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Carlos Tavares

Carlos Antunes Tavares - Président du directoire de PSA Peugeot Citroën (2014-???)
Carlos Tavares
Carlos Tavares 4 Genf 2018.jpg
Fonctions
Président-directeur général (en)
Groupe PSA
depuis le
Directeur général délégué
Renault
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Carlos Antunes Tavares, né le à Lisbonne (Portugal), est un chef d'entreprise portugais. Il a fait toute sa carrière chez le constructeur automobile Renault, avant de prendre la tête du Groupe PSA.

Passionné de course automobile, il est pilote amateur.

Jeunesse et vie privéeModifier

Portugais (il possède toujours un appartement dans l'Algarve et un autre à Lisbonne), il est le fils d'une mère professeur de français et d'un père travaillant chez un assureur français. Il est père de trois enfants[1].

Après des études au lycée français de Lisbonne, il quitte son pays natal pour la France à l'âge de dix-sept ans. Il suit une prépa au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse. Il est diplômé de l'École centrale Paris en 1981.

Il est aussi connu pour être un proche de l'ancien Premier ministre de Portugal José Sócrates[2].

Vie professionnelleModifier

Renault NissanModifier

Entré chez Renault dès 1981, à 23 ans, comme ingénieur d’essais à Aubevoye, il pilote la conception de la Mégane 2 (programme X84) et l'industrialisation de ses dérivés.

Envoyé chez Nissan en 2005 comme patron pour la zone Amériques où il siège au conseil d'administration, il est nommé en 2011 directeur général délégué aux opérations de Renault[3], soit le « numéro 2 » du groupe après Carlos Ghosn[4].

Son management de ses collaborateurs est jugé cassant, sans états d'âme[2]. Le , jour de ses 55 ans, il déclare dans une interview : « À un moment donné vous avez l'énergie et l'appétit pour devenir no 1 [...] Mon expérience serait bonne pour n'importe quel constructeur[4]. » Cela marque une rupture avec Carlos Ghosn, dont le mandat chez Renault-Nissan arrive à échéance en mai 2014[5]. Quinze jours plus tard, le 29 août 2013, faute de perspective lui permettant de devenir numéro un de Renault-Nissan, il annonce son départ[6],[7],[8].

PSA Peugeot CitroënModifier

Le , Carlos Tavares prend la direction opérationnelle de la branche automobile de PSA, alors que le groupe était au bord de la faillite. Il est chargé de la relance économique et stratégique du Groupe et a pour objectifs « un cash-flow positif, 2 % de marge opérationnelle, et pas de dettes »[9]. Il poursuit une politique de réduction des effectifs et de mise sous tension du personnel en place[2].

En 2014, sous son impulsion, DS Automobiles est créée sous la forme d'une marque à part entière[10].

En 2015, l'assainissement est réalisé, dans un marché européen favorable, alors que la stratégie du groupe reste à matérialiser, notamment dans la recherche de nouveaux marchés[11].

Redressé, PSA rachète en mars le constructeur Opel structurellement déficitaire au groupe américain General Motors[12] et ramène rapidement la marque allemande aux bénéfices.

Après s'être opposé sans succès à la Ville de Paris en 2015 dans sa limitation de la circulation des véhicules les plus polluants, Carlos Tavares conteste publiquement les objectifs jugés élevés de la Commission européenne en termes de réduction de la pollution atmosphérique[2].

ControversesModifier

DieselModifier

En avril 2015, Carlos Tavares défend le moteur diesel, en déclarant à l'antenne d'une station de radio : « Le diesel moderne est parfaitement propre »[13]. Cette opinion exprime l'inverse des résultats scientifiques publiés, notamment ceux de l'INSERM[14].

Salaire et rémunérationsModifier

En mars 2016, l'annonce de son niveau de salaire, qui s'établit en 2015 à 5,24 millions d'euros, ainsi que du taux de progression de celui-ci, avec une multiplication par deux depuis son arrivée à la présidence du directoire de PSA, a engendré une vive polémique [15]. L'État, qui est actionnaire de PSA à hauteur de 13,68%, a contesté la nouvelle rémunération de Carlos Tavares. La CGT, quant à elle, a considéré cette rémunération comme "complètement indécente" [16].

En 2018, une prime d'un montant d'un million d'euros devrait lui être versé pour le rachat d'Opel[17].

En 2019, son salaire annuel, en hausse de 14 %, s'établit à 7,6 millions d’euros[18].

Synthèse des fonctionsModifier

  • De 2005 à 2011 : responsable de la zone Amériques chez Nissan
  • De 2011 à 2013 : directeur général délégué aux opérations de Renault
  • Depuis 2014 : président du directoire de Groupe PSA
  • Depuis 2014 : administrateur de Faurecia

Pilote automobileModifier

 
Carlos Tavares au Chantilly Arts & Elegance Richard Mille 2017
 
Carlos Tavares au Spa Classic 2019

Passionné d'automobile, il se porte déjà volontaire à 14 ans pour être commissaire de piste sur le circuit d'Estoril[19]. En 1983, il se lance comme pilote dans les rallyes et les courses d'endurance avec ses amis Bruno Cébile comme copilote, et Arnaud Montagné qui se charge de l'assistance technique. Il possède alors sa propre écurie Clementeam Racing, par analogie au prénom de sa fille[4].

En 2014, associé à Jean-Louis Dauger, Denis Gibaud et Jérôme Maudet, Carlos Tavares remporte la classe A2 des 24 Heures de Barcelone à bord d'une Peugeot RCZ Cup exploitée par le Milan Compétition[20].

Il est membre du jury au concours d'élégance automobile du Chantilly Arts & Elegance Richard Mille 2017 et 2019.

Notes et référencesModifier

  1. Anne-Sophie Lechevallier, « Carlos Tavares - L'homme providentiel de PSA », in Paris Match, semaine du 28 novembre au 4 décembre 2013, page 44.
  2. a b c et d Alain-Gabriel Verdevoye, « Carlos Tavares ou l'homme qui mène PSA à la baguette », sur challenges.fr, (consulté le 8 juin 2019)
  3. Carlos Tavares sur le site de Renault
  4. a b et c « En France il faut s'appeler Carlos pour diriger l'auto » par Alexandre Blaise, Ouest-France, 31 mars 2014.
  5. http://www.lefigaro.fr/societes/2013/11/22/20005-20131122ARTFIG00397-carlos-ghosn-l-incompris.php
  6. (en) "Auto Executives Jostle to Lead GM-Ford Succession Races", Bloomberg, 14 août 2013
  7. « Le numéro deux de Renault affiche ses ambitions... hors de Renault », Le Monde, 16 août 2013
  8. Information presse, 29 août 2013
  9. « Les secrets de Carlos Tavares, le nouveau patron de Peugeot Citroën », Challenges, 29 juin 2014
  10. « Carlos Tavares explique pourquoi il a lancé la marque DS », sur auto-infos.fr,
  11. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/relance-de-psa-pour-carlos-tavares-le-plus-dur-est-a-venir-553869.html
  12. PSA rachète la marque Opel à General Motors, tf1.fr, 6 mars 2017
  13. http://news.autoplus.fr/news/1493132/Carlos-Tavares-Anne-Hidalgo-Paris-PSA-Diesel
  14. https://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150417.OBS7446/diesel-quel-danger-pour-la-sante.html
  15. https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/021800069102-psa-letat-conteste-la-remuneration-de-tavares-1209892.php
  16. « Laïcité : Le vade-mecum de l’AMF », sur Le Figaro, (consulté le 22 avril 2016)
  17. « PSA : la prime pharaonique de Carlos Tavares après le rachat d'Opel », RTL.fr, (consulté le 25 avril 2018).
  18. Olivier Petitjean, « Carrefour, Alstom, PSA, Sanofi... : ces poids lourds du CAC 40, symboles d’un système à la dérive », Bastamag,‎ (lire en ligne)
  19. challenges.fr Portrait - Carlos Tavares, directeur général délégué de Renault : Autophile
  20. « Jean-Louis Dauger : “Michel Vaillant a brillé aux 24 Heures de Barcelone” », sur www.endurance-info.com (consulté le 31 mars 2016)