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XXe siècle av. J.-C.

période de l'histoire
Millénaires :

IIIe millénaire av. J.-C. • IIe millénaire av. J.-C. • Ier millénaire av. J.-C.


Siècles :
XXIe siècle av. J.-C. • XXe siècle av. J.-C. • XIXe siècle av. J.-C.


Décennies :

-1990-1980-1970-1960-1950
-1940-1930-1920-1910-1900

Années :

-2000-1999-1998-1997-1996
-1995-1994-1993-1992-1991

-1990-1989-1988-1987-1986
-1985-1984-1983-1919-1981

-1980-1979-1978-1977-1976
-1975-1974-1973-1929-1971

-1970-1969-1968-1967-1966
-1965-1964-1963-1939-1961

-1960-1959-1958-1957-1956
-1955-1954-1953-1949-1951

-1950-1949-1948-1947-1946
-1945-1944-1943-1959-1941

-1940-1939-1938-1937-1936
-1935-1934-1933-1969-1931

-1930-1929-1928-1927-1926
-1925-1924-1923-1979-1921

-1920-1919-1918-1917-1916
-1915-1914-1913-1989-1911

-1910-1909-1908-1907-1906
-1905-1904-1903-1902-1901

Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains


Sommaire

ÉvènementsModifier

AsieModifier

  • Vers 2000 av. J.-C. : métallurgie du bronze au Viêt Nam du Nord (culture de Phung Nguyen)[3].
  • Fin de l’occupation de Mohenjo-daro en Inde.
  • Statuette en cuivre d’une danseuse de Mohenjo-daro. Torse d’un homme dansant, préfigurant les représentations de Shiva.
  • Poteries iraniennes dans la vallée du Gange.

Proche-OrientModifier

  • Égypte : La période du XXe siècle av. J.-C. au XVIe siècle av. J.-C. est connue sous le terme de Moyen empire égyptien. Ce fut une époque de paix et de prospérité, cependant troublée par l'invasion des Hyksôs. La capitale est Thèbes.
  • L’onomastique montre qu’au début du IIe millénaire av. J.-C. trois groupes occupent l’Anatolie : les proto-hittites, ou Hattis, qui rassemblent toutes les populations établies de longue date et qui ont souvent fusionné. Ensuite les Hourrites, numériquement dominant dans certaines régions, parfois maîtres de cités. Enfin les Hittites et les peuples qui leur sont apparentés comme les Nésites et les Louvites, que l’on retrouve dans les territoires occidentaux.
    • Les Hittites, peuple indo-européen venu de l’est de l’Europe par le Bosphore ou le Caucase sont arrivés, au moins pour certains d’entre eux, au IIIe millénaire av. J.-C., comme le suggèrent les affinités profondes existant entre la civilisation hittite et celles de cités comme Acala Hüyük. Le mot « Hittite » regroupe trois peuples (luwili, palaumnili, nashili) arrivés à des époques différentes mais parlant des langues très proches. C’est par petits groupes, sporadiquement, qu’ils se sont installés au pays des Hattis. L’impression domine donc qu’ils n’ont représenté qu’une minorité et leur langue ne comporte pas plus de 20 % de mots indo-européens.
    • Les Hittites adoptent un système hiéroglyphique propre de 400 signes environ, mis lentement en place à partir du début du IIe millénaire av. J.-C. Il est utilisé dans les inscriptions monumentales ou dans les sceaux à partir du XIVe siècle av. J.-C. Il survivra un peu à l’effondrement de l’empire, mais n’aura pas de réelle postérité.
  • Les Hourrites, originaires du Caucase et attestés dès le milieu du troisième millénaire, créent des royaumes en Syrie et en Palestine. Ils adoptent l’écriture cunéiforme et la langue akkadienne.
    • Chez les Hourrites, les crimes ne sont sanctionnés que par des amendes. La femme occupe une position privilégiée et jouit de droits très étendus. Ils parlent une langue agglutinante très différente des parlers sémitiques ou indo-européens.
  • 2000–1800 av. J.-C. : Renaissance de la ville d’Ebla, en Syrie.
  • Ougarit, en Syrie, commerce avec la Crète.
  • Temple aux obélisques de Byblos.

EuropeModifier

  • 2000–1800 av. J.-C. : Bronze Moyen I en Grèce.
  • 2000–1400 av. J.-C. : Époque des palais en Crète. La Civilisation minoenne aborde sa période paléopalatiale (2000–1700 av. J.-C.). C'est durant cette période que seront construits les premiers palais à Cnossos, Phaistos, Malia, Aghia Triada, et Zakros dans les plaines les plus fertiles de l'île. Des agglomérations urbaines apparaissent, qui succèdent, sur le même emplacement, à des communautés agricoles restreintes. Ces premiers palais sont des édifices prestigieux, organisés autour d’une cour rectangulaire, qui comportent des magasins de stockage, des pièces à fonction religieuse et des salles d’apparat avec colonnes. Ils supposent un pouvoir central et la participation de la communauté pour leur construction.
    • La civilisation crétoise utilise des bateaux à voiles, qui permettent un commerce prospère avec l’Égypte (vases de pierre, ivoires, sceaux égyptiens contre poterie crétoise, cuivre, étain, lin, laine, bois, etc.). Des relations régulières semblent exister avec les Cyclades (Théra, Mélos, Céos) et Égine, et de là avec l’Attique et la Thessalie. Une colonie crétoise est attestée à Castri, sur l’île de Cythère, qui permet les relations avec le Péloponnèse (Lerne et Haghios Stéphanos).
    • La société crétoise semble être une société de justice et de liberté, où le développement de l’économie de marché et une importante division du travail vont de pair avec l’individualisme et la libération de tous les éléments de l’esprit et de la culture. La femme a une position forte à tous les niveaux de la vie économique, sociale, politique et religieuse. Sa prospérité conduit la Crète à un éblouissant épanouissement culturel.
  • 2000–1500 av. J.-C. : Poterie sommairement décorée selon la technique dite « au peigne », attestée en Russie d’Europe puis en Sibérie.
  • Le site de Kolonna, à Égine, avec ses remparts puissants, son importance commerciale, la présence sur ses vases de « marques de potiers », possède une organisation politique avancée.
    • À Égine (site de Kolonna) transitent les vases cycladiques. La ville produit elle-même des céramiques et des meules de pierre, exportées vers l’Attique, la Béotie, l’Argolide et l’Eubée. On y a trouvé le premier four métallique complexe de cette époque.
  • Le trafic de lingots de cuivre et d’étain se développe entre l’Égée, le Levant et Chypre (XXe siècle av. J.-C.) puis la Méditerranée occidentale (Italie du sud, Sicile, Sardaigne au XVe siècle av. J.-C.).
  • Dans les Cyclades, croissance des villes, souvent fortifiés. Développement de la métallurgie et des structures économiques. Échanges avec la Grèce et la côte Anatolienne.
  • Disparition totale dans les Cyclades des figurines en marbre.
  • En Grèce continentale, la culture minyenne (céramique monochrome lissée) reste villageoise et peu hiérarchisée. Stagnation économique.
  • Destruction de Troie lors des migrations indo-européennes.

Personnages significatifsModifier

Inventions, découvertes, introductionsModifier

  • Début du travail du métal au Pérou.
  • Premières céramiques et culture intensive du maïs dans les Andes péruviennes.
  • Site de chasseurs-cueilleurs de Gwisho, en Zambie : bâton à fouir utilisé pour déterrer les racines et les tubercules, flèche de bois, montée probablement jadis d’une pointe de roseau et empoisonnée.
  • En Australie, la tombe 108 de Roonka Flat, comprend un corps d'homme et celui d'un enfant, avec vêtements de peau agrafé, frange de plumes d'oiseau, pendentif en os, collier, traces de teinture d'ocre. Le crâne de l'adulte porte un bandeau de 2 rangées d'incisives de wallaby percées et disposées.
  • En Corée, introduction tardive du millet dans l'agriculture, en provenance de Chine.
  • Utilisation du tour de potier en Crète.
  • Invention de la roue à rayons et à jante, plus légère, qui permet la construction de chars de guerre. Les Hittites les introduisent avec le cheval en Anatolie.

Voir aussiModifier

Liste des chefs d'état connus au 20e siècle av. J.-C.

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Notes et référencesModifier

  1. Purissima Benitez-Johannot, Jean-Paul Barbier, Alain-Michel Boyer, Musée Barbier-Mueller, Boucliers d'Afrique, d'Asie du Sud-Est et d'Océanie du musée Barbier-Mueller, Adam Biro, (présentation en ligne)
  2. René Grousset, Histoire de l'Extrême-Orient, vol. 1, P. Geuthner, (présentation en ligne)
  3. Joël Luguern, Le Viêt-nam, Karthala, (ISBN 9782865376438, présentation en ligne)