Ouvrir le menu principal

Anché (Indre-et-Loire)

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anché.

Anché
Anché (Indre-et-Loire)
Église Saint-Symphorien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes Chinon, Vienne et Loire
Maire
Mandat
Michel Ferrand
2014-2020
Code postal 37500
Code commune 37004
Démographie
Population
municipale
415 hab. (2016 en diminution de 1,89 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 20″ nord, 0° 18′ 35″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 87 m
Superficie 7,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte administrative d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Anché

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte topographique d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Anché

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Anché

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Anché

Anché est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Anché se situe entre Chinon et L'Île-Bouchard, sur la rive gauche de la Vienne.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique d'Anché.

La commune est bordée sur son flanc nord bpar la Vienne (1,069 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 7,79 km, comprend un autre cours d'eau notable, la Veude (1,947 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

La Vienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[3]. La station de Chinon permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 10 ans pour cette station) varie de 49 m3/s au mois d'août à 352 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 610 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 5,39 m le [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

La Veude, d'une longueur totale de 42,2 km, prend sa source à une altitude de 150 m sur la commune de Thuré (Vienne) et se jette dans la Vienne à 36 m d'altitude[7], à la limite entre les communes d'Anché et de Rivière, après avoir traversé 14 communes[8]. La station hydrométrique de Lémeré permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Veude. Le débit mensuel moyen (calculé sur 22 ans pour cette station) varie de 0,32 m3/s au mois d'août à 2,31 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 24,90 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 2,57 m ce même jour[4],[9]. Sur le plan piscicole, la Veude est également classée en deuxième catégorie piscicole[6].

Trois zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : « La Belle Ile », « la vallée de la Veude de Bel Ebat à la confluence » et « la vallée de la Veude »[10],[11].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Capella anscherii vers 1030[12],[13], Alodum de Anchia en 1050, Parochia ecclesiae Anchiae, prope fluvium Vosdoe en 1103.

Ce toponyme semble dériver de l'anthroponyme germanique Anscher.

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Michel Lecomte    
mars 2008 mars 2014 Michel Albert    
mars 2014 En cours Michel Ferrand SE Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Finances localesModifier

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[14] :

 

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2016, la commune comptait 415 habitants[Note 1], en diminution de 1,89 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
518420509537527556524534570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
546544533500528559562532524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
475449444432448423443444453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
475429363367347364406412418
2013 2016 - - - - - - -
408415-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Graphique d'évolution de la population, 1793-1999

EnseignementModifier

La commune d'Anché se trouve dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon. Une école élémentaire publique rassemble les élèves de la commune. Les collèges de rattachement se situent à Chinon.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Guillaume de Ballan, bourgeois de Chinon en 1432, décédé entre et 1451. Epoux de Marguerite Barbier, dame de La Rue. Propriétaires du fief de Brétignolles à Anché. Seigneur de Maulévrier à Lerné (1458). Anobli en avec son gendre.
  • Jehan Bernard. écuyer (1474-1481), valet de chambre du dauphin (Louis XI), capitaine de Loches et grènetier de Chinon. Seigneur de La Mothe d'Arthanne. Frère de deux archevêques de Tours et du premier régent de l'université d'Angers à sa fondation. Anobli en avec son beau-père. Il décède en 1488. Epoux de Jehanne de Ballan qui vit en 1489, fille du précédent. Détenteur du fief de Bretignolles à Anché. Ses armoiries figurent dans la chapelle du château de Brétignolles.
  • Estienne Bernard. Fils du précédent. Licencié en lois. Vit en 1526. Seigneur de Champigny (Yonne, Sénonais) par son mariage en 1480 avec Anne Legoux, fille de Jean un des notaires-secrétaires de Louis XI (décédé en 1484 ou 1485) et de Catherine Du Croiset dame de Champigny (+1474)[22].
  • Jehan Bernard. Fils du précédent. Seigneur de Brétignolles et de Champigny. Valet de chambre du dauphin (1519-1542) ; échanson du dauphin (1543-1548) ; valet de chambre du Roi (1548). Il décède en 1550. Il épouse en 1533 Jehanne Hurault, fille de Denis (+1538), seigneur de Saint-Denis-sur-Loire, capitaine de Blois, et de Louise Boudet.
  • Jehan Bernard. Seigneur de Brétignolles et de Champigny. Fils du précédent. Ecuyer. Tué à la bataille de Moncontour (Poitou) en . Il épouse en 1556 Jehanne de La Rama, fille du seigneur du Plessis-Hénault (paroisse de Saint-Just-en-Brie), soeur de Charles de La Rama, nommé Grand-prieur de France de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem mais poussé à s'effacer devant un prince du Sang, et devenu ensuite Prieur d'Aquitaine. Munie de cette introduction éminente, la famille de Bernard fournira dès lors de nombreux chevaliers à l'ordre de Malte. Elle vit en 1615. Ce long veuvage se déroule durant les 35 années de guerres civiles dites de Religion. La fortune de la famille en est très gravement affectée. La famille se fixe apparemment dans la Basse vallée de l'Yonne.
  • Louis de Bernard. Fils puîné du précédent. Seigneur de Bertignolles (1595), seigneur en partie de Champigny (1595) avant de pouvoir en racheter les parts à son aîné. Il décède en 1616. Il épouse en 1595 Jeanne de Goué, fille du seigneur de Villeneuve-la-Guyard, d'origine Vendômoise et parente des Du Bellay. Elle décède entre 1627 et 1636. Dans la Basse vallée de l'Yonne, la seigneurie du Chinonais étant inconnue, son orthographe a donc varié.
  • Louis de Bernard. Fils aîné du précédent. Seigneur de Champigny, La Chapelle (-feu-Payen) et Bretignolles (1636), il décède en en revenant de prendre les eaux à Bourbon. Epouse en 1634 Claude Camus de Pontcarré décédée en 1653.
  • Philippe de Bernard. Frère puîné du précédent. Sieur de Bretignolles, la Chapelle-Blezy et Beaumont (1627). Il décède entre 1627 et 1636.
  • Charles de Bernard. Frère cadet du précédent. Sieur de Bretignolles et de Champigny (1629-1631). Il décède après 1631.
  • Henry de Bernard. Fils cadet de Louis et de Claude Camus de Pontcarré. Ecuyer et seigneur de Bertignolles en 1625. Il est le dernier du lignage à porter le tire seigneurial de Bertignolles.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 1er février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Anché », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  3. « Fiche Sandre - la Vienne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  4. a et b « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  5. « Station hydrométrique L7220610, la Vienne à Chinon », sur le site de la banque Hydro (consulté le 1er février 2019)
  6. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2019)
  7. « Confluence de la Veudre avec la Vienne » sur Géoportail (consulté le 25 janvier 2019).
  8. « Fiche Sandre - la Veude », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 1er février 2019)
  9. « Station hydrométrique L7123001, la Veude à Lémeré », sur le site de la banque Hydro (consulté le 1er février 2019)
  10. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 1er février 2019)
  11. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 1er février 2019)
  12. Dans le recueil des titres de l'abbaye de Marmoutier.
  13. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 826 - (ISBN 2600001336).
  14. finances.gouv.fr[1]
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Notice no PA00097527, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00097526, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00097528, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Etienne Meunier. La seigneurie de Saint-Martin-les-Villeneuve-le-Roi. Etudes villeneuviennes, n° 27, 1999, pp. 51-75.