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Adon

commune française du département du Loiret
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Adon (homonymie).
Ne doit pas être confondu avec Ardon (Loiret).

Adon
Adon
La mairie.
Blason de Adon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Gien
Intercommunalité Communauté de communes du Berry Loire Puisaye
Maire
Mandat
Philippe Coignet
2014-2020
Code postal 45230
Code commune 45001
Démographie
Gentilé Adonnais[1]
Population
municipale
228 hab. (2016 en augmentation de 25,97 % par rapport à 2011)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 50″ nord, 2° 47′ 47″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 176 m
Superficie 24,65 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.adon.fr

Adon est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

La commune d'Adon se trouve dans le quadrant sud-est du département du Loiret, dans la région agricole de la Puisaye[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 68,1 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 26,3 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 14,6 km de Briare, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Châtillon-Coligny[5] dont elle est éloignée de 7,4 km[6].

Les communes les plus proches sont : Feins-en-Gâtinais (3,8 km), La Bussière (4 km), Escrignelles (5,7 km), Boismorand (6,3 km), Sainte-Geneviève-des-Bois (6,3 km), Dammarie-sur-Loing (6,8 km), Rogny-les-Sept-Écluses (6,9 km, dans l'Yonne), Châtillon-Coligny (7,4 km), Léouville (9,7 km) et Nogent-sur-Vernisson (10,1 km)[7].

Routes et transportsModifier

La route départementale 43 et le sentier de grande randonnée de pays (GRP) du Gâtinais traversent le territoire de la commune.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique d'Adon.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 20,11 km, comprend deux cours d'eau notables, le Ru (5,265 km) et le Talot (2,304 km), et huit petits cours d'eau dont le canal 01 des Piarres (1,558 km), le cours d'eau 01 des Aulnois (2,446 km), le fossé 01 du Bois de Sainte-Berthe (1,157 km), le fossé 03 de la Varenne (1,061 km), le Feins (1,496 km), le fossé à Deux Gueules (0,373 km) et le canal 01 du Grand Manoir (0,435 km)[8].

Le Ru, d'une longueur totale de 10,3 km, prend sa source dans la commune d'Adon et se jette dans la Talot à Sainte-Geneviève-des-Bois, après avoir traversé 2 communes[9]. Sur le plan piscicole, le Ru est classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[10].

Le Talot, d'une longueur totale de 11,6 km, prend sa source dans la commune de La Bussière et se jette dans le Canal de Briare à Montbouy, après avoir traversé 4 communes[11]. Sur le plan piscicole, le Talot est également classé en deuxième catégorie piscicole[10].

Différents plans d'eau complètent le réseau hydrographique : les étangs de Rebel Oiseau, de la Hutterie, de la Motte, des Carmes, des Claviers.

Lieux-dits et écartsModifier

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

A

  • les Asselins*, route de Feins (D 243)

B

C

F

  • la Flinière, route de Nogent (D 835)

H

  • les Huit-Arpents, route de Châtillon (D 43)
  • la Hutterie*, route de Feins (D 243)

M

N

P

  • le Petit-Bois, route de Nogent (D 835)
  • la Pichotière*, route de Dammarie (D 43)

R

  • Rebel-Oiseau*, route de Dammarie (D 350)
  • le Grand Rondeau*, route de Feins (D 243)
  • le Petit Rondeau*, route de Feins (D 243)
  • le Grand Rosier*, route de Dammarie (D 43)
  • le Petit Rosier*, route de Dammarie (D 43)
  • les Grands Roussets*, route de Châtillon (D 43)
  • les Petits-Roussets*, route de Châtillon (D 43)

S

  • Château Saint-Père*, route de La Bussiè*/ re (D 43)
  • Sainte-Berthe* (ruines), route de Nogent (D 835)
  • les Seurins*, route de Feins (D 243)

T

V

Milieux naturels et biodiversitéModifier

 
Carte des ZNIEFF de la commune d'Adon et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal d'Adon comprend une ZNIEFF[INPN 1] : « Les grands marais et le petit marais ». Il s'agit d'une ZNIEFF de type 1[Note 1] d'une superficie de 26 hectares. Cet ensemble de milieux humides se situe entre la RD 835 et la RD 43 au nord d'Adon, près du lieu-dit "La Flinière"[DREAL 1]. Son altitude varie entre 140 et 145 m[INPN 2]. Il correspond à des affleurements marneux associés à des sources et des fossés. Les terrains sont occupés par des prairies humides calcaricoles du Molinion caeruleae, des pelouses à tendance marneuse du Mesobromion erecti, associées à des stations de bas-marais à Schoenus nigricans et à des boisements calcicoles en sol frais. Sept espèces déterminantes, dont quatre protégées, ont été observées sur le site[INPN 3].

Par ailleurs, il n'existe pas de site Natura 2000 sur le territoire communal d'Adon[INPN 4].

ToponymieModifier

HistoireModifier

UrbanismeModifier

PlanificationModifier

Plan local d'urbanismeModifier

SCoT du pays giennoisModifier

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, et ce sous peine de ne plus pouvoir ouvrir à l’urbanisation de nouveaux espaces. En effet, dans certaines conditions, en l’absence de SCoT approuvé, les zones naturelles (N) et les zones d’urbanisation future (AU) ne peuvent plus, sauf dérogation, être ouvertes à l’urbanisation. Tel est le principe posé par l’article L.122-2 du Code de l’urbanisme. En application des dispositions de l'article L.122-18 du Code de l'urbanisme, le Schéma Directeur de la Région de Gien approuvé le avait été maintenu avec valeur de Schéma de Cohérence Territoriale. Le Schéma regroupait les communes de Coullons, Gien, Nevoy, Poilly-lez-Gien, Saint-Brisson-sur-Loire, Saint-Gondon, Saint-Martin-sur-Ocre. En l'absence de délibération de la communauté des communes giennoises, sur son évolution à l'échéance du délai de 10 ans à compter du , ce SCot est devenu caduc à compter du [12].

En se dotant de la compétence « élaboration, gestion et suivi d’un Schéma de Cohérence Territoriale à l’échelle du Pays du Giennois » par arrêté préfectoral du , le Syndicat mixte du Pays du Giennois s'engage en faveur d’un projet global d’aménagement et de développement durable du territoire du pays du Giennois. Le schéma de cohérence territoriale du pays giennois, qui regroupe 31 communes dont Adon, a ainsi été prescrit le . Le projet de schéma a été arrêté le puis soumis à l'enquête en et approuvé le et est opposable depuis le [12],[13].

Risques naturels et technologiquesModifier

La commune d'Adon est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité faible). Elle est également exposée à un risque technologique : le risque nucléaire [14]. Entre 1999 et 2019, trois arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune d'Adon pour des inondations et coulées de boues intervenues en 1983, 1999 et 2016[15].

Risques naturelsModifier

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[16].

Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[17]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumise à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[18].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante [19]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[15].

Risques technologiquesModifier

En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. La commune se situe partiellement à l'intérieur du périmètre de 20 km du Plan particulier d'intervention de la centrale nucléaire de Dampierre. À ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 20 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d’iode stable dont l’ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d’une exposition à de l’iode radioactif[Note 2]. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[21].

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

Bloc communal : Commune et intercommunalitésModifier

La paroisse d'Adon acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[22] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[23]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[24].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[25].

La commune est membre de la Communauté de communes du canton de Briare depuis sa création le , une intercommunalité issue de la transformation en communauté de communes de l'ancien SIVOM du canton de Briare, créé en [26]. Depuis le , la commune est membre de la communauté de communes du Berry Loire Puisaye, issue de la fusion de la communauté de communes du canton de Briare et de la communauté de communes du canton de Châtillon-sur-Loire[27].

Circonscriptions de rattachementModifier

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune d'Adon est alors incluse dans le canton d'Ouzouer-sur-Trézée, le district de Gien et le département du Loiret[28].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[29]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[30]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[31]. L'acte II intervient en 2003-2006[32], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune d'Adon aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Gien 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Gien de 1790 à 1795[25],[28]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[33].
Canton Ouzouer sur Trezée 1790-1801 Administrative et électorale Le , la municipalité d'Adon est rattachée au canton d'Ouzouer sur Trezée[34],[25]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral[33]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[35]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Briarre 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[36]. Adon est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X () au canton de Briarre, sous le nom d'Adon[37],[25].
Gien 2015- Électorale La loi du [38] et ses décrets d'application publiés en février et [39] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Gien[39]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[40].
Arrondissement Gien 1801-1926 Administrative Adon est rattachée à l'arrondissement de Gien par arrêté du 9 vendémiaire an X ()[25],[37].
Orléans 1926- Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du [41]. Adon est ainsi transférée de l'arrondissement de Gien à celui d'Orléans[42],[43].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[44],[45]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[46]. Adon, initialement rattachée à la quatrième circonscription, est, après 2010, rattachée à la troisième circonscription[47].

Collectivités de rattachementModifier

La commune d'Adon est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[48], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipalesModifier

Conseil municipal et maireModifier

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal d'Adon, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[49], pour un mandat de six ans renouvelable[50]. Il est composé de 11 membres[51]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Philippe Coignet est maire depuis 2008.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Philippe Coignet SE Agriculteur, réélu en 2014
1995[52] 2008 Guy Separi    

FinancesModifier

En 2011, la commune disposait d’un budget de 191 000  dont 177 000  de fonctionnement et 14 000  d'investissement[53], en diminution de -31 % par rapport à 2005[54].

Le budget de fonctionnement était financé à hauteur de 44,5 % par les impôts locaux, 12,1 % par d'autres impôts et taxes et 15,5 % par la dotation globale de fonctionnement. Ces indicateurs étaient cette même année pour les communes de la même strate, de moins de 250 habitants, respectivement de 27,8 %, 7,9 % et 26,9 %. Les taux d’imposition fixés par la commune étaient de 12,8 % pour la taxe d'habitation, de 13,9 % pour la taxe foncière sur le bâti et 50,2 % pour la taxe foncière sur le non-bâti. Les taux de la strate des communes de moins de 250 habitants étaient respectivement de 13,3 %, 10,1 % et 25,5 %[53].

Les taux de la cotisation foncière des entreprises, qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010, étaient de 6,0 % pour le taux fixé par l’intercommunalité et de 18,3 % pour celui fixé par la commune[55].

La dette cumulée de la commune s’élevait au à 14 000 , soit 76  par habitant, en diminution de -58 % par rapport à 2005. La dette moyenne par habitant de la strate des communes de moins de 250 habitants s'élèvait quant à elle en 2011 à 505 [53].

Année
Population
Fonctionnement Investissements Autofinancement Endettement Fiscalité
Produits
(en k€)
Charges
(en k€)
Résultat
(en k€)
Ressources
(en k€)
Emplois
(en k€)
CAF
(en k€)
encours
au 31/12
(en k€)
encours
par habitant
(en € par habitant)
TH
TFb TFnb Tpfa Potentiel fiscal
par habitant
Produits
impôts locaux
commune strate
2005[54] 208 176 133 43 99 98 43 38 183 8,2 % 13,9 % 47,8 % 14,4 % 300 340 54
2006[56] 208 201 141 60 158 141 60 75 359 8,2 % 13,9 % 47,8 % 14,4 % 316 342 55
2007[57] 208 185 168 17 83 48 17 60 289 8,2 % 13,9 % 47,8 % 14,4 % 338 358 60
2008[58] 208 237 216 21 111 77 21 25 119 8,2 % 13,9 % 47,8 % 14,4 % 389 356 61
2009[59] 182 213 168 46 27 64 46 20 109 8,2 % 13,9 % 47,8 % 14,4 % 445 378 65
2010[60] 181 172 193 -21 12 15 -21 17 94 8,2 % 13,9 % 47,8 % 18,3 % 435 393 64
2011[53] 183 177 141 36 14 27 36 14 76 12,8 % 13,9 % 50,2 % 33,5 % 19 0 71
Notes : CAF = Capacité d'autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts, TH = Taux de la taxe d'habitation, TFb = taux de la taxe sur le foncier bâti, TFnb = taux de la taxe sur le foncier non bâti, Tpfa = Taxe professionnelle (fiscalité additionnelle)

Équipements et servicesModifier

Gestion de l'eauModifier

Eau potableModifier

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[61]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable d'Adon - Bussière, un syndicat créé en 1962 desservant 2 communes : Adon et La Bussière[62],[63],[64].

La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[65],[66].

Eaux uséesModifier

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[67], est assurée par la commune elle-même[68]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 270 EH, soit 45 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration biologique dit « à boues activées ». Son exploitation est assurée par la Lyonnaise des Eaux[69]. Des travaux de rénovation ont été engagés en 2010 et inaugurés en 2012[70].

Prix de l'eauModifier

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine, etc.) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets, etc.)[71]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[72]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[73].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Adon NC[74] NC[75] NC[76] 1,95[77] 2,46[78] 2,06[79]
Loiret 1,76[80] 1,7[81] 1,66[82] 1,69[83]
France 1,93[80] 1,96[81] 2[82] 2,03[83]
Assainissement Adon 2,70[74] 2,85[75] 2,85[76] 2,97[77] 3,00[78] 3,02[79]
Loiret 2,07[80] 2,19[81] 2,25[82] 2,38[83]
France 1,73[80] 1,82[81] 1,85[82] 1,89[83]

Gestion des déchetsModifier

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères des cantons de Gien, Châtillon Coligny, Briare et Châtillon-sur-Loire (SMICTOM). Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 3] en porte à porte, des emballages ménagers recyclables, des encombrants et du verre en points d’apport volontaire[84]. Un réseau de sept déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche est située sur la commune d'Sainte-Geneviève-des-Bois[85],[86]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées par le SYCTOM de Gien-Châteauneuf-sur-Loire qui comprend un centre de transfert de déchets ménagers et un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de classe II à Saint-Aignan-des-Gués ainsi qu'une usine d’incinération des ordures ménagères à Gien-Arrabloy[87]

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes du Berry Loire Puisaye en application de la loi NOTRe du [88].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie d'Adon.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[89]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[90].

En 2016, la commune comptait 228 habitants[Note 4], en augmentation de 25,97 % par rapport à 2011 (Loiret : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400417443405391407418453456
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
477456535525520480541541523
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508511485411430390324416328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
286285247211189198178173225
2016 - - - - - - - -
228--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[91].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Adon se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Gien.

L'école élémentaire accueille les élèves de la commune.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Pierre
  • Le château de Mussy ;
  • L'église Saint-Pierre datant du XIVe siècle, rénovée en 1860 ;
  • L'ancienne chapelle Sainte-Berthe.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes d’Adon se blasonnent ainsi :

Tranché : au premier d'azur au buste de reine couronné d'or, au second d'or aux trois cors contournés d'azur ordonnés en orle[92].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Le périmètre de sûreté des centrales nucléaires ayant été porté au niveau national de 10 à 20 km en 2018, le calendrier national prévoit une distribution d’iode aux populations du rayon 10 à 20 km, qui n'en avaient jusqu'à présent pas été destinataires, à partir de septembre 2019[20].
  3. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Inventaire national du patrimoine naturelModifier

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de LoireModifier

Autres sourcesModifier

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  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 26 juillet 2015).
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  4. « Orthodromie entre "Adon" et "Montargis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
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Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore, , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Article connexeModifier