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Ardon (Loiret)

commune française du département du Loiret
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ardon.

Ardon
Ardon (Loiret)
L'église Saint-Pierre.
Blason de Ardon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton La Ferté-Saint-Aubin
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Sologne
Maire
Mandat
Élisabeth Catoire
2014-2020
Code postal 45160
Code commune 45006
Démographie
Gentilé Ardonnais[1]
Population
municipale
1 156 hab. (2016 en augmentation de 5,09 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Population
aire urbaine
369 104 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 45″ nord, 1° 52′ 29″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 123 m
Superficie 53,65 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ardon45.fr

Ardon est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

ToponymieModifier

Ardon en 1178, du gaulois are «devant» et -ô-dunum; *ar-ô-dunum, traité comme *ardonum «enceinte fortifiée du devant»[2].

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune d'Ardon (Loiret) et des communes limitrophes.

La commune d'Ardon se trouve dans le quadrant sud-ouest du département du Loiret, dans la région agricole de la Sologne[3] et l'aire urbaine d'Orléans[4]. À vol d'oiseau, elle se situe à 14,2 km d'Orléans[5], préfecture du département, et à 8,2 km de La Ferté-Saint-Aubin, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie d'Orléans[4].

Les communes les plus proches sont : Jouy-le-Potier (5,9 km), Mézières-lez-Cléry (6,8 km), La Ferté-Saint-Aubin (8,2 km), Saint-Cyr-en-Val (9,2 km), Mareau-aux-Prés (9,4 km), Olivet (9,7 km), Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (10 km), Cléry-Saint-André (10,1 km), Marcilly-en-Villette (11,1 km) et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (11,6 km)[6].

  Mézières-lez-Cléry Olivet Saint-Cyr-en-Val  
Mézières-lez-Cléry N Marcilly-en-Villette
O    Ardon    E
S
Jouy-le-Potier La Ferté-Saint-Aubin Mézières-lez-Cléry

HistoireModifier

UrbanismeModifier

Plan local d'urbanismeModifier

Documents d'orientations intercommunauxModifier

La commune est membre du Pays Sologne Val-sud, qui regroupe 29 des communes de la Sologne du Loiret. Ce pays impose un certain nombre de contraintes, que les documents d’urbanisme doivent respecter en étant compatibles avec les documents d’orientations du Pays. Le pays a notamment élaboré une charte architecturale et paysagère en 2005[7].

En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val Sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche d'élaboration de SCOT. Le comité syndical du Pays Sologne Val Sud se prononce majoritairement en mars 2013 pour prendre la compétence SCoT dans ses statuts. Les quatre communautés de communes qui composent le Pays délibèrent en avril et mai 2013 pour confier "l'élaboration, la gestion et le suivi du SCoT" au Pays Sologne Val Sud[8]. Les compétences sont modifiées en ce sens en juin 2013[9], le périmètre du SCOT est arrêté par le préfet le 10 octobre 2013. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[10].

Voies de communication et transportsModifier

 
Réseau routier principal de la commune d'Ardon.

Infrastructures routièresModifier

La commune est traversée par cinq routes départementales : les RD 168 et 7, qui constituent le réseau structurant de la commune, et les RD 15, 326 et 18, qui sont en marge du territoire communal. La route départementale 168 est une route à grande circulation[11] qui relie Olivet à La Ferté-Saint-Aubin. Elle supporte en 2014, dans la section traversant la commune, un trafic de 2 126 véhicules/jour au nord du bourg dont 74 poids lourds (3,5 %) et 444 véhicules/jour au sud dont 16 poids lourds (3,6 %)[12]. La RD 7 relie Jouy-le-Potier à Vienne-en-Val et supporte un trafic de 1 141 véhicules/jour en 2014[12]. La RD 15 relie Olivet à Ligny-le-Ribault et supporte un trafic de 3 296 véhicules/jour[12] et la RD 18, dans la partie extrême sud du territoire communal, relie Meung-sur-Loire à La Ferté-Saint-Aubin et supporte 1 741 véhicules/jour. La RD 326 traverse quant à elle le golf de Limère dans la pointe nord-est du territoire communal.

L'autoroute A71, mise en service en 1986[13], traverse la commune dans sa partie ouest, mais n'a aucun échange avec son territoire. Trois passages supérieurs permettent le franchissement des routes départementales 7 et 15 et de la voie communale reliant le château Boisgibault à la RD 15. L'accès le plus proche à cette autoroute est le diffuseur d'Olivet, situé à 9 km au nord[14] sur la commune d'Olivet et constituant la sortie n°2[15].

Transports en communModifier

En 2016, la commune est desservie par la ligne 19 du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret. Cette ligne, qui relie Cravant à Orléans, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine[16]. Des correspondances SNCF sont assurées à la gare d'Orléans et TAO et Transbeauce à la Gare routière d'Orléans. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[17].

Risques naturels et technologiquesModifier

La commune d'Ardon est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible) Elle est également exposée à trois risques technologiques : le risque industriel, le risque nucléaire et le risque de transport de matières dangereuses [18]. Entre 1989 et 2019, cinq arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boues et trois pour des mouvements de terrains[19].

Risques naturelsModifier

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[20].

Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[21]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumis à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[22].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante [23]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[19].

Risques technologiquesModifier

Dans le domaine des risques technologiques, une partie du territoire de la commune peut être concernée par le risque nucléaire. En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont en effet susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. Or la commune se situe partiellement à l'intérieur du périmètre de 20 km du Plan particulier d'intervention de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. À ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 20 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d’iode stable dont l’ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d’une exposition à de l’iode radioactif[Note 1]. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[25].

La commune est concernée par la présence d'un établissement classé "site SEVESO seuil haut" de par son activité : la société TDA armements. Cet établissement fait l’objet de l’élaboration d'un Plan de Prévention des Risques Technologiques approuvé par arrêté préfectoral[26].

Le risque de transport de matières dangereuses est également présent sur la commune, en raison du passage sur son territoire d'un itinéraire routier structurant supportant un fort trafic (l'autoroute A71)[18],[27].

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

Bloc communal : Commune et intercommunalitésModifier

La paroisse d'Ardon acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[28] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[29]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[30].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[31].

La commune est membre de la communauté de communes du canton de La Ferté-Saint-Aubin depuis sa création le [32], qui devient communauté de communes des Portes de Sologne le [33].

Circonscriptions de rattachementModifier

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse d'Ardon était rattachée sur le plan ecclésiastique au diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans, sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans[34],[35].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune d'Ardon est alors incluse dans le canton de Lailli, le district de Beaugency et le département du Loiret[36].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[37]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[38]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[39]. L'acte II intervient en 2003-2006[40], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune d'Ardon aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Beaugency 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Beaugency de 1790 à 1795[31],[36]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[41].
Canton Lailli 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité d'Ardon est rattachée au canton de Lailli[42]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
La Ferté-Saint-Aubin 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[43]. Ardon est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de La-Ferté-Saint-Aubin[44],[31].
La Ferté-Saint-Aubin 2015- Électorale La loi du [45] et ses décrets d'application publiés en février et [46] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de La Ferté-Saint-Aubin[46]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[47].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Ardon est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[31],[44].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[48],[49]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[50]. Ardon, initialement rattachée à la première circonscription, est, après 2010, rattachée à la troisième circonscription[51].

Collectivités de rattachementModifier

La commune d'Ardon est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[52], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipalesModifier

Conseil municipal et maireModifier

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal d'Ardon, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[53], pour un mandat de six ans renouvelable[54]. Il est composé de 15 membres[55]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
16 juin 1995[56] 2001 René de Chanaleilles    
2001 2008 Michel Vallet    
2008 2014 Michel Tatin   ingénieur conseil
mars 2014 En cours Elysabeth Blachais-Catoire[57] DVD Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

FinancesModifier

En 2011, la commune disposait d’un budget de 1 376 000  dont 848 000  de fonctionnement et 528 000  d'investissement[58], en augmentation de 5 % par rapport à 2005[59].

Le budget de fonctionnement était financé à hauteur de 44,5 % par les impôts locaux, 12,1 % par d'autres impôts et taxes et 15,5 % par la dotation globale de fonctionnement. Ces indicateurs étaient cette même année pour les communes de la même strate, de 500 à 2 000 habitants, respectivement de 36,3 %, 5 % et 23,6 %. Les taux d’imposition fixés par la commune étaient de 5,6 % pour la taxe d'habitation, de 8,7 % pour la taxe foncière sur le bâti et 27,9 % pour la taxe foncière sur le non-bâti. Les taux de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants étaient respectivement de 11,4 %, 15,8 % et 46 %[58]. Le taux de la cotisation foncière des entreprises, qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010, fixé par l’intercommunalité, était de 18,7 %[60].

La dette cumulée de la commune s’élevait au 31 décembre 2011 à 325 000 , soit 276  par habitant, en diminution de -76 % par rapport à 2005. La dette moyenne par habitant de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants s'élevait quant à elle en 2011 à 592 [58].

Année
Population
Fonctionnement Investissements Autofinancement Endettement Fiscalité
Produits
(en k€)
Charges
(en k€)
Résultat
(en k€)
Ressources
(en k€)
Emplois
(en k€)
CAF
(en k€)
encours
au 31/12
(en k€)
encours
par habitant
(en € par habitant)
TH
TFb TFnb Tpfa Potentiel fiscal
par habitant
Produits
impôts locaux
commune strate
2005[59] 1133 903 588 316 411 496 316 1 304 1 151 5,6 % 8,7 % 27,9 % 7,7 % 915 552 573
2006[61] 1133 952 660 292 431 533 292 923 814 5,6 % 8,7 % 27,9 % 7,7 % 951 583 606
2007[62] 1133 753 463 291 453 367 291 839 741 5,6 % 8,7 % 27,9 % 0 % 1 027 487 253
2008[63] 1133 816 559 257 291 284 257 753 665 5,6 % 8,7 % 27,9 % 0 % 1 070 497 263
2009[64] 1148 830 564 266 561 728 266 420 366 5,6 % 8,7 % 27,9 % 0 % 1 006 518 272
2010[65] 1174 833 533 299 393 637 299 373 318 5,6 % 8,7 % 27,9 % 0 % 1 023 527 277
2011[58] 1174 848 542 306 528 345 306 325 276 5,6 % 8,7 % 27,9 % 0 % 0 0 286
Notes : CAF = Capacité d'autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts, TH = Taux de la taxe d'habitation, TFb = taux de la taxe sur le foncier bâti, TFnb = taux de la taxe sur le foncier non bâti, Tpfa = Taxe professionnelle (fiscalité additionnelle)

Équipements et servicesModifier

EnvironnementModifier

Gestion des déchetsModifier

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte intercommunal pour le ramassage et le traitement des ordures ménagères (SMIRTOM) de la région de Beaugency, créé en 1971. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 2] en porte à porte, des emballages ménagers recyclables en porte à porte ou en points d’apport volontaire, du verre en points d’apport volontaire et des papiers en points d’apport volontaire [66]. Un réseau de sept déchèteries, dont une est située sur le territoire communal, accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…)[66]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets est effectuée dans l'UIOM de Saran depuis 1996, exploitée par la société Orvade, filiale du groupe Véolia, par délégation de service de la communauté urbaine Orléans-Métropole[67].

La loi NOTRe du rend obligatoire l’exercice de la compétence « gestion des déchets ménagers » pour les communautés de communes à partir du [68], qui ne fait donc désormais plus partie des compétences de la commune mais de celle de la communauté de communes des Portes de Sologne. Dans ce cadre, le préfet du Loiret indique dans un courrier du aux présidents des communautés de communes concernées que le SMIRTOM de la région de Beaugency sera dissout le [69].

Production et distribution d'eauModifier

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[70]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par la commune elle-même[71]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[72],[73].

AssainissementModifier

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[74], est assurée par la commune elle-même[75]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 800 EH, soit 120 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration de type lagunage naturel. Son exploitation est assurée par Ardon[76],[77].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[78]. En 2017, la communauté de communes des Portes de Sologne assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[79],[80].

Prix de l'eauModifier

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[81]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[82]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[83].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Ardon NC[84] NC[85] NC[86] [87] 1,23[88] 1,26[89]
Loiret 1,76[90] 1,7[91] 1,66[92] 1,69[93]
France 1,93[90] 1,96[91] 2[92] 2,03[93]
Assainissement Ardon NC[84] NC[85] NC[86] 1,54[88] 1,54[89]
Loiret 2,07[90] 2,19[91] 2,25[92] 2,38[93]
France 1,73[90] 1,82[91] 1,85[92] 1,89[93]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie d'Ardon_(Loiret).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[94]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[95].

En 2016, la commune comptait 1 156 habitants[Note 3], en augmentation de 5,09 % par rapport à 2011 (Loiret : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450448451439519536524547602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560604607596598598643640579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
576576580507508458417445412
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3723485367007318511 1131 1001 156
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[96] puis Insee à partir de 2006[97].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Ardon se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription d'Orléans Sud.

L'école primaire accueille les élèves de la commune.

ÉconomieModifier

  • Aircos : fabrication d'emballages en matières plastiques pour les produits de beauté[98] ;
  • Les Balnéades : centre de balnéothérapie[99].
  • "IKÉA" Doit déposer fin 2013 un permis de construire pour un magasin qui générerait environ 150 emplois dès son ouverture fin 2015. (LOIRET Mag.)

Le revenu annuel moyen par foyer dépasse les 50 000 €, ce qui place le village à la première place du Loiret en ce qui concerne ce critère[100].

Culture locale et patrimoineModifier

PatrimoineModifier

  • L’église Saint-Pierre du début du XIXe siècle[A 11] ;
  • Les fermes : du Vivier, logis du XVIIIe siècle et grange du XIXe siècle[A 12] ; de la Grande Hâtée du XIXe siècle[A 13] ; de la Bretandière du XVIIIe siècle[A 14] ;
  • Une maison du XVIIIe siècle au lieu-dit le Télégraphe[A 15] ;

Personnalité liée à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Ardon
  Blason D'azur au lion d'or surmonté de trois étoiles d'argent rangées en chef; senestré d'or à la clé d'azur.
Détails
Création Paul Maitenaz. Adopté le 20 avril 2015.

SportsModifier

Le golf de Limère, 18 trous, par 72, a été créé en 1992[104].

Vie militaireModifier

Le 12e régiment de cuirassiers est stationné sur les communes d'Ardon et Olivet.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le périmètre de sûreté des centrales nucléaires ayant été porté au niveau national de 10 à 20 km en 2018, le calendrier national prévoit une distribution d’iode aux populations du rayon 10 à 20 km, qui n'en avaient jusqu'à présent pas été destinataires, à partir de septembre 2019[24].
  2. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

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  104. Le golf de Limère sur le site de la commune
  1. « Le château de Boisgibault », notice no PA45000020
  2. « Le château de Villiers », notice no IA00013036
  3. « Le château de la Rousselière », notice no IA00013034
  4. « Le château de la Renardière », notice no IA00013032
  5. « Le château des Madères », notice no IA00013029
  6. « Le château de Buglain », notice no IA00013027
  7. « Le château de Maisonfort », notice no IA00013030
  8. « Le manoir de la Rivière », notice no IA00013036
  9. « Le manoir des Bordes », notice no IA00013025
  10. « Le manoir du Marchais-Lambert », notice no IA00013031
  11. « L'église Saint-Pierre », notice no IA00013021
  12. « La ferme du Vivier », notice no IA00013037
  13. « La ferme de la Grande Hâtée », notice no IA00013028
  14. « La ferme de la Bretandière », notice no IA00013028
  15. « La maison au lieu-dit Le Télégraphe », notice no IA00013035

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)


Articles connexesModifier

Lien externeModifier