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Trévé

commune française du département des Côtes-d'Armor

Trévé
Trévé
Le clocher de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Mûr-de-Bretagne
Intercommunalité Loudéac Communauté − Bretagne Centre
Maire
Mandat
Joseph Collet
2014-2020
Code postal 22600
Code commune 22376
Démographie
Gentilé Trévéen, Trévéenne
Population
municipale
1 645 hab. (2016 en augmentation de 4,58 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 50″ nord, 2° 47′ 39″ ouest
Altitude 160 m
Min. 87 m
Max. 256 m
Superficie 26,63 km2
Localisation

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Trévé

Trévé [tʁeve] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

GéographieModifier

SituationModifier

Trévé est située au nord-ouest de Loudéac, au cœur du plateau de Rohan (appellation discutable car la topographie est marquée par des collines désordonnées où ne se discerne aucune direction nette, et non par une surface plane), topographie en pente vers le sud[1]. Ce plateau de Rohan qui s'étend de la baie de Douarnenez à la Sarthe est « un massif plutôt anticlinal, formé par des rides parallèles orientées à 70°, obliques par conséquent aux systèmes précédents et ondulant la masse si uniforme par les caractères lithologiques des phyllades de Saint-Lô, altérés, argileux, imperméables[2] ».

Le ruisseau de Kerbiguet est un cours d'eau naturel non navigable de 8,45 km qui prend sa source dans la commune et se jette dans l'oust au niveau de la commune de Saint-Caradec. Trévé appartient à une unité paysagère appelée plateau de Pontivy-Loudéac qui montre des étendues cultivées (cultures céréalières et fourragères) associées à peu de bocage, à l'état résiduel, avec une végétation s'exprimant le plus souvent sous forme de forêts, boisements ou bosquets[3]. La « plaine » de Pontivy est en effet constituée de paysages monotones qui portent, selon le géographe Pierre-Yves Le Rhun[4], la marque d'une spéculation prédominante qui a éliminé la polyculture vivrière et l'élevage au profit d'une « étendue céréalière qui rappelle maintenant la Beauce, à moins que ce ne soit le Middle-West[5] ».

ClimatModifier

Comme le bassin de Rennes, le bassin de Trévé constitue une sorte d'îlot relativement sec (moins de 700 mm de précipitations annuelles, moins de 150 jours de pluie par an)[6].

Cadre géologiqueModifier

La région de Trévé est située dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Trévé se situe plus précisément à l'ouest du massif granitique de Plémet-Ménéac, et à l'est du Pluton de Pontivy qui est un témoin de la tectonique tangentielle hercynienne, avec le cisaillement sud-armoricain (grand décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km[7]).

Trévé est située dans un vaste bassin sédimentaire au relief peu marqué et aux sols riches. Dans ce bassin briovérien, les sédiments issus de l'érosion du segment occidental la chaîne cadomienne se sont accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur[8]. Les roches rencontrées dans cette cuvette sont des schistes, des siltites et des grès recoupées par des roches intrusives sous forme de filons de quartz qui empruntent deux grandes directions (population où les épontes sont parallèles à la schistosité du Briovérien, généralement de N80 à N120 et population sécante sur la schistosité, semblant liée à un grand accident orienté N50 à N80)[9]. Le territoire trévéen correspond à l'un des plus vastes affleurements de schiste briovérien (anciennes carrières, bords de route, rivières escarpées) qui, comparés à ceux du bassin de Rennes, se caractérisent par une roche plus dure et moins décomposée, laquelle assure depuis longtemps un habitat rural traditionnel où prédomine les maisons de pierre sur celles de terre[6]. Ainsi, la carrière de Brocheboeuf, aujourd'hui réhabilitée en zone de loisir et de détente, permet d'examiner « un très beau front de taille de 40 m de long sur 15 m de haut montrant des siltites à débit grossier présentant une schistosité S1 d'orientation N130, à pendage assez fort vers le Nord. Une observation plus détaillée de l'affleurement laisse apparaître aussi une série de plans de faille N70, avec des cristallisations de quartz qui montrent un mouvement décrochant senestre[10] ».

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Treve en 1149, Parochia de Treve en 1271, Parochia de Treves en 1274, Ecclesia de Treve Parochia vers 1330, Treve en la vicomté de Rohan en 1426, Treve en 1427, 1480, 1514 et en 1569, Trevé et Tresvé en 1684, Trêvé en 1719, Trévé à la fin du XVIIIe siècle[11].

Son nom vient du breton trev qui signifie village[11].

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Juin 2002 en cours Joseph COLLET [Sans étiquette] Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 1 645 habitants[Note 1], en augmentation de 4,58 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1543 9352 2872 8183 0412 9022 7222 7162 553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4042 3512 3442 1722 1802 1232 0672 0121 933
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8361 7531 6601 5211 5121 4441 4081 3941 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2271 2171 1151 2761 3451 3121 4301 5731 645
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Just.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Daniel Faucher, La France, géographie-tourisme, Librairie Larousse, , p. 140.
  2. Charles Barrois, « Des divisions géographiques de la Bretagne », Annales de géographie, t. 6, no 25,‎ , p. 37 (lire en ligne).
  3. « L’ensemble de paysages du plateau de Pontivy-Loudéac. Un plateau ondulé voué aux grandes cultures », sur atlasdespaysages-morbihan.fr (consulté le 18 mars 2019).
  4. Pierre-Yves Le Rhun, Géographie économique de la Bretagne, Ed. Breiz, 1973
  5. Maurice Le Lannou, La Bretagne et les Bretons, PUF, , p. 121.
  6. a et b André Meynier, Atlas et géographie de la Bretagne, Flammarion, , p. 146.
  7. C. Lorenz, Géologie des pays européens: France, Belgique, Luxembourg, Dunod, , p. 135.
  8. Yann Bouëssel Du Bourg, La Bretagne, Éditions d'Organisation, , p. 23.
  9. J. Chantraine, J.-J. Chauvel, P. Bale, E. Denis, D. Rabu, « Le Briovérien (Protérozoïque supérieur à terminal) et l’orogenèse cadomienne en Bretagne (France) », Bulletin de la Société géologique de France, no 5,‎ , p. 815-829.
  10. [PDF] É. Thomas, B. Sevin, S. Lesimple, P. Le Berre, T. Fullgraf, L. Beuchet, A. Carn, Notice explicative de la feuille Loudéac à 1/50 000, éditions du BRGM, 2010, p. 102
  11. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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