Gournay-en-Bray

commune française du département de la Seine-Maritime

Gournay-en-Bray
Gournay-en-Bray
La collégiale Saint-Hildevert.
Blason de Gournay-en-Bray
Blason
Gournay-en-Bray
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes des 4 rivières
(siège)
Maire
Mandat
Éric Picard
2020-2026
Code postal 76220
Code commune 76312
Démographie
Gentilé Gournaisiens
Population
municipale
6 051 hab. (2018 en diminution de 5,31 % par rapport à 2013)
Densité 582 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 53″ nord, 1° 43′ 29″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 133 m
Superficie 10,4 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Gournay-en-Bray
(ville-centre)
Aire d'attraction Gournay-en-Bray
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Gournay-en-Bray
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Gournay-en-Bray

Gournay-en-Bray est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

GéographieModifier

Gournay-en-Bray se situe dans le pays de Bray, au confluent de l'Epte et de la Morette. Les deux ruisseaux de l'Auchy et de l'Aulnaie, affluents de la Morette, rejoignent également celle-ci sur le territoire de la commune.

Gournay est située à 14 km de Songeons, à 20 km de Forges-les-Eaux, à 25 km de Gisors, à 30 km de Beauvais, à 38 km des Andelys, à 48 km de Rouen et à 99 km de Paris.

Gournay-en-Bray est desservie par la gare de Gournay-Ferrières située sur la ligne de Paris à Dieppe.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 774 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Songeons », sur la commune de Songeons, mise en service en 1951[7] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10 °C et la hauteur de précipitations de 821,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, dans le département de l'Oise, mise en service en 1944 et à 28 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[13].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Gournay-en-Bray est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Gournay-en-Bray, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[17] et 7 746 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (61,7 %), zones urbanisées (24 %), terres arables (9,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), zones agricoles hétérogènes (1 %), zones humides intérieures (1 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gornai entre 1049 et 1053, Gurnai vers 1060[24].

Toponyme comparable aux innombrables Gournay et Gornac de France et signifiant « bief, pêcherie » sur la base de l'appellatif celtique *gorn > gord[25] et le suffixe celtique localisant bien connu -ako[26] (latinisé en -acum).

Le complément -en-Bray a été ajouté du fait qu'il y avait un risque minime de confusion avec Gournay-le-Guérin dans l'Eure.

Le pays de Bray est une région naturelle de France du Nord-Ouest de la France. À cheval sur les départements de Seine-Maritime et de l'Oise.

HistoireModifier

Des groupements d'habitations existent à Gournay-en-Bray lors de la conquête des Gaules par Jules César, tout comme à Alges, à Saint-Clair-sur-Epte, à Ferrières-en-Bray, à Dampierre-en-Bray, à Elbeuf-en-Bray, à Avesnes-en-Bray, à Neuf-Marchéetc.

En 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles III concède à Rollon la région comprise entre « l’Epte et la mer ». Ce dernier confie le pagus de Bray à Eudes de Gournay, le chevalier à l'écu noir.

Gournay se fortifie à partir de 984, avec la construction de la tour Hue construite par Hugues Ier de Gournay.

En 990, Gournay reçoit les reliques d'Hildevert[27], évêque de Meaux. Le seigneur de Gournay décide alors de construire une église qui prend alors son vocable actuel.

En 1066, Hugues II de Gournay et son fils Néel[Note 7] combattent aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille de Hastings. En raison de leur bravoure Hugues II reçoit des fiefs dans l'Essex et le Suffolk et Néel reçoit plusieurs domaines dans le Somerset près de Bristol et de Bath.

 
Donation par Galeran, comte de Meulan, au prieuré Notre-Dame de Gournay d'un muid de sel à prendre à Meulan et de cinq mille harengs à prendre à Pont-Audemer, faite à Beaumont, 1165 (Archives nationales de France).

En 1171, neuf chanoines de l'abbaye Notre-Dame de Bellozanne sont nommés à la paroisse Saint-Hildevert de Gournay permettant à l'église de devenir une collégiale.

En 1174, alors en guerre contre son père, Henri le Jeune et ses alliés, Philippe d'Alsace comte de Flandre, Mathieu d'Alsace comte de Boulogne et Louis VII de France prennent Gournay et font prisonniers Hugues IV de Gournay et 160 hommes ; ils incendient partiellement le château et la collégiale Saint-Hildevert.

La nouvelle église est consacrée le . La foire Sainte-Croix, qui a lieu en septembre, remonte à 1193, quand Hugues V de Gournay revient de croisade.

En [28], Philippe Auguste en guerre contre Jean sans Terre met le siège devant Gournay, après avoir pris Eu et Drincourt. La ville fut reprise après que les troupes du roi de France ont ouvert le barrage qui retenait les eaux de l'Epte et de la Morette qui, une fois libérées, emportèrent les défenses de la ville. Il fait chevalier dans l'église Saint-Hildevert Arthur Plantagenêt, et le fiance à sa fille Marie.

En 1204, le roi de France confisque les domaines d'Hugues V de Gournay qui quitte la France. La ville et le comté appartiennent alors à la couronne de France jusque sous le règne de Louis XI de France qui la donne à la famille d'Harcourt, comtes de Tancarville, avant de passer aux mains des princes d'Orléans-Longueville en 1488 puis à la maison des Montmorency-Luxembourg à partir de 1724[29].

En 1375, la ville subit un incendie qui se termine après une procession des reliques de saint Hildevert.

Durant la guerre de Cent Ans, la ville est occupée durant 41 ans par les Anglais.

En 1435, les troupes anglaises de John FitzAlan, comte d'Arundel sont battues par les troupes françaises commandées par La Hire lors de la bataille de Gerberoy et Jean Poton de Xaintrailles et poursuivies jusqu'au lieu-dit « Les Épinettes », aux abords de Laudencourt, un hameau des environs de Gournay.

Gournay est reprise en 1449 par les troupes royales du roi de France commandées par Louis de Luxembourg comte de Saint-Pol.

Le , le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, prend la ville, la pille et la saccage ainsi que le château de Goulancourt situé à Senantes, celui du Coudray-Saint-Germer, les environs de Gerberoy et le pays de Bray. Le de la même année, Charles de Melun reprend la ville au nom du roi de France.

Le , Henri d'Orléans, duc de Longueville et seigneur de Gournay, ouvre les portes de la ville à Henri IV. Le , la ville, défendue par 700 à 800 hommes, est assiégée par les troupes de la Ligue commandée par Charles de Mayenne. Le , après avoir ouvert une brèche près de la porte Ybert, les ligueurs pénètrent et prennent la ville. Philippe de Marles, seigneur de La Falaise devient gouverneur de Gournay.

En , le maréchal Biron assiège et prend la ville au nom de Henri IV[30]. René du Bec, marquis de Vardes, devient gouverneur de la ville.

Une longue période de paix s'installe dans la région, permettant à la ville de prospérer jusqu'à la Révolution française. De 1789 à 1793, elle fut chef-lieu du district de Gournay. De 1791 à 1794, période d'incertitude, chaque élection municipale apporte un nouveau maire. En 1793, les districts sont supprimés et Gournay devient chef-lieu du canton de Gournay-en-Bray.

En 1791, les paroisses sont regroupées. C'est ainsi que les paroisses Notre Dame de Gournay, Saint-Aubin, Saint-Clair et une partie de celle de Ferrières-en-Bray sont réunies à la paroisse Saint-Hildevert de Gournay.

L'église paroissiale Notre-Dame est fermée en 1792, vendue comme bien national tout comme le prieuré de Saint-Aubin et les églises d'Alges et de Saint-Clair.

Après avoir été une commune à part entière Alges[31] en 1791, Gournay l'absorbe définitivement en l'an III (1794). Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Gournay, porta provisoirement le nom de Consolation[31]. Cadoudal aurait logé au manoir d'Aché à Saint-Clair-sur-Epte.

Vers 1798, Christophe Potter (1751-1817), homme politique anglais et chef d'entreprise français, établit une manufacture de porcelaine en association avec son bras droit, George Wood. Cette manufacture arrête sa production vers 1811[32].

Du au , durant la guerre de 1870, Gournay est occupée par les Prussiens.

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville sert de refuge aux populations belges et françaises des zones de combats ou occupées par l'ennemi. La ville et la région servent de transit aux troupes montant au front et d'hôpital de l'arrière. Le , trois gendarmes de la 3e légion de gendarmerie en poste à Gournay tombent sous les balles d'un commando prussien dans la forêt de Lyons à Neuf-Marché.

Le , le centre de Gournay est presque totalement détruit par les bombardements allemands. La ville est occupée à partir du . Le , Gournay est libérée par les troupes canadiennes. Il a fallu plus de dix ans pour achever sa reconstruction.

La référence au pays de Bray a été ajoutée le au nom de la commune[31],[33].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1813 Francois Nicolas Bodin    
1813 1815 Pierre Jacques Élie Noël    
1815 1826 Jean d'Hautecloque de Monturel    
1826 1830 Jean-François Marie de Bongard   général
1830 1831 Pierre Jacques Élie Noël    
1831 1871 Nicolas Bourgeois   Notaire
1871 1891 Alfred Boucault    
1891 1900 François Parfait Queneuil    
1896 1900 Jules Legrand    
1900 1909 Paul Corneille    
1909 1935 Charles Duchesne    
1935 1937 Géraud Castagné    
1937 1945 Marcel Trou    
1945 1947 Léopold Bellière    
1947 mars 1959 Joseph Finance    
mars 1959 mars 1977 Georges Delatre[34],[Note 8] UNR - UDR -
RPR - UMP
Chirurgien
Maire de Fry (1980 → 2000)
Député de la Seine-Maritime (10e circ.) (1962 → 1988)
Conseiller régional de la Haute-Normandie (1986 → 2000)
mars 1977 1978 René-Jacques Valois    
1978 1982 Robert Duranton    
1982 mars 1989 Bernard Laurent   notaire
mars 1989 juin 1995 Alain Carment PS puis DVG Employé d'IME
Maire de Montroty (2008 → 2011)
Conseiller général de Gournay-en-Bray (1987 → 2011)
Président de la CC du canton de Gournay-en-Bray (? → 2011)
juin 1995 avril 2014[35] Jean-Lou Pain[36] DVG  
4 avril 2014[37],[38] En cours
(au 10 août 2020)
Éric Picard DVDLR Chef d'entreprise
Vice-président de la CC du Bray-Normand (2014 → 2016)
Président de la CC des Quatre Rivières (2017 →)
Réélu pour le mandat 2020-2026[39] ,[40]

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2018, la commune comptait 6 051 habitants[Note 9], en diminution de 5,31 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6003 0463 2073 2043 0303 1643 2103 1533 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0413 2823 3533 4983 5213 6313 8183 8294 046
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 2094 1994 4114 2834 6174 6344 7464 3794 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 0485 7916 4306 3446 1476 2756 1876 1746 409
2017 2018 - - - - - - -
6 0726 051-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lors du recensement Insee de 2007, Gournay-en-Bray comptait 6 174 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupait alors le 1 580e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 470e en 1999, et le 38e au niveau départemental sur 745 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 6 430 habitants.

En 2014, la commune compte 6 533 habitants[44], ce qui dépasse son « record » datant de 1975.

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 22,5 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 32,2 %)
Pyramide des âges à Gournay-en-Bray en 2007 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
2,3 
8,7 
75 à 89 ans
14,2 
13,5 
60 à 74 ans
15,7 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
20,3 
30 à 44 ans
17,9 
19,6 
15 à 29 ans
16,1 
19,0 
0 à 14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Les festivités de la Saint-ClairModifier

Chaque année, au mois de juillet, depuis 1953, les Gournaisiens ainsi que les habitants de la commune se réunissent pour célébrer la Saint-Clair organisée par le comité des fêtes de la ville. Au programme, attractions et animations pendant une dizaine de jours. Ces festivités traditionnelles sont marquées par la Cavalcade et le corso de nuit où déambulent différentes associations gournaisiennes, des groupes venant de France ou d'Europe, ainsi que des chars fleuris confectionnés par les bénévoles du comité. Elle se clôt généralement par un feu d'artifice.

Économie et IndustrieModifier

  • Équipementiers du secteur de l'automobile :
    • Autoliv Systèmes de sécurité pour véhicules automobiles (airbags, prétensionneurs, ceintures, réglages en hauteur...)[47]
    • MGI Coutier ;
  • Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen ;
  • Le groupe Truffaut s'est associé au groupe Jullien. Ainsi la jardinerie de Gournay, route de Paris, est franchisée, mais les employés font toujours partie du groupe Jullien, seule l'enseigne a changé.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La collégiale Saint-HildevertModifier

La collégiale Saint-Hildevert, en majeure partie du Modèle:S—, se compose d'une nef romane de six travées, munie de bas-côtés, d'un transept et d'un chœur de trois travées, également flanqué de bas-côtés, se terminant par un chevet plat percé d'une grande fenêtre du XIVe siècle. Deux travées du côté droit du chœur sont encore romanes ; elles offrent une élévation identique à celle de la nef. Le reste du chœur a été reconstruit au XIIIe siècle.

Les chapiteaux romans de l'église Saint-Hildevert sont sans doute parmi les plus intéressants de la Haute-Normandie. La plupart d'entre eux sont décorés de palmettes et d'entrelacs ; quelques-uns s'ornent de damiers, de chevrons et de motifs de feuillage plaqués ; d'autres enfin sont décorés de scènes figurées, maladroitement traitées mais souvent très expressives.

L'église Sainte-Hildevert est classée Monument historique depuis 1840[48].

Autres monumentsModifier

 
Le cinéma.
  • La porte de Paris ou porte Ibert (XVIIIe siècle), inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1930[49]. Elle se trouve à l'emplacement d'une ancienne porte fortifiée construite par le duc de Montmorency.
  • La fontaine monumentale (XVIIIe siècle), classée Monument historique depuis 1945[50]. Elle est construite en 1779, pour permettre la première adduction d'eau dans le centre de la ville.
  • Fortifications de la ville (XIIIe siècle), rue des Remparts et rue Castagne.
  • Anciens fossés du Xe siècle, rue du Croquet-Dubosc et boulevard Montmorency.
  • Pont sur l'Epte et ancien moulin rue de Ferrières.
  • Couvent des Capucins, construit en 1642. Occupé jusqu'en 1789, il accueille successivement les services du chef-lieu de district, la municipalité et le tribunal de commerce.
  • L'ancienne Halle au beurre et le Kursaal. Construite en 1821 pour abriter une halle au beurre, elle est rehaussée en 1927 pour créer une salle de spectacle de 586 places en activité jusqu'en 1975, puis 2 salles de cinéma en 1976 (les écrans) au rez-de-chaussée.

Équipements culturelsModifier

  • Les Écrans, deux salles de cinéma.
  • L'Atelier - médiathèque.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Gournay-en-Bray se blasonnent ainsi :

De sable au cavalier armé et contourné d'argent, caparaçonné d'hermines et tenant de la main dextre une lance d'argent, surmonté d'une fleur de lis d'or.

« Écu noir d'Eudes, premier sire de Gournay. »


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Néel ou Nigell.
  8. Une rue porte son nom à Gournay-en-Bray : « La rue Georges Delatre vient d’être créée : Une nouvelle rue fait son apparition à Gournay : la rue Georges Delatre », L'Éclaireur - La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
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  36. « À Gournay, l’ancien maire Jean-Lou Pain ne regrette pas ses choix : Face aux attaques régulières de l'actuel maire de Gournay-en-Bray, son prédécesseur apporte son point de vue. Jean-Lou Pain ne regrette rien des investissements qui selon lui ont permis à la commune de ne pas mourir », L'Éclaireur - La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Jean-Lou Pain a été à la tête de la ville de Gournay-en-Bray pendant 19 ans. Eric Picard lui a succédé lors des dernières élections municipales. Et entre les deux hommes, les querelles de chiffres font souvent débat et animent les discussions lors des différentes réunions ».
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  40. Sébastien Aliome, « Gournay-en-Bray : Eric Picard est officiellement maire pour un 2e mandat : C'est sans surprise que le maire sortant Eric Picard a été réélu lors de la mise en place du nouveau conseil municipal le lundi 25 mai 2020. Le nombre d'adjoints a été fixé à 7 », L'Éclaireur - La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Eric Picard a recueilli 22 votes en sa faveur tandis que Florence Legendre en glanait 6 (le nombre des membres élus de l’opposition) ».
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  52. « J’étais le seul juif, je me prenais régulièrement des trempes de la part des petits cathos. J’en ai vraiment souffert mais en même temps, ça m’a tanné le cuir »