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Auguste III

roi de Pologne et grand-duc de Lituanie
(Redirigé depuis Auguste III de Pologne)
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Auguste III
Illustration.
Portrait d'Auguste III.
Titre
Roi de Pologne et grand-duc de Lituanie

(27 ans, 8 mois et 9 jours)
Couronnement en la cathédrale Saint-Jean de Varsovie
Prédécesseur Stanislas Ier
Successeur Stanislas II

(7 mois et 11 jours)
Prédécesseur Auguste II
Successeur Stanislas Ier
Prince-électeur de Saxe
Frédéric-Auguste II

(30 ans, 8 mois et 4 jours)
Prédécesseur Frédéric-Auguste Ier
Successeur Frédéric IV
Biographie
Dynastie Maison de Wettin
Nom de naissance Frédéric-Auguste II de Saxe
Date de naissance
Lieu de naissance Dresde (Saxe)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Dresde (Saxe)
Sépulture Cathédrale de la Sainte-Trinité de Dresde
Père Auguste II de Pologne
Mère Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth
Conjoint Marie-Josèphe d'Autriche
Enfants Frédéric de Saxe
Joseph de Saxe
Frédéric IV de Saxe
Marie-Amélie de Saxe
Marguerite de Saxe
Marie-Anne de Saxe
François-Xavier de Saxe
Marie-Josèphe de Saxe
Charles-Christian de Saxe
Christine de Saxe
Marie-Élisabeth de Saxe
Albert de Saxe
Clément de Saxe
Cunégonde de Saxe
Résidence Palais royal de Varsovie

Auguste III
Rois de Pologne

Auguste III de Pologne, né à Dresde le et mort dans la même ville le est roi de Pologne et grand-duc de Lituanie (1733, puis 1736-1763), ainsi qu'électeur de Saxe (1733-1763), comte palatin et margrave de Misnie sous le nom de Frédéric-Auguste II de Saxe.

Membre de la dynastie de Wettin, il est, par sa fille Marie-Josèphe, le grand-père des rois de France Louis XVI, Louis XVIII et Charles X et par sa fille Marie-Amélie, le grand-père des rois Charles IV d'Espagne et Ferdinand Ier des Deux-Siciles ainsi que de l'impératrice consort du Saint-Empire Marie-Louise d'Espagne. Le maréchal de France Maurice de Saxe est son demi-frère adultérin.

BiographieModifier

RègneModifier

 
Présentation du prince électoral de Saxe au roi de France par la duchesse douairière d'Orléans, belle-sœur du roi.

De 1711 à 1716, le prince électoral effectue son Grand Tour à travers l'Europe. Il s'arrête notamment à Paris et à Versailles où il est présenté par la duchesse douairière d'Orléans, princesse d'origine allemande, au roi Louis XIV. Il y est portraituré par le peintre Louis de Silvestre à qui il propose vainement d'exercer ses talents en Saxe.

 
Le futur Auguste III vers 1716.

A son retour en Saxe, il est marié à l'archiduchesse Marie-Josèphe d'Autriche, fille de feu l'empereur Joseph Ier et nièce de l'empereur régnant Charles VI. Conformément à la Pragmatique Sanction édictée par ce dernier en 1713, l'archiduchesse et ses descendants ne peuvent prétendre au trône austro-bohême qu'à l'extinction sans postérité des descendants de Charles VI.

À la mort de son père en 1733, le prince électoral hérite de la Saxe et, soutenu par l'Autriche et la Russie, est élu roi de Pologne, en compétition avec Stanislas Ier Leszczynski, père de la reine de France, ce qui déclenche la guerre de Succession de Pologne, dont il sort vainqueur.

En 1740, l'empereur Charles VI s'éteint, laissant ses possessions à sa fille aînée, l'archiduchesse Marie-Thérèse. Reniant les engagements qu'avait pris son père, le roi Frédéric II de Prusse envahit sans sommation la Silésie autrichienne. L'électeur de Bavière, soutenu par la France, pose sa candidature au trône impérial et envahit la Bohême. La guerre de Succession d'Autriche vient d'éclater. La Saxe et la Bohême voisine sont les champs de bataille où s'affrontèrent les armées prussiennes et autrichiennes. D'abord opposée à l'Autriche, la Saxe se retira de la guerre dès 1742, n'ayant rien gagné mais devant admettre la suprématie prussienne. En 1747, le mariage de sa fille Marie-Josèphe avec le Dauphin Louis, fils de Louix XV et petit-fils du roi Stanislas, scelle sa réconciliation avec le royaume de France. Son demi-frère adultérin, Maurice de Saxe, proche de la favorite royale et génial chef de guerre au service de la France, a apporté une aide considérable au brillant mariage de sa nièce. La paix est signée en 1748, confirmant l'émergence de la puissance prussienne.

En 1756, la Prusse envahit la Saxe. La guerre de Sept Ans commence. Alliée à l'Autriche et à la France, la Saxe est ravagée par les armées prussiennes qui prirent la famille royale en otage malgré les protestations des cours européennes, les filles du roi étant la reine consort de Naples et la dauphine de France ; la reine de Pologne Marie-Josèphe en mourra en 1757.

Frédéric-Auguste III meurt en 1763. Il était le dernier roi de Pologne de la maison de Wettin, famille régnante en Saxe. Son fils Frédéric-Christian, de santé délicate, lui succède en Saxe avant de mourir la même année, laissant le trône à son fils de 13 ans, Frédéric-Auguste IV.

Liens de parentéModifier

 
Portrait équestre d'Auguste III.

Frédéric-Auguste est le fils d'Auguste II le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne, et d'Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth.

Il se marie en 1719 avec Marie-Josèphe d'Autriche (1699-1757), fille de l'empereur Joseph Ier.

En 1730 la peintre vénitienne Rosalba Carriera réalise au pastel le portrait de son épouse. Il est conservé à la Gemäldegalerie Alte Meister de Dresde[1].

De cette union naîtront 15 enfants :

AscendanceModifier

IconographieModifier

  • Portrait par Hyacinthe Rigaud en 1715 « en grand manteau royal frappé aux insignes de l’ordre de l’Éléphant de Danemark, flanqué d’un maure habillé à la houssarde » pour 4 000 livres et conservé à Dresde, à la Staatlische Kunstsammlungen Dresden, Gemälde Galerie Alte Meister. Inv. no 760[2]. La toile sera gravée par Jean-Joseph Balechou en 1747, « chef-d’œuvre de science et de force, destiné à figurer en tête de la Galerie de Dresde ». Portalis poursuit son commentaire en estimant que l’estampe « place Balechou au rang des meilleurs burinistes du XVIIIe siècle, et même de toute l’École française »[3].
  • Portrait par Nicolas de Largillierre en 1715 (voir image ci-dessus).

BibliographieModifier

  • J. Roman, Le Livre de raison du peintre Hyacinthe Rigaud, Paris, 1919, p. 175, 179, 184.
  • Hans Posse, Die Gemäldegalerie zu Dresden. Die alten Meister, Dresden O.J., 1937, p. 84.
  • Ariane James-Sarazin, « Hyacinthe Rigaud (1659-1743), portraitiste et conseiller artistique des princes-électeurs de Saxe et rois de Pologne, Auguste II et Auguste III », dans catalogue de l’exposition Dresde ou le Rêve des princes : La Galerie de peintures au XVIIIe siècle, musée des Beaux-Arts de Dijon, Paris, RMN, 2001, p. 136-142.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Portrait de son épouse
  2. Le futur Auguste III n'a pas été peint dès 1700 par Rigaud, contrairement à ce qui est spécifié en note 3, p. 136 du catalogue de l'exposition de Dijon. Le portrait du prince de Saxe, produit alors pour 150 livres cette année-là, est un buste bien connu de Jean-Guillaume de Saxe-Gotha-Altenbourg (de) (1677-1707). Voir Stéphan Perreau, « Dix nouveaux Rigaud inédits », PERTER, septembre 2008, n°1, p. 25.
  3. Montaiglon, 1875-1892, t. 6 (1885), p. 159.