Réméréville

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Réméréville
Réméréville
Mairie
Blason de Réméréville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes de Seille et Grand Couronné
Maire
Mandat
Dominique Mouginet
2020-2026
Code postal 54110
Code commune 54456
Démographie
Gentilé Rémérévillois, Rémérévilloises [1]
Population
municipale
573 hab. (2018 en augmentation de 10,83 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 19″ nord, 6° 23′ 24″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 304 m
Superficie 13,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Grand Couronné
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Réméréville

Réméréville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Rémérévillois(es).

GéographieModifier

Réméréville est située aux carrefour des voies de circulations qui relient Nancy, Château-Salins et Lunéville.

Le territoire de la commune est limitrophe de 8 communes.

HydrographieModifier

Le territoire de Réméréville s'inscrit dans trois bassins-versants :

- le bassin-versant de la seille qui déborde sur l'extrémité nord-est du ban (« Au haut de Noirchamp »),

- le bassins-versant de l'Amezule, affluent de la Meurthe à Lay-Saint-Christophe. Sur Réméréville, ce sont au Nord-Ouest le bois bornoie et une partie de la forêt domaniale de Saint Paul qui sont situés sur ce bassin-versant,

- le bassin-versant de la Roanne, affluent de la Meurthe entre Varangéville et Saint-Nicolas-De-Port qui englobe l'essentiel du territoire de Réméréville.

La Roanne, qui prend sa source en bordure Est du ban de Drouville, traverse la commune de Courbesseaux avant de passer sur la limite sud-ouest de Réméréville.

La commune est traversée par un ruisseau à sec l'été mais au débit important l'hiver. Sur le premier cadastre, il était nommé « la Pissotte ». Sur la carte IGN, il est nommé « ruisseau de la forêt » en amont du village et « ruisseau de l'Embanie » en aval. Il reçoit le « ruisseau de Pétinpré » à la sortie Sud-Ouest du village et, un peu avant de se jeter dans la Roanne, il reçoit le « ruisseau des prés bises » qui a lui-même collecté le ruisseau « le Rupt du bois ».

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Réméréville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

ToponymieModifier

Le village est mentionné sous les noms de : Ermerago Villa en 775, Ramei villa en 922, Ramereville en 1135, Ramereivilla en 1152, Ramereville en 1322, Remerevilla en 1402[7].

En lorrain roman, on prononçait Rem'rainville[8].

HistoireModifier

La première trace écrite de la commune remonte à 775[7].

Réméréville a été pour l'essentiel de la période antérieure à la Révolution, une possession de l'évêché de Metz, tout en dépendant du diocèse de Toul sur le plan religieux.

En 1286, Bouchard d'Avesnes, évêque de Metz, engage le comté de Castres auprès de Ferry III, duc de Lorraine. Ce dernier refusant de restituer les biens, une guerre s'engage entre les deux États. En 1289, il est convenu entre eux que « les forteresses de Réméréville, Courbesseaux, Sornéville Etc resteront communes »[9]. En 1290, le duc restitue à l'évêque : Condé (Custines), Deneuvre, Baccarat, Rambervillers, Réméréville et Buissoncourt[10].

Au XIVe siècle, Réméréville devient le chef-lieu d'une mairie comprenant Réméréville, Buissoncourt, Velaine-sous-amance et Erbéviller-sur-Amezule[7]. Henri Lepage indique aussi les dépendances de Cercueil (Cerville) et le fief de Beaufort (Gellenoncourt) mais on sait par ailleurs que ces deux dernières revinrent rapidement au duché de Lorraine (voir la page de Buissoncourt sur Wikipedia à ce sujet).

En 1305, Thiébaut II duc de Lorraine est battu par deux fois à Réméréville et à Pulligny par Henri III de Vaudémont[11].

En 1593, Charles de Lorraine évêque de Metz, reprend la moitié de la mairie de Réméréville lors de la cession de Marsal au duc de Lorraine[12].

En 1849, on signale 58 cas de « choléra asiatique » dont 19 mortels[13].

Le territoire communal est remembré une première fois en 1883. Les géomètres sont Gorce et Maillot[14].

Le , alors que la France n'a pas encore officiellement déclaré la guerre, un accrochage a lieu a Réméréville. Des dragons français mettent en fuite un peloton de uhlans. Deux allemands sont tués[15].

  • Le village est détruit et brûlé par les Allemands en 1914 puis reconstruit après la guerre.
  • La ville de Poitiers est marraine de guerre (1914-1918) de la commune.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Denis Grandmougin    
mars 2008 2011 Agnès Pillot    
2011 mars 2012 Françoise Schlauder    
mars 2012 décembre 2012 Dominique Duresne    
janvier 2013 En cours
(au 25 mai 2020)
Dominique Mouginet [16]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2018, la commune comptait 573 habitants[Note 3], en augmentation de 10,83 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
399390390434425471482503528
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
534558494539507499483466421
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
393400314291320311278287277
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
308313326376408498519536573
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • L'ancienne école communale se situe à côté de la mairie restaurée. Une nouvelle école a été construite au sud du village.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge : nef et tour XIXe (restaurées après 1918), chevet gothique du XVe. L'édifice a été partiellement reconstruit après la Première Guerre mondiale. À l'intérieur se trouvent deux statues du XIXe siècle, l'une en pierre, représentant la vierge et l'autre en bois doré, représentant une Vierge à l'enfant.
  • Monument aux morts.
  • Château du XVIe : tourelle et escalier à vis. Ce château est attesté en 1581, lorsque Didier d'Ourches, seigneur de Cercueil, reçoit des lettres d'immunité pour cette maison. Ce château est un ensemble formé de deux bâtiments principaux, l'un du XVIe siècle (ou début du XVIIe siècle), et l'autre du XVIIe siècle.
  • Château du XVIIIe, dit " Maison de la cour ", est situé dans le village au Sud-Ouest de l'église. Un important colombier se dresse dans le jardin clos.
  • Vainmoulin : au Sud du territoire, un moulin à eau est représenté sur la carte de Cassini ainsi que sur l'ancienne carte d’état-major, en aval du ruisseau de l'Embannie. Il ne subsiste en 2019 que quelques traces à peine visibles. Dans le recueil des lettres patentes des ducs de Lorraine, on y lit que : le , le duc Charles III de Lorraine permit au sieur de Gellenoncourt de bâtir un moulin à eau sur ses terres au finage de Réméréville, sur le ruisseau par où s'écoule l'eau de la fontaine dudit lieu. Dans le contrat de transformation de la chapelle de Gellenoncourt en église paroissiale en 1601, il est écrit : le seigneur dudit lieu ajoute une donation de bled de dix réseaux à lever sur son moulin de Vainmoulin assis au ban de Réméréville.
  • Petit patrimoine : une croix de chemin ; un lavoir et une fontaine jadis utilisés.

Personnalités liées à la communeModifier

Étienne Nicolas Méhul, compositeur de musique né à Givet en 1763 et mort en 1817. Une partie de ses ancêtres sont originaires de Réméréville[21].

Charles Berlet né en 1878 et décédé en 1941. Avocat, ancien Maire de Réméréville, surtout connu pour son livre : Un village lorrain pendant les mois d'août et [22].

HéraldiqueModifier

  Blason
Blasonnement : d'argent au lion issant de sable armé et lampassé de gueules coupé d'azur fretté de huit pièces d'argent.

Il s'agit des armes des anciens seigneurs de Réméréville, décrite dans l'armorial de Circourt.

Cette famille ajoutait parfois un quartier " d'argent au perroquet de sinople ayant un collier grêlé de perle et posé sur une motte de sinople ".

Dès le XVe siècle, cette famille partit s'installer en Provence.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

SobriquetsModifier

Les habitants de Réméréville avaient deux blasons populaires. Le premier était « les braves gens » mais on ne sait pas comment l'interpréter. Faut-il croire que les habitants bénéficiaient d'une réelle considération, ce qui est très rare puisque les blasons populaires sont moqueurs le plus souvent. Ou doit-on comprendre qu'il y a un sous-entendu : les pauvres d'esprit ?

Le second sobriquet se décline dans le dialecte lorrain : « les vahhes rochats d'Remrainville » qui se traduit par « les verts habits de Réméréville». Le rochat était l'habit du dimanche à la campagne jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. La légende prétend qu'un tailleur d'habits local avait eu l'occasion d'acheter à bas prix un lot de tissu vert. Il aurait alors fabriqué un grand nombre d'habits dans cette matière[8].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Charles Étienne, Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789, Nancy, Berger-Levrault, , 812 p. (lire en ligne), p. 620-624
  • Charles Berlet, Un village lorrain pendant les mois d'août et de septembre 1914 : Réméréville, Paris, Bloud et Gay éditeurs, , 60 p. (lire en ligne), p. 7-59

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  7. a b et c Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Imprimerie impériale, , 213 p. (lire en ligne), p. 117.
  8. a et b Vital Collet, Évangile des ivrognes, Nancy, , 659 p. (lire en ligne), p. 442-443.
  9. Henri Lepage, Le département de la Meurthe, Nancy, Imprimerie Lepage, , 725 p. (lire en ligne), p. 95.
  10. La Bibliothèque populaire, Nancy, Imprimerie N. Collin, , 176 p. (lire en ligne), p. 170.
  11. Ernest Mourin, Histoire des ducs de Lorraine et de Bar, Nancy, Berger-Levrault, , 395 p. (lire en ligne), p. 64.
  12. Bulletin philologique et historique jusqu'à 1715 du comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, imprimerie nationale, , 435 p. (lire en ligne), p. 248.
  13. Louis Bertrand, Le choléra en Lorraine, Nancy, Imprimerie L. Bertrand, , 103 p. (lire en ligne), p. 31.
  14. Georges Hottenger, La propriété rurale : morcellement et remembrement, Paris, Baillères et fils, 192 p. (lire en ligne), p. 179.
  15. René Mercier, La grande guerre, la vie en Lorraine, Nancy, Est Républicain, , 247 p. (lire en ligne), p. 59.
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Nouvelle revue de Champagne et de Brie, Reims, Imprimerie Lucien Monce et Compagnie, (lire en ligne), p. 207.
  22. C. Berlet et undefined, Un Village lorrain pendant les mois d'Août et Septembre 1914 : Réméréville, Librairie Bloud & Gay, (lire en ligne).