Dieuze

commune française du département de la Moselle

Dieuze est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Dieuzois et sont au nombre de 3 093 en 2015.

Dieuze
Dieuze
Porte d'entrée de la Saline
Blason de Dieuze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Jérôme Lang
2020-2026
Code postal 57260
Code commune 57177
Démographie
Gentilé Dieuzois
Population
municipale
2 794 hab. (2021 en diminution de 9,67 % par rapport à 2015)
Densité 299 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 46″ nord, 6° 43′ 14″ est
Altitude 225 m
Min. 205 m
Max. 245 m
Superficie 9,35 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Dieuze
(ville isolée)
Aire d'attraction Dieuze
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Saulnois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Dieuze
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Dieuze
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Dieuze
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Dieuze
Liens
Site web https://www.dieuze.fr/

Historiquement et culturellement située en Lorraine, la commune est un ancien chef-lieu de district et de canton.

Géographie

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Localisation

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Cartographies de la commune
 
  La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
 
Carte OpenStreetMap
 
Carte topographique
 
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La ville est située dans la plaine saline du Saulnois au sud-est de Metz, aux portes du Parc naturel régional de Lorraine et fait partie de la ZNIEFF du pays des étangs[1]. Dieuze fut la commune la plus peuplée de l'ex-arrondissement de Château-Salins, jusqu'à la dissolution de ce dernier en 2016.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Seille, le ruisseau le Spin, le ruisseau le Verbach, le ruisseau de l'Étang des Essarts, le ruisseau de l'Étang Osterweiher et le ruisseau de l'Étang Voite[Carte 1].

La Seille, d'une longueur totale de 137,7 km, prend sa source dans la commune de Maizières-lès-Vic et se jette dans la Moselle à Metz en limite avec Saint-Julien-lès-Metz, après avoir traversé 57 communes[2].

Le Spin, d'une longueur totale de 14 km, prend sa source dans la commune de Lidrezing et se jette dans la Seille sur la commune en limite avec Val-de-Bride, après avoir traversé sept communes[3].

Le Verbach, d'une longueur totale de 11,8 km, prend sa source dans la commune de Domnom-lès-Dieuze et se jette dans la Seille sur la commune, après avoir traversé sept communes[4].

 
Réseaux hydrographique et routier de Dieuze.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Seille, du ruisseau le Spin et du ruisseau le Verbach, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 770 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rodalbe », sur la commune de Rodalbe à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 737,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,1 °C, atteinte le [Note 1],[8],[9].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[10]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].

Voies de communication et transports

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Réseau routier

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La route nationale 399 ou RN 399 était une route nationale française reliant Metz à Maizières-lès-Vic. À la suite de la réforme de 1972, elle a été déclassée en RD 999. La distance entre Dieuze et Metz, la préfecture du département, est de 57 kilomètres, tandis qu'elle est de 45 kilomètres entre Dieuze et Nancy.

Voies ferrées

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La gare de Dieuze, située sur la ligne de Nouvel-Avricourt à Bénestroff, a fermé au service des voyageurs en 1958. Un service marchandises a cependant subsisté entre Dieuze et Bénestroff jusqu'en 2002. La section de Dieuze à Vergaville de cette ancienne ligne ferroviaire est reconvertie en vélo-rail depuis juillet 2019. Le bâtiment a quant à lui été rénové 8 en appartements.

La gare ouverte au service des voyageurs la plus proche est celle de Bénestroff.

Urbanisme

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Typologie

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Dieuze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[12],[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dieuze, une unité urbaine monocommunale[15] de 2 903 habitants en 2017, constituant une ville isolée[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieuze, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (51,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,5 %), forêts (22,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,5 %), zones urbanisées (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), terres arables (5,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Le celtique ancien employait un thème *dëuo- « dieu, divin » dans des toponymes (noms de cours d'eau et noms d'établissements). Dieuze désigné sous le terme de Decima (VIIe – IXe siècles) et traversée par la Seille et par plusieurs ruisseaux signifierait ainsi le « Lieu des eaux divines »[21]

On a longtemps cru que Dieuze était désignée sous les termes latins Decem Pagi à l'époque gallo-romaine[22]. Il s'agit plus vraisemblablement du site voisin de Tarquimpol. De l'époque franque à la guerre de Trente Ans, Dieuze fait partie de la zone germanophone, son toponyme est Duss. La forme Dieuze est utilisée à partir du XVIIe siècle et s'impose à la Révolution. Le nom de la commune est de nouveau germanisé en 1915 et de 1940 à 1944, en Duss.

  • Decima (VIIe – IXe siècles), Duosa curtis (1006), Dosia (1120), Doza (1270), Dueze (1316), Duß et Duse (1486), Dieuse (1525), Thus (1558), Dusa (1589), Dieuze (1793).
  • Durant le XIXe siècle, Dieuze était également connu au niveau postal sous l'alias de Duze[23].

Histoire

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Soldats américains à l’automne 1944.
 
Vue prise approximativement au même endroit que la vignette no 1 (1996).

L'histoire de Dieuze remonte à l'antiquité. Les sources salées sont exploitées dès l’époque gallo-romaine. « Duosa Villa » prospère grâce au sel. Elle attirera plus tard la convoitise des ducs de Lorraine. L’histoire de Dieuze est celle de sa saline, documentée à partir du début du XIIe siècle. Dès cette époque, la ville est un enjeu pour le chapitre de Sainte-Madeleine de Verdun et les ducs de Lorraine.

Dieuze devient par la suite un fief lorrain important du Bailliage d'Allemagne. En 1594, Dieuze est le chef-lieu d'une prévôté et châtellenie, au sein de celui-ci. En 1710, la commune fait toujours partie de ce même bailliage, en tant que prévôté et Office[24].

L'usage de la langue française est encore peu répandu à Dieuze à la fin du XVIe siècle. On y produit encore, en 1632, des actes rédigés en allemand[25].

La population est massacrée durant la guerre de Trente Ans. En 1642, le roi de France s'empare de la ville. En 1657, les Espagnols tentent, en vain, d'envahir la place.

L'état de dépopulation, à peu près commun à toute la Lorraine, appelle, vers 1663, l'attention du gouvernement français ; plusieurs familles de Picards, envoyées dans la châtellenie de Dieuze, s'établissent dans les villages abandonnés. En 1697, on compte plus de 40 familles. Leur origine n'était pas encore oubliée dans le canton, longtemps après la réunion de la Lorraine à la France, et les indigènes ne voyaient pas de bon œil ces étrangers[25].

Par les traités des Pyrénées, de Vincennes et de Riswick (1659, 1661, 1697), les ducs de Lorraine conservent Dieuze et les salines.

Après avoir été chef-lieu d'un bailliage de 1751 à 1790, Dieuze devient une commune du département de la Meurthe et le siège d'un district, de 1790 à 1795. La commune connaît un grand essor économique à la fin du XVIIIe siècle, grâce au développement des salines. Au XIXe siècle, Dieuze a le privilège de recevoir Napoléon Bonaparte et, quelques décennies plus tard, Napoléon III en 1857.

À la fin du XVIIIe siècle, la ville de Dieuze est convoitée pour ses mines de charbon[26].

Dieuze fait partie du territoire cédé à l’Empire allemand en 1871, territoire qui deviendra le Reichsland Elsass-Lothringen. Pendant l'annexion allemande, la commune fait partie de l'arrondissement de Château-Salins et compte 5 852 habitants en 1912[27]. Les jeunes appelés font leur service militaire dans l'armée impériale allemande. Si certains rejoignent la France au début des hostilités, en 1914, la majorité d'entre eux se battent pour le Reich allemand jusqu'en 1918.

Après l'échec de l'offensive française en 1914, certains regrettèrent l’accueil qu’ils avaient réservé aux troupes françaises. Après quatre ans de conflit meurtrier, l'armistice de 1918 est bien accepté par les habitants du canton, heureux de retrouver la paix. Les Allemands de souche, devenus indésirables en Moselle, sont expulsés par la France. Après guerre, l'ancienne commune de la Meurthe reste dans le département de la Moselle. En 1924, la ville est décorée de la croix de guerre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après les combats de , où s'illustrent les Polonais de la 1re division polonaise de grenadiers du général Duch, la commune est de nouveau annexée au Reich allemand. En 1940 encore, à Dieuze était établi un camp Allemand de prisonniers Belges. Fin 1942, les jeunes des classes 1922, 1923 et 1924 sont incorporés dans l'armée allemande. En 1943, leurs aînés des classes 1914 à 1921 sont à leur tour enrôlés. À la fin de la guerre, pendant la bataille de Metz, Dieuze est sévèrement bombardée par l'armée américaine et subit de sérieux dégâts. Libérée le [28], la commune reçoit en 1948 la croix de guerre avec palme.

Bourgade provinciale, Dieuze peut se targuer d'avoir donné le jour à deux théologiens de renom, quatre académiciens, un ministre-président et à plusieurs officiers supérieurs, hommes politiques et scientifiques.

Garnison

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C’est à la suite de l’annexion allemande de 1871 que Dieuze, alors proche de la frontière avec la France, devient une ville de garnison. Auparavant, la commune possédait un fort dépendant de la place de Marsal. Durant la période allemande plusieurs casernes en briques rouges et jaunes, style caractéristique de l'architecture militaire prussienne, sont construites. Le 136e régiment d'infanterie s'installe à Dieuze en 1887. En 1910, la commune compte 5 852 habitants dont un millier de militaires[29].

En 1963, le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) arrive à Dieuze ; sa devise est « Au-delà du possible ». Ce régiment est spécialisé dans la recherche du renseignement derrière les lignes ennemies ou en zone de crise. En juin 2011, le 13e RDP quitte la ville pour rejoindre le camp de Souge, en Gironde, afin de se rapprocher du reste des forces spéciales.

Le centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Dieuze est inauguré le afin de relever le 13e RDP au sein des quartiers Lyautey (ancien quartier Boussat) et Fabert[30]. Le , le CFIM de Dieuze reçoit la garde du drapeau du 18e régiment de transmissions[31]. La garnison comprend également la 41e antenne médicale.

Autres unités ayant tenu garnison à Dieuze :

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Au 2e tour de la présidentielle à Dieuze, Emmanuel Macron (En Marche!) est en tête du scrutin, crédité de 54,65 % des suffrages. À la deuxième place Marine Le Pen (Front national) recueille un score de 45,35 %.

Parmi les votants, 6,77 % ont glissé un bulletin blanc dans l'urne, tandis que l'on décompte 2 % de votes nuls[33].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 octobre 1997 Roger Husson RPR Agent de maîtrise
Sénateur de la Moselle (1983 → 2000)
Conseiller général du canton de Dieuze (1982 → 2000)
octobre 1997 En cours Fernand Lormant RPR puis UMP-LR Cadre bancaire et assurance
Conseiller général du canton de Dieuze (2000 → 2015)

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].

En 2021, la commune comptait 2 794 habitants[Note 4], en diminution de 9,67 % par rapport à 2015 (Moselle : +0,52 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0973 1143 7933 8234 0443 9653 8953 9443 930
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
3 5963 2032 7862 6592 8952 7675 7866 2785 991
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 8933 1602 5272 4073 0823 4622 4983 4313 563
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
4 0754 1413 8933 5663 6123 7893 6142 9422 794
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Une usine de recyclage des batteries de véhicules électriques, lancée à titre expérimental en 2011 par Veolia et Renault, va passer au stade industriel[38] (voir Impact environnemental du transport routier : Électricité).

Culture locale et patrimoine

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Héraldique

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Les armes de Dieuze se blasonnent ainsi :
« De gueules à trois bandes courbées d'argent[25]. »

Lieux et monuments

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Édifices civils

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Cimetière militaire franco-polonais
  • Vestiges de villas romaines.
  • Ancien château : au XVIIIe siècle, il appartint à la famille de Ficquelmont. Le comte Charles-Louis de Ficquelmont y naquit en 1777. Sur son emplacement est bâti le tribunal construit en 1907.
  • Cimetière militaire qui rassemble les morts de la 1re division polonaise de grenadiers, tombés lors des combats de [39].
  • Les prisonniers de guerre roumains "évacués" en Alsace et en Lorraine par les Allemands (1917-1918) ont particulièrement souffert des grandes épidémies et de conditions de détention difficiles – plus de 940 soldats reposent dans la Nécropole Nationale de Dieuze.
  • En Moselle, le plus important Mémorial aux soldats français tombés sur le sol roumain en 1914-1918, a été réalisé à Dieuze par le sculpteur Remus Botar Botarro. Il s’agit d’une majestueuse œuvre d’art contemporain en bronze. Le monument commémoratif a été inauguré le par Jean-Pierre Masseret, secrétaire d’État aux Anciens Combattants et Victor Babiuc, ministre de la Défense de Roumanie.

La saline

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L’exploitation d’un puits salé à Dieuze est attestée par des documents à partir du XIe siècle. L’exploitation fut propriété du duc de Haute-Lorraine Godefroid le Barbu, puis du chapitre collégial de Sainte-Madeleine de Verdun. À partir du XIIIe siècle, les ducs de Lorraine prirent des parts dans l’exploitation, jusqu’à la mener à leur seul profit de même qu’à Rosières-aux-Salines[40]. Les salines lorraines ont favorisé l'essor du flottage du bois dans le massif des Vosges aussi à bûches perdues qu'en trains car une saline consomme une très grande quantité de bois de feu pour l'évaporation de la saumure[41].

Les magasins à sel et la porte Louis XV ont souvent été disputés dans l'histoire. Les fortifications de la saline, distincte de la ville, furent modernisées au XVIIe siècle. La saline elle-même connut une restructuration et une importante extension dans le cours du XVIIIe siècle. Les salines deviennent ''royales'' en 1737[42]. La saline de Dieuze compte parmi les plus importantes unités de production du royaume qui en dénombrait six[43]. Cette industrie du sel fit travailler jusqu'à sept cents ouvriers[44].

Les installations souffrirent moins que la ville des bombardements américains de 1944. Des réparations furent effectuées, cependant la production de sel s’arrêta définitivement en 1973.

La porte monumentale sur la ville est classée Monument historique[45]. Des bâtiments d’exploitation, d’une facture XVIIIe ou XIXe siècle très sobre, sont encore visibles sur le site.

Édifices religieux

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  • L’ancienne église XVe siècle, détruite en 1944, a été remplacée par l’église Sainte-Marie-Madeleine 1955 : décor en fer forgé.
  • Chapelle Saint-Jacques-Majeur de l'hôpital.
  • Statue de la Vierge de 1891.
  • Temple protestant réformé civil, avenue Foch construit en 1903.
  • Temple protestant militaire, chemin du Pont-Moreau construit en 1900 désaffecté en 1919, transformé en église sous le vocal de Sainte-Jeanne d'Arc démolie en 1974.
  • Synagogue de Dieuze, avenue Foch construite en 1955, en remplacement de celle de 1907 détruite au cours de la Seconde guerre Mondiale.
  • Cimetière israélite, chemin du Calvaire construit fin XIXe siècle.

Personnalités de la commune

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Personnalités nées à Dieuze

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Personnalités liées à Dieuze

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Voir aussi

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Bibliographie

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  • Étienne-Auguste Ancelon : Note sur l'origine de Dieuze, Nancy : Impr. de A. Lepage, 1864 ;

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Dieuze » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Comité Z.N.I.E.F.F. Lorraine, « ZNIEFF 410010373 - Pays des étangs » [PDF], sur inpn.mnhn.fr.
  2. Sandre, « la Seille »
  3. Sandre, « le ruisseau le Spin »
  4. Sandre, « le ruisseau le Verbach »
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Orthodromie entre Dieuze et Rodalbe », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Rodalbe », sur la commune de Rodalbe - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Rodalbe », sur la commune de Rodalbe - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  12. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Dieuze », sur insee.fr (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dieuze », sur insee.fr (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  21. Jacques Lacroix, Le celtique dēvo- et les eaux sacrées, Mémoires de la société belge d'études celtiques, 32, Bruxelles, 2011
  22. P.M. Barbichon:Dictionnaire complet de tous les lieux de la France et de ses colonies, Tétot frères, Paris, 1831 (p. 749)
  23. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  24. Henri Lepage, Le département de la Meurthe : Statistique historique et administrative, première partie, 1843
  25. a b et c Henri Lepage, Le département de La Meurthe : statistique, historique et Administrative, deuxième partie, 1843
  26. François Lormant, « Du bois au charbon dans les salines lorraines, de la fin du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle », .
  27. Friedrich Bull: Statistischen Landesamt fur Elsass-Lothringen, Straßburg, 1912.
  28. Recensement préfectoral de 1994 sur les dates de libération
  29. « Quand l’armée s’en va ». Approche géohistorique des restructurations des espaces militarisés : l’exemple du sud mosellan » sur le site Revue géographique de l'Est.
  30. Dieuze a les bras ouverts et le cœur en berne, le Républicain lorrain, le 22 octobre 2011.
  31. « Les emblèmes de dix unités dissoutes attribués à des organismes de formation », sur lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr (consulté le ).
  32. Garde républicaine mobile de Moselle consulté le 5 mai 2016.
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  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
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