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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Eymard.

Pierre-Julien Eymard ( à La Mure en France - à La Mure) est un saint de l'Église catholique.

Saint Pierre-Julien Eymard
Image illustrative de l'article Pierre-Julien Eymard
Pierre-Julien Eymard
Saint
Apôtre de l'Eucharistie
Naissance 4 février 1811
La Mure
Décès   (à 57 ans)
La Mure
Nationalité Flag of France.svg Française
Ordre religieux Pères maristes
Vénéré à Chapelle du Corpus Christi 23, avenue de Friedland, 8e arr, Paris
Béatification
par Pie XI
Canonisation
par Jean XXIII
Vénéré par l'Église catholique
Fête 1er août
ou localement 2 août

Sommaire

BiographieModifier

Sa jeunesseModifier

Pierre-Julien est issu d'une famille très chrétienne, relativement pauvre mais travailleuse. Son père, boutiquier à La Mure, laissera à ses filles une maison et de quoi vivre. Très vite, l'enfant se sentit attiré par l'église que sa mère Marie-Madeleine et sa sœur Marie-Anne fréquentaient assidûment. Alors qu'il était tout jeune, cette dernière l'a trouvé un jour, la tête penchée vers le tabernacle, il lui a dit : « C'est que j'écoute, et je l'entends mieux d'ici ».

Dès sa première communion, à l'âge de 12 ans, il ressent une profonde attirance vers la vie religieuse, mais son père, qui souhaitait le voir reprendre son commerce d'huile d'olive s'oppose à sa vocation.

Toutefois, il rencontre l'abbé Desmoulins qui obtient de monsieur Eymard l'autorisation de l'emmener avec lui à Grenoble pour le faire étudier gratuitement, moyennant quelques services. Sa mère meurt peu après, et, malgré quelques réticences, son père accepte de le laisser partir à Marseille, pour y étudier chez les Pères Oblats. Pierre-Julien n'y restera que quelques mois, avant de rentrer 'à la maison' y soigner sa santé compromise par son travail intensif.

Monsieur Eymard meurt le 3 mars 1831, à l'âge de 65 ans. Pierre-Julien entre alors au grand séminaire de Grenoble et suit sa vocation. Il est ordonné prêtre à l'âge de 23 ans, le 20 juillet 1834. On lui confie le ministère de vicaire puis de curé dans le diocèse[1]. Mais, secrètement, il souhaitait devenir religieux.

Le 20 août 1839, il entre au noviciat des Pères maristes, congrégation fondée par le Père Colin. Après son noviciat, il est nommé successivement directeur spirituel du collège de Belley (Ain), puis Provincial de France et Directeur du Tiers-Ordre de Marie.

Sa vie chez les maristesModifier

Le 20 août 1839, le père Eymard devenait membre de la Congrégation mariste en faisant profession des vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.

Il fut un organisateur d'associations laïques, un éducateur, un prédicateur.

En 1851, après une révélation survenue au sanctuaire lyonnais de la basilique Notre-Dame de Fourvière - pendant qu'il priait, il devint fortement impressionné par la pensée de l'état d'abandon spirituel dans lequel se trouvaient les prêtres séculiers, du manque de formation des laïcs, de la pitoyable dévotion envers le Saint-Sacrement et des sacrilèges commis contre la sainte Eucharistie - il lui vint à l'idée de fonder un Tiers-Ordre masculin dévoué à l'adoration réparatrice ; projet qui, dans les années suivantes, deviendra celui de créer une congrégation religieuse entièrement consacrée au culte et à l'apostolat de l'Eucharistie.

La Congrégation du Saint-SacrementModifier

 
Statue du père Eymard
(cathédrale Notre-Dame de Grenoble)

Après de nombreuses et difficiles péripéties, dues à des conflits de personnalités, et des problèmes financiers, le Père Eymard réussit à ouvrir sa première communauté rue d'Enfer, à Paris. Fondée en 1856, sa congrégation a été définitivement approuvée le 3 juin 1863, par Pie IX.

Le père Eymard accepte son élection à vie comme supérieur général des prêtres du Saint-Sacrement, alors qu'il espérait redevenir simple religieux.

Peu de temps après, il est contraint de quitter sa maison de Paris, vouée à la démolition pour laisser la place au percement d'un boulevard et de s'installer ailleurs, tandis que la pauvreté de la nouvelle congrégation était si grande qu'elle devait accepter l'aide matérielle de couvents voisins.

Le 21 juillet 1868 au soir, le père Eymard usé, amaigri, incapable de prendre la moindre nourriture, arrive à La Mure, sur ordre formel du médecin, pour se reposer. Il meurt le 1 août suivant[1], épuisé de fatigue, succombant à une hémorragie vasculaire cérébrale à l'âge de 57 ans.

Trois semaines avant sa mort, il dit au frère Tesnière : "Oh! que le diable est mauvais quand il vous bat. Ses soufflets sont secs, comme s’il frappait sur du marbre. Ah! c’est qu’il frappe vraiment et non pas seulement d’une manière imaginaire."[2]

Béatification et canonisationModifier

  • Le pape Pie XI l'a béatifié le 12 juillet 1925.
  • Le lendemain de la clôture de la 1re session du concile Vatican II, le 9 décembre 1962, Jean XXIII, en présence de 1 500 pères conciliaires, l'inscrivait au catalogue des saints.
  • 33 ans plus tard, le 9 décembre 1995, il est inscrit au calendrier grégorien et présenté à toute l'Église comme l'apôtre de l'Eucharistie. Sa fête est fixée au calendrier universel de l'Église à la date du 2 août.

Son œuvre aujourd'huiModifier

Les Religieux du Saint-Sacrement sont environ un millier, répartis en 140 maisons à travers 29 nations. Les Servantes du Saint-Sacrement (près de 300 religieuses) ont des maisons en France, en Belgique, aux États-Unis, au Canada et au Vietnam.

FêteModifier

Il se fête le 2 août.

BibliographieModifier

  • Adorer en esprit et en vérité. Méditations pour l'adoration du Très Saint-Sacrement, extraits des prédications de Saint Pierre-Julien Eymard, éditions François Xavier de Guibert, Paris 2009 (ISBN 9782755403428)
  • La Divine Eucharistie et la vie chrétienne, extraits des écrits et sermons de saint Pierre-Julien Eymard, éditions Desclée de Brouwer & Cie, Paris 1933

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier