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José Mourinho

footballeur et entraineur portugais
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José Mourinho
Image illustrative de l’article José Mourinho
José Mourinho en 2017
Biographie
Nom José Mário dos Santos Félix Mourinho
Nationalité Drapeau : Portugal Portugais
Naissance (56 ans)
Lieu Setúbal (Portugal)
Taille 1,76 m (5 9)
Période pro. 19801987
Poste Défenseur puis entraîneur
Parcours professionnel1
SaisonsClub 0M.0(B.)
1980-1982 Drapeau : Portugal Rio Ave FC 016 0(2)
1982-1983 Drapeau : Portugal CF Belenenses 016 0(2)
1983-1985 Drapeau : Portugal GD Sesimbra 035 0(1)
1985-1987 Drapeau : Portugal Comércio e Indústria 027 0(8)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2000 Drapeau : Portugal Benfica Lisbonne 006v, 03n, 02d
2001-2002 Drapeau : Portugal UD Leiria 009v, 07n, 04d
2002-2004 Drapeau : Portugal FC Porto 091v, 21n, 15d
2004-2007 Drapeau : Angleterre Chelsea FC 124v, 40n, 21d
2008-2010 Drapeau : Italie Inter Milan 067v, 26n, 15d
2010-2013 Drapeau : Espagne Real Madrid 127v, 27n, 22d
2013-2015 Drapeau : Angleterre Chelsea FC 080v, 29n, 27d
2016-2018Drapeau : Angleterre Manchester United 084v, 32n, 28d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 20 décembre 2018

José Mourinho, de son nom complet José Mário dos Santos Félix Mourinho, est un entraîneur de football portugais né le à Setúbal.

« A Special One » comme il s'est surnommé après sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur du Chelsea Football Club, en référence aux titres européens consécutifs obtenus avec le FC Porto, il est à la fois décrié par certains et adulé par d'autres. Il est considéré comme l’un des meilleurs tacticiens de sa génération. L'entraîneur portugais est également connu pour son caractère provocateur et moqueur. Il a suivi sa formation d'entraîneur à la Faculté de motricité humaine de l'Université de Lisbonne et en est ressorti titulaire du Master Droit, Économie et Gestion du sport.

Mourinho a entraîné au Portugal, en Angleterre, en Italie et en Espagne, remportant les championnats dans ces quatre pays, et leurs coupes nationales. Il a également gagné deux Ligue Europa avec le FC Porto (2003) et Manchester United (2017) et deux Ligue des Champions avec le FC Porto (2004) et l'Inter Milan (2010). Il obtient en 2011 le premier Prix d'entraîneur de l'année FIFA 2010, le Ballon d'Or des entraîneurs, devançant le sélectionneur espagnol et champion du monde Vicente del Bosque ainsi que Pep Guardiola, en récompense de son travail lors de la saison 2009-2010, qui a été ponctuée par un triplé historique avec l'Inter Milan.

Sommaire

BiographieModifier

Jeunesse et carrière de joueurModifier

José Mário dos Santos Félix Mourinho est né le 26 janvier 1963 à Setúbal. Son père, Félix Mourinho, a été le gardien de but du C.F. Os Belenenses de 1956 à 1969, puis du Vitória Setúbal de 1969 à 1974, réussissant à glaner au passage sa seule sélection en équipe du Portugal en 1972. Sa mère, Maria Júlia Carrajola dos Santos, était une institutrice issue d'une famille proche du pouvoir qui perdit la plupart de ses biens après la révolution des Œillets. Il a une sœur, Teresa, de trois ans son aînée[1].

La mère de Mourinho encouragea son fils à avoir du succès dans ses projets. De par le travail de son père, il baigne adolescent dans l'univers du football. Il le retrouve le week-end pour assister à ses rencontres, à Porto et à Lisbonne. Son père, devenu entraîneur, le laisse observer les séances d'entraînement, pister les équipes adverses, et donner des consignes tactiques à l'autre bout du terrain.

José Mourinho, dans l'optique de jouer au football, s'intègre à l'équipe de jeunes du Belenenses, et ayant progressé au point de passer professionnel, rejoint son père entraîneur du Rio Ave, à Belenenses, puis au Grupo Desportivo de Sesimbra. Manquant de rythme et de puissance, il s'aperçoit vite de ses limites. C'est dès ce moment-là qu'il met un terme à sa modeste carrière de joueur professionnel, et décide d'aller là où ses prédispositions de gestion des hommes et de tactique l'amènent.

Il quitte dès le premier jour l'école de commerce à laquelle sa mère l'avait inscrit et commence une formation de professeur à l'institut supérieur d'éducation physique. Selon le biographe Joel Neto, c'est à ce moment-là, à 23 ans, qu'il s'engage pour de bon dans le football influencé par le discours de professeurs comme Carlos Queiroz ou Manuel Sergio[2].

C'est avec cette formation qu'il commence comme soigneur. Remarqué par l'entraîneur de l'Estrela da Amadora Manuel Fernandes, il se voit offrir un poste d'assistant-entraîneur pour la saison 1990-1991. Puis il devient traducteur auprès de Bobby Robson, poste qui se transforme en entraîneur-adjoint. Il le suit au Portugal, puis en Espagne au FC Barcelone (où il apprend le catalan), club dans lequel il reste entraîneur-adjoint après le limogeage de Robson et son remplacement par Louis van Gaal. Ces derniers sont sans aucun doute les plus grandes influences de Mourinho.

Après son séjour en Catalogne, Mourinho retourne au Portugal où il prend en charge le Benfica, club dans lequel il rencontre Maniche, l'une des références de ses dispositifs tactiques. Il entraîne ensuite l'União Leiria.

Carrière d'entraineurModifier

Benfica (2000)Modifier

Mourinho arrive le 20 septembre 2000 et se fait limoger le 3 décembre 2000.

União de Leiria (2001-2002)Modifier

Futebol Club do Porto (2002-2004)Modifier

Il a ensuite été trié sur le volet, en janvier 2002, par le FC Porto pour remplacer Octavio Machado. Mourinho a guidé l'équipe à la troisième place cette année-là après 15 matchs solides (G-N-P : 11-2-2) et a donné la promesse de « faire sacrer champion Porto l'année prochaine ».

Il a rapidement identifié plusieurs joueurs-clef qu'il a vu comme l'épine dorsale parfaite pour Porto : Vitor Baia, Ricardo Carvalho, Costinha, Deco, Dmitri Alenichev et Hélder Postiga. Il a rappelé le capitaine Jorge Costa, après un prêt de six mois à Charlton Athletic. Les signatures en provenance d'autres clubs incluent Nuno Valente et Derlei de União Desportiva de Leiria, Paulo Ferreira de Vitória Futebol Clube, Pedro Emanuel de Boavista, et Edgaras Jankauskas et Maniche, qui étaient tous deux en fin de contrat à Benfica.

Au cours de la pré-saison, Mourinho mit sur le site internet du club des rapports détaillés sur la formation de l'équipe. Les rapports emploient un vocabulaire formel, faisant notamment allusion à un jogging de 20 kilomètres ou encore à un exercice prolongé d'aérobic. Ces rapports ont attiré le mépris de certains pour leurs prétentions, tandis que d'autres ont cependant fait l'éloge de l'innovation et l'application d'une approche plus scientifique pour les méthodes de formation pratique au Portugal. L'un des aspects-clef de l'ère Mourinho à Porto a été sa vivacité d'esprit et le jeu sous pression, qui débutait à la ligne offensive, baptisée alta pressão (pression haute). Les capacités physiques et combatives des défenseurs et des milieux de terrains permirent à Porto de mettre une pression à partir des lignes offensives et forcèrent les adversaires à concéder le ballon par des passes trop longues ou mal ajustées.

En 2003, Mourinho a remporté son premier titre de champion du Portugal avec 27 victoires, 5 matchs nuls et 2 défaites, 11 points d'avance sur Benfica, club qu'il avait quitté deux ans plus tôt. Le total de 86 points sur un maximum possible de 102 était un record dans le championnat portugais depuis que la règle des trois points par victoire fut introduite. Mourinho a également remporté la Coupe du Portugal (contre son ancien club de Leiria) et la finale de Coupe UEFA contre le club écossais du Celtic Football Club, en mai 2003.

La saison suivante, Mourinho conduit l'équipe à d'autres succès : il mène Porto à la victoire lors de la Supercoupe du Portugal, battant Leiria 1-0. Porto perd cependant la Supercoupe de l'UEFA 1-0 contre l'AC Milan, Andriy Shevchenko étant l'unique buteur de la rencontre. L'équipe domine le championnat portugais et termine la saison avec un record parfait à domicile, un avantage de huit points, et une série d'invincibilité qui ne se termina que contre Gil Vicente ; le titre est obtenu cinq semaines avant la fin de la saison. Porto perd la finale de la Coupe du Portugal à Benfica en mai 2004, mais deux semaines plus tard, Mourinho et son club remporteront une compétition autrement plus prestigieuse : la Ligue des champions, avec une victoire 3-0 contre l'AS Monaco en Allemagne. Le club avait éliminé Manchester United, l'Olympique lyonnais et le Deportivo La Corogne. Leur unique défaite dans la compétition est survenue contre le Real Madrid en phase de poules.

La victoire de Mourinho sur Manchester United laissait présager un passage à la ligue anglaise. En réponse à ses succès européens et nationaux, Mourinho a été associé à plusieurs grands clubs européens, notamment Liverpool, le Real Madrid et Chelsea. Mourinho a déclaré publiquement sa préférence pour le travail à Liverpool qu'au sein de Chelsea :

« Liverpool est une équipe qui intéresse tout le monde et Chelsea ne m'intéresse pas tellement parce que c'est un nouveau projet avec beaucoup d'argent investi. Je pense que c'est un projet qui, si le club ne réussit pas à tout gagner, alors [Roman] Abramovich pourrait prendre sa retraite et prendre l'argent du club. Il s'agit d'un projet incertain. Il est intéressant pour un entraîneur d'avoir l'argent pour embaucher des joueurs de qualité, mais on ne sait jamais si un projet comme celui-ci apportera le succès[3]. »

Liverpool a finalement offert son poste de direction à l'entraîneur espagnol Rafael Benítez[3].

Chelsea (2004-2007)Modifier

 
Mourinho à Chelsea

Il ne résistera pas aux sirènes de la Grande-Bretagne et du milliardaire russe de Chelsea, Roman Abramovitch, désireux de bâtir un club de football de tout premier plan sur la scène européenne en attirant le coach qui élimina Manchester United de la course au titre suprême européen.

Il devient à Chelsea l'entraîneur le mieux payé du monde (4,2 millions de livres en 2004, puis 5,2 millions en 2005[4]).

La célébrité de Mourinho en tant qu'entraîneur n'a d'égal que son côté provocateur, ce qui lui vaut de nombreuses inimitiés dans le monde du football. En effet, ses déclarations tapageuses et son ton arrogant (il s'est autoproclamé « A Special One[5] » et a traité Arsène Wenger de « voyeur », parce que selon lui, il passait son temps à regarder et à parler de Chelsea, avant de s'excuser[6]) ont fait le bonheur des tabloïds britanniques.

Mourinho fut donc l'entraîneur et le manager du Chelsea Football Club durant 3 saisons de 2004 à 2007. En trois saisons, Mourinho fait mieux que tous les entraîneurs précédents de Chelsea, avec deux titres de champion d'Angleterre, une Coupe d'Angleterre, deux Coupes de la Ligue et une supercoupe d'Angleterre (FA Community Shield). Seule la Ligue des champions se refusera à lui avec comme meilleurs résultats deux demi-finales en 2004-2005 et 2006-2007. À titre personnel, il est élu manager de l'année en Angleterre en 2005 et 2006.

Il quitte son poste d'entraîneur de Chelsea le au soir, officiellement à l'amiable, à la suite d'une altercation orageuse avec le propriétaire du club Roman Abramovitch, après un match nul concédé contre Rosenborg à domicile en Ligue des champions[7],[8].

En 2008, Mourinho, alors sans club, fait acte de candidature, pour succéder à Frank Rijkaard en instance de départ, au poste d'entraîneur du FC Barcelone. Si certains supporters et des membres de la direction du club, sevrés de titre depuis 2006, voient d'un bon œil l'arrivée du "Special One", le président du club Joan Laporta ne donne pas suite[9],[10].

Inter Milan (2008-2010)Modifier

 
José Mourinho à l'Inter, en 2009

Le 27 mai 2008 le quotidien italien La Gazzetta dello sport confirme qu'il aurait signé pour l'Inter de Milan. Le contrat de trois années a été officialisé le par le club nerazzurro.

Le , il remporte son premier titre avec l'Inter Milan lors de la Supercoupe d'Italie 2008 en s'imposant aux tirs au but face à l'AS Rome de Francesco Totti (6-5)[11]. Lors de cette même saison, Mourinho s'adjuge le titre national. Le premier pour lui, le quatrième consécutif pour l'Inter.

La saison 2009-2010 marque le renouveau de l'Inter Milan en Europe. En Ligue des champions, après avoir terminé deuxième de sa poule derrière le FC Barcelone, l'Inter élimine successivement le Chelsea FC, le CSKA Moscou et enfin le FC Barcelone, le tenant du titre. L'Inter est donc qualifié pour la finale de Ligue des champions, qu'il joue face au Bayern Munich. Grâce à deux buts de Milito, l'Inter l'emporte 2 à 0 face aux Bavarois. C'est la deuxième finale de Ligue des champions de la carrière de Mourinho. L'Inter réalise ainsi un triplé historique, remportant la Série A devant l'AS Rome le 16 mai et la finale de la Coupe d'Italie contre cette même équipe 11 jours avant. Grâce à sa victoire en Ligue des champions contre le Bayern Munich, le 22 mai 2010, il devient le premier entraineur à réaliser un triplé Coupe nationale, Championnat et Ligue des champions avec un club italien. C'est le sixième club à réaliser ce triplé après, entre autres, Manchester United et le FC Barcelone en 2009.

José Mourinho devient ainsi le troisième entraîneur à gagner la C1 avec deux clubs différents (FC Porto 2004 et Inter 2010) après Ernst Happel (Feyenoord Rotterdam 1970 et Hambourg 1983), Ottmar Hitzfeld (Borussia Dortmund 1997 et Bayern Munich 2001). Jupp Heynckes réalisera par la suite cette performance (Real Madrid 1998 et Bayern Munich 2013) ainsi que Carlo Ancelotti (Milan AC 2003 et 2007, Real Madrid 2014).

Real Madrid (2010–2013)Modifier

 
José Mourinho lors d'une conférence de presse avec le Real Madrid.

Le lendemain de sa victoire en Ligue des champions avec l'Inter, le , le Real Madrid annonce que Florentino Pérez et Massimo Moratti, respectivement présidents du Real Madrid et de l'Internazionale, ont trouvé une rémunération pour libérer Mourinho, à hauteur de 8 millions d'euros (la moitié de ce que Moratti exigeait). Il se retrouve face à un club dont l'effectif est en recomposition, inspiré des « Galactiques », avec les arrivées de Cristiano Ronaldo, Kaká, Karim Benzema. Le club est en crise, après cinq échecs successifs en huitièmes de finale de la Ligue des champions, en plus des succès réalisés par le FC Barcelone mené par Pep Guardiola, qui a réalisé le « sixtuplé » un an plus tôt (mais que Mourinho est le seul à avoir battu en Ligue des champions, l'année suivante, avec l'Inter).

Si ses débuts sont remarquables (29 points en onze journées, il bat le record du meilleur départ de l'histoire de la Liga établi par Pep Guardiola deux saisons plus tôt), il ne parvient cependant pas à gagner le 29 novembre le clásico. Il s'agit en fait de sa plus grande défaite d'entraîneur : il perd 5-0 au Camp Nou. Certains parleront d'une mise en place tactique non encore achevée, basée sur l'attaque. Cinq mois plus tard, il prend sa revanche en remportant la Coupe du Roi en battant en finale le FC Barcelone (1-0 ap) avec une tactique nettement plus défensive. C'est le premier titre de José Mourinho au Real Madrid. Il atteint les demi-finales de la ligue des champions, après avoir éliminé successivement, l'Olympique Lyonnais en huitième de finale et les Spurs de Tottenham en quart. Confronté encore une fois au FC Barcelone son équipe est éliminée après avoir perdu 2-0 à Madrid et fait match nul 1-1 au Camp Nou. Expulsé au match aller après avoir adopté une attitude ironique envers le corps arbitral, il critique vivement les décisions de ces derniers, notamment l'expulsion du défenseur portugais Pepe, en conférence de presse. Il s'attaque par là même à l'UEFA, mais aussi au FC Barcelone qu'il considère comme avantagé par les arbitres de l'institution européenne. Ces déclarations tapageuses, lui vaudront une suspension de 4 matches en Coupe d'Europe.

Le 17 août 2011, lors du match retour de Supercoupe d'Espagne perdu par le Real Madrid, José Mourinho se fait une fois de plus remarquer en enfonçant son doigt dans l’œil de Tito Vilanova, adjoint de Pep Guardiola, lors d'une rixe générale entre les deux équipes durant le temps additionnel. Pour ce geste, il écopera d'une suspension de deux matches applicables seulement en cas d'une éventuelle participation du Real Madrid en Supercoupe d'Espagne.

Le 10 mars 2012, face au Betis Séville, José Mourinho a dirigé son 100e match au Real Madrid pour les résultats suivant: 77 victoires, pour seulement 13 matches nuls et 10 défaites.

Le 21 avril 2012, lors du classico au Camp Nou, le Real s'impose 2-1 face au Barça s'assurant pratiquement du titre de champion d'Espagne, et bat le record de buts marqués (107 buts) en une saison de Liga.

Le 3 mai 2012, avec la victoire du Real en championnat, José Mourinho devient le quatrième entraîneur à remporter les championnats nationaux dans quatre pays différents, après Ernst Happel, Tomislav Ivić et Giovanni Trapattoni, cependant, il est le premier à remporter les trois championnats majeurs européens (Angleterre, Italie et Espagne) [12]. Mourinho est l’entraîneur ayant obtenu le plus de points en une saison dans l'histoire de la Liga (et même des quatre grands championnats européens : espagnol, anglais, italien et allemand), lors de la saison 2011-2012, avec 100 points et un record de nombre de buts marqués (121 buts) et un record de nombre de victoires (32 victoires). Le 22 mai 2012 son contrat avec le Real Madrid est renouvelé jusqu'en 2016.

La saison suivante, il remporte la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone, pourtant le reste de la saison sera bien plus compliqué. Le Real fait un très mauvais début de Liga, très vite le club est hors course pour le titre. En Ligue des champions, le club tombe encore en demi-finale (contre Dortmund). Enfin, le club perd en finale de la Coupe du Roi.

Le 20 mai 2013, par un consentement mutuel, Florentino Pérez, président du Real Madrid annonce le départ de Mourinho en fin de saison[13]. Les mauvaises relations avec certains cadres (Casillas, Ramos…) de l'équipe et la presse ont poussé Mourinho à partir.

Retour à Chelsea (2013-2015)Modifier

 
José Mourinho à Chelsea, en 2014
 
José Mourinho le 1er mars 2015 après la victoire de Chelsea (2-0) en finale de Coupe Capital One contre Tottenham.

Le 3 juin 2013, il effectue officiellement son retour à Chelsea en signant un contrat de quatre ans[14], remplaçant ainsi Rafael Benítez parti à Naples[15]. Pour son premier match officiel sur la scène européenne, il perd la Supercoupe de l'UEFA au tirs aux buts face au Bayern Munich de Pep Guardiola.

Lors de la saison 2013-2014, il mène Chelsea jusqu'en demi-finale de la Ligue des champions, les Blues étant éliminés à ce stade de la compétition par l'Atlético Madrid (0-0 et 1-3). Chelsea termine également 3e de la Barclays Premier League derrière Manchester City et Liverpool.

Le 2 février 2014, à la suite de sa victoire face à Manchester City, José Mourinho devient l'entraîneur le plus rapide à avoir atteint 100 victoires en Premier League.

Le 1er mars 2015, il remporte la coupe de la ligue anglaise 2-0 aux dépens de Tottenham. C'est son premier trophée remporté avec Chelsea depuis son retour dans le club londonien.

L'équipe de José Mourinho, tête de série lors du tirage, affronte le Paris Saint-Germain en huitièmes de finale Ligue des Champions. Lors du match aller le 17 février 2015 au Parc des Princes, Chelsea ouvre le score avec Branislav Ivanović mais concède l'égalisation de Edinson Cavani pour le PSG. Le match retour a lieu à Stamford Bridge le 11 mars 2015, les Blues sont virtuellement qualifiés avec le but marqué à l'extérieur. Gary Cahill marque pour Chelsea en fin de match mais le Parisien, ancien Blues, David Luiz égalise et offre les prolongations à son équipe. Eden Hazard convertit le penalty pendant les prolongations mais Chelsea concède à nouveau l'égalisation avec le but de Thiago Silva qui permet aux Parisiens de se qualifier[16].

Après avoir espéré le PSG avant le tirage[17], José Mourinho est donc éliminé pour la première fois par une équipe française en Ligue des champions[18]. Le lendemain, la presse anglaise est très virulente avec The Special One : le Daily Mail titre « José a foiré », pour The Sun c'est un « meurtre » et le Daily Telegraph retient que le « petit jeu de José Mourinho lui est revenu au visage de manière spectaculaire »[19].

Le 3 mai 2015, il remporte son troisième titre de champion d'Angleterre, son premier depuis son retour à Chelsea.

Le 2 août 2015, Chelsea s'incline 1 but à 0 contre Arsenal lors du traditionnel Community Shield. Mais surtout, c'est la première défaite du technicien portugais contre Arsène Wenger après 14 confrontations.

Après une succession de mauvais résultats (16e du championnat le 15 décembre 2015), Mourinho est limogé par Chelsea le 17 décembre 2015[20].

Manchester United (2016-2018)Modifier

Le 27 mai 2016, José Mourinho devient le nouvel entraineur de Manchester United, en remplacement de Louis van Gaal[21]. Il a signé un contrat d'une durée de trois ans plus une année en option. Dans le même temps, son rival Pep Guardiola devient entraîneur de l'autre club de la ville, Manchester City.

Il remporte son premier trophée majeur avec le club après la victoire de son équipe en finale de la Coupe de la Ligue face à Southampton le 26 février 2017[22], et devient par la même occasion le premier entraîneur de l'histoire des Red Devils à remporter deux titres, avec la ligue Europa, lors de sa première saison au club.

Le 18 décembre 2018, il se fait licencier de Manchester United[23]. Ce débarquement intervient alors que l'équipe de MU a disputé en championnat 17 matchs avec à la clef sept victoires, cinq nuls, cinq défaites (soit le total le plus faible pour le club depuis 1990) et une sixième place, l'entraîneur ayant perdu le contrôle de son vestiaire et sa communication, notamment quand il accuse ses joueurs à Chelsea de l’avoir « trahi » après une défaite contre Leicester[24].

Statistiques détailléesModifier

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En comptabilisant les saisons passées à Porto, à Chelsea, à l'Inter Milan et au Real Madrid il détient le record d'invincibilité en championnat à domicile avec 150 matchs sans défaite en 8 saisons (38 matchs invaincu avec Porto, 60 avec Chelsea, 38 avec l'Inter et 14 avec Madrid). Un record auquel peuvent s'ajouter les rencontres en coupe nationale pour un total de 183 matchs. Le 2 avril 2011, le Real Madrid perd à domicile contre le Sporting Gijón (0-1), cette défaite met fin à la série d'invincibilité de José Mourinho.

Mis à jour le 01/08/18.

Saison Club Championnat Coupes nationales Coupes continentales Supercoupe Total
Division Matchs V N D Matchs V N D Type Matchs V N D Matchs V N D Matchs V N D
2000-2001 SL Benfica   Primeira Liga 9 5 2 2 1 1 0 0 C3 1 0 1 0 - - - - 11 6 3 2
2001-2002 UD Leiria   Primeira Liga 19 9 7 3 1 0 0 1 - - - - - - - - - 20 9 7 4
FC Porto   Primeira Liga 15 11 2 2 - - - - C1 4 1 0 3 - - - - 19 12 2 5
2002-2003 FC Porto   Primeira Liga 34 27 5 2 6 6 0 0 C3 13 8 2 3 - - - - 53 41 7 5
2003-2004 FC Porto   Primeira Liga 34 25 7 2 6 5 0 1 C1 13 7 5 1 2 1 0 1 55 38 12 5
Total 111 77 23 11 14 12 0 2 - 31 16 8 7 2 1 0 1 158 106 31 21
2004-2005 Chelsea FC   Premier League 38 29 8 1 9 7 1 1 C1 12 6 2 4 - - - - 59 42 11 6
2005-2006 Chelsea FC   Premier League 38 29 4 5 7 4 2 1 C1 8 3 3 2 1 1 0 0 54 37 9 8
2006-2007 Chelsea FC   Premier League 38 24 11 3 13 11 2 0 C1 12 7 3 2 1 0 0 1 64 42 16 6
2007-2008 Chelsea FC   Premier League 6 3 2 1 - - - - C1 1 0 1 0 1 0 1 0 8 3 4 1
Total 120 85 25 10 29 22 5 2 - 33 16 9 8 3 1 1 1 185 124 40 21
2008-2009 Inter Milan   Serie A 38 25 9 4 4 3 0 1 C1 8 2 3 3 1 0 1 0 51 30 13 8
2009-2010 Inter Milan   Serie A 38 24 10 4 5 5 0 0 C1 13 8 3 2 1 0 0 1 57 37 13 7
Total 76 49 19 8 9 8 0 1 - 21 10 6 5 2 0 1 1 108 67 26 15
2010-2011 Real Madrid CF   La Liga 38 29 5 4 9 7 1 1 C1 12 8 3 1 - - - - 59 44 9 6
2011-2012 Real Madrid CF   La Liga 38 32 4 2 6 4 1 1 C1 12 10 1 1 2 0 1 1 58 46 7 5
2012-2013 Real Madrid CF   La Liga 38 26 7 5 9 5 2 2 C1 12 6 3 3 2 1 0 1 61 38 12 11
Total 114 87 16 11 24 16 4 4 - 36 24 7 5 4 1 1 2 178 128 28 22
2013-2014 Chelsea FC   Premier League 38 25 7 6 6 4 0 2 C1 12 6 2 4 1 0 1 0 57 35 10 12
2014-2015 Chelsea FC   Premier League 38 26 9 3 8 6 1 1 C1 8 4 4 0 - - - - 54 36 14 4
2015-2016 Chelsea FC   Premier League 16 4 3 9 2 1 1 0 C1 6 4 1 1 1 0 0 1 25 9 5 11
Total 92 55 19 18 16 11 2 3 - 26 14 7 5 2 0 1 1 136 80 29 27
2016-2017 Manchester United   Premier League 38 18 15 5 10 8 0 2 C3 15 10 3 2 1 1 0 0 64 37 18 9
2017-2018 Manchester United   Premier League 38 25 6 7 9 7 0 2 C1 8 5 1 2 1 0 0 1 56 37 7 12
Total 76 43 21 12 14 15 0 4 - 23 15 4 4 2 1 0 1 120 74 25 21
Total sur la carrière 589 396 123 70 106 84 11 16 - 170 95 41 34 15 4 4 7 885 579 179 127

PalmarèsModifier

       

Distinctions footballistiquesModifier

Distinctions personnellesModifier

PolémiquesModifier

José Mourinho est connu pour son arrogance et ses déclarations « polémiques infinies » contre les arbitres, les adversaires, les journalistes ou même ses joueurs[31]. L'entraîneur portugais « se construit dans le conflit et un affectif exacerbé à chacun de ses passages. Orgueilleux, celui qui se surnomme le "Special One" à son arrivée à Chelsea, use ses hommes et ses entourages avec son exigence et sa communication corrosive. Une usure telle qu'une crise suit chacun de ses départs[32] ».

« D'aucuns le traitent de coach "mercenaire" et "d'entraîneur commando" porté sur le court-terme[33] ».

« Avec le temps, il est devenu la première victime de la guerre psychologique qu’il livre à longueur de conférences de presse » mais selon le journaliste Alexandre Pedro, « ses titres, son talent et son charisme méritent mieux que la mauvaise caricature de lui-même qu’il a fini par devenir[24] ».

Vie privéeModifier

 
Mourinho avec ses enfants, Mathilde et José Jr. en 2007.

Mourinho et son épouse, née en Angola, se sont rencontrés quand ils étaient adolescents à Setúbal au Portugal, et le couple s'est marié en 1989[34],[35]. Ils ont eu leur première fille, Mathilde, née en 1996 et leur premier fils, José Mário, Jr., quatre ans plus tard. Bien qu'entièrement consacré au football, Mourinho décrit sa famille comme le centre de sa vie et a noté que « le plus important, c'est ma famille et être un bon père »[2],[35]. Il a été sélectionné comme l'Homme de l'année 2005 par le magazine britannique New Statesman et a été décrit comme un homme dévoué à la fois à sa famille et à son travail[36]. Mourinho a aussi participé à des œuvres caritatives et des initiatives sociales, aidant à mettre en place des projets pour la jeunesse, rapprochant les enfants israéliens et palestiniens par le football et faisant don de sa « veste porte-bonheur » dans le cadre de l'aide humanitaire du tremblement de terre de 2004, rapportant 22 000 livres pour les œuvres caritatives[37],[38]. José Mourinho est de confession catholique[39].

Largement connu pour sa forte personnalité, la façon de s'habiller de manière raffinée[40], et l'originalité des observations lors des conférences de presse[41], telles que « La meilleure équipe a perdu »[42] ou « Je félicite aussi [le Barça] pour le pouvoir qu'il a sur les décideurs. Ça doit être dur à obtenir… […] Moi, j'aurais honte de gagner une Ligue des champions comme ça. Parfois, j'en ai marre de vivre dans ce monde ». Mourinho a connu la célébrité en dehors des cercles footballistiques, apparaissant en vedette dans des campagnes publicitaires européennes pour Samsung, American Express et Adidas entre autres[43]. Une biographie non officielle de Mourinho, intitulé O Vencedor - De Setúbal a Stamford Bridge (Le Vainqueur - de Setúbal à Stamford Bridge), a été un best-seller au Portugal . Toutefois, Mourinho n'a pas autorisé la biographie et a tenté, en vain, d'empêcher le livre d'être publié[44].

Mourinho parle portugais, espagnol, italien, français et anglais couramment[45].

Le 2 décembre 2016 est révélé le scandale Football Leaks, où José Mourinho est accusé d'avoir dissimulé 12 millions d’euros dans des paradis fiscaux.

Culture populaireModifier

Depuis mars 2013, il est l’ambassadeur du jeu Top Eleven Football Manager[46].

PostéritéModifier

Une avenue de Setúbal, sa ville natale, porte son nom[47].

Notes et référencesModifier

  1. (pt) GeneAll.net - José Manuel Mourinho Félix
  2. a et b « Sitting pretty », sur The Observer,
  3. a et b (en) Sam Wallace, « Mourinho would prefer Liverpool », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Victory for Mourinho as Chelsea back down », The Independent, .
  5. (en) « The world according to Mourinho », BBC Sport,  : « Soyez gentil, ne dites pas que je suis arrogant, mais je suis champion d'Europe et je suis donc assez extraordinaire (special). »
  6. (en) « Mourinho regrets 'voyeur' comment », BBC Sport, .
  7. « Foot - ANG - Mourinho aurait quitté Chelsea », L'Équipe, .
  8. (en) « Mourinho makes shock Chelsea exit », BBC Sport, .
  9. [1]
  10. [2]
  11. Mourinho sans surprise
  12. Mourinho égale Trapattoni et Happel
  13. Mourinho part en fin de saison !
  14. (en) « Mourinho appointed », sur chelseafc.com,
  15. « Benitez signe à Naples », sur www.eurosport.fr,
  16. https://www.lequipe.fr/Football/match/338285
  17. http://www.sofoot.com/mourinho-espere-le-psg-en-huitiemes-193277.html
  18. http://www.rtl.fr/sport/football/chelsea-psg-mourinho-elimine-pour-la-premiere-fois-par-un-club-francais-7776979336
  19. http://sport24.lefigaro.fr/football/ligue-des-champions/jose-mourinho-a-foire-selon-la-presse-anglaise-741207
  20. « Mourinho limogé », sur lequipe.fr,
  21. « Angleterre - MU - Angleterre : José Mourinho a signé à Manchester United (officiel) », sur lequipe.fr, (consulté le 27 mai 2016).
  22. « Manchester United remporte la Coupe de la Ligue anglaise », sur europe1.fr, (consulté le 1er mars 2017)
  23. « José Mourinho quitte Manchester United », sur lequipe.fr, .
  24. a et b Alexandre Pedro, « José Mourinho n’a plus grand-chose de « spécial » », sur lemonde.fr, .
  25. « UEFA Awards », sur rsssf.com,
  26. Récapitulatif des équipes de l'année
  27. entraîneur européen de l'année
  28. Récompense Série A
  29. [3]
  30. Mourinho awarded doctorate from Lisbon university, Sports Illustrated (23 March 2009)
  31. Thibaud Leplat, Le cas Mourinho, Hugo et compagnie, , p. 87.
  32. Christopher Buet, « José Mourinho - Carlo Ancelotti: destins croisés de deux entraîneurs modèles », sur lexpress.fr/, .
  33. « Mourinho : "J'ai quitté le Real Madrid alors que le club voulait me garder" », sur goal.com, .
  34. (en) Denis Campbell, « Luxury Coach », The Observer, Londres,‎ (lire en ligne)
  35. a et b (en) Dave Wilson, « Jose Mourinho: I'm a DIY Disgrace I cant even change a lightbulb », Sunday Mirror,‎ (lire en ligne)
  36. Jason Cowley, « NS Man of the year – Jose Mourinho »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  37. (en) Gareth A Davies, « Mourinho gives peace a chance », The Daily Telegraph, Londres,‎ (lire en ligne)
  38. (en) « Mourinho's jacket boosts charity », BBC Sport, (consulté le 10 septembre 2008)
  39. http://news.bbc.co.uk/sport2/hi/football/europe/8693118.stm
  40. (en) Rod Liddle, « Jose Mourinho: Portuguese man of phwooar », The Sunday Times, Londres,‎ (lire en ligne)
  41. (en) « Jose Mourinho: He's back (and already it's personal) », The Independent, Londres,‎ (lire en ligne)
  42. Mourinho: «On avait le contrôle», L'Équipe, 31 août 2013
  43. (en) Peter Conrad, « The great dictator », The Observer, Londres,‎ (lire en ligne)
  44. (en) Huw Turbervill, « Mourinho's bitter taste of defeat »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Daily Telegraph, (consulté le 10 septembre 2008)
  45. « Jose Mourinho Profile: “The second division was my level.” »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.vssoccer.info
  46. José Mourinho, le nouveau visage de Top Eleven
  47. https://www.rtbf.be/sport/football/etranger/angleterre/detail_jose-mourinho-a-desormais-une-avenue-a-son-nom?id=9726962

BibliographieModifier

  • (es) Juan Carlos Cubeiro et Leonor Gallardo, Mourinho versus Guardiola: Dos métodos para un mismo objetivo, Alienta Editorial, (ISBN 978-8492414420)
  • (pt) Joel Neto, José Mourinho, o vencedor: de Setúbal a Stamford Bridge, Dom Quixote, (ISBN 9789722027243)

Liens externesModifier

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