Gerberoy

commune française du département de l'Oise

Gerberoy
Mairie - Gerberoy 1.JPG Gerberoy.- Collégiale St-Pierre (2).jpg
Gerberoy tour de la porte 1.JPG Le vieux logis - Gerberoy 1.JPG Gerberoy.jpg
Waterput - Gerberoy - 2018.jpg Halle - Gerberoy 08.JPG
De haut en bas et de gauche à droite: la mairie; la collégiale St-Pierre; La tour de la porte; le vieux logis; une ruelle; le puits; les halles.
Blason de Gerberoy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Intercommunalité CC de la Picardie verte
Maire
Mandat
Pierre Chavonnet
2020-2026
Code postal 60380
Code commune 60271
Démographie
Gentilé Gerboréens
Population
municipale
85 hab. (2019 en diminution de 5,56 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 06″ nord, 1° 51′ 02″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 201 m
Superficie 4,51 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Beauvais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grandvilliers
Législatives 2e circonscription de l'Oise
Localisation
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Gerberoy
Liens
Site web http://www.gerberoy.fr/

Gerberoy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Elle est membre de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

La rue du château et la Maison bleue.

GéographieModifier

Gerberoy est une commune située à l'ouest du département de l'Oise dans le Pays de Bray picard, région Hauts-de-France, près de Songeons. Son bourg chef-lieu est bâti sur une butte, à 83 km au nord de Paris et à 51 km au sud-ouest d'Amiens.

L'expression touristique « Oise normande » a été créée pour valoriser le patrimoine local, dont les maisons à colombages et son appartenance traditionnelle au pays de Bray évoquent la Normandie. Cependant, cette région n'en a historiquement jamais fait partie.

Communes limitrophes de Gerberoy
Escames Songeons
Buicourt   Lachapelle-sous-Gerberoy
Wambez

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 795 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Songeons », sur la commune de Songeons, mise en service en 1951[7] et qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10 °C et la hauteur de précipitations de 821,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944 et à 20 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[13].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Gerberoy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beauvais dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,6 %), prairies (19,3 %), terres arables (15 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), zones urbanisées (0,7 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

ToponymieModifier

Attestations anciennesModifier

Le lieu est attesté sous les formes :

  • Gerberacum en 946[21]
  • Gerboredum en 1015[22]
  • Girberei en 1077 (charte de l'abbaye de Marmoutiers)[23]
  • Gerborneth en 1079 (à lire peut-être * Gerborreth)[24]
  • [vice-domini] Gerboredi en 1138 (charte Sainte Marie de Briostel)[25]
  • de Gerboredo vers 1162[24]
  • Gerberroi en 1165 - 1169[24]
  • de Gerberoio en 1180[24]
  • Gerberei en 1184[24]
  • Gelberoi au XIIe siècle (Wace, Roman de Rou)[23]
  • Girberroi en 1203 (diplôme de Philippe-Auguste)[23]
  • Gerberay (sans date)[23]
  • Gerberoy (1454 - 1465)[23]

En 1793, pendant la Révolution, la ville est, pendant un temps, renommée « Gerbe-la-Montagne »[26].

Ses habitants sont appelés les Gerboréens.

DiscussionModifier

L'origine de ce nom de lieu ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes :

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing[21] contestent l'hypothèse d'un toponyme basé sur l'anthroponyme germanique Gairbert (= Gerbertus) + -acum. Ils proposent un possible latin garbarium « gerbier, tas de gerbe », suivi du suffixe collectif -etum.
  • François de Beaurepaire y reconnaît le nom d'homme germanique Gerbold[27] suivi de l'élément celtique (gaulois) rito- « gué » (cf. gallois rhyd, vieux gallois rit « gué »). Cet appellatif s'est perpétué de manière plus tardive dans les actuels départements de la Seine-Maritime, de l'Oise et du Nord (voire ailleurs) : Longroy (homonymie avec le Gué-de-Longroi, qui est une formation tautologique où l'ajout de gué fait double emploi avec roi « gué », ce dernier terme étant devenu opaque), Val-du-Roy (jadis Waudenroy), Roy-Boissy (situé à une dizaine de kilomètres de Gerberoy sur la rivière du Petit Thérain), Miauroy et Maurois (jadis Mauroit) « mauvais gué », et en Basse-Normandie sous sa forme dialectale de l'Ouest rai, ray,  : Rémalard (Remalast 1099) « gué mal situé » dans l'Orne, etc.
  • Ernest Nègre propose le nom de personne germanique Gerwara, suivi du suffixe gallo-roman -acum d'origine gauloise[24].
  • Maurice Lebègue va dans le même sens que F. de Beaurepaire : Gerbold + roy[28].

La première attestation a servi, ainsi que l'analogie avec les noms de la « gerbe » et du « roi » (cf. l'appellation révolutionnaire et transitoire de Gerbe-la-Montagne), à établir les armoiries du village, représentant trois gerbes.

Le suffixe -acum est parfois confondu avec -etum dans les textes concernant d'autres villages : A. Dauzat rejette la terminaison -acum de la première attestation pour emprunter son -etum aux mentions suivantes. E. Nègre procède de manière inverse, il considère que le suffixe -acum qui explique la terminaison -ei est devenu -oi, par contamination des formes en -oi d'autres toponymes, issues de -etum.

  • Remarques : le suffixe -etum, en réalité gallo-roman -ETU, est un suffixe à valeur collective qui sert le plus souvent à désigner un « ensemble d'arbres appartenant à la même espèce ». Il a abouti généralement à -ey ou -ay en français de l'Ouest (plus rarement -et), d'où par exemple le Chesnay « la chênaie » . En picard, il a donné -oy, d'où par exemple le Quesnoy « la chênaie ». Il est noté -edum dans la seconde forme la plus ancienne, par lénition de la consonne [t], caractéristique de la langue d'oïl (la désinence -um correspondant évidemment à une latinisation de la forme romane[29]). Localement gerbe se dit guerbe, Gerberoy se situant nettement au nord de la ligne Joret.

La nature du premier élément est, elle aussi, discutée. Pour proposer garbarium, A. Dauzat rejette implicitement toutes les formes anciennes en Gerbor-, pour ne prendre en compte que les formes en Gerber-, car théoriquement garbarium ne peut pas avoir abouti à Gerbor-. Par contre, le nom de personne germanique Gerwara proposé par E. Nègre s'accommode à la fois des Gerber- et des Gerbor-. Selon une tradition chez les toponymistes, c'est quasi-obligatoirement un anthroponyme qui est composé avec -acum « lieu de, propriété de ».

Seul François de Beaurepaire propose une solution toute différente : il suppose qu'il s'agit de deux mots juxtaposés, selon le mode de composition toponymique déterminant + déterminé (par exemple * Henrycamp « le champ d'Henry ». Il la nomme formule A) et qu'il considère comme résultant de l'influence germanique, la tendance romane étant inverse, c'est-à-dire déterminé + déterminant (ex : * Champhenry. Formule B). C'est la formule A qui prédomine nettement dans la toponymie picarde du haut Moyen Âge. Ainsi trouve-t-on à côté de Gerberoy, le toponyme Wambez, d'origine francique, caractéristique de ce mode de composition.

Cet auteur ne tient pas compte de la première forme ancienne Gerberacum qui contredit entièrement son explication et il postule, pour expliquer le premier élément, l'existence d'une finale -old qui se serait réduite à -o : Gerbold- > Gerbo-, or rien ne prouve que ce soit le cas, car il n'existe aucune trace du groupe -ld- dans les mentions anciennes. On doit simplement supposer un hypothétique amuïssement de [d] et une assimilation du [l] à [r]. L'argumentation repose principalement, outre les exemples en -roi ci-dessus, sur l'existence des deux toponymes Val-du-Roy (Waldonreium vers 1210, Waudenroy en 1248) et Ressenroy (Hersenroi en 1340) situés à peu de distance, dans le pays de Bray normand et dont l'étymologie est plus sûre. En effet, on identifie clairement les deux éléments, nom de personne + -roy, dans ces deux exemples. Le premier élément est très vraisemblablement un nom de personne germanique, Waldo dans Waudenroy et Hersendis dans Ressenroy. De plus, ils se trouvent tous deux à l'emplacement probable d'un gué.

Par contre, ici, le terme rito- « gué » s'applique plutôt de manière paradoxale à ce village situé sur une colline. Cependant, il a pu glisser du sens de « gué », à celui de « château contrôlant un gué », ce qui va d'ailleurs dans le sens de son association avec un nom de personne (propriétaire ou seigneur)[30]. Il est aussi possible que tout ou partie du village ait été déplacé de la vallée vers les hauteurs dans des circonstances historiques à déterminer (crue du Thérain, guerre, etc.). On aura, bien sûr, conservé le nom.

HistoireModifier

En 885, Foulques, premier seigneur de Gerberoy, vassal du comte de Beauvais, construit le premier château fort en pierre, pour remplacer un donjon sur motte en bois.

En 912, avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte, la forteresse, située à la frontière normande, devient une place stratégique que Normands et Français, puis Anglais et Français se disputeront du XIe au XVIe siècle.

Fin janvier ou début février 1079, Guillaume le Conquérant affronte, près de Gerberoy, son fils Robert Courteheuse, allié au roi de France Philippe Ier. Cette bataille voit la défaite du roi d'Angleterre, qui est même blessé au cours des affrontements[31].

En 1435, Gerberoy est le lieu d'une bataille de la guerre de Cent Ans[32]. Un val qui fait face à Gerberoy, s'appelle depuis le Val d'Arondel, du nom du comte d'Arundel, seigneur anglais qui y fut défait par les troupes françaises. Bien que la ville, avant et après, ait été le théâtre de nombreux autres faits de guerre, cette bataille est restée la plus célèbre dans la mémoire locale.

En , après avoir levé le siège de Beauvais, Charles le Téméraire campe près de Sarcus, et brûle au passage Songeons et Gerberoy.

Gerberoy est pillée et ruinée à plusieurs reprises durant les guerres de Religion, puis ses murailles sont démantelées et la ville cesse définitivement d'être une place forte.

En 1679, une Histoire du château et de la ville de Gerberoy, du chanoine Jean Pillet, est publiée ; c'est la principale source d'informations historiques sur Gerberoy du Moyen Âge au XVIIe siècle.

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes de la Picardie Verte, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1973 mars 2001 Louis Vallois    
mars 2001 mars 2008 Marina Rophé    
mars 2008 mars 2014 Yvette Autricque[33]   Directrice générale de la Chambre d’agriculture de l’Oise ( ? → 2016)
mars 2014[34] En cours
(au 28 mai 2020)
Pierre Chavonnet   Cadre du secteur privé
Maire réélu pour le mandat 2020-2026[35]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2019, la commune comptait 85 habitants[Note 8], en diminution de 5,56 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296313293271282291298336342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
315312316301275265269248265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256225192166157116113136122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1331131081081361111029590
2014 2019 - - - - - - -
9185-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 24,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 38,8 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 45 hommes pour 43 femmes, soit un taux de 51,14 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
4,7 
90 ou +
2,4 
11,6 
75-89 ans
9,5 
23,3 
60-74 ans
26,2 
20,9 
45-59 ans
31,0 
11,6 
30-44 ans
9,5 
11,6 
15-29 ans
9,5 
16,3 
0-14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • La fête des Roses, initiée par le peintre Henri Le Sidaner, est traditionnellement organisée le 1er dimanche de juin.
  • Depuis 2007, un festival de musique est organisé annuellement le premier ou le second week-end de juin. Il s'agit des Moments musicaux de Gerberoy. Les concerts prennent place principalement dans la collégiale Saint-Pierre, renommée pour sa précieuse acoustique. Le violoniste Nicolas Dautricourt est le directeur artistique du festival et il y a déjà invité des artistes tels que Cédric Tiberghien, Gary Hoffman, le quatuor Talich, European Camerata, Giovanni Bellucci…
  • Depuis 2008, au mois de mai, une fête médiévale annuelle commémore la bataille du 9 mai 1435.

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Collégiale Saint-Pierre, Gerberoy.
 
Jardin des Ifs.

Gerberoy compte trois monuments historiques sur son territoire :

  • Collégiale Saint-Pierre (inscrite monument historique par arrêté du [41]) : elle date du XIe siècle et a été reconstruite au XVe siècle. dans la nef, plusieurs tapisseries de Beauvais[42] ;
  • Ferme de Vidame (inscrite monument historique par arrêté du [43]) ;
  • Ancien moulin (inscrit monument historique par arrêté du [44]).

On peut également signaler :

Ouverts au public depuis 2009, accessible d'avril à octobre.
Depuis 2009, les jardins Henri-Le Sidaner organisent la fête des Plantes le deuxième week-end de septembre et lors des journées européennes du patrimoine.
  • Jardin des ifs : ouvert au public en 2016, accessible de mai à fin septembre.
Installé en terrasse, largement ouvert sur l'horizon, symétrique et orné de topiaires, le jardin est caractéristique du style classique prôné par Olivier de Serres (1539-1619) - très estimé d'Henri IV pour son Théatre de l'agriculture et Mesnage des Champs -,  qui fut le précurseur d'André Le Nôtre (1613-1700), jardinier de Louis XIV.
Composé d’ifs et de buis taillés, ce jardin pluri-centenaire est probablement antérieur à la maison actuelle qui date du début du XVIIIe siècle. Vert et graphique toute l’année, le jardin surprend par son décor d’ifs géants, aux formes et volumes curieux et impressionnants. Ils composent le mobilier symétriquement disposé d’un « salon de verdure » pour la conversation et la réflexion parmi les fleurs : viburnum tinus, rosiers tels que « château de Bertangles », « Covent Garden », « Jules Verne », « Christopher Marlowe », ainsi que des hydrangeas variés « Limelight », « Magical Jade », « White Dazzler ».
Le Jardin des ifs a obtenu le prix EBTS France (European Boxwood and Topiary Society) « Topiaire 2018[47] ».
  • Les vignes du Clos Gerberoy.
Le Clos Gerberoy est une association loi 1901, fondée en 2004 à l'initiative de Jean-Pierre et Danièle His, ancien président de la République de Montmartre avec Étienne Le Sidaner, petit-fils du peintre Henri Le Sidaner, et Louis Vallois, maire honoraire de Gerberoy, qui rassemble une centaine d’autres membres, tous passionnés par ce projet unique et si original en Picardie, « La naissance d’un vignoble ». Cette association vineuse, fraternelle et caritative a pour but la création et la promotion du “ Clos Gerberoy ”. Aider des associations caritatives œuvrant notamment en direction des enfants et d'aider à la sauvegarde du patrimoine de Gerberoy[réf. nécessaire].
  • Gerberoy est connue pour son architecture et son remarquable fleurissement, principalement de roses, qui lui valent d'être classé parmi les plus beaux villages de France.


Personnalités liées à la communeModifier

  • Eustache Du Caurroy, musicien et compositeur français (Gerberoy, - Paris ).
  • Jean-Marie Ricard (1622-1678), jurisconsulte.
  • Henri-Eugène Le Sidaner, (1862-1939), peintre français post-impressionniste, y acquit une maison et y passa une grande partie de son temps de 1901 à 1939 ; il est à l'origine de la renaissance de Gerberoy ; il fut cofondateur de la Société des Amis de Gerberoy et du musée communal ; il créa dans sa propriété de Gerberoy un jardin paysager remarquable.
  • René Pinon (1870-1958), historien, chroniqueur politique à la Revue des deux Mondes et à Radio Tour Eiffel, professeur à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages d'histoire des relations internationales, et ardent dénonciateur du génocide arménien, s'intéressa beaucoup au site et à son histoire ; demeurant dans la commune voisine de Songeons, il fut lui aussi cofondateur, puis président, de la Société des Amis de Gerberoy, auteur d'articles sur la bataille de 1435, et il écrivit en 1935 un ouvrage de luxe à tirage limité, intitulé Gerberoy, dont Henri Le Sidaner illustra la couverture.
  • Pierre Dumayet[pourquoi ?]
  • Jean Tardieu résida à Gerberoy dans le courant des années 1980 à 1995.
  • Alexandre Tarta, réalisateur de télévision[pourquoi ?].
  • Louis Pons, artiste[réf. nécessaire]
 
Toits de Gerberoy.

Gerberoy dans les artsModifier

Quelque soixante-dix tournages[réf. nécessaire] ont été recensés à Gerberoy dont le dernier en date « Le Retour du héros » : quatre jours de tournage entre le 9 et le , époque 1810. Des scènes tournées en décor naturel, avec pour toile de fond le clocher de Gerberoy, le puits à auvent, l’hôtel de ville XVIIIe siècle, la maison bleue (scène de la descente de la diligence avec Jean Dujardin en clochard).

HéraldiqueModifier

Les armes de Gerberoy se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois gerbes de blé d'or.


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Hélène d'Argœuves, Gerberoy, Beauvais, Imprimerie centrale administrative, , 105 p.
  • Jean Pillet, Histoire du château et de la ville de Gerberoy de siècle en siècle, Rouen, Imprimerie Eustache Viret, , 366 p. (lire en ligne)
  • René Pinon, Gerberoy, Agen, Imprimerie Moderne, , 55 p.
  • N.-R. Potin de la Mairie, Gerberoy, St-Germer et leurs environs, Res universis, 1988 (réimpression), 184 p. (ISBN 978-2-87760-009-5)
  • Remy Le Sidaner, Gerberoy, boulevard du Beauvaisis : Résumé et additifs, Rouen, Lecerf, , 135 p.
  • Remy Le Sidaner, Gerberoy, boulevard du Beauvaisis : Le Vidamé, les Conquets et Gournay-en-Bray, des origines à Henri IV, Rouen, Lecerf, , 205 p.
  • L. Wilhorgne, « Gerberoy : Ses foires et marchés », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 14,‎ , p. 310-336 (ISSN 1280-5343, lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

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  27. Le nom de personne Gerbold (formes latinisées Gerbaldus, Gerboldus) est illustré par au moins deux personnages : saint Gerbaud ou Gerbold, évêque de Bayeux au VIIe siècle, et saint Gerbaud, évêque de Chalon-sur-Saône au IXe siècle.
  28. Maurice Lebègue, Les noms des communes du département de l’Oise, Amiens, 1994, p. 103.
  29. Contrairement à ce qu'écrit Remy le Sidaner dans son ouvrage, il ne se développe pas « des appellations plus ou moins francisées », mais ce sont de simples variantes, parfois purement graphiques, parfois reflets d'un "dialectalisme". Ce sont les latinisations médiévales, plus ou moins correctes, de formes romanes, et non pas des francisations.
  30. Maurice Lebègue et Jacques Chaurand, Les Noms de lieux de Picardie, Bonneton, 2000, p. 82.
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  45. Ouvert du 1er avril au 30 septembre, les samedis, dimanches et jours fériés de 14h30 à 18h30. Non accessible aux handicapés
  46. Notice no IA60001338, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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