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Gendarmerie vaudoise
Situation
Création
Type Gendarmerie
Siège Lausanne
Budget 194,374 millions CHF (2015)
Organisation
Conseiller d'État Béatrice Métraux
Commandant de la Police cantonale Jacques Antenen
Commandant de la Gendarmerie Alain Gorka (colonel)
Organisations affiliées Département des institutions et de la sécurité

Site web http://www.police.vd.ch/

La Gendarmerie vaudoise est un corps de police constitué chargé de la protection des personnes et des biens sur l'ensemble du territoire du canton de Vaud en Suisse dans des domaines aussi variés que la police de la circulation, la police de la navigation, la police d'ordre et la police judiciaire. Elle fait partie de la Police cantonale vaudoise. Jusqu'en 1815, la Gendarmerie vaudoise est indistinctement nommée Maréchaussée vaudoise[1].

Les gendarmes vaudois sont actifs autant dans les zones urbaines que rurales. Ils possèdent toutes les compétences judiciaires sur l'ensemble du territoire et sont sous les ordres du gouvernement vaudois, le Conseil d'État.

La Gendarmerie assure de nombreuses missions :

  • Surveiller, prévenir, intervenir 24 heures sur 24 sur l'ensemble du territoire dans des domaines aussi variés que la police de la circulation, la police de la navigation et la police d'ordre ;
  • Exercer, seule ou en collaboration avec la police de sûreté, la police judiciaire ;
  • Accomplir des tâches administratives.

Sommaire

HistoireModifier

Lors de la Révolution vaudoise de 1798, les Vaudois s'insurgent contre la domination bernoise, aidé en cela par la rupture de l'équilibre politique et militaire de la France et de l'Autriche. Poussés également par diverses personnalités de l'époque, le canton du Léman est créé au sein de la République helvétique avant que l´Acte de Médiation ne donne naissance au canton de Vaud le . Le , le gouvernement crée par une loi le premier corps de 100 gendarmes à pied, constitué principalement de vaudois ayant combattu dans les armées napoléoniennes et dont les premières missions sont :

  • La chasse aux déserteurs
  • Les péages aux axes routiers
  • Contrôle des frontières cantonales
  • L'ordre à l'intérieur du pays
  • Les arrestations
  • Transferts des prisonniers
  • Tâches administratives

Depuis 1803, la gendarmerie n´a cessé d'évoluer et de s'adapter aux nouvelles formes de criminalité et aux défis de notre environnement moderne en constante évolution. Aujourd'hui, la mission principale est la protection des personnes et des biens. Toutefois, le corps de la gendarmerie s'est adapté au cours des décennies à l'évolution de la société et assure un grand nombre en rapport avec la sécurité publique sur l'ensemble du territoire vaudois.

Principales dates

OrganisationModifier

La police cantonale est sous le contrôle étatique du Département des institutions et de la sécurité (DIS) du canton de Vaud. elle est composée de trois corps distincts :

  • la gendarmerie, composée de 680 gendarmes en uniforme ;
  • la police de sûreté, composée 216 inspecteurs en civil chargée des enquêtes moyenne et grande criminalité, de la brigade des mœurs, de la brigade des stupéfiants et de la brigade financière ;
  • les services généraux, composés 84 policiers chargés de la gestion globale du système (ressources humaines, informatique).

La Gendarmerie vaudoise est la seule police en uniforme habilitée à traiter toutes les tâches de police judiciaire sur l'ensemble du territoire cantonal. Elle participe également à des missions de service d'ordre hors de la frontière cantonale lors de manifestations particulières (World Economic Forum à Davos, G8 d'Évian, Eurofoot 2008, Montreux II, etc).

Le Centre de police de la Blécherette regroupe l'état-major de la Police cantonale vaudoise, les services généraux, la police de sûreté et la gendarmerie.

Elle est fortement implantée et décentralisée dans le canton avec 4 régions d´intervention : la région Lausanne, la région Nord, la région Est et la région Ouest. Dans ces régions, plusieurs entités de gendarmerie sont présentes :

  • Police de sûreté
    • 8 groupes judiciaires de la police de sûreté
    • Brigades spécialisées de la police de sûreté (Centre Blécherette I) :
      • Analyse d’appui et de coordination
      • Financière
      • Identité judiciaire
      • Migration Réseaux Illicites
      • Mineurs et mœurs
      • Stupéfiants
      • Surveillance et intervention
      • Unité judiciaire
  • Services généraux (Centre Blécherette II)
    • Centre d’engagement et de transmissions
    • Direction du support
    • Division finances
    • Police administrative
    • Prévention et communication
    • Renseignement, information et stratégie
    • Ressources humaines
    • Service juridique d’État-major

GradesModifier

Les grades de la gendarmerie se composent comme tels (du plus bas au plus gradé) :

Sous-officier

Sous-officier supérieur

Officier

FormationModifier

Après une procédure de sélection poussée, le gendarme vaudois effectue son école de police à l'Académie de Police de Savatan. Cette formation rémunérée par l'État de Vaud se déroule sur une année. Le gendarme effectue des exercices pratiques et théoriques entrecoupés de stages au sein des diverses unités. À la fin de cette année, un examen final donne droit au brevet fédéral de policier en cas de réussite, tant pratique que théorique. Dès lors, le nouveau gendarme est assermenté par les autorités officielles lors d'une cérémonie haute en couleur historique.

Durant toute sa carrière, le gendarme suit des cours de formation continue.

CollaborationsModifier

Au niveau national, différents accords permettant une collaboration avec d'autres corps de police existent. Ils concernent notamment l'engagement de moyens spécialisés, comme le DARD pouvant collaborer avec le Groupe d'Intervention (GI) de la police lausannoise ou avec les groupes d'interventions d'autres polices cantonales. En effet, le DARD et le groupe d'intervention de la police de Lausanne interviennent communément le lorsqu'un prisonnier des établissements de la plaine de l'Orbe se réfugie sur le toit d'un bâtiment et refuse de regagner sa cellule[2].

La nature de la criminalité et ses modes opératoires ayant changé depuis la fondation de la gendarmerie vaudoise au début du XIXe siècle, celle-ci a dû adapter les relations qu'elle entretient avec les autres forces de l'ordre. Dans ce contexte, différents accords sont passés avec des polices cantonales mais aussi avec la gendarmerie nationale française des régions Rhône-Alpes et Franche-Comté. Ces différents accords, la plupart de nature bilatérale, permettent d'engager différents moyens tels que l'intervention de la brigade nautique, de la brigade canine ou d'autres unités spécialisées dans ces régions[3]. Ainsi, une équipe de gendarmerie vaudoise poursuivant des malfaiteurs passant la frontière peut continuer la poursuite sur le territoire français, de même que des gendarmes français peuvent en faire de même sur le territoire vaudois. C'est par exemple le cas lors d'une interpellation de trois individus croates survenue le 31 août 2012 à Divonne-les-Bains après une course poursuite ayant débuté à Chavannes-de-Bogis[4],[5]. Au même titre, dans la vallée de Joux, des patrouilles mixtes de gendarmes vaudois et français sont organisées entre L'Abbaye et Les Rousses[6].

Notes et référencesModifier

  1. Jocelyne Laurent, « Un Corps d'élite né avec le canton », La Côte,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mai 2015)
  2. « Détenu maîtrisé aux Etablissements de la Plaine de l'Orbe », Communiqués de presse, sur vd.ch, Police cantonale vaudoise, (consulté le 22 mai 2015).
  3. « Signature d'un accord entre la région française de gendarmerie Rhône-Alpes et le Canton de Vaud », Communiqués de presse, sur vd.ch, Police cantonale vaudoise, (consulté le 22 mai 2015).
  4. « Les gendarmes suisses et français interpellent des cambrioleurs à Divonne », Communiqués de presse, sur vd.ch, Police cantonale vaudoise, (consulté le 22 mai 2015).
  5. Francis Gruzelle, « Gendarmes suisses et français interpellent des cambrioleurs » [html], sur scribium.com, (consulté le 22 mai 2015).
  6. Mathieu Signorell, « La vallée de Joux, si loin et pourtant si proche », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 22 mai 2015).

SourcesModifier

Association pour l'histoire de la gendarmerie vaudoise (AHGV) www.ahgv.ch

BibliographieModifier

  • J.-P. Narindal, Je le promets, Gendarmerie vaudoise,

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier