Thérouanne

commune française du département du Pas-de-Calais

Thérouanne (en picard Therwane, en néerlandais Terwaan ou Terenburg) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Thérouanne
Thérouanne
Blason de Thérouanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Intercommunalité CA du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
Alain Chevalier
2020-2026
Code postal 62129
Code commune 62811
Démographie
Population
municipale
1 099 hab. (2019 en diminution de 1,87 % par rapport à 2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 17″ nord, 2° 15′ 22″ est
Altitude Min. 31 m
Max. 116 m
Superficie 8,37 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Omer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fruges
Législatives 8e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Thérouanne
Liens
Site web http://communedetherouanne.fr

GéographieModifier

LocalisationModifier

Thérouanne se situe à 10 kilomètres d'Aire-sur-la-Lys et à 15 kilomètres de Saint-Omer.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

Communes limitrophes de Thérouanne
Herbelles Clarques
Delettes   Mametz
Enguinegatte

Milieux naturels et biodiversitéModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 2[Note 1] : la haute vallée de la Lys et ses versants en amont de Thérouanne. L’entité paysagère de la haute vallée de la Lys et ses versants s’étire sur une vingtaine de kilomètres du Nord au Sud pour moins de dix d’Est en Ouest dans le Haut Artois[1].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Thérouanne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,4 %), prairies (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), zones urbanisées (8,5 %), forêts (3,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Voies de communication et transportsModifier

Les départementales 157, 341 (la chaussée Brunehaut), 77 et 190 traversent Thérouanne.

ToponymieModifier

Le nom est attesté sous la forme ταρουανοί (Tarouanoï) au IIè siècle et Taruenna au IVè siècle[9], du gaulois taruos et suff. enna.

HistoireModifier

 
Les cartes et écrits médiévaux placent Taruanna comme centre névralgique intellectuel, religieux, routier, administratif de l'ancienne région des Morins, romanisée, puis christianisée
(copie d'une carte ancienne, exécutée au XVIIe siècle).

AntiquitéModifier

À l'époque gauloise, Thérouanne ou Tervanna (anciennement Civitas Morinum ou Morenum, Morini, Morinum, Morenum, Morian Moriana ou Moriane ou Morinon puis Terroane, Terewane[10], Thierowane, Teremiane ou encore Théroaanne selon divers documents ou chroniqueurs anciens[11]) était la capitale de la Morinie, pays des Morins (tribu de la Gaule belgique)[12]. En flamand, la ville était aussi connue comme Tarenborch [13],[14],[15]

Remarque : selon Aimé Courtois, la ville de Saint-Pol a porté - avant sa destruction par les Normands, dans la dernière moitié du IXe siècle, un nom proche, Tarvanna, qu'elle devait peut-être comme Thérouanne, à des fortifications précoces[11].

Après la conquête de la Gaule, elle a reçu un peuplement romain.

Moyen ÂgeModifier

En l'an 577, Mérovée, jeune prince mérovingien, s'y donna la mort (selon la légende, il se jeta sur le glaive d'un de ses compagnons), encerclé dans une ferme par des soldats de son père Chilpéric Ier (un des petits-fils de Clovis) et de sa femme Frédégonde, qui voulaient sa mort, pour le punir de son récent mariage avec Brunehaut, l'ennemie jurée de Frédégonde.

Un noble de Thérouanne, en vie vers 600, serait la souche de la dynastie des Robertiens, eux-mêmes ancêtres des Capétiens.

Ce fut ensuite le siège d'un diocèse important (évêché de Thérouanne), érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer, dont certaines sources disent qu'il fut le fondateur de la cité en 633[16]. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au VIIIe siècle.

La cité est pillée par les Normands en 880 et 882.

Au Moyen Âge, Thérouanne fait partie du comté de Flandre, puis du comté d'Artois lorsqu'il en est détaché. Les étudiants du diocèse font partie de la « nation picarde » des universités de Paris, Orléans et Bologne.

Aux XIVème et XVème siècle, le comté d'Artois devient une possession des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, dans le cadre de l'État bourguignon constitué par les ducs jusqu'à Charles le Téméraire. Après sa mort (janvier 1477), le roi de France Louis XI tente de récupérer une partie des territoires bourguignons, hérités par la fille du Téméraire, Marie, qui épouse en août 1477, Maximilien d'Autriche, de la maison de Habsbourg. Au terme d'un conflit marqué par les traités d'Arras (1482) et de Senlis (1493), l'Artois est restitué par la France, sauf la cité de Thérouanne qui devient une enclave française[Note 4] dans les possessions de Maximilien.

Le XVIe siècle : du siège de 1513 à la destruction (1553)Modifier

Par sa position stratégique d'enclave française dans le comté d'Artois, Thérouanne constitue un objectif militaire important au cours du long conflit (1495-1559) entre les rois de France, François Ier et Henri II, et les Habsbourg, Maximilien, puis Charles Quint, héritier des Pays-Bas des Habsbourg, héritier des Pays-Bas en 1515, roi d'Espagne en 1516 et empereur en 1519. Ce conflit se déroule principalement en Italie, d'où le nom de « guerres d'Italie », mais le sud des Pays-Bas est aussi concerné à plusieurs reprises.

Le siège de 1513Modifier

Thérouanne subit une première destruction en 1513 après un siège mené par le roi d'Angleterre Henri VIII, aidé par Maximilien d'Autriche, qui sont alliés depuis 1511 dans le cadre de la Ligue catholique. La ville est pillée et ses remparts démolis, puis elle est incendiée (sauf les églises)[17]. Elle est restituée par Henri VIII en 1520 (entrevue du camp du Drap d'Or) et remise en état par le roi de France, avec des fortifications modernisées.

Le siège et la destruction de 1553Modifier

Au cours de la dixième guerre d'Italie (1552-1556), Charles Quint, qui a subi un revers grave à Metz, se tourne vers Thérouanne, dont il fait le siège du au . Henri II envoie pour commander la place André de Montalembert, sire d'Essé, âgé de 70 ans. Le 14 juin, Montalembert trouve la mort au combat, comme il le souhaitait, et est remplacé par François de Montmorency (1530-1579), fils du connétable. Le 20 juin, les assaillants lancent le dernier assaut, victorieux.

Après la prise de la ville, Charles Quint décide de la détruire totalement : elle est rasée au cours de l'été par des travailleurs convoqués de tout le comté d'Artois. Il y aurait même fait répandre symboliquement du sel[réf. nécessaire]. Il prend ainsi sa revanche de la défaite subie lors du siège de Metz (1552-1553). Thérouanne devient un « site abandonné ». Une autre ville proche, Hesdin, est aussi détruite à ce moment (actuel lieudit Vieil-Hesdin).

Le traité du Cateau-Cambrésis (1559)Modifier

Lors du traité du Cateau-Cambrésis qui termine la onzième guerre d'Italie (avril 1559), le cas de Thérouanne est évoqué dans l'article 2 du traité : son territoire est restitué au roi de France, mais neutralisé militairement (interdiction de fortifier et de placer des troupes). En contrepartie, Henri II obtient la neutralisation de la place d'Yvoi (actuelle Carignan), dont il fait détruire les remparts.

Lors de la réorganisation des diocèses des Pays-Bas (1559-1561), qui crée dix-huit diocèses à la place des six existants, le territoire de la cité est attribué en indivision à deux diocèses néerlandais : Saint-Omer et Ypres et à un diocèse français, Boulogne. Cette situation d'indivision aboutit à sa transformation en territoire agricole affermé. Le siège épiscopal de Thérouanne, qui de fait n'existe plus, est officiellement supprimé par le pape en 1567.

La nouvelle Thérouanne (XIXe et XXe siècles)Modifier

La population commence à se réinstaller sur le site à la fin du XIXe siècle, créant une « nouvelle Thérouanne ».

Fouilles archéologiquesModifier

Le site de l'ancienne cathédrale a été fouillé à la fin du XIXe siècle par Camille Enlart. Dans les années 1970, une nouvelle campagne de fouilles, dans le chœur de la cathédrale, sous la direction de Roland Delmaire, puis d'Honoré Bernard, met en évidence la succession des lieux de culte (groupe épiscopal mérovingien, cathédrale romano-carolingienne, chœur gothique), ainsi que les vestiges d'établissements thermaux gallo-romains sous-jacents. Sous l'impulsion d'Honoré Bernard, le site du chœur de la cathédrale est doté d'une base archéologique qui accueille les équipes de recherche. Plus récemment, un chantier a été lancé dans le quartier canonial par l'École des chartes et l'université de Lille III sous la direction de Ghislaine Noyé.

Les principales découvertes archéologiques concernant Thérouanne sont conservées et exposées dans le petit musée de la commune, en particulier les vestiges d'une belle descente de croix du XVIe siècle, mais l'œuvre statuaire principale, le « grand Dieu de Thérouanne », se trouve dans la cathédrale de Saint-Omer.

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Omer du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalitésModifier

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer.

Circonscriptions administrativesModifier

La commune est rattachée au canton de Fruges.

Circonscriptions électoralesModifier

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la huitième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautairesModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Raymond Stérin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 30 mai 2020)
Alain Chevalier DVG Inspecteur de l’Éducation nationale en retraite
Réélu pour le mandat 2014-2020[18],[19],[20]
Réélu pour le mandat 2020-2026[21]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2019, la commune comptait 1 099 habitants[Note 5], en diminution de 1,87 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430510541570776819935956936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9339439248729569571 0021 0271 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1331 034938910875818816874872
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8688778869439711 0451 0531 0551 120
2018 2019 - - - - - - -
1 0951 099-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 525 hommes pour 570 femmes, soit un taux de 52,05 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[26]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
0,4 
8,8 
75-89 ans
9,3 
18,1 
60-74 ans
18,9 
21,3 
45-59 ans
16,5 
18,7 
30-44 ans
17,9 
14,9 
15-29 ans
18,1 
17,7 
0-14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Thérouanne se blasonnent ainsi : de gueules à la fleur de lys d’argent accompagné de trois mitres d’or.


Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. L'Artois fait alors encore partie du royaume de France, mais en tant que fief aux mains de Philippe le Beau, fils de Maximilien et Marie. Thérouanne devient donc une possession directe du roi de France (domaine royal). La suzeraineté française sur l'Artois prend fin au Traité de Madrid (1526).
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « ZNIEFF 310007270 - La haute Vallée de la Lys et ses versants en amont de Thérouanne », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Omer », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Guénégaud, , 737 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 670
  10. Récits d'un bourgeois de Valenciennes : (XIVe siècle), Librairie Droz, , 425 p. (ISBN 978-2-600-04596-4, lire en ligne).
  11. a et b La ville de Thérouanne, autrefois appelée Moriane, cout. Ridi, note de Brodeau. — Ainsi que Morinon changea en Terroane son nom.... 1634, G. de le Nort. — Morinorum civitas, 1075, cart. sith. p. 192. — Urbs Morinensis, xin e s. chron. Andr. p. 475. — Tarenborch (en flamand), 1440, cart. S. Om. p. 125 v°. — Sint Augustine ini biscop domvan Tarenborch, c'est-à-dire de S'-Augustin en Tévèehé de Thérouanne. — Terewane, Térouane, xn e s. arch. du chap. de St Omer Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, t. 6 p. xxiv. — Teremiane, 1241, gr. cart. de S. Bertin, t. ni p. 35. — Thierowane, 1241, arch. du chap. d'Aire, Mém. de la Société des antiquaires de la Morinie, t. x, 2e partie, p. 342. — La mtleet cité de Théroaanne, 1507, cout. Bouthors. Etym. Tarwoenne, grande, forte, principale habitation, de tar, ter, theur, grand, fort, principal (Wactherv Theur) et de woenne, wanne, habitation; en allemand whonung, et en flamand wooninge, des verbes wohnen, woenen, woonen, habiter. La forme flamande Tarenborgh, ou le mot borgh, citadelle, est substitué à woenne, vient à l'appui de cette signification. Tar un, chez les Belges comme chez les Gaulois, et Thor, chez les Germains, était le dieu du tonnerre, in Doctrina investigando restituet, Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, Saint Omer, Typ. Fleury-Lemaire, TOME XIH. — K 864-1 869. M DCCG LXIX; Dictionnaire géographique de l'Arrondissement de Saint-Omer avant 1789, par Aimé Courtois (ne à Tournehem, le 26 décembre 1841, enseignant, puis avocat à st omer à partir de 1844). Archives de la Morinie, copie numérique (OCR de qualité médiocre)
  12. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 105,
  13. Maatschappij der Vlaamsche Bibliophilen Ghent, Kronyk Van Vlaenderen, vol. I, Drukkery van C. Annoot-Braeckman, .
  14. DBNL, « Jan van Boendale, Brabantsche yeesten · dbnl », DBNL (consulté le ).
  15. François Morin Société des antiquaires de la Morinie, Mémoires de la SOCIETE DES ANTIQUAIRES DE LA MORINIE, vol. XIH, Monnoyer, (lire en ligne)p.253
  16. Georges Coolen, Souvenir du Couronnement de N-D. des Miracles à Saint-Omer (18 juillet 1875), H. d'Homont, , p. 54.
  17. Cf page Bataille de Guinegatte (1513)
  18. Marie Jansana, « Le bilan du maire de Thérouanne : copieux morceau du mandat, la nouvelle mairie n’était pas prévue : Le maire, 70 ans, postulera à un troisième mandat, en mars 2014. Il veut poursuivre sa mission « dans l’intérêt » du bourg et a encore des dossiers qui lui tiennent à cœur, telle la sécurité de la traversée de la commune. Les réalisations n’ont pas manqué depuis sa réélection en 2008. Le point avec Alain Chevalier », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Thérouanne : Alain Chevalier entame un troisième mandat de maire : Avec 65 % des suffrages lors des élections municipales, la liste « Union pour Thérouanne » conduite par Alain Chevalier a obtenu treize élus, celle de Jeanne-Marie Buire deux. Le second candidat de cette liste s’est fait excuser dimanche pour l’élection du maire et de ses adjoints », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. Marie Jansana, « Les projets des maires avec Alain Chevalier, à Thérouanne : « Depuis dix ans, nous voulons l’assainissement collectif » : Après avoir construit la mairie à la fin du précédant mandat, Alain Chevalier reste prudent sur les projets et n’annonce pas d’investissements de grande ampleur. Durant les cinq prochaines années, il sera beaucoup question d’urbanisme et d’intercommunalité, et à plus longue échéance, de l’assainissement collectif », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Thérouanne : Alain Chevalier, réélu comme une évidence : Faute de volontaire, le maire, élu depuis 2001, rempile pour un nouveau mandat », L'Écho de la Lys,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Thérouanne (62811) », (consulté le ).
  27. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).
  28. Notice no PA00132967, base Mérimée, ministère français de la Culture.