Daniel Cordier

résistant, marchand d'art et historien français

Daniel Cordier, né le à Bordeaux et mort le à Cannes, est un résistant, marchand d'art et historien français.

Daniel Cordier
Daniel Cordier en 2012.png
Daniel Cordier en 2012.
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CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Daniel Roger Pierre BouyjouVoir et modifier les données sur Wikidata
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Cimetière du Père Lachaise Tombe de Daniel Cordier Paris.jpg
Vue de la sépulture.

Après avoir été membre de la Fédération nationale des Camelots du roi, il s'engage dans la France libre dès juin 1940. Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943 — au contact de qui ses opinions évoluent vers la gauche —, il consacre à celui-ci une biographie en plusieurs volumes d'une grande portée historique. Après la guerre, il est marchand d'art, critique, collectionneur et organisateur d'expositions, avant de se consacrer à des travaux d'historien et de militer pour la cause homosexuelle.

Lors de sa mort, à 100 ans, il était l'un des deux derniers compagnons de la Libération encore en vie.

BiographieModifier

Jeune membre de l'Action françaiseModifier

Daniel Bouyjou est né le 10 août 1920 à Bordeaux. Son père René Bouyjou, après avoir rejoint la florissante entreprise de commerce de café familiale, en est le représentant dans toute l’Europe. Il se marie en 1919 avec Jeanne Gauthier au Bouscat (Gironde), issue d’une famille de riches propriétaires et négociants bordelais. Sa mère, divorce en 1925 et se remarie en 1927 avec Charles Cordier, également du même milieu social[1],[a].

Son père, René Bouyjou, obtient la garde du petit Daniel. Il fait ses études dans différents collèges catholiques dont l’école Saint-Elme à Arcachon.

Influencé par les idées antisémites et maurrassiennes de son beau-père[2],[3] qu’il admire, il milite à 17 ans à l'Action française et fonde à Bordeaux le cercle Charles-Maurras[4]. En effet, comme il le reconnaît dans Alias Caracalla, en tant qu'admirateur de Charles Maurras, il est, au début de la guerre, antisémite, antisocialiste, anticommuniste, antidémocrate et ultranationaliste, souhaitant même, après son ralliement à la France libre, que Léon Blum soit fusillé après un jugement sommaire à la fin de la guerre. Il écrit dans son autobiographie qu'il ne serait jamais entré dans la Résistance sans les articles du théoricien du « nationalisme intégral »[réf. nécessaire]. Mais, contrairement à son maître à penser, il refuse d'emblée l'armistice par patriotisme[4].

Défaite de juin 1940Modifier

En juin 1940, il se trouve avec sa famille à Bescat (Basses-Pyrénées), attendant avec impatience son incorporation prévue le 10 juillet. Le 17 juin, il écoute à la radio le premier discours de chef du gouvernement du maréchal Pétain, s'attendant de la part du vainqueur de Verdun à une volonté de poursuivre la guerre ; il est donc totalement révolté par l'annonce de la demande d'armistice. Le jour même, il imprime et diffuse un tract « contre Pétain »[5].

Après avoir rassemblé seize volontaires et espérant que l'Empire français continuera la guerre, il embarque le 21 juin à Bayonne sur un navire belge, le cargo Léopold II, qui devait aller en Algérie[6]. Le bateau fait finalement route vers l'Angleterre[4].

Engagement dans la RésistanceModifier

Daniel Cordier atteint Falmouth (Cornouailles) le 25 juin et s'engage avec ses camarades dans les premières Forces françaises libres de la « Légion de Gaulle » le 28 juin 1940[4]. Il découvre avec étonnement que des socialistes et des communistes comptent parmi ces engagés, parmi lesquels il rencontre Raymond Aron et Stéphane Hessel, puis Georges Bidault, auxquels il restera lié[4]. En transit pendant quelques jours à l'hôtel Olympia, il est affecté au bataillon de chasseurs alors en formation et arrive début juillet à Delville Camp (Aldershot), pour y suivre un entraînement jusqu'à la fin du mois. Le bataillon est ensuite installé au camp d'Old Dean (Camberley), où Daniel Cordier complète sa formation militaire. Il obtient le grade de Lieutenant.

Entré au Bureau central de renseignements et d'action, il est parachuté près de Montluçon le 26 juillet 1942. Il gagne rapidement Lyon et entre au service de Jean Moulin, membre (nommé secrètement par de Gaulle) du Comité national français, officieusement seul représentant de ce comité en métropole. Il prend alors le surnom d'Alain en référence au philosophe. Il fonde et dirige le secrétariat de Jean Moulin et pendant onze mois, il est au quotidien l'un de ses plus proches collaborateurs. Il gère son courrier et ses liaisons radio avec Londres. Il l'aide à créer divers organes et services de la Résistance, et assiste aux patients efforts de celui-ci pour unifier la Résistance intérieure française et la placer sous l'égide de Londres.

À Lyon, Cordier recrute, chronologiquement, Laure Diebold (secrétariat), Hugues Limonti (courrier), Suzanne Olivier, Joseph Van Dievort, Georges Archimbaud, Laurent Girard, Francis Rapp alias Louis et Hélène Vernay[7].

À Paris, Cordier emmène la majorité de son équipe, à laquelle se joignent Jean-Louis Théobald, Claire Chevrillon et Jacqueline Pery d'Alincourt[8].

À Lyon, Cordier est remplacé par Tony de Graaff, avec Hélène Vernay (secrétariat) et Laurent Girard (courrier)[8].

Ce long travail aboutit à la fondation du Conseil national de la Résistance (). Il a fallu pour cela passer par bien des frictions et des divergences avec beaucoup de chefs de la Résistance, ainsi qu'avec Pierre Brossolette, autre envoyé de De Gaulle et concurrent de Jean Moulin[9]. Brossolette réclamera, entre autres, le rappel de Cordier à Londres après l'arrestation et la mort de Jean Moulin[10],[11].

Resté jusqu'au 21 mars 1944 au service du successeur de Moulin à la délégation générale, Claude Bouchinet-Serreulles, Cordier passe les Pyrénées en mars 1944, est interné à Pampelune puis au camp de Miranda en Espagne, puis rejoint la Grande-Bretagne.

Dans son livre Présumé Jean Moulin, l'historien Jacques Baynac évoque l'éventuelle arrestation de Daniel Cordier par les Allemands autour du 14 juin 1943, une semaine avant la capture de Jean Moulin. Des rapports officiels du Special Operations Executive britannique rapportent cet évènement. Daniel Cordier déclare pour sa part : « je n'ai jamais été arrêté, sinon je l'aurais raconté[12]. »

Comme il le raconte dans son livre Alias Caracalla, ses convictions évoluent au fil de ses rencontres et de ses expériences. Il abandonne ses positions royalistes et maurrassiennes, notamment car Charles Maurras « trahit » en soutenant le maréchal Pétain, ainsi qu'à cause de l'antisémitisme présent dans ce milieu.

Après-guerreModifier

À l'occasion du procès de René Hardy en 1947, il dépose dans le sens de sa culpabilité dans l'affaire de Caluire. Il conclura à nouveau à cette culpabilité des décennies plus tard « en [son] âme et conscience », cette fois après de longues recherches historiques.

Convictions socialistesModifier

Après la guerre, Cordier choisit de tourner la page et d'oublier radicalement cette période de sa vie, il ne parle plus de la Résistance en public pendant plus de trente ans.

Il ne se consacre plus au militantisme politique et a renoncé à ses opinions d'extrême droite au contact du radical-socialiste Jean Moulin. Il adhère désormais à un socialisme humaniste et non marxiste, aidant à la fondation du club Jean-Moulin au début des années 1960.

Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017, Daniel Cordier prend fermement position contre Marine Le Pen, qualifiant sa possible élection de « monstrueuse »[13].

Peintre et marchand d'artModifier

« Jean Moulin fut mon initiateur à l'art moderne. Avant de le rencontrer, en 1942, j'étais ignorant de cet appendice vivant de l'histoire de l'art. Il m'en révéla la vitalité, l'originalité et le plaisir. Surtout il m'en communiqua le goût et la curiosité », écrit Daniel Cordier, en 1989, dans la préface du catalogue présentant sa donation au Centre Pompidou[14]. Sitôt les hostilités finies, il commence une carrière de peintre, s'inscrit à l'académie de la Grande Chaumière en 1946, en même temps qu'il achète sa première œuvre, une toile de Jean Dewasne, au Salon des réalités nouvelles.

Pendant dix ans, Cordier peint et collectionne : Braque, Soutine, Rouault, De Staël (« dont la rencontre d'une toile […] fut [sa] révélation de l'art moderne »[15]), Hartung, Villon, Reichel, Réquichot, Dado. « Il ne cessera de compléter sa collection personnelle qui comprendra, outre les peintres de sa galerie, Arman, Tàpies, Mathieu, Hundertwasser, Kline, Tobey, Wols, César, Tinguely, Claude Viseux, Stankiewicz, Hantaï, Reutersward, Sonnenstern, Ossorio, Takis, Chaissac[16]… »

C'est ainsi qu'en novembre 1956 Daniel Cordier, en ouvrant sa première galerie (d'abord 8 rue de Duras puis 8 rue de Miromesnil), se lance dans ce qui va être une brillante carrière de marchand d'art. Après une première exposition consacrée à Claude Viseux, il expose, conjointement Dewasne, Dubuffet et Matta. En mai 1957 il organise aussi la première exposition personnelle de Bernard Réquichot qu'il rencontra à la Grande Chaumière dès 1950[17]. Pendant huit ans, nombre d'artistes, pour beaucoup découverts, lancés et soutenus par Cordier, se succèdent dans la galerie, avant que celui-ci, pour des raisons économiques et financières, mais aussi du fait du manque d'intérêt qu'il ressent, en France, pour l'art contemporain, ne mette la clé sous la porte en juin 1964 pour se tourner vers l'organisation de grandes expositions. Il participe en particulier à la grande exposition « Douze ans d'art contemporain » ou « 72/72 », en 1972, invité par François Mathey. Une exposition qui fera date pour son scandale et par le fait qu'elle est considérée comme un jalon essentiel dans les grandes expositions d'art contemporain. La présence de Daniel Cordier y fut d'ailleurs très critiquée[18].

À partir de 1973, il fait don d'une partie de sa collection à l’État, en particulier au Centre Pompidou, qui obtient ainsi 500 œuvres en 1989, dont 393 viendront enrichir la collection des Abattoirs de Toulouse (1999)[19]. Il participe au comité d'acquisition du Centre Pompidou. Il reconnaît d'ailleurs le rôle important de certains conservateurs dans sa démarche (Alfred Pacquement, Dominique Bozo, Blaise Gautier, Pontus Hulten et Germain Viatte)[20].

L'ensemble des pièces léguées au Centre Pompidou par Daniel Cordier depuis 1973 représente un millier d’œuvres et d’objets d’art. À celles-ci s’ajoutent en 2015 cent-cinquante objets extra-européens et treize œuvres modernes de Paul Klee, Dado, Georgik, Bernard Réquichot et Louise Nevelson ; plus les archives de sa galerie (1956-1964) ainsi que des documents personnels[21].

AutobiographieModifier

Devenu militant de la cause homosexuelle, Daniel Cordier publie en 2009 son autobiographie sous le titre Alias Caracalla : mémoires, 1940-1943. Il y révèle son homosexualité[22],[23] (qu'il avait dû cacher à l'époque, car « la haine à l’égard de l’homosexualité était terrible »[24]). En 2013, il est partisan du mariage pour tous[25].

Les Feux de Saint-Elme, paru en 2014, est le journal intime de ses années passées en pension, qui précède chronologiquement Alias Caracalla et qu'il publie en attendant d'en avoir fini avec le tome II de ses mémoires (non publié)[26], C'est le récit de son éveil sentimental et sexuel dans l'école Saint-Elme à Arcachon, pensionnat religieux de garçons dans lequel il passe son adolescence. Il subit les influences contradictoires d'André Gide et des enseignements de l'Église catholique en la personne de son confesseur, qui le persuade de renoncer à son amour pour un garçon du nom de David Cohen. Cet épisode devait marquer sa vie entière.

Il fut un ami de Roland Barthes[27] et le tuteur du jeune Hervé Vilard qu'il a encouragé dans sa démarche de devenir chanteur[28].

RetraiteModifier

En 2020, lors des commémorations des 80 ans de l'appel du 18 Juin, le premier ministre britannique Boris Johnson annonce que les quatre derniers compagnons de la Libération, Edgard Tupët-Thomé, Pierre Simonet, Hubert Germain et Daniel Cordier, sont nommés membres honoraires de l'ordre de l'Empire britannique[29]. La décoration est remise à Daniel Cordier par Ed Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris, chez lui à Cannes, le [30].

Mort et hommagesModifier

Daniel Cordier meurt le à Cannes[3],[4], soixante-seize ans jour pour jour après avoir été fait compagnon de la Libération par décret de Charles de Gaulle. Hubert Germain devient alors le dernier compagnon de la Libération encore vivant[31].

Le président de la République Emmanuel Macron déclare, dans un communiqué : « pour la liberté et l’honneur de la France, il entra en Résistance, quitta tout, accepta le danger, la solitude, la routine aride et les complications insensées des réseaux clandestins […] Affecté à l’administration des réseaux de Résistance de la zone Sud, il fut parachuté en 1942 et devint alors le secrétaire […] de Jean Moulin. Leur engagement […] permit qu’au jour du débarquement les alliés vissent se lever de l’ombre où elle était tapie une France prête à reprendre en main son destin[32]. »

La ministre des Armées, Florence Parly, et la ministre de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, lui rendent hommage en évoquant « une vie romanesque qui s’éteint, passée au service de la Liberté, pour la grandeur de la France »[33].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (27e division)[34] aux côtés de sa mère et de son beau-père (dont il avait pris le nom), après un hommage national dans la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides présidé par Emmanuel Macron le jeudi [35].

Travaux sur Jean MoulinModifier

À la fin des années 1970, choqué par ce qu'il considère comme des calomnies contre Jean Moulin (en particulier les accusations d'Henri Frenay, qui en fait un agent crypto-communiste), Cordier entreprend des recherches historiques pour défendre la mémoire de son ancien patron.

En possession des archives de Jean Moulin, Daniel Cordier a pu livrer, après des années d'un travail acharné, une somme biographique monumentale qui a profondément renouvelé l'historiographie de la Résistance et qui entend faire définitivement litière des diverses légendes cherchant à salir la mémoire du premier président du CNR.

Anciens résistants à l'épreuve de la mémoireModifier

L'originalité de Daniel Cordier, en tant qu'historien-témoin, est de refuser radicalement le témoignage oral et de ne faire qu'un usage très restreint de ses propres souvenirs. Il insiste sur l'imprécision et les déformations de la mémoire humaine, qui rendent impossible l'établissement d'une chronologie précise, pourtant indispensable pour éviter les confusions et les anachronismes qui brouillent la reconstitution des processus de décision.

D'ailleurs, beaucoup de résistants ont rayé de leurs mémoires certains épisodes importants, fussent-ils parfois à leur honneur — ainsi Daniel Cordier, lors d'un colloque en 1983 sur le CNR, dut mettre sous les yeux incrédules de Christian Pineau le document écrit qui prouvait que ce dernier avait songé le premier (fin 1942) à un projet de Conseil de la Résistance ; Pineau, sans souvenir de l'épisode, refusa malgré tout de le croire.

Enfin, après la guerre, bien des chefs de la Résistance ont privilégié une vision unanimiste de l'épopée clandestine, et préféré taire les querelles, les rivalités, les divergences politiques et stratégiques qui les avaient opposés entre eux ou à Londres, et que pourtant révèlent des documents. Ou bien, inversement, ils ont projeté sur le passé leurs perceptions et leurs convictions acquises rétrospectivement.

Œuvre reconnueModifier

Le travail de Daniel Cordier a été boudé ou critiqué par d'anciens camarades,[Qui ?] qui lui ont reproché d'avoir nui à l'unité des anciens résistants. D'autres[Qui ?] lui ont reproché de vouloir, sous des dehors d'objectivité scientifique, défendre et justifier l'œuvre et les thèses de Jean Moulin, ainsi que la mise sous tutelle de fait de la Résistance intérieure française par la France libre à l'occasion de l'unification, tout cela aux dépens de ceux qui avaient pu entrer en désaccord avec Moulin, et qui soutenaient des projets concurrents. Pour le journaliste Thierry Wolton, les livres de Cordier sont un règlement de comptes avec Henri Frenay et une hagiographie de Jean Moulin plutôt qu'une biographie[36].

L'œuvre de Cordier est très largement saluée par les historiens, pour ses informations, son perfectionnisme et ses qualités d'écriture et d'analyse[37],[38]. Au-delà de la défense d'une figure héroïque et emblématique de la Résistance et de l'histoire de France, elle est un jalon indispensable pour l'histoire du combat de l'« armée des ombres ».

DécorationsModifier

OuvragesModifier

DocumentsModifier

ArchivesModifier

BibliographieModifier

Sur Daniel Cordier galeristeModifier

  • 2005 : Viviane Tarenne (dir.), Daniel Cordier : le regard d'un amateur (donations Daniel Cordier dans les collections du musée national d'Art moderne),  éd. Centre Pompidou, Paris, 397 p. (ISBN 2-84426-263-5) ; nouvelle édition du catalogue publié à l'occasion de l'exposition « Donations Daniel Cordier. Le regard d'un amateur » qui se tint au Centre Pompidou du 14 novembre 1989 au 21 janvier 1990.

Sur la RésistanceModifier

Sur la polémique Cordier-FrenayModifier

  • Charles Benfredj, L'Affaire Jean Moulin : la contre-enquête, Paris,  éd. Albin Michel, 1990, 256 p.

ArticlesModifier

FilmographieModifier

Sur la RésistanceModifier

Sur sa carrière de galeristeModifier

  • Alain Fleischer, Daniel Cordier - Le regard d'un amateur, 35 mm, 52 min., coproduction Centre Georges-Pompidou / Centre national des arts plastiques / La Sept, 1990
  • Musée des beaux-arts de Lyon, conférence filmée le 4 juin 2009 : « Daniel Cordier, amateur d'art, collectionneur, galeriste et donateur »[49]
  • Snežana Nikčević et Sanja Blečić, Dado : ukrštanja / métissages[50], RTCG, 2011 Documentaire sur le peintre Dado dans lequel intervient Daniel Cordier.

RadioModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Lorsqu’il rejoint la résistance à Londres en 1940, il se donne pour nom « Bouyjou-Cordier ». Après la guerre en 1945, son père étant mort en 1943, son beau-père Charles Cordier l’adopte et il prend officiellement le nom de Daniel Roger Pierre Bouyjou-Cordier[1].

RéférencesModifier

  1. a et b « Entretien avec Daniel Cordier : les années d'apprentissage (1/5) », sur franceinter.fr, (consulté le 21 novembre 2020).
  2. Eric Anceau, « Entre ici, Daniel Cordier, au Panthéon des Français libres ! », sur Le Figaro.fr, (consulté le 21 novembre 2020).
  3. a et b François-Guillaume Lorrain, « L'ancien résistant et compagnon de la Libération Daniel Cordier est mort », sur Le Point, (consulté le 21 novembre 2020).
  4. a b c d e et f Philippe-Jean Catinchi, « L’ancien résistant Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin pendant la seconde guerre mondiale, est mort », sur lemonde.fr, (consulté le 21 novembre 2020).
  5. Le Point magazine, « Du 17 juin au 18 juin 1940, de la résignation à l'espoir », sur Le Point, (consulté le 22 mars 2020).
  6. « La Résistance, c'est un film au ralenti ! » Daniel Cordier, invité d'Arrêt sur images, émission du 21 août 2009.
  7. Daniel Cordier, Jean Moulin, la République des catacombes, éd. Folio Histoire, p. 314.
  8. a et b Daniel Cordier, Jean Moulin, la République des catacombes, op. cit., p. 318.
  9. Olivier Wieviorka, « Résistance – Et pourtant elle s'unit... », dans Résistants et collabos – 1943 – La France déchirée, Le Nouvel Observateur, hors-série no 84, novembre-décembre 2013, p. 41.
  10. Guillaume Piketty, Pierre Brossolette, un héros de la Résistance, Paris, éd. Odile Jacob, 1998, 416 p. (ISBN 978-2738105394), p. 328.
  11. (en) Mark Seaman, Bravest of the Brave, Oxford, Isis Large Print Books, 1997, 409 p. (ISBN 978-0753150498), p. 100.
  12. Guillaume Dasquié, « Le dernier secret », Vanity Fair, no 40, octobre 2016, p. 100-105, 172-174.
  13. « L’ex-secrétaire de Jean Moulin dénonce Le Pen, “la France de la réaction” », Le Monde, .
  14. Daniel Cordier : le regard d'un amateur, édition de juin 2005, p. 20.
  15. Daniel Cordier : le regard d'un amateur, op. cit., p. 369.
  16. Daniel Cordier : le regard d'un amateur, op. cit., p. 370.
  17. Jean-François Chevrier, Bernard Réquichot, zones sensibles, p. 258 et 260, Flammarion, avril 2019.
  18. Brigitte Gilardet, Réinventer le musée, François Mathey un précurseur méconnu (1953-1985), p. 419 et p. 427 à 428, Les Presses du réel, 2014.
  19. Daniel Cordier, le regard d'un amateur, catalogue des donations Daniel Cordier dans les collections du Centre Pompidou Musée national d'art moderne, p. 8 et p. 11 des préfaces, éd. du Centre Pompidou, Paris, 2005.
  20. Daniel Cordier, le regard d'un amateur, op. cit., p. 13, extrait d'une lettre de Daniel Cordier à A. Pacquement où il parle aussi de François Mathey en disant que « par son courage, [il] a suppléé aux défaillances du Musée national d'art moderne » concernant la mise en lumière d'artistes contemporains, éd. du Centre Pompidou, Paris, 2005.
  21. « Le Centre Pompidou a reçu une nouvelle donation du collectionneur Daniel Cordier. » sur connaissancedesarts.com du .
  22. M. DELESTANG dit, « Daniel Cordier : haute mémoire de résistance », sur Les Irréguliers (consulté le 21 novembre 2020).
  23. « Hommage à Daniel Cordier : pourquoi les médias ont toujours du mal à parler de l'homosexualité dans l'Histoire ? », sur komitid.fr, (consulté le 29 novembre 2020)
  24. « Décès de Daniel Cordier : cinq choses à savoir sur l'ancien résistant », sur Franceinfo, (consulté le 21 novembre 2020).
  25. « Le résistant ouvertement homosexuel Daniel Cordier a fêté ses 100 ans », sur Têtu, (consulté le 12 août 2020).
  26. « Daniel Cordier : «Je suis un homme libre» », sur Libération.fr, (consulté le 21 novembre 2020).
  27. Josyane Savigneau, « Barthes, le perturbateur », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  28. Paris Match, « Hervé Vilard - “Dado m'a sauvé de la misère” », sur parismatch.com (consulté le 10 août 2020).
  29. « Londres va décorer les quatre derniers compagnons de la Libération », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juillet 2020).
  30. « Tweet d'Ed Llewellyn », (consulté le 8 juillet 2020).
  31. « Daniel Cordier, qui fut secrétaire de Jean Moulin durant la Seconde guerre mondiale, est mort », sur Le HuffPost, (consulté le 21 novembre 2020).
  32. « Décès de Daniel Cordier », sur elysee.fr/, Élysée, (consulté le 21 novembre 2020).
  33. « Décès de monsieur Daniel Cordier, Compagnon de la Libération », sur defense.gouv.fr/, ministère des Armées, (consulté le 21 novembre 2020).
  34. Jean-Dominique Merchet, « Daniel Cordier, dernière figure de la Résistance, est mort », L'Opinon,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2020).
  35. Olivier Beaumont, « L’hommage national à l’ancien résistant Daniel Cordier aura lieu jeudi », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2020).
  36. Thierry Wolton, L'histoire interdite, éd. Jean-Claude Lattès, p. 25-26.
  37. Claude Lévy, « Cordier Daniel, Jean Moulin, l'inconnu du Panthéon, tome III, De Gaulle, capitale de la Résistance, novembre 1940-décembre 1941 », Vingtième siècle. Revue d'histoire, no 42, avril-juin 1994 p. 135-137 [lire en ligne].
  38. Éric Alary, « Cordier Daniel, Jean Moulin. La République des catacombes », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 66, avril-juin 2000, p. 180-181 [lire en ligne].
  39. Décret du 30 décembre 2017 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier.
  40. ORDRE DE LA LEGION D'HONNEUR Décret du 13 mai 1996 portant promotion et nomination.
  41. Décret du 30 janvier 2008 portant promotion.
  42. Décret du 13 juillet 2012 portant élévation aux dignités de grand-croix et de grand officier.
  43. « Pierre Brossolette ou Le Destin d'un héros », sur senscritique.com, (consulté le 21 novembre 2020).
  44. AFP.
  45. AFP, « Le Prix Renaudot 2009 attribué à Frédéric Beigbeder pour "Un roman français" », « Le prix Renaudot de l'essai a été décerné à Daniel Cordier pour "Alias Caracalla" » [archive], (consulté le 2 décembre 2020).
  46. Archives nationales.
  47. Bernard George et Régis Debray, Daniel Cordier, la Résistance comme un roman, sur le site de France 5.
  48. Voir sur rhone-alpes.france3.fr.
  49. Voir sur mba-lyon.fr.
  50. Voir sur dado.fr.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier