Jean-Frédéric de Wurtemberg

aristocrate allemand

Jean-Frédéric de Wurtemberg, né à Montbéliard le , décédé à Hoheim le , est comte de Montbéliard de 1608 à 1617 et duc de Wurtemberg de 1608 à 1628 sous le nom de Jean Ier de Wurtemberg.

Jean-Frédéric de Wurtemberg
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Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Johann Friedrich von WürtembergVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Armoiries duché de Wurtemberg 1733.svg
blason

BiographieModifier

Jean-Frédéric de Wurtemberg est le fils aîné de Frédéric Ier de Wurtemberg et de Sibylle d'Anhalt. Il nait le au château de Montbéliard, mais sa famille et lui déménagent à Stuttgart lorsqu'il a quatre ans.

Duc de WurtembergModifier

Au décès de son père en 1608, il lui succède tant à la tête du duché de Wurtemberg qu'à celle de la principauté de Montbéliard. Du Wurtemberg où il réside, il confirme les Franchises aux bourgeois de Montbéliard.

Le , il épouse à Stuttgart, la princesse Barbara-Sophie de Brandebourg, fille de Joachim-Frédéric, électeur de Brandebourg (Maison de Hohenzollern). À l'occasion de son mariage, il fait transformer le château d'Urach qui a depuis lors l'une des plus belles salles des fêtes de style Renaissance d'Allemagne.

En , les princes protestants quittent la diète d'Empire et se réunissent à Anhausen, près de Nördlingen, pour former l'Union protestante. Les négociations ont déjà été menées par son père après l'occupation de la ville libre de Donauwörth par les troupes impériales l'année précédente. L'Union est dissoute en 1621, peu après le début de la Guerre de Trente Ans.

Le duc Jean-Frédéric promet alors sa fidélité à l'Empereur. Après la bataille de Wimpfen du dans laquelle le comte Georges Frédéric de Bade-Durlach est battu par Tilly. Le frère de Jean-Frédéric meurt pendant cette bataille. Les vainqueurs envahissent alors le nord du duché de Wurtemberg malgré un traité de neutralité et y séjournent à plusieurs reprises durant les années qui suivirent, causant de grands dommages.

Prince de MontbéliardModifier

Il régne neuf ans sur la principauté de Montbéliard. Il se montre profitable au pays, comme le fut son père, tant sous le rapport matériel que moral et religieux. C'est l'époque où Albert d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas et de la Franche-Comté, réclame la Principauté au nom de l'Espagne, pour la joindre à la Franche-Comté. Le prince Jean-Frédéric, craignant le pire, en appelle à Henri IV, roi de France. Il est vrai que ce dernier a une dette envers son père qui l'a bien aidé pécuniairement en son temps ; le litige interminable est au bout du compte transporté en terrain neutre, à Grenoble, devant son Parlement, qui est composé pour moitié et de protestants et de catholiques. Il confirme en 1612 que le comté de Montbéliard et les Quatre Terres : Blamont, Châtelot, Clémont et Héricourt sont bien indépendantes de la Franche-Comté, donc de l'Espagne.

Au cours de l'année 1617, Jean-Frédéric et ses frères : Louis-Frédéric de Wurtemberg, Jules-Frédéric, Frédéric-Achille et Magnus concluent entre eux une convention connue sous le nom de " traité des cinq frères ", en vertu de laquelle le comté de Montbéliard et toutes ses dépendances sont cédés à Louis-Frédéric. Jules-Frédéric reçoit les biens de Brenz et de Weiltingen. C'est ainsi que naquirent les deux branches parallèles des Wurtemberg-Montbéliard (éteinte en 1723) et Wurtemberg-Weiltingen (éteinte en 1792). Par ailleurs, ses deux derniers frères Frédéric-Achille et Magnis reçoivent les châteaux de Neuenstadt, respectivement de Neuenbürg. Comme ces deux frères meurent sans enfants, leurs possessions reviennent dans la ligne de Louis-Frédéric.

Jean-Frédéric continue de régner sur le Wurtemberg jusqu'à son décès en 1628.

DescendanceModifier

Il a huit enfants de Barbara-Sophie de Brandebourg :

Jean Ier de Wurtemberg est l'ascendant de l'actuel chef de la Maison de Wurtemberg Charles Marie de Wurtemberg.

SourcesModifier

Liens externesModifier