Lacaune (Tarn)

commune française du département du Tarn

Lacaune
Lacaune (Tarn)
La fontaine des Pisseurs.
Blason de Lacaune
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Intercommunalité Communauté de communes des Monts de Lacaune et de la Montagne du Haut Languedoc
(siège)
Maire
Mandat
Robert Bousquet
2020-2026
Code postal 81230
Code commune 81124
Démographie
Gentilé Lacaunais
Population
municipale
2 478 hab. (2018 en diminution de 2,29 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 34″ nord, 2° 41′ 35″ est
Altitude Min. 598 m
Max. 1 267 m
Superficie 91,36 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lacaune
(ville isolée)
Aire d'attraction Lacaune
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton des Hautes Terres d'Oc
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lacaune
Liens
Site web lacaune.com

Lacaune [la.ko.nə] (en occitan La Cauna[1] [la 'kaw.n]) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lacaunais (los Cauneses en occitan).

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans l'est du département du Tarn. Elle est limitrophe de l'Aveyron et de l'Hérault.

Communes limitrophesModifier

 
Carte

Lieux-dits et écarts (masatges en occitan)Modifier

  • Adrech d'Empanse (l') ;
  • Adrech d'Escoubilhac (l') ;
  • Ayguebelle ;
  • Barraque de Famiac (la) ;
  • Barraque des Fournials (la) ;
  • Basse Vergne ;
  • Bechet ;
  • Belair ;
  • Bernique ;
  • Biarnès (le) ;
  • Bonbidou ;
  • Borie neuve (la) ;
  • Bourrel ;
  • Boussou ;
  • Cabane Crémade (la) ;
  • Cabane de Sagnaussels (la) ;
  • Cabannes du Landas ;
  • Calmejeanne ;
  • Calmels ;
  • Caminière (la) ;
  • Camp Castel ;
  • Cannac ;
  • Carausse ;
  • Caussade ;
  • Col ;
  • Colombiere (la) ;
  • Combe de Farayruc (la) ;
  • Combe d'Escande (la) ;
  • Combe d'Escoubilhac (la) ;
  • Constanci ;
  • Coudercarié (la) ;
  • Couloubrac ;
  • Couloubrac le Bas ;
  • Couloubrac le Haut ;
  • Dévès (le) ;
  • Embuel ;
  • Empanse ;
  • Envide ;
  • Escande ;
  • Escoubilhac ;
  • Farrayruc ;
  • Farret ;
  • Faubourg du Barry ;
  • Fauroullan ;
  • Font de Viala ;
  • Fontbesses ;
  • Fontbonne ;
  • Fontfranque ;
  • Fontréal ;
  • Founlaourado ;
  • Fournié ;
  • Frescaty ;
  • Gandilhou ;
  • Gay ;
  • Gazardet ;
  • Goudou ;
  • Gourdy ;
  • Gourp (le) ;
  • Gourp fumant (le) ;
  • Grange de Sagnens (la) ;
  • Grange Escoubillac (la) ;
  • Grange Sagnens (la) ;
  • Granisse ;
  • Grenouillères ;
  • Haute Vergne ;
  • Issartoux (les) ;
  • Jammary ;
  • Jasse de Garric (la) ;
  • Jasse de Gay (la) ;
  • Jasse de Martinou (la) ;
  • Jasse d'Envide (la) ;
  • Lacaune ;
  • Lacoste ;
  • Lagarrigue ;
  • Lagrave ;
  • Landas (le) ;
  • Laucate ;
  • Lauzié (le) ;
  • Lembas ;
  • Lugan ;
  • Maresque (la) ;
  • Maresquié ;
  • Martinou ;
  • Mauzabre ;
  • Mélague ;
  • Métairie Basse (la) ;
  • Métairie de Barthès (la) ;
  • Métairie Neuve (la) ;
  • Milhau ;
  • Montalet ;
  • Montfrech ;
  • Montgros ;
  • Moulin de Bernique ;
  • Moulin de Col ;
  • Moulin de Ferret ;
  • Moulin de Gay ;
  • Moulin de la Trompe ;
  • Moulin de Lagrave ;
  • Moulin de Lembas ;
  • Moulin de Marty ;
  • Moulin de Naubert ;
  • Moulin de Sénilhe ;
  • Moulin de Taurines ;
  • Moulin d'Empanse ;
  • Moulin paradou ;
  • Moulinas (le) ;
  • Mourel de Gay ;
  • Nadalle (la) ;
  • Naubert ;
  • Ouradou (l') ;
  • Oustalou (l') ;
  • Pansieres Basses (les) ;
  • Pansières Hautes (les) ;
  • Peyruc ;
  • Pin Blanc ;
  • Pintou ;
  • Pioch (le) ;
  • Piquetalen ;
  • Plo de Pinel ;
  • Poncy ;
  • Pont de Larroque (le) ;
  • Pont de Lunès (le) ;
  • Poutras ;
  • Prade (la) ;
  • Prat Long ;
  • Prat Merly ;
  • Rec de Garric (le) ;
  • Rec de Lacoste (le) ;
  • Rec de l'Estang (le) ;
  • Rec de Malamort (le) ;
  • Rec de Montalet (le) ;
  • Rec de Nore (le) ;
  • Rec d'Envide (le) ;
  • Redondel ;
  • Rieucousinié ;
  • Rieufrech ;
  • Rivayrolle (la) ;
  • Roqueplane ;
  • Roucayrol ;
  • Rouquis ;
  • Sagnaussel ;
  • Sagne Blanque (la) ;
  • Sagne de Gay (la) ;
  • Sagne de la Vernède (la) ;
  • Sagne du Loup (la) ;
  • Sagne le Sarrazou (la) ;
  • Sagne Longue (la) ;
  • Sagnens ;
  • Sahuc (le) ;
  • Sainte Croix ;
  • Sarrazou ;
  • Saut (le) ;
  • Scié ;
  • Seguier ;
  • Taurines ;
  • Thioys (le) ;
  • Traverse (la) ;
  • Tremoulines ;
  • Trivalle (la) ;
  • Vernède (la) ;
  • Vidals (les) ;
  • Vié.

Géologie et reliefModifier

Commune du Massif central située dans les monts de Lacaune, dans une cuvette topographique entre 7 monts, à 800 mètres d'altitude. Elle fait partie du parc naturel régional du Haut-Languedoc et en raison de son altitude, elle est classée en zone de montagne.

HydrographieModifier

Le Gijou, la Rivière Caunaise et le Ruisseau de Costecalle sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune. Des sources chaudes sont exploitées sur la commune.

ClimatModifier

Trois influences régissent le climat de Lacaune : l'influence océanique, l'influence méditerranéenne et l'influence montagnarde.

Relevé climatologique de Lacaune (période 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,3 −1,1 0,9 2,9 7 10,3 12,4 12,2 9,2 6,7 2,1 −0,5 5,1
Température moyenne (°C) 2,4 2,9 5,4 7,8 12 15,8 18,5 18,2 14,8 11 5,8 3,3 9,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 6,9 10 12,6 17,1 21,4 24,5 24,3 20,4 15,3 9,5 7 14,6
Précipitations (mm) 153,6 127,3 108,6 136,7 107 81,9 57,5 78,3 159,7 145 161,2 159,7 1 408,9
Source : Infoclimat (en °C et mm, moyennes mensuelles 1981-2010)[1]


Voies de communication et transportsModifier

Lacaune est desservie quotidiennement par des lignes régulières du réseau régional liO : la ligne 708 la relie à Albi ; les lignes 763 et 766 à Castres.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[3],[4].

La commune fait partie du parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[5]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[6],

Deux autres espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 1]. Trois sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[10] :

  • les « tourbières du Margnès », d'une superficie de 2 787 ha, les dernières tourbières du massif central avant la zone méditerranéenne. Elles renferment quelques espèces et formations végétales remarquables[11] ;
  • « le Montalet », d'une superficie de 381 ha, un sommet granitique (point culminant du Tarn), trés venté et pluvieux, mais avec un sol peu épais sur le haut ce qui a permis l'installation et le maintien d'une lande, où de nombreuses espèces remarquables sont présentes[12] ;
  • Les « vallées du Tarn, de l'Aveyron, du Viaur, de l'Agout et du Gijou », d'une superficie de 17 144 ha, s'étendant sur 136 communes dont 41 dans l'Aveyron, 8 en Haute-Garonne, 50 dans le Tarn et 37 dans le Tarn-et-Garonne. Elles présentent une très grande diversité d'habitats et d'espèces dans ce vaste réseau de cours d'eau et de gorges. La présence de la Loutre d'Europe et de la moule perlière d'eau douce est également d'un intérêt majeur[13].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Dix ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[14] :

  • le « bois des Cambous » (841 ha), couvrant 3 communes dont deux dans l'Aveyron et une dans le Tarn[15] ;
  • la « grotte de Saint-Michel et environs » (23 ha)[16] ;
  • le « puech de l'Escournadouyre et pech d'Embuel » (108 ha)[17] ;
  • la « rivière Gijou amont » (274 ha), couvrant 5 communes du département[18] ;
  • la « sagne de Frantsaou » (14 ha)[19] ;
  • la « sagne du puech del Vert » (31 ha)[20] ;
  • les « sagnes de la Teillouse » (98 ha), couvrant 3 communes du département[21] ;
  • les « sagnes de Martinou - Picotalen » (135 ha)[22] ;
  • les « sagnes du ruisseau du Falcou » (157 ha), couvrant 4 communes du département[23] ;
  • la « tourbière et landes du Roc de Montalet » (110 ha), couvrant 2 communes du département[24] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 3],[14] :

  • les « bois, landes, pelouses et zones humides des environs du lac du Laouzas » (7 053 ha), couvrant 5 communes dont deux dans l'Hérault et trois dans le Tarn[25] ;
  • la « vallée de l'Agoût de Brassac à Burlats et vallée du Gijou » (15 868 ha), couvrant 17 communes du département[26] ;
  • les « zones humides des Monts de Lacaune » (10 888 ha), couvrant 9 communes dont une dans l'Hérault et huit dans le Tarn[27].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Lacaune est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[28],[29],[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lacaune, une unité urbaine monocommunale[31] de 2 492 habitants en 2017, constituant une ville isolée[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lacaune, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[34],[35].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,7 %), prairies (24,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,3 %), zones urbanisées (1,5 %), terres arables (0,7 %), mines, décharges et chantiers (0,5 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Lacaune vient de l'occitan La Cauna, qui signifie La Grotte.

HistoireModifier

Moyen-âgeModifier

Les chartes médiévales de Lacaune sont rassemblées dans Le livre vert de Lacaune, écrit en occitan par l'abbé Joseph Gautrand[37].

Époque contemporaineModifier

De 1910 à 1962, la ligne de Castres à Murat en voie métrique exploitée par les Chemins de fer départementaux du Tarn a desservi la commune.

Durant la Seconde Guerre mondialeModifier

À partir de janvier 1942, par décision du préfet de Toulouse, Lacaune devient centre d'assignation à résidence « des individus dont les agissements, l’attitude, la nationalité ou la confession constituent des facteurs de mécontentement ou de malaise dans la population ». Jusqu'en 1944, 650 juifs y seront assignés[38].

 
Mémorial de la déportation des juifs de Lacaune.

Le s'y déroule une rafle menée par des Groupes Mobiles de Réserve, qui provoque une onde de choc parmi la population lacaunaise et des environs, encore pétrie de l'histoire du protestantisme. Cette rafle sera le déclencheur de l'aide aux juifs, y compris par les gendarmes locaux[39],[38]. Le souvenir de cette période sera perpétué en 1999 par l'édification d'un Mémorial de la déportation des juifs[40].

De nombreux lacaunais seront reconnus Justes parmi les Nations[41] :

  • Albertine, née Albert, distributrice de journaux, et Raoul Bonnafous, forgeron,
  • Fernande, née Riols, et Raoul Durand, propriétaires d'un magasin de confiserie, résistants,
  • Louise Fourgassié, née Escande, agricultrice,
  • Reine, née Albert, et Henri Lefèbvre, chef de gare et résistant,
  • Marcelle, née Medalle, et Roger Maraval, grossistes en vins et liqueurs,
  • Marie-Louise Menou, née Bonnafon, gérante de café,
  • Julie, née Nicouleau, et Louis Plegades, agriculteurs,
  • Paul Sers, restaurateur,
  • Joseph Vergnet, fonctionnaire.

En mars 1944, le Corps Franc de la Montagne Noire (CFMN) est créé. Le 22 avril, il est attaqué par les troupes allemandes à la Jasse-de-Martinou[42],[43],[44],[45]

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1971 René Escande Rad. Horloger-bijoutier
Conseiller général du canton de Lacaune (1955 → 1958)
mars 1971 mars 1983 Joseph Bonnet DVD Docteur en médecine
Conseiller général du canton de Lacaune (1970 → 1982)
mars 1983 mars 1989 Jean Calas RPR Agent encaisseur
Conseiller général du canton de Lacaune (1982 → 1988)
mars 1989 juin 1995 Elisabeth Roussel DVD Docteur en chirurgie dentaire
Conseillère générale du canton de Lacaune (2001 → 2008)
juin 1995 mars 2014 André Cabrol DVD puis UMP Gérant de société
Conseiller général du canton de Lacaune (2008 → 2015)
mars 2014 En cours Robert Bousquet DVD puis DVG Retraité
Président de la CC des Monts de Lacaune (2014 → 2017)
Président de la CC des Monts de Lacaune et de la Montagne
du Haut Languedoc
(2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[47]. En 2018, la commune comptait 2 478 habitants[Note 6], en diminution de 2,29 % par rapport à 2013 (Tarn : +1,75 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6122 4882 8303 4303 6814 0503 9653 9854 078
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5203 5433 6623 5533 5783 7553 9553 5473 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5653 5773 3602 7772 5572 5462 5492 5802 742
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 8493 2123 2883 2593 1172 9142 8442 6162 520
2018 - - - - - - - -
2 478--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[50] 1975[50] 1982[50] 1990[50] 1999[50] 2006[51] 2009[52] 2013[53]
Rang de la commune dans le département 16 13 15 16 17 21 23 25
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

EnseignementModifier

Lacaune possède une école maternelle publique (66 élèves en 2013)[54], une école élémentaire publique (130 élèves en 2013)[55] et un collège public[56].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SantéModifier

CulteModifier

Le culte protestant se célèbre au Temple protestant de l'église unie.[57]

SportsModifier

De nombreux équipements sportifs : stade de rugby avec piste d'athlétisme, stade de football, circuit de motocross...

A l'emplacement des anciens thermes, la commune a construit la piscine couverte des Sources Chaudes alimentée par une eau jaillissant à 22° et réchauffée par un système de géothermie (bassin extérieur ouvert juillet - août) avec salle de musculation.

MédiasModifier

Radio Lacaune

Créée en 2001 par l’association des commerçants, artisans et services de Lacaune (Lacaune Animation)[58], le but premier de la radio était de proposer une animation sonore dans les commerces lacaunais.

En 2006, elle a obtenu l'autorisation d'émettre sur tous les Monts de Lacaune.

Depuis cette date, et émettant désormais sur 89.2 FM sur Lacaune et 106.2 FM sur Murat-sur-Vèbre, elle dynamise la vie associative et l'animation de la ville et de ses environs, avec une fréquence supplémentaire à Murat-sur-Vèbre[59].

ÉconomieModifier

À partir de 1854, Lacaune fut une station thermale grâce à sa source d'eau chaude (Bel Air). Elle déclina après la seconde guerre mondiale, et en 2005, sa source est à nouveau exploitée (Espace des Sources Chaudes)[60]. Elle a gardé de ce passé thermal un casino.

Sur son territoire se situe une autre source minérale naturelle, exploitée depuis 1977 sous la marque Mont Roucous.

L'activité économique principale est centrée sur la charcuterie et les salaisons (avec un abattoir sur place). et l'élevage de brebis, Lacaune ayant donné son nom à une race de brebis riches en lait servant notamment à l'élaboration du fromage de Roquefort et à la tomme de brebis Mont-Lacaune.

 
Brebis de race Lacaune

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

Charcuteries et salaisons de Lacaune

La délimitation géographique de Lacaune repose sur un climat spécifique unique et propice au séchage des produits de charcuterie et salaison (influence des climats océanique, méditerranéen et montagnard). Cette situation géographique justifie depuis plusieurs décennies la forte activité de production de charcuteries et salaisons à Lacaune, générant un savoir-faire transmis de génération en génération.

En , le jambon de Lacaune est devenu une IGP[61].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Statues-menhirsModifier

De nombreuses statues-menhirs ont été érigées sur le territoire de la commune au Néolithique final. Elles ont été abattues, parfois enterrées, d'autres ont été étêtées avant d'être redécouvertes à partir du XIXe siècle. L'abbé Hermet, l'inventeur des statues-menhirs, a fait don de quelques-unes d'entre elles aux sociétés savantes les plus importantes de la région. Si certaines ont continué d'être détruites, d'autres ont été redressées à l'endroit de leur découverte. D'autres menhirs ont également été dressés sur la commune de Lacaune à l'époque préhistorique.

  • La Peyro-Lebado (la Pierre Levée), dite aussi Peyro Plantado de Thioy, classée au titre des monuments historiques par arrêté du 17 septembre 1883[62].
  • La statue-menhir de Granisse est dressée contre le mur de l'Office du Tourisme de Lacaune, derrière une vitre. Elle est dressée à 750 m du chemin ou elle a été découverte en 1969.
  • La statue-menhir de Laucate (amputée de sa part inférieure), dite aussi Menhir de Laucate, est plantée sur la place des Griffouls de Lacaune, à côté de la Fontaine des Pisseurs. Elle est très probablement la partie supérieure de la statue-menhir trouvée près du Trou de l'Avenc, non loin de la Pierre Plantée, qui a été transportée à l'époque au Moulin de Laucate pour y être retaillée et remployée. Dans ce cas, elle serait donc dressée à 3 km de l'emplacement de sa découverte en 1817.
  • La statue-menhir de Montalet a été identifiée en 2011 par Michel Maillé et Jean-Pierre Serres. Elle est couchée sur son lieu de découverte.
  • La statue-menhir du Pech de Naudène est dressée non loin de son lieu découverte en 1985, dans un jardin privé.
  • La statue-menhir de la Barraque des Fournials est plantée devant le Musée de Rieumontagné (à Nages) à 9 km de son lieu de découverte.
  • La statue-menhir de Frescaty a été donnée par l'abbé Hermet à la SAMF de Toulouse (Haute-Garonne), où elle est conservée à 122 km de son lieu de découverte.
  • La statue-menhir des Vidals a été donnée par l'abbé Hermet à la Société Scientifique de Montpellier (Hérault), qui en a transféré la propriété au Zoo de Montpellier lors de sa dissolution. Elle est aujourd'hui conservée à 125 km de son lieu de découverte. Après avoir été placée successivement à plusieurs endroits du Zoo, elle est dressée devant l'enclos des rhinocéros, depuis les derniers travaux sans aucun panneau explicatif ni aucune protection contre les intempéries. Ni les employés du Zoo ni les pompiers ne reçoivent d'information sur cette pierre par la direction. Quand on la compare aux photos prises par l'Abbé Hermet, on constate que ses gravures sont en cours d'effacement complet.

Autres monumentsModifier

 
Panorama de Lacaune

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Lacaune se blasonnent ainsi : de gueules, à un veneur sonnant du cor d'argent, tenant en laisse de sa main sénestre, deux limiers de même[63].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Abbé Gautrand, Histoire de Lacaune, 1902
  • Abbé Gautrand, Le livre vert de Lacaune, 1911[64]
  • Rémi Chabbert, Lacaune, les lieux du culte protestant du XVIe au XXIe siècle, 2005, Centre de recherches du patrimoine de Rieumontagné.
  • Jules Coffe, Lacaune reine des basses Cévennes, 1964
  • Michel Maldinier, Lacaune-les-Bains (des origines à nos jours), 1988
  • Sandra Marc, Les juifs de Lacaune sous Vichy (1942 - 1944), assignation à résidence et persécution, L'Harmattan, 2001
  • André Cabrol et Robert Pistre, La charcuterie des monts de Lacaune des débuts jusqu'à l'annualisation de l'activité à partir des années 1950, Centre de recherches du patrimoine de Rieumontagné, 2020

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[9].
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

RéférencesModifier

  1. « La Cauna » en occitan signifie « la Grotte ».
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  4. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  5. « Le parc naturel régional du Haut-Languedoc en chiffres », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  6. [PDF]« Le parc naturel régional du Haut-Languedoc – charte 2011-2023 », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  7. « le « tourbière de la Jasse de Martinou » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  8. « le « tourbière de Piquotalen » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  9. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  10. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Lacaune », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « site Natura 2000 FR7300946 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « site Natura 2000 FR7300948 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  13. « site Natura 2000 FR7301631 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  14. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Lacaune », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. « ZNIEFF le « bois des Cambous » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « ZNIEFF la « grotte de Saint-Michel et environs » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « ZNIEFF le « puech de l'Escournadouyre et pech d'Embuel » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « ZNIEFF la « rivière Gijou amont » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « ZNIEFF la « sagne de Frantsaou » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  20. « ZNIEFF la « sagne du puech del Vert » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. « ZNIEFF les « sagnes de la Teillouse » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  22. « ZNIEFF les « sagnes de Martinou - Picotalen » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. « ZNIEFF les « sagnes du ruisseau du Falcou » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  24. « ZNIEFF la « tourbière et landes du Roc de Montalet » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  38. a et b L’assignation à résidence des Juifs par le gouvernement de Vichy, l'exemple de Lacaune., Association Amitiés judéo-lacaunaises (lire en ligne).
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  43. COUSINIER Maurice écrit parfois « COUSINIÉ » ou « COUSINIE »
  44. LA RESISTANCE A LACAUNE PENDANT LA GUERRE
  45. Alain Robert : De Martinou à la Mouline: le maquis dans les monts de Lacaune : avril - août 1944
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  48. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  50. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
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  53. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  54. Ministère de l'Éducation nationale, école maternelle publique de Lacaune
  55. Ministère de l'Éducation nationale, école primaire publique de Lacaune
  56. Ministère de l'Éducation nationale, collège public de Lacaune
  57. « Église Protestante Unie de la Montagne du Tarn »
  58. L'Association des Commerçants et Artisans de Lacaune
  59. Le site de Radio Lacaune (89.2 FM)
  60. ASNAT, « Source de Bel-Air, toute une histoire » (consulté le ).
  61. Journal Officiel de l'Union Européenne L 224/35, Bruxelles, (lire en ligne).
  62. « Menhir dit Peyro-Lebado », notice no PA00095579, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. Gastier de la Tour, Armorial des Etats du Languedoc, Paris, 1767.
  64. (fr + oc) Abbé Joseph Gautrand, Le livre vert de Lacaune, (lire en ligne).