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Jean-Joseph Balechou

graveur français et arlésien
Jean-Joseph Balechou
Jean-Joseph Balechou.jpg
Portrait de Jean-Joseph Balechou,
par Louis-Jacques Cathelin
Naissance
Décès
(à 49 ans)
Avignon
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Partenaire
Joseph Péru (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Joseph Balechou, né à Arles le et mort à Avignon le , est un graveur français.

Sommaire

BiographieModifier

Jean-Joseph Balechou né à Arles le 11 juillet 1715 est le fils de Jean Gatien Balechou originaire de Tours et de l'arlésienne Catherine Chauvin. Il aurait d'abord étudié la peinture avec l'arlésien Philippe Sauvan, peintre à Avignon. Il apprend ensuite la gravure à Avignon chez Jean Michel graveur de cachets et d'Ex-libris. L'acte mettant à ces trois années d'apprentissage chez Michel est datée du . Il poursuit sa carrière à Paris où il entre dans l'atelier de Jacques Philippe Lebas puis dans celui de François-Bernard Lépicié. Ses premiers travaux concernent une trentaine de gravures représentant divers ornements : cheminées, consoles, tables etc. d'après Thomas Lainée et René Vial, ainsi que des scènes de genre d'après Étienne Jeaurat et Michel-François Dandré-Bardon.

En 1735 il réalise une gravure du tableau de Philippe Sauvan figurant l'archevêque d'Arles, Mgr de Janson et deux portraits de Voltaire d'après Jean-Étienne Liotard vers 1745 et Quentin de La Tour vers 1748.

Il est reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture le grâce à la reproduction du portrait du roi de Pologne, Frédéric-Auguste II de Saxe réalisé en 1715 par Hyacinthe Rigaud et destinée à la galerie de Dresde. Ce portrait donne lieu à un procès retentissant, l'artiste étant accusé par Théodore Le Leu, agent du roi de Pologne, d'avoir gardé plus d'épreuves que le nombre convenu. Le procès fut long, mais Balechou resta membre de l'Académie de peinture. Le président de la société vauclusienne des Amis des Arts, Jules Belleudy, a montré dans une étude parue en 1914 le peu de fondement de la réprobation due à ce procès[1].

À la suite de ce procès Balechou retourne à Avignon en 1753 où il continue à travailler. Il grave des tableaux de Joseph Vernet notamment Les Baigneuses et La Tempête dont les peintures étaient détenues par un négociant marseillais[2]. il grave, également d'après Joseph Vernet, Le Calme qu'il dédie au marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi. La gravure de La Tempête est très appréciée et en particulier du peintre Vernet lui-même qui lui écrit ; « cette estampe a rempli mon attente, vos recherches sont infinies et demandent un examen et beaucoup de savoir pour en comprendre toute la beauté...Je suis présentement impatient que ceztte estampe soit répandue dans le monde pour votre gloire et pour la mienne[3]. »

En 1763 Vernet offre à Balechou de graver ses marines : « Il n'est qu'un Balechou en France ; je ne suis pas content de mes autres marines depuis que j'ai vu les vôtres. Si vous vouliez vous charger de ce travail, il vous en reviendrait un très grand avantage et à mes peintures , une très grande gloire.[3] »

Il meurt à Avignon le 8 août 1764, empoisonné, dit-il, par un remède qu'il avait imprudemment préparé. En 1878 le marquis de Chennevières, directeur des Beaux-Arts, passe commande pour 2 400 Fr au sculpteur arlésien Guillaume Dieudonné d'un buste en marbre représentant Balechou et actuellement au musée Réattu.

Œuvres de Jean-Joseph BalechouModifier

GalerieModifier

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ConservationModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jules Belleudy, Le procès de J.J. Balechou Paris, 1914
  2. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome III, p. 811
  3. a et b Alain Charron, « Les artistes arlésiens des XVIIe et XVIIIe siècles » dans Jean-Maurice Rouquette (dir.), Paul Allard, Régis Bertrand et Marc Heijmans, Arles, histoire, territoires et cultures, Arles, Actes Sud, , 1304 p. (ISBN 978-2-7427-5176-1), p. 710
  4. « Le brave Crillon », notice no 02860008927, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Christophe-Paul de Robien », notice no 07450033461, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. Charles Antoine Coypel
  7. « Thamas Kouli-Khan », notice no 02110006510, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. data.bnf
  9. Château de Windsor
  10. Château de Versailles
  11. Jean de Jullienne
  12. Charles Rollin, château de Versailles
  13. Jacques Gabriel Grillot
  14. Anne-Charlotte de loiserolle
  15. data.bnf Prosper Jolyot de Crébillon
  16. prosper Jolyot de Crebillon RMN
  17. « Madame Arlon », notice no 02860008926, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. Marie de Rohan
  19. Alexandre de La Popelinière
  20. Heinrich von Brühl, Musée d'Etat de Berlin
  21. Jean Varin, Université de Liège
  22. Marie Louise, Gallica
  23. sainte Geneviève
  24. Musée national de l'Éducation
  25. Jean Warin
  26. Les Baigneuses
  27. Le Calme
  28. La Tempête
  29. Notice no 02110006510, base Joconde, ministère français de la Culture

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Jules Belleudy, J.J. Balechou, graveur du roi, 1716-1764, Avignon, Académie de Vaucluse, , 80 p. (notice BnF no FRBNF34148094).
  • Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome IV, deuxième volume, p. 45-46.
  • Alain Charron, « Les artistes arlésiens des XVIIe et XVIIIe siècles » dans Jean-Maurice Rouquette (dir.), Paul Allard, Régis Bertrand et Marc Heijmans, Arles, histoire, territoires et cultures, Arles, Actes Sud, , 1304 p. (ISBN 978-2-7427-5176-1, OCLC 259989766, notice BnF no FRBNF41298095), p. 708-710

Liens externesModifier

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