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Alliance des conservateurs et réformistes européens

Alliance des conservateurs et réformistes européens
Image illustrative de l’article Alliance des conservateurs et réformistes européens
Logotype officiel.
Présentation
Président Jan Zahradil
Fondation
Scission de Parti populaire européen
Siège 40 rue d'Arlon
1000 Bruxelles[1]
Secrétaire général Daniel Hannan
Positionnement Droite
Idéologie Conservatisme[2]
Libéral-conservatisme
Euroscepticisme[2]
National-conservatisme[2]
Groupe au Parlement européen Conservateurs et réformistes européens
Couleurs Bleu et blanc
Site web www.acreurope.eu
Présidents de groupe
Parlement européen Raffaele Fitto et Ryszard Legutko
Représentation
Députés européens
73 / 751
Conseil européen
(chefs d'États ou de gouvernements)
2 / 28
Chambres hautes nationales
582 / 2 273
Chambres basses nationales
909 / 7 124

L'Alliance des conservateurs et réformistes européens (en anglais : Alliance of European Conservatives and Reformists, AECR) est un parti politique européen de droite. Il est lié au groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) du Parlement européen et au think tank New Direction - Foundation for European Reform.

Le parti a été fondé le , après la création de l'ECR à la suite des élections européennes de 2009. Il a été officiellement reconnu par le Parlement européen en . Il est constitué de partis nationaux issus de pays membres de l'Union européenne mais aussi de partis issus de pays européens non-membres de l'UE comme la Turquie avec l'AKP par exemple.

HistoireModifier

La création du parti conservateur européen a été annoncée le par le Parti conservateur britannique, qui a quitté l'ex-Groupe du Parti populaire européen et des Démocrates européens (PPE-DE) devenu le groupe du Parti populaire européen (PPE).

Le , cette création est officiellement et simultanément annoncée à Londres et à Prague (par les conservateurs et l'ODS) d'un groupe de 54 élus du Parlement européen (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice et les 9 ODS ; en font également partie un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois (ancien PPE), un Letton de Pour la patrie et la liberté (ancien UEN) et un Néerlandais de l'Union chrétienne[3].

Il est officiellement constitué lors de la première session du Parlement, le .

L'Action électorale polonaise de Lituanie rejoint ce groupe en .

Mirek Topolánek, chef de file de l'ODS, n'excluait pas en [4] la participation à ce groupe des futurs élus sur les listes paneuropéennes Libertas, parmi lesquels, en France, on trouve le MPF de Philippe de Villiers et le CPNT. Ceci ne se fit cependant pas. Ces élus rejoignirent le nouveau groupe Europe libertés démocratie (ELD).

Michał Kamiński, candidat malheureux à l'un des postes de vice-président du parlement européen, est finalement désigné président du groupe ECR[5].

Le , l'Italienne Cristiana Muscardini rejoint ce groupe pour en devenir une des vice-présidents, avec un parti, le Mouvement des conservateurs et des réformistes sociaux, qu'elle vient de fonder. Remplaçant Mario Mauro, Susy De Martini de La Droite rejoint ce groupe en .

Après les élections du 25 mai 2014, le groupe ECR accepte les adhésions du Parti populaire danois (quatre députés) et des Vrais Finlandais (2) en provenance du groupe Europe libertés démocratie, du parti allemand Familie, ainsi que les deux partis slovaques (OĽaNO) et NOVA, et le parti des Grecs indépendants. Le , sont admis l'Alternative pour l'Allemagne et la Bulgarie sans censure suivies du Parti politique réformé néerlandais le , puis de la Nouvelle Alliance flamande le , ce qui lui donnerait 68 députés européens.

MembresModifier

Pays Parti Députés européens Députés nationaux Date d'adhésion
  Albanie Parti républicain d'Albanie pas dans l'UE
3 / 140
2017
  Allemagne Réformateurs libéraux-conservateurs
5 / 99
0 / 631
2016
  Arménie Arménie prospère pas dans l'UE
26 / 131
2014
  Azerbaïdjan Front populaire d'Azerbaïdjan pas dans l'UE
0 / 125
2015
  Biélorussie Front populaire biélorusse pas dans l'UE
0 / 110
2017
  Bulgarie Recharger la Bulgarie
1 / 17
14 / 160
2014
  Chypre du Nord Parti de l'unité nationale pas dans l'UE
18 / 50
2017
  Croatie Parti conservateur croate
1 / 11
0 / 151
2015
  Finlande Réforme bleue (Finlande)
0 / 13
20 / 200
2017
  Géorgie Mouvement démocrate-chrétien pas dans l'UE
0 / 150
2012
Parti conservateur de Géorgie pas dans l'UE
6 / 150
2014
  Îles Féroé Parti du peuple pas dans l'UE
6 / 33
2013
  Islande Parti de l'indépendance pas dans l'UE
19 / 63
2011
  Italie Direzione Italia
2 / 73
11 / 630
2015
Frères d’Italie 2019
  Lettonie Alliance nationale
1 / 8
13 / 100
2014
  Lituanie Action électorale polonaise de Lituanie
1 / 11
8 / 141
2009
  Luxembourg Parti réformiste d'alternative démocratique
0 / 6
4 / 60
2010
  Moldavie Parti Șor pas dans l'UE
7 / 101
2018
  Monténégro Mouvement pour les changements pas dans l'UE
5 / 81
2015
  Pologne Droit et justice
18 / 51
235 / 460
2009
  République tchèque Parti démocratique civique
2 / 21
16 / 200
2009
  Roumanie Nouvelle République
0 / 32
0 / 329
2013
M10
1 / 32
0 / 329
2016
  Royaume-Uni Parti conservateur
20 / 73
317 / 650
2009
Parti unioniste d'Ulster
1 / 73
2 / 650
2009
  Slovaquie Parti civique conservateur
0 / 13
0 / 150
2011
NOVA
1 / 13
2 / 150
2014
  Turquie Parti de la justice du développement pas dans l'UE
291 / 600
2013

Partenaires en dehors de l'EuropeModifier

L'Alliance des conservateurs et réformistes européennes dispose de dix partenaires à travers le monde, en dehors de l'Europe.

Pays Parti politique Députés nationaux Date d'adhésion
  Australie Parti libéral
45 / 150
2014
  Canada Parti conservateur
98 / 338
2012
  Colombie Centre démocratique
32 / 172
2017
  États-Unis Parti républicain
245 / 435
2014
  Israël Likoud
30 / 120
2016
  Kenya Parti du jubilé
171 / 349
  Maldives Parti progressiste des Maldives
26 / 85
  Maroc Parti de l'Istiqlal
60 / 395
2014
  Nouvelle-Zélande Parti national
59 / 121
2014
  Tunisie Afek Tounes
8 / 217
2015

Anciens membresModifier

Lors de la 7e législature, les députés européens Anna Rosbach (Danemark), Lajos Bokros (Hongrie), Roberts Zīle (Lettonie, anciennement Pour la patrie et la liberté), Adam Bielan et Michał Kamiński (Pologne) étaient membres de ce parti.

RéférencesModifier

  1. (en) « Contact », sur aecr.eu (consulté le 9 février 2016).
  2. a b et c (en) Wolfram Nordsieck, « European Union », sur parties-and-elections.eu (consulté le 11 juillet 2015).
  3. Pendant 24 heures, un Finlandais du Parti du centre, Hannu Takkula, a signé la motion de constitution du groupe alors que le Parti du centre est membre du ELDR, mais il revient sur sa décision le lendemain pour se réinscrire au groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.
  4. « Mirek Topolánek sous les feux de l’actualité », Radio Praha,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2018).
  5. « Conservateurs et réformateurs européens : Michał Kamiński », sur europarl.europa.eu, (consulté le 18 juillet 2009).

Article connexeModifier