Meillerie

commune française du département de la Haute-Savoie

Meillerie
Meillerie
Meillerie vue du lac Léman.
Blason de Meillerie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance
Maire
Mandat
Laurent Pertuiset
2020-2026
Code postal 74500
Code commune 74175
Démographie
Gentilé Meillerons et Meilleronnes
Population
municipale
312 hab. (2018 en diminution de 4,29 % par rapport à 2013)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 25″ nord, 6° 43′ 05″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 1 000 m
Superficie 3,91 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Évian-les-Bains
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Meillerie
Liens
Site web meillerie-locum.fr

Meillerie est une commune française qui se situe dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Meillerie vue globale.jpg

Située dans la région historique du Chablais et plus précisément du Chablais savoyard (ou français), au bord du lac Léman, la commune fait également partie de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance.

Dès le XIXe siècle, l'exploitation des carrières de Meillerie permet d'extraire les pierres calcaires qui seront utilisées pour édifier de nombreuses constructions dans les villes côtières lémaniques françaises et suisses dont, notamment, la seconde gare de Genève-Cornavin, construite entre 1929 et 1931, ainsi que l'ensemble architectural du Palais des Nations de Genève, siège de la Société des Nations construit durant la même période.

GéographieModifier

SituationModifier

 
Plan du territoire de Meillerie

Le territoire de la commune de Meillerie est situé dans le sud-est de la France, au nord du département de Haute-Savoie, sur la rive sud du lac Léman, à l’extrême nord du massif du Chablais, dans le quart nord-ouest des Alpes françaises.

À l’échelle nationale, la mairie de Meilerie (chef-lieu) est située :

et, au niveau local :
  • à 45 kilomètres de la ville suisse de Genève, 10 km d'Évian-les-Bains, et 7 km de Saint-Gingolph, commune située sur la frontière franco-suisse.

DescriptionModifier

La commune comprend un bourg, de taille modeste et le hameau de Locum, de taille encore plus modeste, situé près de la commune voisine de Saint-Gingolph. Ces deux parties résidentielles de la commune, coincées entre la rive sud du lac Léman et les pentes septentrionales très abruptes du massif du Chablais sont reliées entre elles par une seule route, qui longe la côte lacustre.

Le petit bourg central de Meillerie, traversé par cette route, est un ancien village de pêcheurs, avec sa batellerie lacustre, mais aussi de carriers officiant dans la montagne. L'église du village et son cimetière surplombent la plus grande partie du bourg avec son port, ainsi que le lac, offrant une vue sur la riviera vaudoise et le vignoble vaudois de Lavaux.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

 
Le Léman depuis les Rochers de Naye. Les carrières de Meillerie sont identifiables sur la rive gauche du lac.

La commune est riveraine du lac franco-suisse, le Léman

Son territoire est également sillonné par trois ruisseaux, tous affluents du lac et donc, indirectement du Rhône:

  • Le ruisseau de la Corne
  • Le ruisseau des Étalins
  • Le ruisseau du Locum

Géologie et reliefModifier

ClimatModifier

Le climat est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin, mais quelque peu tempéré par la proximité du lac Léman.

Voici, ci-dessous un tableau de températures présentant un relevé de celles-ci sur cinq années, effectué sur le territoire de la commune de Sciez, située à 30 kilomètres de Meillerie.

Températures (sous abri, moyennes) - source : météo-sciez.com
Année Température moyenne T. la plus haute T. moyenne la plus haute T. la plus basse T. moyenne la plus basse
2014 10,9 °C 32,1 °C le 18.07 22,6 °C le 10.06 −4,4 °C le 25.01 −2,6 °C le 29.12
2013 10,7 °C 33,0 °C le 27.07 24,5 °C le 03.08 −7,8 °C le 26.02 −3,4 °C le 26.02
2012 10,4 °C 33,3 °C le 27.07 25,4 °C le 29.06 −10,9 °C le 07.02 −9,0 °C le 07.02
2011 11 °C 33,8 °C le 28.06 24,3 °C le 19.08 −7,2 °C le 23.01 −3,2 °C le 24.01
2010 9,9 °C 33,5 °C le 09.07 25,8 °C le 14.07 −9,9 °C le 16.02 −5,0 °C le 04.12
Sources : Météo-Sciez

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l’année 2017.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source : Météo France et Météociel[2]

Voies de communicationModifier

 
Carte postale d'une barque du Léman vers 1900.

Voies routièresModifier

Voies ferroviairesModifier

Voies navigablesModifier

  • Le lac Léman était jusqu'au début du XXe siècle la principale voie de transit des pondérables : bois, céréales, chaux et surtout les fameuses pierres de Meillerie que l'on retrouve sur des grands bâtiments de Genève et de Lausanne. Extraites des carrières de la commune, elles étaient chargées sur les barques du Léman. Un service de passagers sur les bateaux de la CGN était assuré, pendant la saison estivale, jusqu'en l'an 2000.

Transports publicsModifier

Ligne d'autocarModifier

Une ligne d'autocar traverse le territoire communal. La ligne 131 qui relie Thonon à Saint Gingolph a été mise en place sous l'égide de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

  • Ligne 131 (SAT Thonon) : Thonon-les-Bains ↔ Saint-Gingolph (deux arrêts : Meillerie - chef-lieu et Mellerie - Locum)[3].

Celle-ci et exploitée par la société des autos transports du Chablais et du Faucigny (SAT) et dépend du réseau interurbain de Haute-Savoie (LIHSA).

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Meillerie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le Léman, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[9]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[10],[11].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (88 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (92,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), prairies (2,3 %), zones urbanisées (2,2 %), eaux continentales[Note 2] (0,8 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaineModifier

La commune comptait 354 logements en 2014, dont 161 résidences principales (45,5 % du parc), 141 logements secondaires (39,9 % du parc) et 52 logements vacants (14,6% du parc). 38,4 % de ces logements étant des maisons individuelles et 60,2 % des appartements[Insee 1]. Cette proportion peut sembler curieuse pour une aussi petite commune mais qui trouve une explication en lien avec son passé industriel.

Selon son site officiel, la commune de Meillerie, de dimension très modeste ne possède ni de plan d'occupation des sols (POS), ni de Plan local d'urbanisme (PLU)[C 1].

Hameaux, lieux-dits et écartsModifier

La commune se compose d'un chef-lieu et de deux hameaux :

  • le Locum (prononcer : locome) situé au bord du lac,
  • les Plantés en moyenne montagne.

Le territoire présente également de nombreux écarts et lieux-dits, tous inhabités. Ceux-ci présentés, ci-dessous, selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[13].

  • le Cottelet
  • Lausenette
  • Lachaux
  • le Tronc
  • la Fauconnière
  • les Étalins
  • les Plagnes
  • les Reboux
  • la Pesse Vache (bois)
  • les grandes feuillases (bois)

Risques naturelsModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Meillerie est situé en zone de sismicité n°4, comme l'ensemble des communes savoyardes riveraines du Léman[14].

Terminologie des zones sismiques[15]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

ToponymieModifier

La plus ancienne forme retrouvée date du XIe siècle, Melleria, mais au cours du temps, ce nom a souvent changé. On peut également trouver Malleria ou Milleria. C'est au XIXe siècle que l'on trouve le plus grand nombre de versions différentes : Melliéré, Meilleré, Meilleré-sous-Thollon, Meilleré-en-Chablais, Milliéré.

D'après l'abbé Gonthier, le nom de Meillerie viendrait d'un mot celte signifiant « rochers ». Ce nom est porté par plusieurs localités et lieux-dits en France et en Suisse : par exemple, La Meilleraie-Tillay en Vendée, et la Tête de Meilleret au-dessus du village des Diablerets dans les Préalpes vaudoises.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Mèlèrya (graphie de Conflans) ou Mèlyeria (ORB)[16].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Moyen Âge et RenaissanceModifier

Au Moyen Âge, lorsque Meillerie se trouve sous la prévôté du Grand Saint-Bernard, le village ne compte que deux-cents habitants. La commune est protégée par le prévôt, mais en situation de dépendance et vit essentiellement de l'exploitation du bois produit par la forêt de Meillerie, ainsi que de la pêche et du commerce de la navigation.

C'est en 1166 qu'un premier document sur Meillerie (Maleria) apparaît. Celui-ci fait état du don de Meillerie et de ses territoires appartenant au diocèse de Lausanne, à l'abbé Rodulfus de l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune par l'évêque de Lausanne, et ceci pour une livre de poivre chaque année à lui-même ainsi qu'à ses successeurs.

Au XIIe siècle s'installe à Meillerie une communauté de chanoines réguliers de Saint-Augustin. Ces chanoines possédaient déjà une église et un bâtiment conventuel, mais dans la première moitié du XIIIe siècle, des seigneurs locaux, grâce à une dotation, leur permettent de reconstruire l'ensemble des bâtiments (dont une partie est encore visible au prieuré de Meillerie).

Deux des prieurs de Meillerie, Pierre et Martin, deviennent prévôts du Grand Saint-Bernard, et font de ce prieuré leur résidence principale, ainsi que le centre religieux et administratif de la prévôté. Non seulement Meillerie devient un centre politique et religieux important de la région lémanique, mais également le centre d'une vaste seigneurie qui englobe Thollon-les-Mémises, Lugrin, et Maxilly.

Au XVe siècle, les prévôts délaissent peu à peu Meillerie, et les affrontements avec Évian, au sujet du bois de Bret, s'intensifient à tel point que les habitants de Meillerie sont contraints de demander l'aide de ceux de Thollon en 1532. C'est à partir de cette date que Meillerie devient un hameau de Thollon.

Les chanoines réguliers restent à Meillerie jusqu'en 1752, date à laquelle la prévôté est démembrée, et c'est l'Ordre des saints Maurice et Lazare qui reçoit Meillerie et y installe un curé.

Temps modernesModifier

Le XVIIIe siècleModifier

En septembre 1754, l'écrivain Jean-Jacques Rousseau visite le site de Meillerie à l'occasion d'un tour complet du Léman, dont on trouve quelques clés d'explication de son œuvre[17]. « La route qui longe le lac et relie Evian, Meillerie et Saint-Gingolph a été construite sous Napoléon. Au XVIIIe siècle, Meillerie était un village à flanc de falaise qu'on ne pouvait atteindre que par le lac. Il est clair que ce passage par Meillerie inspire directement l'un des plus beaux textes de Jean-Jacques Rousseau dans "La nouvelle Héloïse"[17]. »

Époque contemporaineModifier

Les XVIIIe et XIXe sièclesModifier

Pendant la Révolution française, une troupe de grenadiers est détachée à Meillerie et logée par la municipalité de Thollon dans le prieuré.

Le XIXe siècle voit le développement des carrières de pierre de Meillerie, qui vont alimenter les rives du lac Léman et fournir du travail à un grand nombre de personnes.

En 1803, Meillerie est érigé en paroisse portant le nom de Saint-Bernard. Le nombre important de paroissiens oblige la municipalité de Thollon à construire une nouvelle nef dans le prieuré, et à abandonner l'ancienne église paroissiale située au bord du lac.

C'est au XIXe siècle, avec l'essor de l'industrie de sa pierre calcaire de qualité que Meillerie connait son âge d'or. En un peu moins de cent ans l'évolution démographique est importante : de 1806 à 1904 le nombre d'habitants passe de 406 à 1 084 personnes mais le village est peu adapté à accueillir une concentration humaine si importante. La population y est entassée dans cette pente abrupte, les sont maisons étroites, en hauteur, et les escaliers pentus. L'insalubrité s'y installe : les ordures et le fumier côtoient alors les maisons, en absence d'eau potable la population boit l'eau du torrent ou du lac. Le village, plus particulièrement la rue des pêcheurs datant du XVIIIe siècle, centre de la vie populaire, est rythmé par les allers et retours, et les chassés-croisés des carriers et des bateliers. La route nationale, construite au XIXe siècle, abrite une population bourgeoise, les maisons y sont plus modernes et on y retrouve des édifices publics tels que la mairie, l'école et la poste.

Enfin, en 1860, en même temps que l'annexion de la Savoie par l'empire français, Meillerie est séparée de la commune de Thollon. La limite entre Meillerie et la commune de Thollon est modifiée par décret le .

Le XXe siècleModifier

 
Le Léman à Meillerie en avril 2016.

Au XXe siècle, en quarante ans, la population diminue, se réduisant à 473 habitants en raison de la Première Guerre mondiale, de la suppression de la zone franche et de l'apparition du béton armé qui ont entraîné la fermeture des carrières à Meillerie. Les hommes sont donc amenés à quitter le village.

Le XXIe siècleModifier

Depuis quelques années la commune connait alors un léger renouveau avec une population d'environ 350 habitants, en raison de la proximité de la frontière suisse. Meillerie espère aussi obtenir des retombées économiques supplémentaires grâce à la mise en valeur de son patrimoine.

Politique et administrationModifier

Situation administrativeModifier

La commune de Meillerie appartient au canton d'Évian-les-Bains, qui compte 33 communes selon le redécoupage cantonal de 2014[18]. Celle-ci est également située dans l'arrondissement de Thonon-les-Bains et elle est membre de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance.

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Le conseil municipal de Meillerie est composé de onze membres dont un maire, trois adjoints au maire et sept conseillers municipaux[19].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Eugène Vesin DVD  
mars 2008 mars 2014 Laurent Pertuiset    
mars 2014 2018 Lydie Spindler   Salarié du secteur médical
2019 En cours Sonia Lugrin[20]    
Les données manquantes sont à compléter.

JumelageModifier

Population et sociétéModifier

Ses habitants sont appelés les Meillerons[C 2],[21]. On trouve la forme Meilleran(e)s sur le site sabaudia.org[22].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 312 habitants[Note 3], en diminution de 4,29 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
686754827930901877825888972
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0841 065861786737631472412333
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
282320258305280303306309326
2018 - - - - - - - -
312--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Ne bénéficiant plus de structures scolaires sur son territoire, les enfants en âge de scolarisation sont inscrits dans l'école de la commune voisine de Lugrin, la gestion des transports scolaires ayant été déléguée à la Communauté de Communes à laquelle appartient Meillerie.

EnvironnementModifier

Il existe plusieurs points de collecte sur le territoire communal, la déchetteries intercommunale étant située route de Thollon à Lugrin, non loin du territoire communal[C 3].

Équipement sportifModifier

MédiasModifier

Radios et télévisionsModifier

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, La Radio Plus. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazinesModifier

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré (édition de Thonon et du Chablais), L'Essor savoyard (édité à Thonon), Le Messager (édition Chablais), le Courrier savoyard.

CultesModifier

L'ancienne paroisse de Meillerie était dédiée à saint Bernard de Menthon[22]. La commune est désormais intégrée à la paroisse Saint André en Gavot-Léman, qui couvre dix-huit communes du Chablais[27], qui fait partie du doyenné du Chablais, dont le siège se trouve à Allinges[28]. Elle se trouve dans le diocèse d'Annecy. Le culte catholique est célébré dans l'église Saint-Bernard-de-Menthon[29].

ÉconomieModifier

Activités industrielle et commercialeModifier

Les carrières de Meillerie, en service de 1800 à 1939, ont servi à la construction de bâtiments autour du lac Léman.

Agriculture et pêcheModifier

TourismeModifier

En 2017, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 728 lits touristiques répartis dans 143 structures[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 2 meublés et un hôtel[30], situé sur le bord du lac Léman.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Le port de Meillerie en hiver.
 
La pierre à Rousseau dominant le Léman.

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[31], mais aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[32]. Par ailleurs, elle compte un objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques (vêtements liturgiques de 1930)[33], mais aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[34].

Meillerie compte plusieurs lieux et de monuments qui traduisent son histoire :

ce port a été construit pour y accueillir les barques lémaniques afin de transporter les pierres des carrières de la commune vers les villes bordées par le lac Léman. Sa rue des Pêcheurs et les maisons en façade du lac Léman ajoutent un cachet historique au lieu ;
le monastère, la tour-clocher et le chœur ont fait l’objet d’une première inscription au titre des monuments historiques le  ;
cet édifice de confession catholique fut dédiée à la Vierge Marie ;
Le site des carrières situés sur le secteur des Étalins et de la Balme domine le bourg de Meillerie.

Sites naturelsModifier

Le littoral lémaniqueModifier

Meillerie dans les artsModifier

 
Couverture originale du roman de Jean-Jacques Rousseau.

Dans la littératureModifier

  • Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau :
roman épistolaire de Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse est parue en 1761 chez Marc-Michel Rey. Il évoque les amours passionnées entre Julie d’Étange, une jeune noble, et son précepteur, Saint-Preux dans le cadre romantique du Léman. le passage le plus connu de cet épisode romantique évoque un coup de vent, alors qu'ils se promènent en barque sur le lac, au large du petit village de pêcheurs de Meillerie, entre Évian et Saint-Gingolph.
Le village de Meillerie y fut donc citée par Jean-Jacques Rousseau dans ce roman, dont voici l'extrait, ci-dessous :

«  Tandis que nous nous amusions agréablement à parcourir ainsi des yeux les côtes voisines, un séchard, qui nous poussait de biais vers la rive opposée, s'éleva, fraîchit considérablement ; et quand nous songeâmes à revirer, la résistance se trouva si forte qu'il ne fut plus possible à notre frêle bateau delà vaincre. Bientôt les ondes devinrent terribles : il fallut regagner la rive de Savoie, et tâcher d'y prendre terre au village de Meillerie qui était vis-à-vis de nous, et qui est presque le seul lieu de cette côte ou la grève offre un abord commode. Mais le vent ayant changé se renforçait, rendait inutiles les efforts de nos bateliers, et nous faisait dériver plus bas le long d'une file de rochers escarpés où l'on ne trouve plus d'asile.  »

  • Littérature jeunesse
Meillerie sert de cadre à deux aventures de la série Les Six Compagnons de Paul-Jacques Bonzon dans la bibliothèque verte de l'éditeur Hachette : Les Six Compagnons et le château maudit (1965) et Les Six Compagnons et l'âne vert (1966).

Dans la peintureModifier

Au cinéma et à la télévisionModifier

 
Jean Marais.
Cinéma

Les premières images d'un film dont le scénario a été écrit par Jean Cocteau, présente le port de Meillerie et le lac Léman au niveau de la côte entre les ports de Saint-Gingolph et Meillerie :

Un autre film présente également le port de Meillerie durant un court instant :

Télévision

HéraldiqueModifier

Les armes de Meillerie se blasonnent ainsi :

D'azur à la barque de Meillerie, la coque et le mât au naturel, aux deux voiles triangulaires d'argent,une flamme de gueules à la croix d'argent flottant vers senestre, attachée à la mâture surmontée d'une fleur de lys aussi d'argent, ladite barque accostée de deux colonnes du même posées chacune sur un mont de sinople mouvant de la pointe, celle de dextre surmontée d'une losange d'or, celle de sénestre d'une étoile du mème, au chef cousu de gueules chargée d'une croix d'argent.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 351-355, « Le canton d'Evian-les-Bains », 385-387, « Meillerie ».
  • Jean-François Gonthier, « Le Bois de Bret », dans Œuvres historiques, Thonon-les-Bains, 1901-1903, chap. 3
  • Lucien Quaglia, « Meillerie et la prévoté du Grand-Saint-Bernard », dans Annales valaisannes, , brochure

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[30].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Données InseeModifier

  • Données Insee de la commune de Meillerie (74175), ([lire en ligne])

Institutions localesModifier

Données issues des sites de la mairie de Meillerie et de la Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance :

  1. « Urbanisme », sur www.meillerie-locum.fr.
  2. « Meillerie », sur cc-peva.fr.
  3. « Déchetteries », sur cc-peva.fr.

RéférencesModifier

  1. Distances des grandes villes avec Meillerie, sur le site annuaire mairie.
  2. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  3. Site SAT léman, page sur la fiche horaire des cars de la ligne 131
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
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