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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 12e régiment.

12e Régiment de Dragons
Création 1675
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de terre
Type Régiment de Dragons
Rôle Cavalerie
Ancienne dénomination Régiment d'Artois
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Jemmapes1792
Austerlitz1805
Heilsberg 1807
Ocana 1809
Flandres 1918
L'Aisne 1918
Roulers 1918
Vosges 1944
AFN 1952-1962
Guerres Campagne de Prusse et de Pologne
Première Guerre mondiale

Le 12e régiment de dragons (12e RD) est une unité de cavalerie l’armée française actuellement dissoute.

Sommaire

Création et différentes dénominationsModifier

Le 12e Régiment de Dragons est créé en 1791. Il est le successeur du Régiment d'Artois (Dragons de Monseigneur Comte d'Artois), créé en 1675 à Maastricht (Pays-Bas) par le marquis de la Bretesche.

Chefs de corpsModifier

Liste donnée (jusqu'en 1815) par le général Susane[1] 
  1. Esprit de Jousseaume de La Bretesche,  ;
  2. Claude Hatte de Chevilly,  ;
  3. Anne III de Grimoard de Caylus,  ;
  4. Lautrec (N. de Foix, comte de),  ;
  5. Lautrec (N. de Foix d'Ambres, chevalier de),  ;
  6. Rochepierre (N., chevalier de), 1720 ;
  7. Louis-Claude d'Harcourt,  ;
  8. François-Henri d'Harcourt,  ;
  9. Anne-François d'Harcourt,  ;
  10. Emmanuel-François de Grossoles,  ;
  11. Gabriel-Augustin de Franquetot,  ;
  12. Jean-Pierre de Damas d'Anlezy,  ;
  13. Jean-François de Pérusse d'Escars,  ;
  14. François de Pérusse d'Escars,  ;
  15. Charles-Michel-Gautier de Launay de Vallerie,  ;
  16. Pierre de La Lande de Hinx,  ;
  17. Louis-Henri de Beffroy,  ;
  18. Raymond Gaspard de Bonardi de Saint-Sulpice,  ;
  19. Jacques Vivien,  ;
  20. Cerfontaine (N. de),  ;
  21. Joseph-Samuel Raison,  ;
  22. Jean-Baptiste Fiquet),  ;
  23. Joseph Pagès,  ;
  24. Louis François Félix Girault de Martigny,  ;
  25. Jean Gabriel Marie Merlhes,  ;
  26. Alexis Bessard-Graugniard,  ;
  27. Joachim-Irénée-François Bureaux de Pusy, .
  28. 1862-1870 : colonel Nicolas de Bigault d'Avocourt (voir Famille de Bigault)
  29. 1901 : colonel Gaudin
  30. 1906 : colonel Victor Louis Lucien d'Urbal
  31. ...
  32. 1940 : colonel Guy Schlesser
  33. ...
  34. 1951-1953 : colonel Édouard Soula

EtendardModifier

Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau, ainsi que l'inscription A.F.N[2],[3]

Historique des garnisons, combats et bataillesModifier

Ancien RégimeModifier

Guerres de la Révolution et de l’EmpireModifier

De 1815 à 1848Modifier

Second EmpireModifier

De 1871 à 1914Modifier

Première Guerre mondialeModifier

1914Modifier

1915Modifier

1916Modifier

1917Modifier

1918Modifier

Entre-deux-guerresModifier

Seconde Guerre mondialeModifier

Le régiment est recréé dès le 2 septembre 1939. Il est alors rattaché à la 2e brigade de Dragons Portés de Réserve Générale, avec le 12e Régiment de Dragons Portés. Pendant la première partie de la « Drôle de guerre », cette brigade est rattachée à la 2e Division Légère Mécanique.

Au cours du mois de novembre 1939, les deux brigades de Dragons Portés de Réserve Générale sont dissoutes pour mettre sur pied une 3e Division Légère Mécanique et basculer les trois divisions de Cavalerie en six nouvelles Divisions Légères. Détails Histoire des Divisions Légères Mécaniques

Au cours du mois de décembre 1939, le régiment n'ayant pas atteint le niveau suffisant d'équipement et d'entrainement, il est dissous et ses anciens effectifs sont ventilés dans plusieurs unités, comme le 11e Dragons, pour tout un bataillon et dans différents bataillons de Dragons Portés des divisions de Cavalerie qui sont alors modifiés en Divisions Légères.

Le 12e Régiment de Dragons renaît en 1944, issu du maquis de la zone A du Tarn formé par le Commandant Pierre Dunoyer de Segonzac, dit « Commandant Hughes » et ancien directeur de l'école des cadres d'Uriage. Après la libération de Castres, le maquis établit dans le Quartier Fayolle un centre de recrutement pour la 1re Armée Française, récemment débarquée sur le littoral méditerranéen et qui combat dans la vallée du Rhône. Castres étant la ville de garnison du 3e Régiment de Dragons, nombreux en sont les anciens officiers qui s'engagent dans la nouvelle unité. Le Commandant Hughes de Segonzac se voit pressé de donner la dénomination « 3e Régiment de Dragons de Reconnaissance » à cette unité, un peu contre son goût. Cependant il ne veut pas décourager l'élan « louable mais tardif » de ces officiers.

En effet, durant la période de l'Armée de Vichy, le 3e Régiment de Dragons n'a pas fait preuve d'une grande volonté pour préparer le camouflage de ses armes et matériels en cas d'occupation de la zone libre par l'armée allemande. Et lorsque celle-ci a eu lieu en novembre 1942, ce sont des hommes de ce régiment qui ont participé à l'arrestation du Général de Lattre de Tassigny, devenu par la suite… commandant de la 1re Armée Française.

C'est pourquoi, ayant appris la re-création du 3e Régiment de Dragons par le Commandant Hughes de Segonzac, le 23 septembre 1944, le général enjoint celui-ci d'en changer la numérotation et de prendre le no 12, qui était celui de son régiment en 1914.

C'est ainsi que le 12e Régiment de Dragons rejoint la 1re Armée Française à Remiremont, dans le rôle d'unité d'infanterie, attaché aux ordres d'un régiment de Spahis.

De 1945 à nos joursModifier

Le 12e Régiment de Dragons est basé en RFA à Reutlingen jusqu'en 1955, avant son départ pour l'Afrique du Nord le 4 septembre de cette même année. En juillet 1956, il est positionné en Algérie et y reste jusqu'à la fin des événements. Il embarque le pour son retour en Métropole ; il est dissous le à Orléans pour devenir aussitôt le 2e Régiment de Hussards.

Traditions et uniformesModifier

InsigneModifier


Sur l'ancien insigne du régiment, on trouve la croix pattée d'hermine empruntée aux armes du marquis de la Bretesche ainsi que les couleurs rouges et jaune qui étaient celles des premiers uniformes de ce régiment. Les chardons et la devise évoquent la Lorraine où le régiment a occupé diverses garnisons de 1871 à 1929.

DeviseModifier

Personnages célèbres ayant servi au 12e Régiment de DragonsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Susane 1874.
  2. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  3. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Général Suzane, Histoire de la cavalerie française, vol. 3, Paris, Dumaine,  ;
  • 12e régiment de dragons pendant la campagne 1914-1918, Colmar, Société d'édition de la Haute-Alsace, 77 p., disponible sur Gallica.

Liens externesModifier

Articles connexesModifier