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Tréméoc

commune française du département du Finistère

Tréméoc
Tréméoc
Mairie de Tréméoc.
Blason de Tréméoc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plonéour-Lanvern
Intercommunalité Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Jean L'Helgouarc'h
2014-2020
Code postal 29120
Code commune 29296
Démographie
Gentilé Tréméocois
Population
municipale
1 339 hab. (2016 en augmentation de 5,93 % par rapport à 2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 21″ nord, 4° 12′ 42″ ouest
Altitude Min. 5 m
Max. 66 m
Superficie 11,66 km2
Localisation

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Tréméoc

Tréméoc [tʁemeɔk] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

GéographieModifier

La Rivière de Pont-l'Abbé et le plan d'eau du Moulin NeufModifier

La Rivière de Pont-l'Abbé prend sa source près de Kerfioret, à la limite communale entre Landudec et Plogastel-Saint-Germain, passant à l'ouest-sud-ouest du bourg de cette dernière commune. Son bassin versant a une superficie totale de 135 km2. Coulant initialement en direction du sud-est, elle s'oriente ensuite plein sud, passant entre Peumerit et Plonéour-Lanvern à l'ouest et Tréméoc à l'est. Son cours (son débit moyen, mesuré à Trémillec, est alors de 504 litres d'eau par seconde) est alors barré par une digue (le barrage en béton, construit en 1976-1977, est d'une longueur de 140 mètres et est haut de 6,8 mètres) qui donne naissance à un étang, le « Plan d'eau du Moulin Neuf », alimenté aussi par les ruisseaux de Lanvern (dont le débit moyen, mesuré à Ty-Poës, est de 165 litres d'eau par seconde) ; ce plan d'eau, géré par la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud, a une superficie de 55 ha et est situé à 13 mètres d'altitude ; il a une capacité de stockage d'un million de m3 d'eau et sert de réservoir d'eau potable pour une bonne partie du Pays Bigouden ; la prise d'eau de Pen Enez alimente l'usine de traitement de l'eau de Bringall.

En aval de ce plan d'eau le petit fleuve côtier reprend un cours en direction du sud-est jusqu'à Pont-l'Abbé. Par le passé, de nombreux moulins se sont établis le long de son cours. Parmi eux, d'amont vers l'aval, le Moulin de Quiliou (le Moulin de Hilguy est situé sur un affluent) en Plogastel-Saint-Germain, le Moulin Trévan et le Moulin Neuf en Peumerit (le Moulin Troyon est situé sur un affluent), le Moulin Maréguez (lui aussi en Plogastel-Saint-Germain), le Moulin de Callac, le Moulin du Fao, le Moulin de Trémillec et le Moulin Neuf ainsi que, situés sur les ruisseaux de Lanvern, les moulins de Lanvern et de Kerbénoc'h en Plonéour-Lanvern, le moulin Hascoet (situé sur un affluent) en Pont-l'Abbé.

GéologieModifier

Tréméoc est constitué d'affleurements de granite orthogneissique et de roches vertes (serpentinites, amphibolites, prasinites[1])[2].

ToponymieModifier

Attesté sous la forme Tremaeoc en 1260, au haut Moyen Âge, on rencontre la graphie Treff-Maeheuc[3].

Tremeog en breton.

Le nom de la commune proviendrait du nom d'un saint breton dénommé saint Maeoc ou saint Maëc ou saint Mic ou saint Nic et signifieriait la « trève de Maeoc »[réf. nécessaire].

HistoireModifier

Moyen-ÂgeModifier

La seigneurie de la Coudraie apparaît au début du XIVe siècle, possédée alors par la famille Charruel, originaire de la région de Guerlesquin et Pestivien, l'un de ses membres ayant participé au Combat des Trente ; au milieu du XVe siècle, la famille Charruel possède une partie importante de la paroisse ainsi que de celle de Combrit (Brengall, le Haffond, Kergadoret, Quélen, etc.) et elle jouit d'un droit de prééminence dans la chapelle Saint-Vennec[4]. En 1584, Guyonne de Kerouant, veuve Le Vestle, est douairière de la Coudraie. En 1590, Béatrix de Launay, dame de la Coudraie, veuve de Georges de Bueil, épousa à Saint-Malo Nicolas de Talhoët-Kerservant, seigneur de Kerservant (en Ploërdut), du Dréortz (ou Dréors, en Priziac), de Crémenec (également en Priziac), de Paule et autres lieux, qui fut un ligueur connu[5].

La seigneurie de Lestrémec (anciennement Lestrémaeuc), possédée par la famille La Lande, possédait également des fiefs dans la paroisse de Combrit.

Époque moderneModifier

En 1658, le père Julien Maunoir prêcha une mission à Tréméoc[6].

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Tréméoc de fournir 8 hommes et de payer 52 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[7].

Révolution françaiseModifier

La paroisse de Tréméoc, qui comprenait alors 100 feux, élit deux délégués, Jacob Campion et Yves Kerveillant, pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[8].

Le XIXe siècleModifier

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

En décembre 1902 le commissaire de police de Quimper écrit qu'à Tréméoc « le français n'est pas connu de tous ». En 1903, le curé de Tréméoc écrit que le breton est bien « l'unique et nécessaire moyen de donner à mes chers paroissiens l'instruction religieuse »[9].

En 1907, une bagarre illustre la rivalité traditionnelle entre Combrit et Tréméoc et les problèmes de l'alcoolisme : le , à la foire de Pont-l'Abbé, « des garçons de Combrit, surexcités par l'alcool, attendirent ceux de Tréméoc sur la route pour les empêcher de passer. Une bagarre éclata et les garçons de Combrit sortirent leurs couteaux, frappèrent leurs adversaires ». La bagarre fit deux morts parmi les jeunes de Tréméoc. Un jeune homme de Combrit fut condamné à deux ans de prison et trois autres à un an avec sursis[10].

L'Entre-deux-guerresModifier

Tréméoc est ainsi décrit en 1936 par Paul Nédellec :

« (...) Le petit bourg de Tréméoc n'offre de remarquable que l'élégant clocher de son église paroissiale et les résidences seigneuriales de la Couldraye [Coudraie] et de Lestremec, où flotte encore le souvenir de la gentille vicomtesse, Guyonne de Kerouant.[11] »

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Jean L'Helgouarc'h PS Retraité

JumelagesModifier

MonumentsModifier

ÉvénementsModifier

Fest-noz le 17 juillet.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2016, la commune comptait 1 339 habitants[Note 1], en augmentation de 5,93 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
357662592654670713859737664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
664684731681735789801833831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
860873885841826823805732670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5764864436207298211 1071 2641 339
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Anciennes laves sous-marines
  2. Louis Chauris, "Pays bigouden : des pierres et des hommes", éditions Skol Vreizh, 2011, [ (ISBN 978-2-915-623-58-1)]
  3. Jean Loth, « Chrestomacie bretonne », Revue Annales de Bretagne, novembre 1886, page 552, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f574.image.r=maeoc
  4. Hervé Trochet, "Combrit au Moyen Âge", éditions La Pérenne, Paris, 2014 [ (ISBN 978-2-914810-08-1)]
  5. J. Baudry, "La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue", 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f145.image.r=Tr%C3%A9m%C3%A9oc
  6. Edmond-M. P. du V., "Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f187.image.r=kerlaz
  7. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  8. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  9. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  10. Journal Le Radical, n° du 3 avril 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76450349/f3.image.r=Combrit
  11. Paul Nédellec, Sur les routes bigoudènes, journal La Croix, n° du 2 août 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4427765/f4.image.r=Plovan?rk=171674;4
  12. « Chapelle Saint-Sébastien », notice no PA00090477, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Château de la Coudraie », notice no PA00090478, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • A la découverte du pays bigouden, Marcellin Caillon, Pont-l'Abbé, 1980.
  • L'Australie oubliée de Saint-Allouarn, Serge Duigou, Ressac, 1989.
  • Châteaux et manoirs en pays bigouden, Serge Duigou, Ressac, 1988. [sur les manoirs de Lestrémec et La Coudraie]

Liens externesModifier

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