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Emil Gilels

pianiste soviétique
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Emil GilelsЭмиль Гилельс
Description de cette image, également commentée ci-après
Emil Gilels (1938)
Nom de naissance Emil Grigorievitch Gilels
Naissance
Odessa, Ukraine
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 68 ans)
Moscou
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale Pianiste
Formation Conservatoire Tchaïkovski de Moscou
Maîtres Heinrich Neuhaus
Distinctions honorifiques Prix Staline (1946)

Emil Grigorievitch Gilels (ou Guilels ; en russe : Эмиль Григорьевич Гилельс), né le à Odessa, mort le , à Moscou, est un pianiste soviétique.

BiographieModifier

Il commence à étudier le piano à l'âge de six ans à Odessa et donne son premier concert à treize ans. En 1935, il étudie au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il suit notamment l'enseignement de Heinrich Neuhaus et rencontre ses condisciples Sviatoslav Richter et Bronislav Stayevski. En 1938, il gagne le premier prix du Concours Eugène-Ysaÿe à Bruxelles et devient professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou à partir de 1951. C'est l'un des rares artistes soviétiques ayant pu faire une carrière internationale officielle, avec plusieurs enregistrements aux États-Unis, dont un à Seattle[1].

Il s'est distingué par un jeu au son très pur, un legato admirable, une variété de timbres orchestrale ; sa vision des œuvres est d'une cohérence et d'une intelligence rares. Chostakovitch disait de lui : « Il combine à la fois une grande liberté d'interprète et un respect absolu des intentions du compositeur. »

Son répertoire est essentiellement romantique avec les concertos et les sonates de Beethoven, Brahms, Schumann ou Saint-Saëns, Il est aussi un des plus grands interprètes de la musique russe (Prokofiev, Rachmaninov)[2]. Au début des années cinquante, il interpréta Rameau (par exemple Le rappel des oiseaux), ainsi que Lully. Il a également enregistré une interprétation remarquée des 4 ballades pour piano de Brahms. Dans les dernières années de sa vie, il entreprit d'enregistrer l'intégrale des sonates pour piano de Beethoven pour Deutsche Grammophon, la mort l'empêcha d'achever le cycle, auquel manquent les sonates nos 1, 9, 22, 24 et 32[3].

Il est décédé dans un hôpital moscovite le 14 octobre 1985[4]. À la veille de partir en tournée, il avait souhaité effectuer un contrôle médical. Selon Sviatoslav Richter, durant la visite, un médecin incompétent ou "tête en l'air" aurait confondu deux flacons, ce qui aurait conduit à son décès[5],[6].

Discographie sélectiveModifier


RéférencesModifier

  1. Emil Gilels, The Seattle Recital, Deutsche Grammophon.
  2. « The 10 Greatest Pianists Of All Time », sur Limelight Magazine, (consulté le 20 octobre 2017)
  3. Andrew Clements, « Emil Gilels: The Early Recordings », sur The Guardian, (consulté le 10 janvier 2015).
  4. John Rockwell, « Emil Gilels, Soviet Pianist, Dies at 68 », sur The New York Times, (consulté le 5 août 2018).
  5. Bruno Monsaingeon, Sviatoslav Richter: Notebooks and Conversations, Princeton University Press, (ISBN 978-0-691-09549-3, lire en ligne), p. 32.
  6. (es) « Emil Gilels en el centenario de su nacimiento (19-10-2016) - Stars », 19 de octubre de 2016 (consulté en 2 de febrero de 2017).

Liens externesModifier