chapelle du Repos-de-Saint-Morand[39].
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption[40] a été conçue par l'architecte Louis-Michel Boltz[41] et ses orgues actuelles de Joseph Rinckenbach[42],[43].
  • Le cimetière Saint-Morand[44],[45],[46] .
  • La synagogue, 2e quart XIXe siècle (1834)[47],[48],[49].
  • Le cimetière juif[50].
  • Le temple de réformés[51], et ses orgues[52].
  • Le cimetière militaire[53].
  • La fontaine de la Vierge[54],[55] : sur la place de la République, face aux deux bâtiments renaissance de la mairie et du musée sundgauvien, se trouve une fontaine dessinée par Charles Gutzwiller, maître de dessin de Jean-Jacques Henner. Au centre de cette fontaine, on peut admirer une statue de la vierge datant du Moyen Âge. Cette statue a été sculptée en l'honneur d'une apparition de la Vierge qui a fait fuir les assaillants de la ville.

Patrimoine civil

  • Château-fort[56].
  • Les remparts[57] : le centre-ville était entouré de remparts et de tours de garde dont il reste de nombreux vestiges[58],[59],[60]. Le château qui se trouvait à l'emplacement actuel de l'église Notre-Dame, a été rasé au XIXe siècle. Parmi les vestiges, on peut noter la « vieille porte », la tour Bloch, mais aussi, une petite maison carrée, à moitié à l'abandon, située derrière l'église. Cette maison est le dernier témoin du château d'Altkich.
  • Les toits : depuis la colline du Roggenberg, il est possible de voir les toits du centre-ville, construits en tuiles plates.

Autres lieux et patrimoines

  • Le Musée sundgauvien d'Altkirch retrace l'histoire du Sundgau et de la ville d'Altkirch. Situé juste à côté de l'hôtel de ville, dans un bâtiment de la Renaissance ayant appartenu au bailli d'Altkirch[61], il présente des maquettes d'Altkirch à travers les temps, des costumes d'époque, des œuvres d'arts d'artistes réputés locaux (Jean-Jacques Henner, Léon Lehmann, etc.)[62].
Article détaillé : Musée sundgauvien.
  • Le CRAC, Centre rhénan d'art contemporain présente en permanence des expositions d'art actuel.
  • La Forêt enchantée d'Altkirch prend forme au début du mois de décembre et s'achève au début du mois de janvier. Elle occupe une grande partie de la ville et met en scène les différentes légendes sundgauviennes à travers des personnages de grandes tailles. Le spectacle est doublé d'un éclairage qui valorise la scène et de bandes sons en plusieurs langues qui racontent les légendes du Sundgau et de la région.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Le géographe Xavier Hommaire de Hell, né à Altkirch en 1812.

Célèbres résidentsModifier

Sports et loisirsModifier

KKO FestivalModifier

Le KKO Festival organise toute l'année, dans le cadre de l'association du Forum des Jeunes, plusieurs manifestations culturelles et artistiques dans la ville (installations intérieures et extérieures, résidences d'artistes, festival du court-métrage d'Altkirch depuis 2001…).

Festival de l'amitiéModifier

Depuis 2006, un week-end au mois de juin, se déroule un festival de l'amitié organisé par plusieurs sponsors. Il s'agit d'un concert gratuit.

FanfareModifier

 
Fanfare des Hussards d'Altkirch (nouveaux uniformes réalisés en 2011 par les Ateliers du Chat Botté, selon l'ordonnance d'habillement du régiment vers 1810).

Le 11 novembre 2000, la Fanfare de cavalerie du 8e régiment de hussards est recréée sous forme associative avec l'appellation « Fanfare des Hussards d'Altkirch »[64]. Elle est l'une des toutes dernières fanfares de cavalerie traditionnelle de France. Cette formation est composée d'une vingtaine de nostalgiques et anciens musiciens appelés ou engagés, venant des quatre coins du département.

US AltkrichModifier

Article détaillé : Union sportive Altkirch.

Le club de handball de l'Union sportive Altkirch a notamment évolué 10 saisons en championnat de France entre 1969 et 1981.

JumelagesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Altkirch.
  11. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communesModifier

RéférencesModifier

  1. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône, (lire en ligne), p. 184-185.
  2. Dans hagiographie de Saint Hugues
  3. Ernest Nègre, Toponymie generale de la France, 2e volume, Droz, 1996, page 726.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 12b sous Altenbach
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  7. « Altkirch. », sur Chateauxforts-alsace.org
  8. Villes et villages du Haut-Rhin sur Le Dictionnaire alsacien
  9. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  10. Emanuel avec un seul M
  11. L'usine Lang de Waldighoffen
  12. Roppentzwiller, d'Hier à Aujourd'hui
  13. L'industrie à Waldighoffen
  14. Société Industrielle Altkirchoise de Textile
  15. Hebdomadaire L'ami Sundgau no 34 page 6
  16. Les salariés font reculer la vente sur le fil et Hirsingue
  17. Arnaud Montebourg se rendra sur le site d'Hirsingue et Virtuose : un sauvetage aux forceps
  18. Hirsingue : la renaissance de Virtuose sous son nom d'origine, Emanuel Lang
  19. Les comptes de la commune de 2000 à 2015
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. « Holcim Altkirch, producteur de ciment », sur Le Périscope,
  25. « Ancien moulin 36 rue de France », notice no IA68006200, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Ancien moulin 6 rue du Moulin », notice no IA68006215, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Moulin de l'Ill, 25 rue Saint-Morand », notice no IA68006219, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Usine de céramique de la compagnie Charles Hanser », notice no IA68006217, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Immeuble Nansé-Winter », notice no IA68006228, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Demeure, villa Gilardoni », notice no IA68006213, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Immeuble de bureaux de la firme Gilardoni », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Relais de poste », notice no IA68006218, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Halle aux blés », notice no IA68006185, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Hôpital Saint-Morand », notice no PA00085317, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Prieuré Saint-Morand », notice no IA68006221, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Eglise Saint-Morand », notice no PA00085315, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Eglise de pèlerinage Saint-Morand », notice no IA68006222, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Chapelle Saint-Morand », notice no IA68006224, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Chapelle du Repos-de-Saint-Morand », notice no IA68006225, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Eglise paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no IA68006170, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Base Mérimée culture.gouv.fr
  42. Notice no IM68011092, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de l'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption
  43. Altkirch, Les orgues de Notre-Dame de l'Assomption
  44. « Cimetière Saint-Morand », notice no IA68006223, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. Notice no IM68011178, base Palissy, ministère français de la Culture Monument aux morts de la guerre 1870-1871 cimetière de Saint-Morand
  46. Notice no IM68011179, base Palissy, ministère français de la Culture Monument aux Altkirchois morts en exil, cimetière de Saint-Morand
  47. Notice no IA68006172, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue Schacre Jean-Baptiste (architecte) ; Picard (architecte)
  48. Notice no IA68006174, base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière juif
  49. La synagogue d'Altkirch
  50. « Cimetière juif », notice no IA68006174, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Notice no IA68006171, base Mérimée, ministère français de la Culture Temple de réformés
  52. Altkirch, Temple réformé orgues de Christian Guerrier
  53. « Cimetière militaire », notice no IA68006175, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Fontaine de la Vierge », notice no PA00085316, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Fontaine Saint-Morand », notice no IA68005226, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Château fort », notice no IA68006182, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Fortification d'agglomération », notice no IA68006177, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Maison et tour sur la muraille », notice no PA68000059, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Porte de ville, Vieille porte ou porte de Belfort », notice no IA68006178, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Vieille porte de ville », notice no PA00085323, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Ancienne maison du Bailli », notice no PA00085319, base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Maison du bailli, musée sundgauvien », notice no IA68006220, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. Le prince de Monaco, comte de Ferrettes, de Thann et de Rosemont, baron d’Altkirch et seigneur d’Issenheim se marie
  64. Fanfare de Cavalerie des Hussards d'Altkirch
  65. (en) « Глава оккупированного Физули проводит встречи во Франции », Haqqin.az,‎
  66. Pour le statut international du Haut-Karabagh, cf. l'article « Haut-Karabagh ».