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Monique Pinçon-Charlot

sociologue française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pinçon et Charlot (homonymie).
Monique Pinçon-Charlot
Portrait de Monique Pinçon-Charlot
Monique et Michel Pinçon-Charlot
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
à Saint-ÉtienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Française
Conjoint Michel PinçonVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession SociologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Intérêts Étude de la grande bourgeoisie et des élites sociales
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Auteurs associés
Influencé par Pierre Bourdieu
Norbert Elias
Karl Marx

Monique Pinçon-Charlot, née Monique Charlot le [1] à Saint-Étienne[2], est une sociologue française. Elle a été directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), rattachée à l'Institut de recherche sur les sociétés contemporaines (IRESCO) de l'Université de Paris-VIII, jusqu'à son départ à la retraite en 2007. Durant toute sa carrière, elle a travaillé en collaboration principale avec son mari Michel Pinçon, également sociologue. Ensemble, ils ont coécrit la majeure partie de leurs ouvrages qui traitent des classes supérieures de la société (en particulier de la grande bourgeoisie parisienne), à travers des concepts tels que la ségrégation urbaine, l'homogamie ou encore la reproduction sociale.

En 2014, sous la présidence de François Hollande, Monique Pinçon-Charlot a été élevée au grade de chevalier de la Légion d'honneur après 48 ans de services au sein du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[3].

Une carrière en communModifier

Fille du procureur de Mende (Lozère), Monique Pinçon-Charlot est issue de la moyenne bourgeoisie de province. Elle est mariée au sociologue Michel Pinçon (issu pour sa part d'un milieu ouvrier de Charleville) avec qui elle a eu un fils (1974). Après leur rencontre en 1967, Monique et Michel s'installent deux ans au Maroc, où ils enseignent le français, tirant de cette expérience une seule et même maîtrise de sociologie portant sur les fonctions de classe du français dans le Maroc indépendant[4] (qu'ils soutiendront individuellement à l'université libre de Vincennes en 1970). Leur superviseur de mémoire, Jean-Claude Passeron, deviendra par la suite l’un de leurs principaux inspirateurs, avec Jean-Claude Chamboredon et surtout Pierre Bourdieu[5].

En 1970, tous deux intègrent l’Institut de Recherche sur les Sociétés Contemporaines (IRESCO) de l'université Paris-VIII et le Centre de sociologie urbaine devenu en 1996, Cultures et Sociétés Urbaines (CSU)[5]. Huit ans plus tard, les sociologues entrent comme directeurs de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), au sein duquel ils intensifieront leur collaboration (à partir de 1987) et réaliseront de nombreux travaux portant essentiellement sur la bourgeoisie et Paris [2], ceci jusqu'à leur retraite commune en 2007. Dès lors, « libérés de leur neutralité scientifique », ils publient des ouvrages plus engagés politiquement dont certains sont devenus des succès de librairie (150 000 ventes en 2010 pour Le Président des riches)[5].

Les sociologues et leur objetModifier

Ayant débuté leur carrière professionnelle par l'étude de certains phénomènes urbains liés à la division sociale de l'espace, le centre d'intérêt des chercheurs s'est peu à peu déplacé sur un objet d'étude plus sensible et difficilement pénétrable : les familles fortunées de l'aristocratie et de la bourgeoisie ancienne en tant que problème social. A l'inverse des obstacles qui empêchent l'étayage sociologique de cette question, les travaux qui y font référence sont alors rares, tout comme les financements permettant de les réaliser : « Pour travailler sur cette catégorie sociale, il a fallu résister aux pressions du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). À cette époque, il y avait à peu près mille sociologues, cinq-cents au CNRS et cinq-cents à l'Université, et il n'y avait peut-être que trois, quatre personnes qui travaillaient vraiment sur les dominants et les puissants. Nous avons subi des pressions pour entraver nos recherches. Mais nous avons persévéré et nous avons réussi parce que nous sommes un couple[4]. » Quoi qu'il en soit, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon obtiennent des crédits et parviennent, grâce à Paul Rendu (alors directeur de leur laboratoire, le Centre de sociologie urbaine, et lui-même issu de la grande bourgeoisie), à s'introduire dans ce milieu habituellement très fermé[5].

Après 10 ans d'investigations, les chercheurs publient Voyage en grande bourgeoisie. Journal d'enquête (1997). Dans ce livre, ils mettent en perceptives les difficultés et particularités de leur démarche scientifique auprès de cette population (une sorte d'auto-analyse de leur travail de sociologues, une réflexion épistémologique sur leurs pratiques)[6]. Animés par un réel souci méthodologique, ils évoquent avec beaucoup d'acuité les « aises et les malaises des chercheurs » dans leur relation « enchantée » avec les enquêtés : le plaisir de la découverte d'un univers inconnu risque toujours, en effet, de peser lourdement sur la rigueur de l'analyse et de produire un enchantement peu propice à l'objectivation scientifique[7]. Dans cet ouvrage, les questions spécifiquement en lien avec les conditions qui participent à l'entretien d'enquête, et son complément indispensable qu'est l'observation participante, sont également analysées : aisance discursive des enquêtés, maîtrise des affections, contrôle de soi, condescendance, hexis corporel, séduction envers l'enquêteur. Si bien que celui-ci, dans son effort de décryptage ou de déconstruction du monde de l'enquêté, de ses systèmes de relations, de valeurs, de son discours et de ses représentations, est bien souvent placé en position de « dominé »[6].

Finalement, et sans être exhaustif, d'autres « malaises » inhérents cette fois à la diffusion des résultats sont également évoqués par Monique Pinçon-Charlot et son mari en détaillant l'exercice périlleux de l'écriture et de sa réception, notamment auprès des médias. Une fois de plus, ils témoignent de leur sentiment d'être pris entre deux logiques : celle de la communauté scientifique qui a ses propres formes de consécration du travail de chercheurs (publications dans des revues disposant de comités de lecture scientifiques, communications dans des manifestations « légitimes », etc.) et celle des médias (journaux, magazines, émissions radiophonique ou télévisuelle) guidés par des soucis mercantiles plus prosaïques[7].

Leurs thèmes de prédilectionModifier

La ségrégation urbaineModifier

« Le thème de la ségrégation urbaine est devenu fréquent dans les médias et la sociologie urbaine. Faut-il entendre par-là que chaque quartier est socialement homogène ou faut-il plutôt y voir un processus conduisant à une homogénéisation sociale de l'habitat ? »[8].

Monique Pinçon-Charlot, Edmond Préteceille et Paul Rendu publient, en 1986, dans Ségrégation urbaine, les résultats d’une recherche statistique réalisée sur une durée de huit années. Étudiant le lien entre classes sociales et équipements collectifs (santé, transports, police, culture…) de la région parisienne, elle démontre que ce sont les ouvriers qualifiés et les employés, souvent immigrés, qui sont les principaux occupants du parc HLM de l’agglomération parisienne ou des habitations à bon marché vétustes du centre de Paris. Au contraire, les HLM de Paris, de construction plus récente et situées dans un environnement plus valorisant, n’abritent aucune famille modeste mais plutôt des cadres ou des hauts fonctionnaires[9],[10].
A partir de 1989, elle étudie avec Michel Pinçon l’agrégation spatiale des élites sociales dans les quartiers aisés de la région parisienne situés à Saint-Cloud, Boulogne, les lotissements chics et non clos construits sous le Second Empire : Le Vésinet, les parcs de Maisons-Laffitte, le parc du château à Chatou, Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Neuilly-sur-Seine et les arrondissements de l’ouest parisien. Au cours des années suivantes, les sociologues poussent leurs investigations jusqu'à étudier certains lieux historiques de villégiatures telles que Deauville, Le Touquet-Paris-Plage, Arcachon, Biarritz. A travers leurs travaux (publiés notamment en 1996 dans Grandes fortunes. Dynasties familiales et formes de richesse en France), ils soulignent comment la haute société est à l'origine de l’essor de ces communes en y faisant construire, pour son usage personnel en phase avec la mode des bains de mer, bon nombre de ces écrins abritant « les joies de la mer » et « les bienfaits de l'air iodé ». Pour leurs loisirs, à la ville comme « à la campagne, à la montagne ou à la mer, les grandes familles préfèrent, en règle générale, urbaniser elles-mêmes une terre vierge plutôt que de reconquérir un habitat ayant déjà servi »[11].

Bien plus tard, en 2007, la publication par les Pinçon-Charlot de leur ouvrage Les Ghettos du gotha met notamment en évidence l'existence, à l'intérieur de ces territoires étudiés durant des années, d'une concentration de la haute bourgeoisie française, et décrit les interactions qui ont cours traditionnellement entre les membres de cette classe sociale, favorisées par la ségrégation socio-spatiale[12],[10], l'endogamie et des stratégies de solidarité familiale et de classe (réseaux d’influence)[13] : « Si l’on a rencontré le collectivisme dans nos enquêtes, c’est essentiellement dans les beaux quartiers ! C’est une classe profondément solidaire, au-delà des conflits qui peuvent exister comme partout ailleurs. Ils savent surmonter les divisions entre les individus au bénéfice de leur collectif de classe[4]. »

La bourgeoisieModifier

La progression du salariat et l'augmentation des salaires ouvriers au cours des Trente Glorieuses, puis le développement de l'actionnariat populaire (environ 5 millions de ménages français possède des actions) ont contribué à estomper l'opposition entre les riches et les pauvres. Cependant, ce phénomène de « moyennisation » de la société a pris fin avec les années 1980 (par une concentration des richesses, une très forte augmentation de la rémunération des chefs d'entreprise et des revenus du capital)[14].

En 2000, dans Sociologie de la bourgeoisie, Monique Pinçon-Charlot réactive avec son mari le concept de « bourgeoisie » pour analyser cette infime partie de la population composée des ménages qui bénéficient d'un capital économique exceptionnel et en tirent des revenus très élevés (quelques dizaines de milliers de personnes en France). Les familles propriétaires et/ou dirigeantes des plus grandes entreprises qui profitent de cette concentration des capitaux appartiennent donc à la bourgeoisie, à l'inverse des quelques joueurs de football millionnaires[14]. Mais la bourgeoisie ne se définit pas uniquement à partir de l'argent. Car la richesse, qui est à la fois professionnelle et patrimoniale (donc difficile à évaluer), n'est qu'un indicateur nécessaire mais pas suffisant pour permettre la définition de cette classe sociale. Le capital économique doit être légitimé par d'autres formes de capitaux (au sens bourdieusien du terme)[15]. Dès lors, les auteurs montrent que l'éducation familiale, la socialisation dans des établissement scolaires spécifiques, la vie mondaine, les voyages et le culte du cosmopolitisme ont aussi une fonction. La principale manifestation de ce processus est cette façon d'être du grand bourgeois, faite d'aisance (sociale, langagière, corporelle) de discrétion et de courtoisie, et qui se veut aux antipodes de l'arrogance et de la frime du nouveau riche. La richesse en effet, et c'est un autre enseignement du livre, a plusieurs dimensions : elle est sociale (réseau de relations) et culturelle (fréquentation des lieux artistiques) tout autant qu'économique[16].

« Du fait de sa sociabilité et de sa mobilisation, la bourgeoisie est le groupe social qui se rapproche le plus d'une classe pour soi telle que la définissait Marx »[14]. Dans les termes des auteurs, par sa capacité à définir ses frontières de l'intérieur, la haute bourgeoisie est une classe sociale « qui travaille sciemment et de manière permanente à sa construction dans un processus qui est à la fois positif et négatif, processus d'agrégation des semblables et de ségrégation des dissemblables[17]. »

L'homogamieModifier

« Parce qu'il exprime une proximité sociale, le mariage est un bon indicateur de la rigidité des hiérarchies sociales. Une société dans laquelle les mariages se nouent entre personnes appartenant à un même groupe social (homogamie) est une société dont la hiérarchie est rigide. A contrario, une société dans laquelle les mariages se nouent entre personnes de groupes sociaux différents (hétérogamie) est une société dont les frontières sont perméables[18]. »

Par l'étude et le croisement des registres matrimoniaux « tables de mariage », Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ont mis en évidence la forte endogamie sociale de la haute société française. Celle-ci est le résultat de stratégie matrimoniales dans lesquelles les mères jouent un rôle central par l'organisation ciblée de multiples occasions de rencontres entre jeunes gens de bonne famille ; l'enjeu de cette orchestration étant la préservation du patrimoine et des richesses à l'intérieur du groupe malgré l'érosion causée par la division lors des successions (divorce, concubinage, famille monoparentales sont à éviter à tout prix)[19]. Si, après la seconde guerre mondiale, les mariages de la haute bourgeoisie sont devenus de plus en plus difficiles à « imposer » ou à « arranger », les rallyes ont constitué et constituent encore une instance de socialisation qui pallient cette difficulté liée à l'évolution des mœurs. Ces réunions de jeunes, nous disent Michel et Monique Pinçon-Charlot, « soigneusement sélectionnés, cooptés par les mères, commencent dès l'âge de dix à treize ans, par des sorties culturelles, pour se terminer par de grandes soirées dansantes [...] Les futurs héritiers y apprennent à reconnaître d'instinct leurs semblables, en tant que partenaires possibles pour leur vie affective, sexuelle et surtout matrimoniale[20]. »

Dans ce cadre d'analyse considérant comme déterminants les appointements « culturels » plutôt que ceux relevant du domaine « socioprofessionnel », les sociologues font écho à Pierre Bourdieu qui postulait que « l'amour naît de valeurs, de goûts et d'aptitudes communes ; il est d'autant plus probable que les deux conjoints ont bénéficié de socialisations comparables. Le mariage homogamique est alors une façon de réaffirmer son appartenance à un groupe social et d'y renforcer son intégration[18]. »

La reproduction socialeModifier

« Dans Les héritiers (1964) et La reproduction (1970), Bourdieu et Passeron expliquent les inégalités face à l'école par les différences de dotation en capital économique et social, mais surtout culturel. La proximité entre la culture de l'école et celle des catégories dominantes favorise la réussite scolaire des enfants de ces derniers [...] Les enfants issus de la bourgeoisie entrent dans un réseau secondaire-supérieur, qui, lui aussi, tend à la reproduction sociale »[21].

Mais, pour les Pinçon-Charlot, si l'école et les études supérieures (avec pour corollaire le cosmopolitisme), au même titre que la famille (homogamie), participent bien de la reproduction sociale, d'autres instances ou processus sont également à l'oeuvre. Puisque par le jeu de son mariage historique avec la noblesse (qui n'a fait que de s'accentuer depuis le régime féodal), la haute bourgeoisie est passée, au fil du temps, d'une domination économique à une domination symbolique[19], c'est-à-dire d'« une domination matériellement fondée à une domination ancrée aussi dans les représentations et les mentalités et pour cela beaucoup plus solidement assise »[22]. C'est donc par ce processus subtil d'alliances et d'assimilation à la noblesse que la bourgeoisie a hérité de ses attributs valorisés, et renforcé par là même son capital symbolique, sorte de légitimité naturelle : « Il faut du temps pour accumuler cette magie sociale qui transforme en qualité de la personne ou de la lignée les richesses socialement accumulées »[20].
L'autre force de la grande bourgeoisie, pour maintenir sa domination qui concourt à sa reproduction sociale, consiste en son réseau d'influence et à son militantisme stratégique. Le militantisme de la grande bourgeoisie – sa force – s’explique d’abord par l’existence d’une « classe consciente d’elle-même et attentive à défendre solidairement ses conditions de vie »[23]. Bien loin de la petite bourgeoisie ou des classes populaires pour qui l'individualisme et la méritocratie[note 1] constituent les valeurs essentielles d'une certaine modernité, « les grands bourgeois se concoctent leur ultime privilège : le sens du collectif, le sens des intérêts de classe. Les institutions formelles ou informelles de leur société connaissent une vitalité qui n’a d’égale que les intérêts en jeu »[20].

Dans leur dernier ouvrage édité avant qu'ils ne prennent leur retraite en 2007 (Les Ghettos du gotha), les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot soulignent à plusieurs reprises l’importance des barrières symboliques (mais aussi bien réelles de béton et d’acier) qu’érige la grande bourgeoisie pour se préserver, pour maintenir cet entre-soi, pour ne pas être confrontée à une quelconque altérité sociale. La ségrégation sociale que cette classe parvient à opérer, le racisme de classe qui la conduit à écarter tous ceux qui n’en sont pas, à les tenir à distance de ses lieux de prédilection, révèle la formidable violence symbolique qu’elle parvient à exercer, avec d’autant plus de force qu’elle a le droit et l’État – le sien – pour elle[12].

PublicationsModifier

Avec divers auteursModifier

  • Introduction à l'étude de la planification urbaine en région parisienne (avec Edmond Preteceille), Paris : Centre de sociologie urbaine, 1973.
  • Les Conditions d'exploitation de la force de travail (avec Michel Freyssenet et François Imbert), Paris : Centre de sociologie urbaine, 1975.
  • Les Modalités de reproduction de la force de travail (avec Michel Freyssenet et François Imbert), Paris : Centre de sociologie urbaine, 1975.
  • Équipements collectifs, structures urbaines et consommation sociale (avec Edmond Preteceille et Paul Rendu), Paris : Centre de sociologie urbaine, 1975.
  • Espace social et espace culturel. Analyse de la distribution socio-spatiale des équipements culturels et éducatifs en région parisienne (avec Paul de Gaudemar), Paris : Centre de sociologie urbaine, 1979.
  • Espace des équipements collectifs et ségrégation sociale (avec Paul Rendu), Paris : Centre de sociologie urbaine, 1981.
  • Ségrégation urbaine (avec Paul Rendu et Edmond Preteceille), Paris : Anthropos, 1986 (ISBN 978-2-7157-1124-2).
  • Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements, sous la direction de Delphine Naudier et Maud Simonet, Paris, La Découverte, 2011 (ISBN 978-2707168986).
  • Altergouvernement. 18 ministres-citoyens pour une réelle alternative, ouvrage collectif[note 2], Paris : Le Muscadier, 2012 (ISBN 979-1090685000).

Avec Michel PinçonModifier

DocumentairesModifier

  • Voyage dans les ghettos du gotha, documentaire diffusé le 1er octobre 2008 sur France 3 (Roche Productions - Dominique Tibi), Jean-Christophe Rosé (réalisateur) [présentation en ligne].
  • Au bonheur des riches (2 DVD) - 1. Voyage en grande fortune, 2. Les riches et nous. Antoine Roux (réalisateur), Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon (auteurs) - DVD Zone 2 paru le 23 octobre 2013[27].

Engagement en politiqueModifier

À partir de 2007, sortant de la neutralité axiologique wébérienne selon laquelle un bon savant ne devrait pas porter de jugement de valeur, Michel et Monique Pinçon-Charlot ont, dans leurs publications et leurs interventions publiques, mis en perspective leurs convictions idéologiques et leurs partis pris politiques en s'engageant, se situant, comme des acteurs sociaux du monde qu'ils analysent[28]. Par ce choix assumé, qui s'inscrit pour eux dans une suite logique qu'il s'agissait de donner à la somme des travaux réalisés durant toute leur carrière académique, les Pinçon-Charlot ont pris le risque d'être critiqués et parfois même discrédités par nombre de lobbyistes, d'analystes littéraires, de chroniqueurs, de journalistes ou même de sociologues. Pourtant, bien loin d'être amères, ils estiment que la ténacité dont ils ont fait preuve pour mettre en cause les fausses évidences de la pensée unique répondait au devoir du sociologue : « Le travail accumulé constitue aujourd'hui un corpus où le militant pourra trouver de l'aide, des analyses transposables, de quoi alimenter son combat. Nous souhaitons aux jeunes sociologues de pouvoir ainsi trouver dans leurs recherches une telle symbiose avec les luttes sociales […] Les privilèges du travailleur intellectuel qu'est le sociologue, payé pour comprendre le monde où il vit, valent bien de vaincre les difficultés pour restituer au plus grand nombre les résultats de la recherche qui ne saurait être apolitique dans un monde de contradictions et d'inégalités. Décidément, la sociologie est bien un sport de combat[note 3] »[29].

Un parti pris à gaucheModifier

En 2011, avec d'autres personnalités parmi lesquelles on trouve des syndiqués, des chercheurs, des artistes, des politiques et des militants associatifs, le couple Pinçon-Charlot soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012 : « Le Front de gauche devrait faire un bon score car il rassemble les voix des personnes qui se rendent compte que le capitalisme court à la faillite. Il y a en ce moment des prises de conscience qui s’opèrent sur la nature du système »[30]. Par la suite et comme son époux, Monique Pinçon-Charlot prendra cependant ses distances avec Jean-Luc Mélenchon et son mouvement, estimant qu'il est « un nouveau Mitterrand »[5].

Des ministres-citoyensModifier

Considérant avec 16 autres coauteurs que le lien entre la politique et le monde des affaires n’avaient jamais été aussi fort (oligarchie de classe), Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon participent à l’écriture d’Altergouvernement. 18 ministres-citoyens pour une réelle alternative (publié en janvier 2012). Dans cet ouvrage « fiction », et à l’instar de leurs homologues écrivains et ministres-citoyens, ils campent le rôle d’alterministres en charge de la réforme de l'État et proposent notamment des mesures pour contrer son affaiblissement. « Les cadeaux fiscaux aux plus riches, l’aide accordée aux banques et aux entreprises, ont contribué à multiplier par trois le déficit public entre septembre 2008 et décembre 2009, le faisant passer de 52 à 145 milliards d’euros [...] Ce déficit – ainsi que la dette qui a augmenté en proportion – ont été des armes utilisées par les politiques à la solde de la haute finance internationale pour que les peuples acceptent la rigueur et renoncent aux acquis sociaux obtenus par des décennies de luttes acharnées »[31]. A l’aube de l’élection présidentielle de mai 2012, les réformes qu’ils proposent sont les suivantes : Suppression du cumul des mandats et création d’un statut de l’élu ; Réduction du nombre de mandats successif ; Revitalisation de l’instruction civique et de l’enseignement du droit ; Contrôle du patrimoine des élus ; Inscription automatique sur les listes électorales et vote obligatoire ; Reconnaissance du vote blanc ; Socialisation des banques[32].

La présidentielle de 2017Modifier

Lors de l'élection présidentielle de 2017, Monique Pinçon-Charlot déclare au micro de France Inter, le 26 avril 2017 dans l'émission Le 5/7, en parlant de Trump, Fillon, Le Pen et Macron : « Ils sont les représentants d'une part, du système capitaliste dans cette phase épouvantable qu'est le néo-libéralisme. Cette phase où la finance prend le pouvoir sur le politique. Et ils sont tous dans le même sac parce que cette oligarchie pour perdurer a besoin de construire de fausses alternances [...] Les milliardaires sont au pouvoir [...] La seule chose qui compte c’est, au fond, de faire en sorte que l'oligarchie puisse continuer à concentrer de plus en plus toutes les richesses et tous les pouvoirs [...] Il s'agit d'une guerre de classes que mènent les plus riches contre les peuples ». Concernant le second tour de l'élection présidentielle (opposant Marine Le Pen et Emmanuel Macron), Monique Pinçon-Charlot précise encore : « Il n'est pas question pour moi de voter ni pour l'un ni pour l'autre »[33].

Aux législatives de 2017Modifier

En mai 2017, l’élection d’Emmanuel Macron pousse Monique Pinçon-Charlot à descendre dans l’arène politique. Elle se présente donc aux élections législatives dans les Hauts-de-Seine (13e circonscription) avec pour suppléante Sylvie Boxberger, conseillère municipale d’opposition à Châtenay-Malabry, et sans appui politique autre que celui de Pierre Ouzoulias (PCF - Front de gauche). « Dans cette démarche qui vise à faire tomber les masques », Monique Pinçon-Charlot souhaite porter le discours d'une "gauche sociale et écologiste" : « Je veux porter à l’Assemblée nationale le message simple que nous n’acceptons plus les conséquences criminelles des 1 % les plus riches [...] Nous sommes les plus nombreux, c’est nous qui faisons fonctionner l’économie réelle, mais pour gagner, nous devons absolument être unis et solidaires pour mettre fin à des inégalités inacceptables »[34]. Au terme du premier tour, elle obtient 4,01% des suffrages exprimés[35].

Dans un entretien accordé au magazine en ligne Les Inrockuptibles en , Monique Pinçon-Charlot déclare que les politiques du président de la République française Emmanuel Macron « sont au service quasi-exclusif de l’oligarchie. Nous ne sommes plus désormais dans le cadre d’une alternance classique à l’intérieur de l’oligarchie entre la droite et la gauche : il synthétise complètement les intérêts des plus riches »[36].

Aux européennes de 2019Modifier

En mai 2019, le couple Pinçon-Charlot apporte son soutien à la liste du Parti communiste français menée par Ian Brossat. Avec eux, sont notamment membres de ce comité de soutien : Lassana Bathily, le héros de l'Hyper Cacher en 2015, l'urgentiste et ancien de Charlie Hebdo Patrick Pelloux, l'ancien secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) Bernard Thibault, la candidate et numéro 2 de la liste Unidas Podemos en Espagne, Sira Rego et, côté artistique, le réalisateur Alain Guiraudie et le plasticien Ernest Pignon-Ernest[37].

CritiquesModifier

Le couple Pinçon-Charlot a fait l'objet de critiques quant à la qualité scientifique de ses travaux.

Dans l’article qu’il signe pour le magazine Sciences Humaines, Nicolas Walzer (Université de La Réunion) soutient que Gérald Bronner (Université Paris-Diderot) et Etienne Géhin (Université de Nancy II), dans leur livre Le danger sociologique, considéreraient le couple Pinçon-Charlot comme faisant partie de ces sociologues qui masquent un militantisme politique derrière des travaux prétendument scientifiques (sans que leur noms soient formellement cités dans l’ouvrage en question) [38]. Par ailleurs, Julien Damon (professeur à l'IEP de Paris), dans Le Point, estime qu'« en faisant fi de toute méthodologie, le couple de sociologues porte atteinte à la discipline ». Il juge leurs travaux « frauduleux »[39].

Dans un entretien pour Atlantico, Nicolas Lecaussin (directeur de l'Institut de Recherches Economiques et Fiscales) affirme qu'« il est absurde de considérer comme les Pinçon-Charlot que les riches font le malheur des pauvres » et que « leur analyse est faite en fonction de leurs croyances et non pas en fonction des réalités ». Il considère que les Pinçon-Charlot éprouvent une haine injustifiée pour les riches : « Pour ces auteurs, le riche est un délinquant en puissance ! Faut-il donc rester pauvre ? ». Pour Lecaussin, les Pinçon-Charlot accusent les riches de tous les maux et omettent de mentionner leur contribution au bien commun : « en France, en 2011, les 30 % des foyers déclarant les plus hauts revenus ont réglé 87% de l’impôt sur le revenu avant application des crédits et réductions divers et 95 % de l’impôt net, de leur côté les 10% des plus riches ont payé environ 70% du total de l’impôt sur le revenu »[40].

Sur France 2, Natacha Polony tance Monique Pinçon-Charlot à propos de son livre La violence des riches. Selon Polony, les termes de « riches » et « dominants » ne sont jamais clairement explicités et définis, ce qui nuit à la qualité de l'analyse. Par ailleurs, Polony rappelle estimer que le capital, et non seulement la valeur travail, contribue également à la production de la richesse, contrairement à ce qu'affirme Pinçon-Charlot. Enfin, la journaliste considère que les analyses du livre tendent assez facilement à la caricature sociale et à l'exagération[41]. De son côté et à la suite, le chroniqueur Aymeric Caron prend pourtant le contre-pied de sa consœur en qualifiant sa posture critique de « caricaturale »[42]. Finalement, en conclusion de cet entretien avec la sociologue, et sous les applaudissements du public à l’endroit de Monique Pinçon-Charlot, Laurent Ruquier recommande la lecture de ce livre « instructif »[42].

Les Echos reproche aux Pinçon-Charlot une vision caricaturale de la société et une critique simpliste des riches : « Deux célèbres sociologues retraités du CNRS combinent allègrement sabir sociologisant et convictions militantes pour attiser une certaine richophobie ambiante. [...] On a le droit de ne pas aimer les riches. Encore faudrait-il un minimum de rigueur et limiter l'invective. »[43].

Le Monde critique les Pinçon-Charlot au nom d'une absence de rigueur scientifique dans leur ouvrage Le Président des ultra-riches : « les Pinçon-Charlot croient observer l’assurance imperturbable et le goût de l’entre-soi d’une bourgeoisie coupée du reste de la société et s’efforçant de maintenir étanche cette frontière invisible. La thèse en vaut une autre. Mais de quelle scientificité peut-elle se réclamer quand, face à la réalité sociale, ses défenseurs n’emploient aucune procédure d’investigation, et qu’au bout du compte ils l’observent en badauds ? ». Leurs travaux ne peuvent ainsi, selon la rédaction, en aucun cas être qualifiés de travaux sociologiques honnêtes : « ils ne cessent de prétendre les étayer « par des moyens sociologiques », ce qui est inexact, et que l’intense promotion médiatique du livre se fait au nom de cette supposée expertise, censée s’imposer, par un argument d’autorité, à la rationalité du lecteur, dont on ne sollicite en fait que les passions politiques. Monique Pinçon-Charlot, soutenue par le Parti communiste, a été candidate à la députation en 2017 et cela, en revanche, n’est pas revendiqué. C’est d’ailleurs avec la même honnêteté flottante que les avis de l’économiste Liêm Hoang-Ngoc sont utilisés tout au long du livre pour garantir la rigueur de l’analyse des réformes macroniennes, sans qu’il soit jamais précisé qu’il a été, lui aussi, candidat aux législatives, sous les couleurs de La France insoumise. »[44].

Libération déclare, en février 2019, que les Pinçon-Charlot commettent une erreur grossière et confondent le taux marginal d'imposition avec le taux effectif d'imposition, ce qui leur permet d'affirmer à tort : « le plus mal payé des contribuables paie plus en impôts sur le revenu que le plus riche des actionnaires sur chaque euro de dividendes perçus ». L'impôt sur les actions est de 12,8 %. Le taux d'imposition sur la deuxième tranche des revenus des salariés est de 14%, et de 0% sur la première tranche. Le taux d'imposition global supporté par un salarié peut donc être inférieur à 12,8 %, par exemple de 7% pour un salarié gagnant 25 000 euros nets par an[45]. Mais à l'inverse, selon Marianne, la confusion des taux « ne remet nullement en cause la pertinence de l’analyse » du livre Le président des ultra-riches, qui, selon le magazine, « recense efficacement » les déclarations « méprisantes » d'Emmanuel Macron envers « ceux qui ne sont rien », réalise l’inventaire des mesures fiscales favorables aux détenteurs de patrimoine et contredit l'idée d’un président « hors-système »[46].

AnnexesModifier

NotesModifier

  1. Dans cette logique méritocratique, c'est à chacun de mettre en évidence ce qu'il mérite par ses propres œuvres. C'est à chacun de faire ses preuves durant son existence. Recommencement sans fin, il n'y a pas dans la méritocratie cette continuité enchantée de la dynastie (transmission aux descendants, par exemple de l'entreprise familiale). Celle-ci fonde sa légitimité dans l'immortalité symbolique, la méritocratie exigeant qu'à chaque génération cette légitimité soit reconstruite[24]. »
  2. Ont participé à l'ouvrage : Paul Ariès, Geneviève Azam, Marc Dufumier, Marie Duru-Bellat, Claude Egullion, Jean-Baptiste Eyraud, Susan George, Franck Lepage, Jean-Marie Harribey, Philippe Leymarie, Laurent Mucchielli, Aline Pailler, Nathalie Péré-Marzano, Fabien Piasecki, Michel Pinçon, Clarisse Taron, et Jacques Testart
  3. Pour reprendre le titre du film de Pierre Carles, La sociologie est un sport de combat (2002), lui-même emprunté à Pierre Bourdieu auquel ce documentaire est consacré [présentation en ligne].

RéférencesModifier

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  2. a et b « Monique Pinçon-Charlot », sur puf.com (consulté le 24 mars 2019)
  3. « Décret du 31 décembre 2014 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le 24 mars 2019)
  4. a b et c Françoise Acker et Sylvie Cognard, « Éveilleurs de conscience », Pratiques, no 83,‎ (lire en ligne)
  5. a b c d et e Frantz Durupt, « Michel et Monique Pinçon-Charlot, leur part du Gotha », sur Libération.fr, (consulté le 24 mars 2019)
  6. a et b Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Voyage en grande bourgeoisie : Journal d'enquête, Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige », , 192 p. (ISBN 978-2130554202), p.9-11
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  8. Marc Montoussé et Gilles Renouard, 100 fiches pour comprendre la sociologie (3e édition) : La ségrégation urbaine, Éditions Bréal, , 234 p. (ISBN 978-2749506067), p.206-207
  9. Alain Degenne, « Pinçon-Charlot Monique, Préteceille Edmond, Rendu Paul, Ségrégation urbaine. », Revue française de sociologie, vol. 28-3,‎ , p. 545-547 (lire en ligne)
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  21. Marc Montoussé et Gilles Renouard, 100 fiches pour comprendre la sociologie (3e édition) : Les analyses des inégalités face à l'école, Éditions Bréal, , 234 p. (ISBN 978-2749506067), p.144-145
  22. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Sociologie de la bourgeoisie, vol. 294, La Découverte, coll. « Repères », , 121 p. (ISBN 978-2707129512), p.47
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  33. Monique Pinçon-Charlot. Interview par Éric Delvaux et Catherine Boullay. Monique Pinçon-Charlot : "C'est une guerre de classes des plus riches contre les peuples". L'invité du 5/7. France Inter. 26 avril 2017. (consulté le 29 mars 2019).
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  37. « Européennes : le PCF soutenu par Costa-Gavras, Patrick Pelloux et les Pinçon-Charlot », sur Europe 1 (consulté le 6 mai 2019)
  38. Nicolas Walzer, « La sociologie est-elle en danger ? », sur Sciences Humaines, (consulté le 18 mars 2019)
  39. Julien Damon, « Julien Damon - Pinçon-Charlot, exercice frauduleux de la sociologie », sur Le Point, (consulté le 12 février 2019)
  40. « Pourquoi il est absurde de considérer comme les Pinçon-Charlot que les riches font le malheur des pauvres », sur Atlantico.fr, (consulté le 6 février 2019)
  41. « Monique Pinçon-Charlot », On n'est pas couché,‎ (lire en ligne)
  42. a et b On n'est pas couché - Monique Pinçon-Charlot [Divertissement], Serge Khalfon; Richard Valverde; Jean-Jacques Amsellem; Nicolas Druet, dans ONPC  sur France 2 () 75907 Paris cedex 15, France : Tout sur l'écran et RUQ Productions. Consulté le . La scène se produit à 20:55 puis 22:46.
  43. « La richophobie en bande dessinée », sur Les Echos, (consulté le 6 février 2019)
  44. Florent Georgesco, « Les Pinçon-Charlot, ex-sociologues », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 6 février 2019)
  45. Luc Peillon, « Le plus mal payé des contribuables paie-t-il plus d'impôt sur le revenu que le plus riche des actionnaires? », sur Libération.fr, (consulté le 6 février 2019)
  46. « Monique Pinçon-Charlot : "Macron présente une cohérence parfaite dans son ancrage bourgeois" », sur Marianne, (consulté le 19 juillet 2019)

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

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