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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gingolph (homonymie).

Saint-Gingolph
Saint-Gingolph (Valais)
Vue du village de Saint-Gingolph depuis le lac.
Blason de Saint-Gingolph
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Monthey
Localité(s) Saint-Gingolph, Frenay
Communes limitrophes Saint-Gingolph (Haute-Savoie), Port-Valais, Vouvry
Président(e) Werner Grange
NPA 1898
N° OFS 6155
Démographie
Gentilé Gingolais
Population
permanente
963 hab. (31 décembre 2017)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 30″ nord, 6° 48′ 23″ est
Altitude Min. 374 m
Max. 2 171 m
Superficie 14,38 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Saint-Gingolph
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton du Valais

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Saint-Gingolph

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Saint-Gingolph

Géolocalisation sur la carte : Suisse

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Saint-Gingolph
Liens
Site web www.st-gingolph.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Gingolph (San Zhingueû en arpitan[3]) est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Monthey.

Le village de Saint-Gingolph est séparé par la frontière entre la France et la Suisse, matérialisée par la rivière de la Morge. La partie française constitue également une commune homonyme.

Sommaire

GéographieModifier

Saint-Gingolph se situe à la frontière franco-suisse, sur la rive sud-est du lac Léman et sur le delta de la Morge. La commune est située à 17 kilomètres à l'est d'Évian-les-Bains, à 21 kilomètres de Montreux, à 22 kilomètres de Monthey et à 23 kilomètres de Thonon-les-Bains. Les communes suisses limitrophes avec Saint-Gingolph sont Port-Valais et Vouvry.

La ville compte environ 800 habitants. L'été, la population y est bien plus importante, en raison de l'activité touristique estivale[réf. nécessaire]. La commune est délimitée à l'ouest par la rivière la Morge, qui fait office de frontière avec la France, à l'est par le torrent du Riau et au sud par le Grammont.

Voies de communication et transportsModifier

 
Stations CGN et CFF St-Gingolph.

Voies routièresModifier

Transport ferroviaireModifier

Transports en communModifier

Transports aériensModifier

ToponymeModifier

Le toponyme de la commune provient du saint Gangolf d'Avallon[4],[5],[6].

Le village est mentionné en 1153 avec Sancti Gengulfii, puis en 1204 villula Sancti Gingulphi, Sanctus Gingulfus vers 1230, en 1348 Apud Sanctum Gingurphum et Sanctus Gingulphus au milieu du XVe siècle[5],[7].

HistoireModifier

En l'an 640, à la suite d'un éboulement gigantesque à la hauteur de Bret (actuellement côté français), Saint Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement de l'actuelle, et lui donne le nom d'Ecclésia Sant Gendoulfo. Cette appellation de Sant Gendoulfo sera par la suite étendue à l'ensemble du village, pour devenir au fil des siècles l'actuel nom que l'on connaît de nos jours, à savoir Saint-Gingolph.

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Gingolph (Valais) se blasonnent ainsi :

« Tranché denché d'argent et de gueules, à l'ours rampant de sable brochant sur la partition, accompagnée en chef à senestre d'une étoile à cinq rais aussi de gueules ».

La monographie de Saint-Gingolph révèle que, avant la création de la Bourgeoisie, les armoiries de Saint-Gingolph étaient d'argent avec hyène de sable (noir). On confondait souvent la loutre avec une hyène, voire avec un ours, très présent dans les forêts gingolaises à l'époque.

Faits historiquesModifier

  • 515 : le premier village sur le territoire de Saint-Gingolph est Bresti (Bret aujourd'hui).
  • 640 : Saint Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement de l'actuelle, et lui donne le nom de Ecclésia Sant Gendoulfo.
  •  : un traité signé à Thonon-les-Bains fixe la frontière entre la Savoie et le Valais à la Morge. Saint-Gingolph est ainsi coupé en deux.
  • 22 et 23 juillet 1944 : Tragédie de Saint-Gingolph, la partie française est incendiée par les Allemands à la suite d'une attaque des maquisards. 6 otages sont également fusillés.

PolitiqueModifier

FonctionnementModifier

Le conseil communal est le pouvoir exécutif de la commune. Les 7 membres sont élus tous les 4 ans par la population.

Depuis le 1er janvier 2017, Werner Grange est le président de Saint-Gingolph.

Période Président(e) Parti politique Remarques
2017-2020 Werner Grange Entente Gingolaise
2009-2016 Bertrand Duchoud PLR
2005-2011 Marie-Françoise Favre PLR
1992-2004 Michel Beytrison Génération Avenir

L'administration communale et ses services se situent au château.

La commune de Saint-Gingolph comporte aussi une corporation de droit public issue de la commune médiévale : la Bourgeoisie. Le Conseil bourgeoisial compte cinq personnes : un président, un vice-président et trois conseillers.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

EnseignementModifier

Enseignement primaireModifier

La commune possède un centre scolaire, à côté de la salle polyvalente, inauguré en septembre 2008. Auparavant, l'école était installée dans le château.

Enseignement secondaireModifier

La commune participe au Cycle d'Orientation de Vouvry, avec les communes de Port-Valais, Vouvry et Vionnaz.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Les principales manifestations annuelles sont les suivantes :

SportsModifier

La commune de Saint-Gingolph (Suisse) possède plusieurs équipements sportifs :

  • une plage ;
  • une salle polyvalente équipée ;
  • deux terrains de football ;
  • plusieurs centaines de kilomètres de sentiers de randonnée balisés.

Vie associativeModifier

Une vingtaine d'associations sont recensées à Saint-Gingolph, pour la plupart franco-suisses. La liste est disponible sur le site internet de la commune.

MédiasModifier

PersonnalitésModifier

Culture et patrimoineModifier

Le village de Saint-Gingolph est inscrit à l'Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse comme « cas particulier »[9].

Patrimoine architecturalModifier

L'ancien Hôtel de la Croix-Blanche (qui abrite actuellement les bureaux de la Police Cantonale), la chapelle de la Sainte-Famille, le château de Saint-Gingolph et sa dépendance, soit la maison de Rivaz-de-Nucé ou maison des Sœurs, sont classés biens culturels d'importance régionale[10].

Patrimoine lacustreModifier

  • Ancien chantier naval, qui a vu pendant près d'un siècle sortir de ses murs la majorité des barques à voiles latines du Léman.
  • Cochère « L'Aurore », réplique d'une barque du Léman mise à l'eau le .

Patrimoine culturelModifier

Le musée des Traditions et des Barques du Léman est classé biens culturels d'importance régionale[10].

Lieux de culteModifier

 
Le portail du château et la chapelle de la Sainte-Famille.
  • Chapelle de la Sainte-Famille (1677), réservée aux familles bourgeoises de la commune.
  • École des Missions, à 4 km en direction du Bouveret.

Ces lieux de culte font partie du diocèse d'Annecy, celui-ci s'arrêtant à la limite communale au Bouveret, frontière diocésaine effective avec le diocèse de Sion sur le torrent du Riau.

Il faut noter que malgré le fait qu'il y ait deux communes distinctes, il n'y a qu'un seul cimetière, situé sur territoire français, ce qui a engendré des situations cocasses pendant le conflit 1939-1945, notamment des cercueils vides qui contenaient en réalité des armes ou de la nourriture. Les personnes vivant du côté suisse se font ainsi enterrer en France.

L'église paroissiale est partagée avec la partie française[11].

RéférencesModifier

  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2017 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Graphie savoyarde de Conflans. En orthographe de référence: Sent-Gingolf (se prononce aussi San Zhingueû): Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne)
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 421.
  5. a et b Henry Suter, « Saint-Gingolph », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  6. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 35.
  7. P.-H. Liard, H. Chevalley, A. Huber, B. Gross, Glossaire des Patois de la Suisse Romande, Librairie Droz, tome VIII, fascicule 116 (pages 1065-1120): frònyi-fuser, Genève, 2002, p.325, article « Gingolphe, 2° Noms de lieux ».
  8. « Fête de la châtaigne de St-Gingolph – L'originale depuis 1989 | Valais / Haute-Savoie », sur www.chataigne-st-gingolph.com (consulté le 7 avril 2016)
  9. [PDF]Saint-Gingolph, ISOS.
  10. a et b [PDF] Canton du Valais - Inventaire PBC, Objets B
  11. Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath, , 672 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 397.

Liens externesModifier

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