XXIe siècle av. J.-C.

période de l'histoire


Cet article présente la chronologie des évènements du XXIe siècle av. J.-C., de 2100 à

Bas-relief en calcaire de Montouhotep recevant des offrandes (antiquité égyptienne du musée du Louvre)
Tablette de la 37e année du règne de Shulgi, contenant la liste des ouvriers construisant un temple dans la zone d'Umma.
Figurine-clou de la fondation d’Amar-Sîn, roi d’Ur, représentant le roi portant la corbeille du constructeur, vers
Tablette cunéiforme du règne d'Amar-Sîn
Lamentations sur la ruine d'Ur, tablette d'argile sumérienne du début du IIe millénaire av. J.‑C., (Musée du Louvre)

IVe millénaire av. J.‑C. | IIIe millénaire av. J.‑C. | IIe millénaire av. J.‑C.

XXVIIIe siècle av. J.-C. | XXVIIe siècle av. J.-C. | XXVIe siècle av. J.-C. | XXVe siècle av. J.-C. | XXIVe siècle av. J.-C.
XXIIIe siècle av. J.-C. | XXIIe siècle av. J.-C. | XXIe siècle av. J.-C. | XXe siècle av. J.-C. | XIXe siècle av. J.-C.

Liste des siècles


Égypte et NubieModifier

Mésopotamie et IranModifier

  • 2112 à 2004 av. J.-C.[a] : IIIe dynastie d’Ur[12]. Elle pousse loin la puissance administrative : un ensí, fonctionnaire nommé aux compétences civiles, se trouve à la tête des circonscriptions ; un shagin aux pouvoirs militaires étendus, coiffant souvent ceux de l’ensi ; à un niveau inférieur on trouve des gendarmes, des contrôleurs, des courriers, des chargés de mission qui circulent à travers tout l’empire sur ordre du palais, assurent la cohérence de la politique d’ensemble et la sécurité générale, renforcent la centralisation administrative au profit de la capitale et transmettent l’information. Une bureaucratie minutieuse et tatillonne gère, compte et contrôle toute cette administration qui s’occupe aussi bien de l’économie que de la guerre ou du service des dieux. Le poids d’une telle administration a sans doute contribué à l’écroulement de l’empire. La documentation de la IIIe dynastie d’Ur n’atteste pas l’existence d’une propriété privée mais au contraire une organisation étatique de la production agricole, image peut-être faussée parce que les textes proviennent de la gestion administrative de l’État et non d’archives privées. Cette documentation ne concerne pratiquement jamais les jardins et les palmeraies mais seulement les domaines céréaliers, exploités sous forme de grandes unités de production, même si des tenures de taille modeste sont concédées en guise de salaire. Toute une activité manufacturière se greffait sur le domaine[13].
    Littérature brillante en langue sumérienne[6]. Version définitive de poèmes comme l’Exaltation d’Ishtar de Enheduanna ou l’Épopée de Gilgamesh.
  • 2094 av. J.-C.[a] : le roi d'Ur, Ur-Namma, meurt en campagne. Son fils Shulgi lui succède, et règne jusqu'en [12].
  • 2077 av. J.-C.[a] : alliance de Sumer avec Warahshe (Marhashi, Élam). Son souverain épouse la fille de Shulgi[12].
  • 2070 av. J.-C.[a] : le roi d’Ur, Shulgi, commence, en l’an 24 de son règne, une série de guerres au Kurdistan (onze campagnes contre les Hourrites et les Lullubis) et dans le Sud-ouest iranien (Élam)[12].
  • 2066 av. J.-C.[a] : Shulgi détruit l’empire créé en Élam par Puzur-Inshushinak, s’empare de Suse et y installe un gouverneur sumérien[12]. Retour en force de l’influence mésopotamienne, même sur le plan religieux (temple de Ninhursag-Susienne). L’essor de Suse est indéniable et les rois d’Ur conduisent une politique active en Iran.
  • 2060 av. J.-C.[a] : révolte de l’Anshan. Le roi d’Ur, Shulgi, mène deux campagnes pour soumettre le pays[12].
  • 2051 av. J.-C.[a] : la forteresse de Simurrum, au Kurdistan, est prise et incorporée dans le royaume sumérien[12].
  • 2048 av. J.-C.[a] : début du règne de Sargon Ier, roi d’Assyrie (fin en )[14].
  • 2047 av. J.-C.[a] : mort du roi d'Ur Shulgi, soit assassiné, soit victime d’une épidémie[12]. Il est enterré dans un splendide mausolée.
  • 2046 av. J.-C.[a] : début du règne d'Amar-Sîn, fils de Shulgi, roi d’Ur (fin en )[12].
    Amar-Sîn fait construire une fortification de 275 km entre le Tigre et l’Euphrate, au nord de l’actuelle Bagdad, pour se prémunir contre les incursions des tribus amorrites venues de l’ouest[12].
  • 2037 av. J.-C.[a] : début du règne de Shu-Sîn, roi d’Ur (fin en )[12].
  • 2028 av. J.-C.[a] : Ibbi-Sin succède à son frère Shu-Sîn comme roi d’Ur (fin de règne en 2004 av. J.-C.)[12]. L’empire sumérien se morcelle.
    À Ur, construction d’un temple dédié à Shu-Sîn[12].
  • 2026 av. J.-C.[a] : indépendance d’Eshnunna par rapport à Ur, dans la basse vallée de la Diyala. Son roi Shu-iliya et ses successeurs agrandissent leurs territoires[12].
  • 2025 av. J.-C.[a] :
    • début du règne de Naplânum, roi amorrite de Larsa (fin en 2005)[12]. Indépendance supposée de Larsa par rapport à Ur.
    • le roi d'Ur Ibbi-Sin mène une expédition contre Simurrum[12].
    • indépendance de Suse par rapport à Ur[12].
  • 2023 av. J.-C.[a] :
    • indépendance d'Umma vis-à-vis d'Ur[12].
    • le roi d'Ur Ibbi-Sin marie sa fille au prince de Zabshali (Lorestan), dans l’espoir de contrebalancer la puissance croissante des rois de Simashki[12].
  • 2022 av. J.-C.[a] : indépendance de Lagash vis-à-vis d'Ur[12].
  • 2017 av. J.-C.[a] : les Amorrites envahissent Sumer. Ur, qui a perdu de vastes et fertiles provinces, est en proie à la famine. Ibbi-Sin charge Ishbi-Erra d’aller acheter du grain à Isin et Kazallu. Bloqué par les envahisseurs, Ishbi-Erra se proclame roi d’Isin (fin de règne en 1985 av. J.-C.)[12].
  • 2007 av. J.-C.[a] : les Élamites, alliés aux gens du Nord (Subartu) et aux Su (Susiens ?) traversent le Tigre et marchent sur Ur, conduits par Kindattu, roi de Simashki. Ibbi-Sin d'Ur s’apprête à soutenir un siège quand Ishbi-Erra d'Isin les refoule[12].
  • 2005 av. J.-C.[a] : fin du règne de Naplânum à Larsa[12].
  • 2004 av. J.-C.[a] :
  • Vers 2100-2000 av. J.-C. : Shahr-e Sokhteh, la « cité brûlée », dans l'est de l'Iran, est abandonnée par ses habitants[16].

AnatolieModifier

EuropeModifier





Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t Selon la chronologie moyenne qui place le règne d'Hammurabi entre 1792 et 1750.
  2. Selon la dendrochronologie.

RéférencesModifier

  1. (en) John P. O'Neill, Egyptian Art in the Age of the Pyramids, Metropolitan Museum of Art, , 536 p. (ISBN 978-0-87099-907-9, présentation en ligne)
  2. selon Detlef Franke
  3. selon Mark Lehner
  4. selon D. B. Redford
  5. a et b (en) Ann Rosalie David, Handbook to Life in Ancient Egypt, Oxford University Press, , 382 p. (ISBN 978-0-19-513215-1, présentation en ligne)
  6. a et b Yves Denis Papin, Chronologie de l'histoire ancienne, Éditions Jean-Paul Gisserot, , 126 p. (ISBN 978-2-87747-346-0, présentation en ligne)
  7. a et b Nicolas Grimal, Histoire de l’Égypte ancienne, Fayard, , 602 p. (ISBN 978-2-213-64001-3, présentation en ligne)
  8. René Grousset et Émile G. Léonard, Histoire universelle, vol. 1, Gallimard, (présentation en ligne), p. 169
  9. Jean Vercoutter et Claude Vandersleyen, L'Egypte et la vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, vol. 2, Presses universitaires de France, (ISBN 978-2-13-046552-2, présentation en ligne)
  10. Albert Adu Boahen et Joseph Ki-Zerbo, Histoire générale de l'Afrique, vol. 2, UNESCO, , 925 p. (ISBN 978-92-3-201708-6, présentation en ligne)
  11. (en) David N. Edwards, The Nubian Past : An Archaeology of Sudan, Routledge, , 360 p. (ISBN 978-1-134-20087-0, présentation en ligne)
  12. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x et y Georges Roux, La Mésopotamie : essai d'histoire politique, économique et culturelle, Seuil, , 473 p. (ISBN 978-2-02-008632-5, présentation en ligne)
  13. Jean-Claude Margueron, Le Proche-Orient et l'Égypte antiques, Hachette Éducation Technique, , 416 p. (ISBN 978-2-01-140096-3, présentation en ligne)
  14. Pierre Larousse, Grand Larousse encyclopédique, vol. 9, Larousse, (présentation en ligne)
  15. (en) Douglas Frayne, Royal inscriptions of Mesopotamia : Old Babylonian Period (2003-1595 BC), vol. 4, University of Toronto Press, , 853 p. (ISBN 978-0-8020-5873-7, présentation en ligne)
  16. (en) Richard C. Foltz, Iran in World History, Oxford University Press, , 168 p. (ISBN 978-0-19-933550-3, présentation en ligne)
  17. (en) G. Wilhelm, « Urartian », dans R. Woodard (dir.), The Ancient Languages of Asia Minor, Cambridge, , p. 119
  18. (en) Anna Frangoudaki et Çağlar Keyder, Ways to Modernity in Greece and Turkey : Encounters with Europe, 1850-1950, Londres, I.B.Tauris, , 265 p. (ISBN 978-1-84511-289-9, notice BnF no FRBNF42148964, présentation en ligne)
  19. Marc Azéma et Laurent Brasier, Le beau livre de la préhistoire : De Toumaï à Lascaux 4, Dunod, , 420 p. (ISBN 978-2-10-075789-3, présentation en ligne)
  20. (en) Demetrios Protopsaltis, An Encyclopedic Chronology of Greece and Its History, Xlibris Corporation, , 402 p. (ISBN 978-1-4691-3999-9, présentation en ligne)
  21. Jean Tulard, Histoire de la Crète, Que sais-je ?, , 128 p. (ISBN 978-2-13-065663-0, présentation en ligne)
  22. André Pichot, La naissance de la science : Grèce présocratique, vol. 2, Gallimard, , 480 p. (ISBN 978-2-07-253206-1, présentation en ligne)
  23. (en) Bryan K. Hanks et Katheryn M. Linduff, Social Complexity in Prehistoric Eurasia : Monuments, Metals and Mobility, Cambridge, Cambridge University Press, , 417 p. (ISBN 978-0-521-51712-6, présentation en ligne)
  24. (en) Peter Murphy, The English Coast : A History and a Prospect, Londres, Continuum International Publishing Group, , 282 p. (ISBN 978-1-84725-143-5, notice BnF no FRBNF43524882, présentation en ligne)