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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Solvay.

Solvay
logo de Solvay (entreprise)

Création 1863
Dates clés 2011 : rachat de Rhodia

2015 : rachat de Cytec Industries

Fondateurs Ernest Solvay
Personnages clés Ernest et Alfred Solvay, Eudore Pirmez
Forme juridique Société Anonyme
Action Euronext : SOLB et au BEL20
Slogan Demandons plus à la chimie[1] (Asking more from chemistry)
Siège social 310 rue de Ransbeek, 1120 Neder-over-Hembeek Bruxelles
Drapeau de Belgique Belgique
Direction Ilham Kadri
Activité Chimie
Filiales Solvay (Italy) (d), Solvay (China) (d), Solvay (d), Solvay (Netherlands) (d), Solvay (United States) (d) et Solvay (Germany) (d)
Effectif 26 800 (2017)[réf. nécessaire]
Site web www.solvay.com

Capitalisation 9,75 milliards € (2017) [2]
Chiffre d'affaires 10,89 milliards € (2017)[2]
Résultat net en augmentation 1,117 milliard € (2017)[2]

Solvay est un groupe belge leader de la chimie mondiale fondé en 1863. Le groupe a son siège à Bruxelles et emploie environ 30 900 personnes dans 53 pays. En 2015, son chiffre d'affaires consolidé s'est élevé à 12,4 milliards d’euros[3]. Solvay est coté sur Euronext à Bruxelles.

Sommaire

HistoriqueModifier

 
Premier Congrès Solvay, en 1911, où l'on reconnait notamment Albert Einstein et Marie Curie assise à côté d'Henri Poincaré
 
Médaille fondue en 1913 pour les cinquante ans de l'entreprise Solvay. La légende dit « Ernest et Alfred Solvay ».

L'histoire du groupe Solvay commence en 1861 quand Ernest Solvay a découvert comment produire industriellement le carbonate de sodium.

En 1863, il dépose un brevet pour le révolutionnaire Procédé Solvay et crée la première usine près de Charleroi, à Couillet, avec son frère Alfred Solvay[4].

À partir de 1870, Solvay a commencé son expansion à l'international en construisant des usines en Angleterre, en Allemagne, en Russie et aux États-Unis. En 1900 elle produit 95 % de la production mondiale de soude.

Le groupe se fait aussi connaître des physiciens et chimistes par les « conseils solvay » réunis chaque année par Ernest Solvay. Il peut ainsi se tenir au courant des dernières avancées scientifiques et faire se rencontrer les plus grands des jeunes chercheurs de son temps, dont Albert Einstein, Niels Bohr, Lise Meitner, Werner Heisenberg ou encore Frédéric et Marie Curie (Marie Curie qui a assidument assisté à ces Conseils ou congrès[5] (C'est par exemple après l'un de ces conseils[6], qu'en 1933 les Joliot-Curie ont décidé d'utiliser des sources alpha radioactives de polonium particulièrement intenses à partir du « radium D » accumulé par Marie Curie). (Cf. The Solvay Science Project[7] (exposition et base de données).

En un siècle, et jusqu'en 2009, Solvay est devenu l'un des grands acteurs industriels du monde, actif dans des activités chimiques, plastiques et pharmaceutiques et souhaitant investir dans la Chimie verte[8]. Solvay figurait en 2008 parmi les entreprises les plus admirées dans le monde, selon une enquête publiée par le magazine Fortune[9].

En , Solvay vend sa branche pharmaceutique à l'américain Abbott pour 5,2 milliards d'euros (dont 4,5 milliards d'euros en numéraire)[10] et a finalisé l'opération en février 2010.

En avril 2011, Solvay a lancé une OPA amicale sur le chimiste français Rhodia pour 3,4 milliards d'euros (avec reprise de dettes et pensions, valorisant Rhodia à 6,6 milliards d'euros)[11] et l'a achevée en avec un franc succès. Ces deux opérations ont permis à Solvay de recentrer ses activités dans les deux domaines : chimique et plastique. Avec l'acquisition de Rhodia, Solvay devient le plus grand chimiste de France et y emploie plus de 7 000 personnes. Seul ou en partenariat, Solvay y exploite une vingtaine d'établissements et de sites de production, dont Tavaux (Jura) le plus gros site chimique Solvay au monde ; c'est la plus grande plate-forme chimique de France avec 1 200 000 m2, 30 km de routes et 20 km de voies ferrées.

En , le nouveau Solvay est coté à la bourse de Paris[12], en plus de Bruxelles (où il fait partie de l'indice BEL20), et en septembre 2012, il est entré dans l'indice parisien CAC 40 à la place de PSA Peugeot Citroën[13].

Depuis 2012, le nouveau CEO Jean-Pierre Clamadieu a mené le groupe à réaliser une réorganisation profonde de la structure (en même temps que son intégration réussie[14]) et une transformation importante du portefeuille, en un temps très court :

  • réorganisation en cinq pôles d'activités, avec une structure plus plate, plus agile et un nouveau logo visuel : Consumer Chemicals, Performance Chemicals, Advanced Materials, Functional Polymers, Corporate & Business Services[15] ;
  • transformation en un portefeuille plus équilibré avec la sortie programmée du PVC en Europe via la JV avec Ineos (zone en surcapacité)[16] et la vente d'Indupa en Amérique latine[17], l'investissement dans l'énergie aux États-Unis avec le rachat de Chemlogics (activité en croissance)[18], d'importants investissements dans les zones émergentes à forte croissance en Russie, Inde, Chine, Thaïlande, etc.

En juin 2014, Ineos annonce une coentreprise, Inovyn, avec Solvay sur le PVC et la filière chloro-vinyle. Solvay souhaite se désengager de cette coentreprise dans les trois ans suivant sa création[19].

En juillet 2015, Solvay acquiert pour 5,5 milliards de dollars l'entreprise américaine Cytec, employant 4 600 personnes et spécialisée dans les matériaux composites, notamment les composants thermoplastiques innovants[20],[21].

En décembre 2016, Solvay vend sa filiale Acetow, spécialisée dans les filtres à cigarette, au fonds d'investissement Blackstone pour un milliard d'euros, dettes comprises[22]. Le même mois, Asahi Glass annonce l'acquisition d'une participation de 59 % dans Vinythai, une entreprise thaïlandaise spécialisée dans les matériaux de constructions et dans l'enduction, à Solvay pour 291 millions de dollars[23]. Toujours en décembre 2016, Solvay vend sa filiale Solvay Indupa à Unipar pour environ 200 millions de dollars[24].

Au cours de l'année 2016, Solvay sort de la coentreprise Inovyn créée en 2014, mettant par la même occasion fin à la quasi-totalité de ses activités PVC[25]. Solvay choisit ainsi de se focaliser sur les matériaux composites, qui intéressent des secteurs tels que l'aéronautique, l'automobile et la santé[26].

En septembre 2017, BASF annonce l'acquisition des activités nylon, regroupant 2 400 employés, de Solvay pour 1,6 milliard d'euros[27].

En septembre 2018, Solvay quitte le CAC 40, remplacé par Dassault Systèmes[28].

Il est annoncé en octobre 2018 que la dirigeante franco-marocaine Ilham Kadri va prendre la tête, en mars 2019, du groupe[29].

Identité visuelle (logo)Modifier

Produits et marchésModifier

L'entreprise fabrique actuellement des produits chimiques et plastiques :

ChimiquesModifier

Minéraux
Électrochimie, produits fluorés
Oxygène
  • Peroxyde d’hydrogène
  • Détergents (persels)
Organique (Molecular Solutions)

PlastiquesModifier

Spécialités
  • Polymères Spéciaux (polymères à hautes et ultra-hautes performances tels que polymères, élastomères et fluides fluorés, matériaux barrières, polyacrylamides, polysulfones, polyamides de hautes performances, polymères à cristaux liquides)
Vinyliques
  • Vinyles (intégration chaîne électrolyse, VCM (monomère), PVC (polymère) et compounds de PVC
  • Pipelife (coentreprise 50/50 avec Wienerberger)

Comité exécutifModifier

  • Ilham Kadri : président du comité exécutif
  • Karim Hajjar[30] : directeur général finances
  • Vincent De Cuyper : membre du comité exécutif
  • Roger Kearns : membre du comité exécutif
  • Pascal Juery : membre du comité exécutif

Données financièresModifier

Données financières en millions d'euros
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016[31] 2017 2018
Chiffre d'affaires 9 490 12 693 11 415 10 884 10 125 10 257
Résultat net part groupe 449 784 687 378 406 621
Fonds propres 866 1 131
Dettes financières nettes 2 500 1 300 1 000 1 200 1 125 1 100 4 379 4 356 5 346 5 105

Activité de lobbyingModifier

Auprès de l'Assemblée nationaleModifier

Solvay France est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'entreprise déclare à ce titre, sans mentionner la période de l'exercice, que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 10 000 et 20 000 euros[32].

Auprès des institutions de l'Union européenneModifier

Solvay SA est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2015 pour cette activité deux salariés à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 1 250 000 et 1 500 000 euros. Le groupe indique avoir perçu, sur le même exercice, 5 100 000 euros de subventions des institutions de l'Union européenne[33].

Non-respect des normes européennesModifier

Le 21 mai 2019, la fédération allemande pour l'environnement et la protection de la nature (Bund) révèle en utilisant les données fournies par l'agence fédérale de l'environnement allemande comme par l'Agence européenne des produits chimiques que 654 entreprises opérant en Europe ne respectent pas, entre 2014 et 2019, le protocole européen d'enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques, censé protéger la santé et l'environnement des Européens. Ces entreprises, dont Solvay, emploient massivement des substances de synthèse interdites et potentiellement dangereuses[34],[35],[36].

CinémaModifier

  • Lucien Deroisy, Magie blanche, 1958, 30 min. Film d'entreprise sur la société Solvay.

Notes et référencesModifier

  1. Rapport annuel 2012
  2. a b et c « Chiffres clés », sur boursorama.com.
  3. À propos de Solvay
  4. Profil de l'entreprise Solvay, Dirigeants-entreprise.com
  5. Vers la radioactivité artificielle ; Le Conseil Solvay
  6. Conseil Solvay d’octobre 1933 ; source : Vers la radioactivité artificielle, consulté 2013-05-12
  7. The Solvay Science Project
  8. Solvay (2008), Solvay Live, mai 2008, Editorial de Christian Jourquin, Pdt du Comité exécutif, consulté 203-05-12
  9. World's most admired companies
  10. « Solvay cède sa branche Pharma à Abbott », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  11. Solvay lance une OPA amicale sur Rhodia, Rhodia.com, 14 juin 2011
  12. Solvay sera coté à Paris le 23 janvier 2012
  13. « Solvay remplace PSA Peugeot Citroën au CAC40 », Les Echos,‎ (lire en ligne).
  14. Réussir la fusion de 2 sociétés : La méthode Solvay
  15. Solvay: Rapport Annuel 2012 p. 16-p. 17
  16. La JV avec Ineos fait bondir le cours de Solvay
  17. Braskem pourrait reprendre Solvay Indupa
  18. « Solvay rachète Chemlogics pour 1 MdE », Les Echos,‎ (lire en ligne).
  19. « Solvay entérine son projet de coentreprise avec Ineos pour créer Inovyn », La Tribune, 26 juin 2014
  20. Robert-Jan Bartunek, Belgium's Solvay to buy U.S. peer Cytec for $5.5 billion, Reuters, 29 juillet 2015
  21. « Le groupe chimique belge Solvay rachète Cytec », L'Expansion,‎ (lire en ligne)
  22. Solvay to sell cigarette filter business Acetow to Blackstone, Reuters, 7 décembre 2016
  23. Asahi Glass to buy 59 percent stake in Vinythai from Solvay, Reuters, 14 décembre 2016
  24. « Solvay finalise la cession de 70,59% d'Indupa », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  25. « Solvay mise sur les matériaux composites », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  26. Solvay, ambitieux dans les composants innovants, L'essentiel, 26 février 2017
  27. Georgina Prodhan et Robert-Jan Bartunek, « BASF boosts nylon business with 1.6 billion euro Solvay deal », sur Reuters,
  28. Jean-Michel Bélot, « Dassault Systèmes remplace Solvay dans la composition du CAC 40 », sur Capital,
  29. Denis Cosnard, « La Franco-Marocaine Ilham Kadri prendra la tête du groupe chimique Solvay », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  30. « Karim Hajjar », sur www.solvay.com
  31. Rapport financier du quatrième trimestre & de l'année 2016, Solvay, janvier 2017
  32. « Tableau des représentants d'intérêts », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 29 octobre 2016)
  33. « Registre de transparence », sur europa.eu (consulté le 29 octobre 2016)
  34. Stéphane Mandard, « Au moins 654 entreprises ne respectent pas la réglementation sur les substances chimiques », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2019)
  35. (en-US) Jack HUNTER, « Named: major brands ‘breaking EU chemical safety law’ », sur EEB - The European Environmental Bureau (consulté le 21 mai 2019)
  36. (en) Elke Örtl, REACH Compliance: Data availability in REACH registrations Part 2: Evaluation of data waiving and adaptations for chemicals ≥ 1000 tpa, Umweltbundesamt, (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier