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Jaulnay

commune française du département d'Indre-et-Loire

Jaulnay
Jaulnay
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Maurice Talland
2014-2020
Code postal 37120
Code commune 37121
Démographie
Gentilé Jaulnaysiens
Population
municipale
261 hab. (2016 en augmentation de 1,56 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 57″ nord, 0° 24′ 54″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 134 m
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Jaulnay

Jaulnay est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

Jaulnay est une commune de 1 476 hectares sur les terres humides de la Veude. À proximité de Richelieu (une douzaine de kilomètres), la commune offre un beau point de départ pour la découverte de la Touraine.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Jaulnay.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 7,25 km, comprend un cours d'eau notable, le Suin (36,5 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

La Veude, d'une longueur totale de 42,2 km, prend sa source à une altitude de 150 m sur la commune de Thuré (Vienne), traverse la commune du sud vers le nord et se jette dans la Vienne à 36 m d'altitude[3], à la limite entre les communes d'Anché et de Rivière, après avoir traversé 14 communes[4]. La station hydrométrique de Lémeré permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Veude. Le débit mensuel moyen (calculé sur 22 ans pour cette station) varie de 0,32 m3/s au mois d'août à 2,31 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 24,90 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 2,57 m ce même jour[5],[6]. Sur le plan piscicole, la Veude est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].

TransportsModifier

  • Réseau régional Rémi (Autocars)

Géré par la région Centre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseau Rémi [8] (anciennement Touraine Fil Vert) permet de relier Jaulnay à de multiples communes.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Des vestiges du paléolithique, attestent d'une présence humaine depuis plus de 5 000 ans. La première mention écrite de Jaulnay figure sur le cartulaire de l'abbaye Saint-Michel de Noyers au Xe siècle sous le nom de « picatvensis diocesis », qui devint « Jaunaium » en 1156 et « Jausnay » en 1191. Elle passa ensuite sous le nom de Jounay-sous-Faye (à l'époque où Jaulnay était fief de Faye-la-Vineuse) et finalement sous son nom actuel de Jaulnay. Vers le XIIe siècle, la cité de Faye-la-Vineuse fit construire la forteresse de Chillou ainsi que des douves. La ville fut ensuite rattachée aux propriétés du duc de Richelieu jusqu'à la Révolution.

En 2008, 5e Etape du tour de france 2008 passe à Jaulnay.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gilles Menanteau Inconnu  
mars 2008 en cours Maurice Talland[9] PS[10] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 261 habitants[Note 1], en augmentation de 1,56 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325262282267327307334362375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
398404414401369398408421433
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
474499484431454435445407439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
415369301270290273254254255
2016 - - - - - - - -
261--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de JaulnayModifier

L'église de Jaulnay construite au XVe siècle et XVIe siècle, était dédiée à saint Gervais et saint Protais. Elle est constituée d'une façade romane, une nef charpentée sur laquelle s'ouvre deux chapelles ornées de vitraux, le tout surmonté d'un imposant clocher en contrefort. L'église appartient aujourd'hui à un particulier et ne peut être visitée.

Le château de Chillou des seigneurs de Chillo, classée à l'ISMH en 1951Modifier

Le Chillou était un fief, relevant à foi et hommage lige, de Faye-la-Vineuse. Le premier seigneur cité est Hardouin Maumoine vivant en 1329. Mais une charte du cartulaire de Noyers, attribuée à l'année 1088, donne le nom de Bozon du Chillo, qui donna à l'abbé Étienne le droit de prendre, dans la forêt de Luzé, autant de bois que deux ânes pourraient en enlever chaque jour, droit qui sera par la suite élevé à la charge de cinq ânes en expiation d'un meurtre. Son fils Brice de Chillo, qui fit également quelques dons à l'abbaye de Noyers, est cité comme témoin dans des chartes de 1113 et 1115.

La forteresse de Chillou[15], ancienne fortification destiné à la défense du territoire de Faye-la-Vineuse vers le XIIe siècle ou XIIIe siècle, il en reste les douves, une tourelle, une porte fortifiée et quelques mâchicoulis. Sa porte fortifiée en moyen appareil, sur plan carré, transformée en maison d'habitation en 1902, subsiste presque intégralement. Ouvrant au midi sa porte charretière et sa poterne, qui est flanquée de deux tourelles élancées, couronnées jadis de mâchicoulis, comme le montrent les nombreux corbeaux restés en place. Entre les deux rainures du pont-levis principal, ouvre une petite fenêtre en anse de panier, ornée d'une accolade et encadrée de pinacles. Au-dessus, un cartouche portait sans doute des armoiries. Une baie semblable mais plus simple a été murée sur la façade intérieure. Sous la voûte, une porte au linteau mouluré d'une accolade, donne accès à un bel escalier, logé dans une tour carrée, coiffée d'une toiture pyramidale. Ses marches usées, d'abord en pierre jusqu'au second étage, sont remplacées ensuite par des degrés de bois. Au-dessus du porche, le corps de garde a conservé les banquettes de ses deux fenêtres et sa grande cheminée, dont l'arc de décharge repose sur deux consoles, le linteau ayant disparu.

L'angle sud-est de la forteresse est protégé par une tour cylindrique massive aux murs de moellons, épais de un mètre quarante, percés de meurtrières largement ébrasées à l'intérieur. L'étage supérieur, souligné par une moulure en cavet, présente quatre créneaux alternant avec trois archères. Les douves larges d'une dizaine de mètres, à demi-comblées et servant de poulaillers, entourent les restes du mur d'enceinte sur trois côtés. Dans celui-ci se remarque la partie supérieure de baies jumelles tréflées, en partie murées. Une forte grille, dont on aperçoit les trous de scellement, devait la protéger autrefois. C'est la fenêtre d'une charmante chapelle, composée de deux travées, voûtées sur croisées d'ogives, aux nervures retombant sur des culs-de-lampe : quatre sont encore intacts, deux décorés de feuillage, un troisième d'un masque et le dernier d'un angelot. Sur une console frappée d'un blason sans armoiries, on voit une Pieta mutilée : La Vierge, décapitée, assise sur une sorte de tronc d'arbre, tient sur ses genoux le corps du Christ dont il ne reste que le torse. Une accolade, qui a perdu son fleuron, surmonte une petite piscine à burettes.

L'énorme tour de plus de sept mètres de diamètre intérieur, protégeant l'angle nord-ouest du château servait de colombier. Elle est entièrement garnie de plus de deux mille boulins, dont les rangées parallèles tapissent les murs de haut en bas :une des plus imposantes fuies de Touraine. À l'ouest, subsiste un dernier corps de logis, aux ouvertures modifiées qui a gardé une vaste cheminée au faux manteau reposant sur de simples consoles.

Les restes du Chillou avec les douves sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques par un arrêté du 14 novembre 1951.

À voir également sur la commune, la très ancienne roue du moulin de Jaulnay, ainsi que des gravures latines sur un porche de l'entrée du bourg.

Personnalités liées à la communeModifier

Cardinal-duc Armand, Jean du Pessis de Richelieu et duc de Fronsac, ecclésiastique et homme d'État, né le 9 septembre 1585 à Paris et y décédé le 4 décembre 1642Pair de France, principal ministre du roi Louis XIII ; à son arrivée à Paris, il fut titré par sa famille Marquis du Chillou, du nom de l'ancienne forteresse des seigneurs de Chillo[15]à Jaulnay, dont Richelieu et sa famille sont les lointains descendants : le nom s'éteint dès le milieu du XIVe siècle[16].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 1er février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Jaulnay », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  3. « Confluence de la Veudre avec la Vienne » sur Géoportail (consulté le 25 janvier 2019).
  4. « Fiche Sandre - la Veude », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  5. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  6. « Station hydrométrique L7123001, la Veude à Lémeré », sur le site de la banque Hydro (consulté le 1er février 2019)
  7. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  8. https://www.remi-centrevaldeloire.fr/
  9. http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Jaulnay/n/Contenus/Articles/2014/03/19/Jaulnay-demain-avec-Maurice-Talland-1835818
  10. https://www.lemonde.fr/centre-val-de-loire/indre-et-loire,37/jaulnay,37121/
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a et b Jacques-Xavier Carré de Busserolle, (1823-1904), Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Impr. de Rouillé-Ladevèze, Tours, 1878-1884 
  16. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, (1823-1904), Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine,  Impr. de Rouillé-Ladevèze, Tours, 1878-1884