18e régiment de transmissions

18e régiment de transmissions
Centre de formation initiale des militaires du rang des transmissions
Image illustrative de l’article 18e régiment de transmissions
Insigne régimentaire du 18e régiment de transmissions.

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Centre de formation initiale des militaires du rang
Rôle Instruction
Fait partie de Commandement des systèmes d'information et de communication
Garnison Dieuze
Ancienne dénomination 18e régiment du génie
Devise "Ardent et généreux"
Inscriptions
sur l’emblème
Allemagne 1945
Anniversaire Saint-Gabriel
Décorations 2e et 3e cies :
Croix de guerre 1914-1918
1 palme
1re cie : Croix de guerre 1939-1945
1 étoile de vermeil
4e cie :
Croix de guerre 1939-1945
1 palme

Le 18e régiment de transmissions est une unité de l'Armée de terre française.

En 2019, il prend le nom de centre de formation initiale des militaires du rang des transmissions - 18e régiment de transmissions (CFIM des transmissions - 18e RT)[1].

HistoriqueModifier

De 1875 à 1914, les télégraphistes militairesModifier

En 1875, l'administration des postes et télégraphes est chargée de la mise sur pied, à la mobilisation, des unités de télégraphe militaire. Mais le personnel n'est pas suffisamment qualifié. Il est nécessaire de dispenser l'instruction dans un milieu militaire. À ce titre, une école de télégraphie militaire est installée au Mont Valérien, site choisi pour les capacités offertes en télégraphie optique. Le futur général Ferrié sera instructeur dans cette école puis en deviendra directeur en 1897.

Par une loi du , l'école est transformée en un bataillon de sapeurs télégraphistes à trois compagnies, qui relève du 5e régiment du génie de Versailles.

Par un décret du , le nouveau bataillon prend la dénomination de 24e bataillon du génie.

En 1910, ce bataillon devient une "unité formant corps" à neuf compagnies, stationnées au Mont-Valérien et à Rueil. Des détachements de ce bataillon participent, entre autres, à la campagne du Maroc.

Par une loi du , les unités de télégraphie militaire de métropole sont regroupées au sein d'un seul régiment, créé le au Mont-Valérien, et qui prend l'appellation de 8e Régiment du Génie. Son premier chef de corps, le colonel Linder reçoit son drapeau des mains du président de la République, Raymond Poincaré, lors de la revue de Longchamp du .

En 1914, il est chargé de mettre sur pied un effectif d'environ 7 000 hommes qui se répartit en 73 détachements. Le régiment se transforme ensuite en un dépôt de guerre articulé en 6 compagnies puis il est transféré à Angoulême le .

La Première Guerre mondialeModifier

En 1918, l'effectif du régiment atteint 55 000 hommes, dont 1000 officiers. L'action des sapeurs télégraphistes est héroïque. Ils déroulent leurs câbles sous la mitraille et les obus, avancent à la vitesse des vagues d'assaut jusqu'en première ligne, rampent pour réparer les fils coupés, récupèrent le matériel lors des replis et exploitent les centraux de campagne dans les pires conditions, parfois en présence de gaz toxiques. Le détachement de la 38e division d'infanterie, sous les ordres des lieutenants Merlin, Pichery, Pauwels et Sambuc, s'illustre tout particulièrement et obtient la croix de guerre avec palme le . Deux nouvelles citations, avec étoile de vermeil et palme s'ajoutent le et le . Par une décision du , ce détachement est autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Les sacrifices consentis par le régiment sont énormes. Les pertes sont de 1 500 tués et de 6 000 blessés. Le nombre de ceux qui ont au moins une citation individuelle est de 15 000. 84 unités ont fait l'objet d'une citation collective. À l'inscription "MAROC 1907-1913", le drapeau ajoute les inscriptions ""FLANDRES 1915", "VERDUN 1916", "LA SOMME 1916" et "LA MALMAISON 1917".

Tout au long de la Première Guerre mondiale, le 8e régiment du génie restera l’unique unité de sapeurs télégraphistes. Il termine la guerre avec un effectif de 55 000 hommes, dont 1 000 officiers. La Première Guerre mondiale est le premier conflit dans lequel les télécommunications militaires ont joué un rôle important. C’est également celui qui voit la naissance de ce qui deviendra, plus tard, la guerre électronique (écoutes et radiogoniométrie).

L'entre-deux-guerres, le 18e régiment du génieModifier

En , le régiment est transféré d'Angoulême à Tours. Après la démobilisation il s'articule en quatre bataillons et deux compagnies :

  • 1er bataillon à l'armée du Rhin ;
  • 2e bataillon à Tours ;
  • 3e bataillon à l'Armée d'Orient ;
  • 4e bataillon à Toul par tradition ce sera désormais un régiment lorrain;
  • 10e bataillon de sapeurs télégraphistes;
  • compagnie radio SR 3 à Paris, dont la station de la tour Eiffel ;
  • compagnie radio SR 4 à Lyon.

Le 8e Régiment du Génie donne naissance à de nouvelles formations de télégraphistes, ancêtres des unités actuelles :

  • Le , les unités du Maroc sont regroupées pour former le 33e bataillon qui devient le 41e Bataillon du Génie le .
  • Le : le 4e bataillon de Toul devient le 48e Bataillon du Génie.
  • Le , les compagnies de l'armée d'Orient donnent naissance au 43e Bataillon du Génie dont l'état-major est à Beyrouth (Liban) (actuellement traditions reprises par le 43e BT à Orléans).
  • Le , le 1er bataillon devient le 42e bataillon du génie à Mayence (Allemagne)
  • Le 10e bataillon du génie qui donna naissance au 45e régiment de transmissions à Hussein Dey (Algérie),
  • En 1930 : le 28e Régiment du génie à Montpellier,
  • Le 38e régiment du Génie à Montargis

: naissance du 18e régiment du génie constitué de 2 bataillons à Nancy. Le 18e RG est l'héritier des traditions de ces valeureux sapeurs télégraphistes de l'Armée Mangin.

Fin de l'année 1923 : le 18e Régiment du Génie passe à 4 bataillons :

  • le 1er et le 2e stationnent à Nancy,
  • le 3e bataillon se trouve à Lille,
  • le 4e bataillon stationne à Grenoble.

: Le Général Rollin, son premier chef de corps reçoit son drapeau.

 
Parade du 18e génie à Nancy le 16 mai 1926 (fête de Jeanne d'Arc).

: dissolution du 3e bataillon du 18e Régiment du Génie et création du 28e Régiment du Génie par fusionnement du :

  • 4e bataillon du 18e Régiment du Génie, stationné à Grenoble,
  • 4e bataillon du 8e Régiment du Génie, stationné à Toulouse.

: le 42e Bataillon de Génie, unité des sapeurs télégraphistes, devient le 3e Bataillon du 18e Régiment du Génie à Mayenne.

: le 3e bataillon du 18e Régiment du Génie rejoint les deux bataillons à Nancy. Les 1er et 2e bataillons deviennent des bataillons de campagne (normaux) et le 3e devient un bataillon de région fortifiée.

En 1935 : le 4e bataillon est créé à Metz.

De 1935 à 1940, la ligne Maginot s’appuyait en grande partie sur l’efficacité de son système de transmissions. Celui-ci, principalement axé sur le téléphone nécessitait une infrastructure unique couvrant l’intégralité du front fortifié. La construction, l’entretien et l’exploitation de ce réseau sont confiés dès le temps de paix aux compagnies de sapeurs télégraphistes dans le secteur qu'elles ont chacune en charge. Le commandant de compagnie ou le chef de détachement est le Chef du chantier transmissions de la Chefferie des Travaux du Génie.

Dans le Nord-Est, c’est au 18e régiment du génie qu’échoit cette mission :

Du fait de l’importance des effectifs et de la spécificité de la tâche, il était prévu que ces deux bataillons fusionnent en 1939 pour ne former qu’un seul régiment. La mobilisation rendra impossible cette mise sur pied.

Jusqu'au second conflit mondial, le régiment va former des générations de sapeurs télégraphistes.

La Seconde Guerre mondialeModifier

 
Emblème du 18e de transmissions sur les murs d'un fort de la ligne Maginot (ouvrage de Denting)

: le 18e Régiment du Génie est dissous pour former les compagnies télégraphiste et radio télégraphiste de Division et Corps d'Armée le long de la frontière qui vont assurer les communications des grandes unités des armées : la 4e Armée, 3 corps d'armée, 9 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie.

En temps de paix, c'est le 4e Bataillon du 18e Régiment du Génie qui assure la gestion, l'entretien et les travaux relatifs au réseau de transmission de la Région Fortifiée de Metz.

La guerre nécessitant un effectif bien plus important que celui du temps de paix entraîne dès la mobilisation la dissolution des régiments du génie. Les effectifs de ces régiments sont alors regroupés en bataillons du Génie de Forteresse, chaque bataillon couvrant un secteur fortifié. Ces bataillons sont composés de deux compagnies d’ouvriers du Génie et de deux compagnies chargées de l’exploitation et de l’entretien du matériel téléphonique (Cies 20x/81) et du matériel de radiotélégraphie (Cies 20x/82). Elles sont placées sous le commandement de l’officier placé à la tête de la compagnie du temps de paix devenu Commandant des transmissions du secteur fortifié dès la mobilisation et basé au PC du secteur.

Les sous-officiers en place dès le temps de paix et les sapeurs ayant pris une part active à la construction du réseau (dits sapeurs anciens) qui constituaient l’effectif de la compagnie du temps de paix forment dès la mobilisation l’encadrement des nouvelles compagnies constituées.

Secteur de Crusnes

  • 204e Bon du Génie de Forteresse
  • 204/1 Cie et 204/2 Cie
  • 204/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
  • 204/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de Thionville

  • 203e Bon du Génie de Forteresse
  • 203/1 Cie et 203/2 Cie
  • 203/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
  • 203/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de Boulay

  • 202e Bon du Génie de Forteresse
  • 202/1 Cie et 202/2 Cie
  • 202/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
  • 202/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de Faulquemont

  • 201e Bon du Génie de Forteresse
  • 201/1 Cie et 201/2 Cie
  • 201/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
  • 201/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de la Sarre

  • 208e Bon du Génie de Forteresse
  • 208 /1 Cie et 208/2 Cie
  • 208/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
  • 208/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

La compagnie mixte des transmissions 48/84 est affectée à la 2e Division Légère de Cavalerie, chargée sous les ordres du Général BERNIQUET de barrer devant Saint-Valery-en-Caux la route de la mer, . Elle est citée à l'ordre de l'Armée. La 4e compagnie en est l'héritière.

Avril 1940 dans les Ardennes - 18e RG 2e DLC - Sgt RENAUD Sgt ROIRET

Les difficultés pour communiquer éprouvées en mettent en évidence une insuffisance de moyens et la nécessité de soustraire les transmissions à la tutelle du génie.

: la subdivision « Sapeur Télégraphistes » du Génie devient l’Arme des Transmissions, par décret ministériel no 3600/EMA/1 du , les transmissions deviennent une arme distincte du génie, au sein de l’armée d’armistice.

Moins de six mois après la création de l’Arme des Transmissions, le débarquement allié en Afrique du Nord entraîne l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, et la fin de l’armée d’armistice. Néanmoins, le général Merlin prend à Alger la destinée de l’arme en main. Les transmetteurs reprennent le combat dans les campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. Afin de privilégier l’engagement des hommes au combat, le général Merlin ouvre l’accès des transmissions aux femmes pour occuper des postes de centralistes téléphoniques et télégraphiques, et d’exploitants radio. Naît ainsi le corps féminin des transmissions. Ces spécialistes seront communément appelées « les Merlinettes ». Certaines participeront aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.

 
Camp Stehelin le 8 mars 1945.

: création de 4 Centre d'Instruction et d'Organisation des Transmissions.Le C.I.O.T. 618 est stationné au camp STEHELIN à Caudéran près de Bordeaux.

L'après-Seconde-Guerre-mondialeModifier

: le 18e régiment des transmissions est créé à Grenoble, à partir du CIOT 618 et reçoit pour drapeau l’ancien emblème du 18e Régiment du Génie démarqué « TRANSMISSIONS ». La plupart des unités entrant dans sa composition, issues des détachements des 1er corps, 2e corps, 3e division, 5e division blindée, 10e division d'infanterie, ont fait campagne en Afrique du Nord, en Italie, en France et en Allemagne avec la Ire Armée.

Parmi ces unités, la Compagnie de transmissions 807 est citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de la croix de guerre et étoile de vermeil. Ses faits d'armes reconnus vaudront au drapeau du régiment de porter l'inscription "Allemagne 1945" dans ses plis.

Les compagnies 806/1 et 806/3 dont les 1re et 3e compagnies sont héritières, ont été citées, elles aussi, à l'ordre du corps d'armée.

Dissous le , il est reconstitué le 1er mai de la même année en Autriche à partir des réserves de la Ire Armée. Cependant, la tradition voulant que le « 18 » soit un régiment de Lorraine, un second 18e régiment de transmissions est créé le à Metz (caserne Grandmaison à Metz pour le 1er bataillon et caserne Molitor à Nancy pour le second). Les deux « 18 » vont coexister pendant trois mois avant que le « 18 » d’Autriche ne prenne le numéro « 42 » le .

, le 18e régiment de transmissions de Metz est dissous. Les 2 bataillons autonomes deviennent le 18e Bataillon stationné à Metz et le 118e Bataillon stationné à Nancy et assurent la garde du drapeau.

Le 18e régiment de transmissions en 1950 à Metz.

118e bataillon de transmissions

: le régiment est reconstitué à Metz à partir du 118e bataillon de transmissions.

: le 18e régiment des transmissions rejoint Épinal, dans les quartiers de la Vierge.

De 1951 à 1977 : régiment d'instructionModifier

Pendant cette période il reçoit l’ordre d’instruire, sur le plan national, les recrues dans la technique de l’arme des transmissions.

: le 4e bataillon est créé, il comprend 3 unités de monteur de lignes fixes.

Du à 1964 : le 4e bataillon arrive en Afrique du Nord.

: le 4e bataillon est dissous pour donner naissance à trois bataillons de transmissions :

  • 151e bataillon de transmissions rattaché à la division d’Alger
  • 152e bataillon de transmissions rattaché à la division d'Oran
  • 153e bataillon de transmissions rattaché à la division de Constantine

: le 18e RT change d’appellation et devient le 18e régiment d’instruction des transmissions (18e RIT) dans le quartier Varaigne d’Épinal.

: la 5e compagnie du 1er bataillon s'installe à Montmédy.

: à Montmédy, se trouvent 2 compagnies : la 5e compagnie (instruction ligne) et la 9e compagnie (exploitant radio).

: le détachement de Montmédy prend l'appellation du 3e bataillon du 18e RIT.

: le 18e RIT devient 18e régiment de transmissions.

: dissolution de la 7e compagnie du 2e bataillon.

: la 5e compagnie du 3e bataillon est transférée à Metz.

: le 3e bataillon du 18e RT est dissous. Il donne naissance au 43e régiment de transmissions, stationné à Nancy.

Le 18e régiment de transmissions redevient 18e régiment d'instruction des transmissions.

: création de la 738e compagnie de guerre électronique, rattaché au 18e RIT à Épinal.

: dissolution des 1er et 2e bataillons. Dissolution de la 6e compagnie.

La 7e compagnie devient la 4e compagnie.

: création d’un détachement expérimental du Réseau intégré des transmissions automatiques (RITA).

: dissolution des 3e et 4e compagnies.

De 1977 à 1997 - Le 18e régiment de transmissions à ÉpinalModifier

: dans le cadre de la restructuration de l’armée de terre, le 18e RIT retrouve son appellation d’origine 18e régiment de transmissions.

Il assure les liaisons du général commandant le 1er Corps d’Armée.

 
Insigne de béret des transmissions

: dissolution de la 738e compagnie de guerre électronique.

: restructuration de l'unité expérimentale RITA à deux unités (6e et 7e compagnie).

: création de la 5e compagnie (centres nodaux - raccordement).

: présentation des matériels RITA à des officiers généraux de l'Armée indienne.

: dissolution de la 5e compagnie.

: vente du système RITA aux États-Unis.

: le 18e RT défile sur l'avenue des Champs-Élysées sous les ordres du colonel Kuntz (chef de corps).

1er juillet : le 18e RT devient un élément organique de la FAR (Force d'action rapide).

: inauguration du square du 18e régiment de transmissions à Épinal.

à : il participe à l’opération Daguet.

: après trois années au sein de la FAR, le 18e RT rejoint le 3e corps d’armée puis la brigade de transmissions créée le .

: le 18e RT est dissous à Épinal.

De 2003 à 2011 - Le 18e régiment de transmissions à Bretteville-sur-OdonModifier

: le 18e régiment de transmissions est recrée à Bretteville-sur-Odon (près de Caen) dans le quartier Kœnig.

: il reçoit son drapeau sur la place d’arme de Caen par le général Thorette, chef d’état-major de l’armée de terre.

À l'été 2008, le régiment apprend qu'il est dissous en 2010. Une partie des unités "SIC" (1er, 2e, 3e et 4eCie) seront "déplacées" pour la montée en puissance du nouveau régiment de transmissions et d'appui au commandement (RTAC) de Douai.

Depuis 2017, centre de formation à DieuzeModifier

Le centre de formation initiale des militaires du rang de Dieuze est créé le pour former les nouvelles recrues des différents régiments de la 1re brigade mécanisée et de la brigade de transmissions et d'appui au commandement.

En 2016, dans le cadre de la réorganisation de l'Armée de terre, il rejoint le commandement des systèmes d'information et de communication (COM SIC).

Le , le drapeau du 18e RT est confié au CFIM de Dieuze[2].

À l'été 2019, le CFIM de Dieuze change d’appellation et devient le CFIM des transmissions - 18e régiment de transmissions[1].

Le CFIM des transmissions - 18e RT est constitué d’un état-major, d’un bureau instruction, d’un bureau logistique et de deux compagnies d’instruction. Sa capacité maximale d'instruction est de 400 recrues. Entre 2011 et 2018, il a formé plus de 7 000 militaires.

Il est chargé de la formation initiale des engagés volontaires des régiments du COM SIC ainsi que des unités rattachées géographiquement.

Insigne du 18e régiment de transmissionsModifier

Ecu moderne d'argent au Ciel d'Azur chargé en pointe d'une croix de Lorraine d'émail blanc adextrée (rappelant l’attachement à la Lorraine) et senestrée de deux chardons de gueules tigés en feuillés de sinople à la champagne du même (rappelant à la ville de Nancy)[3]

Devise du 18e régiment de transmissionsModifier

"Ardent et généreux"

DrapeauModifier

La composition du drapeau '. Voir ici.

Il porte l'inscription[4]:

  • "ALLEMAGNE 1945"

Le : le 18e régiment des transmissions est créé à partir du CIOT 618 et reçoit pour drapeau l’ancien emblème du 18e régiment de génie démarqué "TRANSMISSIONS". La plupart des unités entrant dans sa composition, issues des détachements des 1er CA, 2e CA, 3e DIA, 5e DB, 10e DI, ont fait campagne en AFN, en Italie, en France et en Allemagne avec la 1re armée. Parmi ces unités, la compagnie de transmissions 807 est citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil. Ses faits d'armes reconnus valent au drapeau du régiment de porter l'inscription "ALLEMAGNE 1945" dans ses plis.

Les décorations des compagnies du 18Modifier

Pendant la Première Guerre mondiale, l'action des sapeurs télégraphistes est héroïque. Ils déroulent leurs câbles sous la mitraille et les obus, avancent à la vitesse des vagues d'assaut jusqu'en première ligne, rampent pour réparer les fils coupés, récupèrent le matériel lors des replis et exploitent les centraux de campagne dans les pires conditions, parfois en présence de gaz toxiques. Le détachement du 8e Régiment du Génie attaché à la 38e division d'infanterie, sous les ordres des lieutenants Merlin, Pichery, Pauwels et Sambuc, s'illustre tout particulièrement et obtient la croix de guerre 14-18 avec palme le . Deux nouvelles citations, avec étoile de vermeil et palme s'ajoutent le et le . Par une décision du , ce détachement est autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

La croix de guerre 14-18 est ensuite attribuée aux trois premières compagnies en souvenir des valeureux sapeurs télégraphistes de l'Armée MANGIN lors de la seconde bataille de la Marne en 1918.

Le naît le 18e régiment de génie constitué de 2 bataillons à Nancy. Le 18e RG est l'héritier des traditions de ces valeureux sapeurs télégraphistes de l'armée Mangin dont les titres de gloires valent aux fanions des 3 premières compagnies du 18e RT de porter la croix de guerre 14-18.

  • 1re compagnie : croix de guerre 14-18 avec palme et croix de guerre 39-45 avec étoile de vermeil pour la citation à l'ordre du corps d'armée reçu par la 806/1, en 1945 pour faits d'armes, et dont est héritière la 1re compagnie.
  • 2e compagnie : croix de guerre 14-18 avec palme.
  • 3e compagnie : croix de guerre 14-18 avec palme et croix de guerre 39-45 avec étoile de vermeil, pour la citation à l'ordre du corps d'armée reçu par la 806/3, en 1945 pour faits d'armes, et dont est héritière la 3e compagnie.
  • 4e compagnie : croix de guerre 39-45 avec palme pour la citation à l'ordre de l'armée de la compagnie mixte des transmissions 48/84 est affectée à la 2e division légère de cavalerie, chargée sous les ordres du général Berniquet de barrer devant Saint-Valéry la route de la mer, dont la 4e compagnie est l'héritière.

Tenue de tradition du régimentModifier

L’historique du régiment conservé par le service historique de la défense, précise que le régiment a compté un bataillon à cinq compagnies du type forteresse avant guerre. Il précise, dans son annexe cinq, que les unités du 18e régiment de transmissions ont été réparties dans un certain nombre de grandes unités dans la région fortifiée de la Lauter, les secteurs fortifiés des Vosges, de Haguenau, de Rohrbach, du Bas-rhin et dans le secteur défensif de la Sarre, au début du second conflit mondial. Tous ces éléments confortent la filiation du régiment avec les troupes de forteresse.

La tenue de tradition du 18e régiment de transmission se compose des épaulettes de tradition propres à chaque catégorie de grades et comporte la ceinture de laine kaki des troupes de forteresse.

D’ailleurs, le chant du régiment rend déjà hommage à ces dernières : "Des vieux sapeurs au cœur des forteresses nous héritons nos lettres de noblesse".

Tenue de tradition sur la base de la tenue de combat : T33 pour l’ensemble du personnel

  • Képi ou tricorne
  • Veste de combat bariolée "théâtre européen"
  • Insignes de grade
  • Galons de poitrine
  • Epaulettes de tradition rouges : portées par les militaires du rang
  • Epaulettes tournantes guipées or : portées par les sous-officiers
  • Plastron de parade : couleur bleu ciel de l’arme des transmissions
  • Pantalon de combat bariolé "théâtre européen"
  • Ceinture sangle vert OTAN
  • Ceinturon de toile modèle F1 vert OTAN
  • Ceinture de laine kaki du modèle des troupes de forteresse : portée uniquement par les sous-officiers et les militaires du rang
  • Brodequins à jambières attenantes noirs : laçage droit
  • Gants noirs : sur ordre
  • Losange de manche
  • Décorations pendantes
  • Insigne métallique du corps : insigne du 18e RT
  • Insignes de brevet ou de spécialité

Garde au drapeau :

  • Tenue identique aux troupes sous les armes et équipements complémentaires
  • Epaulettes de tradition d’officier subalterne : pour les officiers
  • Epaulettes de tradition tournantes guipées or : pour les sous-officiers
  • Epaulettes de traditions rouges : pour les militaires du rang
  • Crispins
  • Lacets blancs
  • Gants blancs à crispin
  • Baudrier blanc

Insignes des compagnies :

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Chant actuel du régimentModifier

Au lendemain de cette grande guerre,
C’est en Lorraine que tout a commencé.
Des vieux sapeurs au cœur des forteresses, (bis)
Nous héritons nos lettres de noblesse. (bis)

REFRAIN

En d’autres temps de misère et de fer,
Naquit cette arme qui fait notre fierté.
D’Afrique du Nord jusqu’aux rives de Provence, (bis)
Les transmetteurs ont débarqué en France. (bis)

REFRAIN

De l’Allemagne aux sables du désert,
Sur tous les fronts la cuirasse a brillé.
Sachons puiser dans nos pages de gloire, (bis)
L’ardeur, la foi qui feront notre histoire. (bis)

REFRAIN

Sur cette terre meurtrie de Normandie,
Les transmetteurs arrivent aujourd’hui.
Les sacrifices que tant ont accordés, (bis)
Le 18e saura s’en inspirer. (bis)

REFRAIN

REFRAIN :
Et si demain la Patrie nous appelle,
Nous partirons remplis de ton ardeur,
Tressaille l’ennemi et sonne le rappel,
Saint Gabriel, et nous serons vainqueurs.

Sources et bibliographieModifier

Pascal Lambert, TM32 : Le téléphone dans la ligne Maginot, (lire en ligne).

Notes et référencesModifier

  1. a et b « De l’importance du patrimoine », sur le site de l'Armée de terre, le 1er juillet 2019.
  2. « Les emblèmes de dix unités dissoutes attribués à des organismes de formation », sur lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr (consulté le 1er juillet 2017)
  3. le18histoirequartier.blogspot.com
  4. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007, relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier