Traité de Vienne (1738)

1738

Le traité de Vienne de 1738 signé le entre l'Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques qui modifient la carte politique de l'Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances.

Processus diplomatiqueModifier

Des préliminaires de paix sont signés à Vienne dès novembre 1735, trois ans avant le traité final, entre la France de Louis XV et l'empereur Charles VI, chef de la maison de Habsbourg, archiduc d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême.

Ces articles préliminaires sont suivis d'une convention d'application, signée à Vienne le [1], relative aux modalités de la cession de la Lorraine, acceptée par une déclaration de François III de Lorraine du [2].

En contrepartie, Louis XV reconnaît la Pragmatique Sanction, par laquelle, en 1713, Charles VI avait établi qu'en l'absence d'un fils, le patrimoine des Habsbourg reviendrait à sa fille aînée. En 1736, celle-ci, l'archiduchesse Marie-Thérèse, épouse François III.

Contenu du traitéModifier

ApplicationModifier

La convention de 1736 est appliquée dès que possible, avant même le traité final, puisque Stanislas Leszczynski prend possession des duchés de Bar et de Lorraine dès .

François III devient grand-duc de Toscane à la mort de Jean-Gaston de Médicis en .

En ce qui concerne la succession au trône impérial, il faudra un nouveau conflit, la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), pour que François III puisse être élu empereur en 1745 sous le nom de François 1er .

Notes et référencesModifier

  1. convention signée au nom de S.M.I. (Sa Majesté Impériale) l’empereur Charles VI et S.M.T.C. (Sa Majesté Très-Chrétienne) Louis XV, roi de France, à Vienne le 28 août 1736, par Philippe Louis Comte de Sinzendorff, La Porte du Theil, Gundacer Comte de Starhemberg, L(o)uis Comte de Harrach (archives du ministère français des affaires étrangères).
  2. déclaration faite à Vienne le 13 décembre 1736, signée par François III de Lorraine, contresignée Toussainct (archives du ministère français des affaires étrangères).
  3. Voir Histoire des duchés de Lorraine et de Bar, et des trois évêchés, p. 523.