Pluguffan

commune française du département du Finistère

Pluguffan
Pluguffan
L'église Saint-Cuffan.
Blason de Pluguffan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale
Maire
Mandat
Alain Decourchelle
2020-2026
Code postal 29700
Code commune 29216
Démographie
Gentilé Pluguffanais
Population
municipale
4 157 hab. (2018 en augmentation de 8,06 % par rapport à 2013)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ nord, 4° 11′ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 155 m
Superficie 32,09 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Quimper
(banlieue)
Aire d'attraction Quimper
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quimper-1
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la commune

Pluguffan [plygyfɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à 8 kilomètres environ à l'ouest de Quimper.

GéographieModifier

Pluguffan est situé en pays Glazig, dans la province de Cornouaille, à la limite du pays Bigouden.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 10,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 115 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1967 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après. La température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[7], à 11,8 °C pour 1981-2010[8], puis à 12 °C pour 1991-2020[9].

Statistiques 1981-2010 et records QUIMPER (29) - alt : 82m, lat : 47°58'18"N, lon : 04°09'36"W
Records établis sur la période du 01-07-1967 au 04-07-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,2 3,8 5,2 6,3 9,2 11,7 13,6 13,6 11,8 9,7 6,6 4,7 8,4
Température moyenne (°C) 6,8 6,7 8,5 10,1 13,1 15,8 17,7 17,8 15,8 12,8 9,5 7,4 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,4 9,7 11,9 13,9 17 19,8 21,7 21,9 19,8 16 12,4 10 15,3
Record de froid (°C)
date du record
−10,1
13.01.1987
−8,4
07.02.1991
−7
07.03.1971
−2,2
11.04.1978
0,3
05.05.1979
3,9
04.06.1975
6,6
12.07.1970
6,9
31.08.1986
4,2
28.09.1987
−1,2
29.10.1997
−4,6
29.11.10
−7,2
10.12.1987
−10,1
1987
Record de chaleur (°C)
date du record
16,9
26.01.1983
18,6
24.02.19
23,3
19.03.05
27,1
23.04.1984
30,3
25.05.12
35,9
30.06.1976
34,9
12.07.1983
35,8
09.08.03
30,7
05.09.1991
26,8
02.10.11
19,7
13.11.1989
17,7
19.12.15
35,9
1976
Ensoleillement (h) 659 857 1 265 1 707 1 942 2 159 1 943 194 1 773 1 115 779 701 16 838
Précipitations (mm) 151,1 120,4 98,9 90,2 90,2 59,3 67,2 64,6 86,9 130,1 139,7 151,6 1 250,2
Source : « Fiche 29216001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


UrbanismeModifier

TypologieModifier

Pluguffan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Quimper, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[13] et 75 302 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 5,2 % 168
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 3,7 % 118
Aéroports 2,9 % 94
Terres arables hors périmètres d'irrigation 26,2 % 846
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 15,5 % 501
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 38,4 % 1240
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 6,0 % 195
Forêts de feuillus 1,0 % 32
Forêts mélangées 1,0 % 31
Source : Corine Land Cover[18]

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploecuvan en 1220[19], Ploeguffan en 1405, Pluguen en 1599[20], Pluhuan et Pluguan au XVIIe siècle[19].

Pluguffan vient du breton ploe qui signifie paroisse et de Cuvan, un saint breton (devenu Cuffan)[20], « la paroisse de Saint Cuvan/Cuan »[19].

En breton, la ville se nomme Pluguen[19].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Un habitat du deuxième âge du fer a été découvert à Keriner et a fait l'objet d'une fouille de sauvetage.

L'oppidum de Kercaradec, situé en Penhars (désormais en Quimper), mais à proximité immédiate de la commune de Pluguffan, est « un retranchement circulaire, formé avec des pierrailles amoncelées à une hauteur de deux mètres soixante-cinq centimètres. Cette enceinte a un mètre soixante-cinq centimètres de largeur à son sommet, et ses flancs sont en talus. Son diamètre est de cent quinze mètres cinquante centimètres. Elle est environnée d'un large fossé » écrit en 1844 le Chevalier de Fréminville. Il poursuit en précisant qu' « on y remarque quatre portes diamétralement opposées deux à deux, c'est-à-dire que deux de ces ouvertures sont du côté de l'est, et les deux autres vis-à-vis, du côté de l'ouest », que « la colline sur laquelle il est établi domine toute la contrée »[21].

Moyen ÂgeModifier

Au Moyen Âge la paroisse de Pluguffan faisait partie du Cap Caval, plus précisément Plonéis du Quéménet (ou Kemenet) dont le siège se trouvait à Penhars[22], dit encore Quéménet-Even, à l'origine du nom de la commune de Quéménéven (car il aurait appartenu à Even, comte de Léon au Xe siècle, puis à sa descendance)[23], châtellenie des vicomtes du Léon enclavée dans le comté de Cornouaille au XIIe siècle. Il est possible qu'elle se soit étendue à l'origine sur les deux pagi (« pays ») du Cap Sizun et du Cap Caval[24], mais, au XIIIe siècle, elle ne se composait plus que d'une douzaine de paroisses (dont Plouhinec, Plozévet, Pluguffan, Penhars, Plonéis, Guengat et Plogonnec) au sud-ouest et à l'ouest de Quimper[25],[26].

À Stank Rohan (Stang Rohan), en Pluguffan, subsistent quelques vestiges (dont des murailles) de l’ancien Kemenet, qui régnait alors sur la Cornouaille[27]

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Le Chevalier de Fréminville décrit ces vestiges tels qu'ils subsistaient en 1844 : « Sur une petite éminence (...) On aperçoit les restes d'une de ces anciennes tours isolées (...) bâtie sur une butte de terre artificielle, et elle était environnée d'un fossé revêtu d'un retranchement extérieur circulaire dont on distingue très bien le contour. L'édification de ce genre de forteresse remonte au neuvième ou au dixième siècle. La tour de Stang Rohan était le chef-lieu féodal du fief de Quémenet (Kemenet) qui comprenait les paroisses de Plomelin et de Pluguffan, et qui relevait de l'illustre maison de Rohan (...)[21].

Époque moderneModifier

Le marquis Sébastien de Molac de Rosmadec, né en 1658 et décédé le à Paris, jouissait dans la paroisse de Plguffan de « supériorité, préminences d'église, fondateur, droits de bancs et escabeaux et tous autres droits seigneuriaux et honorifiques d'icelle, comme en estant le premier suserain et le seul seigneur haut justicier », mais ces droits lui furent contestés par l'abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Kerlot[28] en raison d'un acte de vente survenu le signé par son père[29] mais contesté par Sébastien de Molac de Rosmadec[30].

En 1759 la paroisse de Pluguffan devait chaque année fournir 24 hommes pour servir de garde-côtes[31].

Révolution françaiseModifier

La paroisse de Pluguffan, qui comprenait alors 224 feux, élit trois délégués (Noël Helaouet, Corentin Le Joncour, Mathieu Couchouren), pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[32].

Nicolas Louboutin, prêtre originaire de Guengat, recteur réfractaire, exerce pendant la Terreur son ministère clandestinement à Pluguffan, puis émigré en Espagne en 1797 ; il revient en 1800.

Le XIXe siècleModifier

Stanislas de Lécluse de Longraye fut maire de Plufuffan de 1869 à 1919 ; clérical et réactionnaire, il fut révoqué en 1892 (on lui reprochait d'avoir accepté comme secrétaire de mairie la domestique analphabète d'un cabaretier), mais réélu peu après. C'était un « vieux monarchiste , plus craint qu'aimé » selon la préfecture, « une bonté parfaite et un dévouement sans bornes » selon La Semaine religieuse de Quimper et de Léon. Une tension très vive et plusieurs procès opposa dans les dernières années du XIXe siècle l'instituteur public, Paul Le Bellec, qui menait une campagne acharnée contre les prêtres et l'école privée, et le recteur Louis Keraudren[Note 5], accusé de critiquer violemment en chaire le gouvernement et antidreyfusard notoire, ainsi que son vicaire Louis Guéguen, accusé entre autres d'avoir refusé l'extrême-onction à un mourant et qui fut suspendu de traitement [depuis le Concordat de 1801 les prêtres étaient payés par l'État] [33].

Le XXe siècleModifier

Le Bloc des GauchesModifier

La politique anticléricale menée par Émile Combes conduit à l'expulsion des religieuses (Filles du Saint-Esprit) de l'école libre de Pluguffan le , en application d'une circulaire adressée à tous les préfets le , qui concernait 3 000 établissements en France, dont 64 pour le département du Finistère[34]. C'est le sujet de l'un des textes rédigés par Pierre Brélivet, cultivateur de la commune et écrivain[35],[36] : Oberou Comb, Pe ar Seurezet, taolet er meaz euz ho ziez (Les œuvres de Combes, ou Les Sœurs jetées hors de leurs maisons)[37]. Composé de 150 vers, il témoigne du climat de tension dans lequel se déroulent les expulsions. Jean-Marie Déguignet considère de son côté que cette manifestation de soutien aux religieuses à Pluguffan est le fait de "fanatiques"[38].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Pluguffan, édifié en 1923 par l'architecte Charles Chaussepied, porte les noms de 104 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[39].

L'entre-deux-guerresModifier

André Chevrillon décrit en 1920 une fête à Pluguffan (ou Plonéis) :

« C'est par là, à Pluguffan ou Plonéis, qu'on rencontre presque toujours quelque noce ou baptême. On est bien forcé de d'arrêter ; ils vous barrent la route en vous "bonjourant" si gentiment, en insistant pour vous faire enter dans la danse. Une longue bande, où il y a souvent des vieux ; tout ce monde sautillant sur place, la main dans la main, à la musique d'une bombarde et d'un cornemouseux, plus souvent d'un simple crin-crin [mauvais violon]. Habits de gala aux rois et reines de la fête, fleurs d'or ou d'argent au velours des chapeaux masculins, aux corsages bien bombés ; gilets brodés, devantiaux de soie et de dentelle. La gavotte, qui n'est pas du tout celle des salons français du XVIIIème siècle,, mais une danse du pays, un des gestes propres à cette petite humanité locale,, un geste venu des aïeux, indépendant, comme le costume, de nos habitudes et de notre façon d'être. Toujours le sentiment d'une civilisation à part, œuvre de la coutume et non pas de la mode, qui continue, suivant sa propre ligne historique, et s'attarde étrangement dans cette extrémité occidentale de notre France. Fête naïve: les hommes ont des physionomies plus simples que celles de nos enfants, et rien ne s'y lit que l'animation présente. Des innocents, ces braves gars, joyeux de toute occasion de mettre leurs plus braves habits et danser. On dirait que la vie est sans poids ni soucis pour ces paysans de l'ancien monde. Quel bonheur de se trémousser près de l'église et de leurs morts, sur la route généralement boueuse, entre deux grains de pluie,au son d'un petit crin-crin, qui semble plutôt fait pour faire sauteler des insectes. Sancta simplicitas ! »[40]

Pendant dix ans (1927-1937) paraît un bulletin d'informations paroissial, le Kannadig Plugüen ("petit message de Pluguffan"). Arthur Le Beux, recteur de la paroisse à partir de 1920[41], en est le responsable. "On peut aisément constater, par la tonalité même des textes publiés par les "Kannadig" combien l'autorité morale du chef de la paroisse s’affirmait dans ces bulletins d'information, à une époque où le recteur jouait effectivement un rôle important au sein de la communauté, où ses avis étaient très écoutés de la plupart des familles"[42].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Pluguffan porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles René Le Gall[43], soldat au 4e bataillon du génie, tué à l'ennemi le à Saint-Hilaire-sur-Helpe a été décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Jean-Louis Kerveillant est mort en déportation le [39], ainsi que Jean Lévènes[44], décédé le au camp de concentration de Dora[45].

La commune compte en outre 107 prisonniers de guerre[46]. La Liste officielle n°1 des prisonniers français, publiée le "d'après les renseignements fournis par l'Autorité militaire allemande"[47], contient un premier nom de soldat pluguffanais, Germain Brélivet (219e R.I.). La plupart d'entre eux rentrent en avril et [46]. Une fête est organisée en leur honneur le [48].

Par ailleurs, un résistant FTP de Léchiagat, Edgar Le Coz, fut tué accidentellement au casernement de Pluguffan[49].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1824   Yves Le Bellec    
1947 1972 René Coadou    
1972 1977 Louis Coadou    
1977 2001 François Cuzon [50] RPR  
2001 2008 Annie Kerhascoët PS  
2008 2014 Dominique Closier PS Géomètre
2014 en cours Alain Decourchelle DVD puis LREM Cadre dirigeant retraité

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[52].

En 2018, la commune comptait 4 157 habitants[Note 6], en augmentation de 8,06 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0141 1281 1421 3731 3661 3721 3921 5001 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4921 5201 6261 5981 6641 8721 9251 9521 978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9222 0211 9801 8521 9761 7131 6341 5941 559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5361 6392 2033 1073 2383 1553 3143 6164 087
2018 - - - - - - - -
4 157--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Un des centres du Mondial Pupilles Football. Les matchs sont joués au stade Bosser.

EnseignementModifier

Une école publique: maternelle et primaire St Exupéry, dont une classe bilingue (Div Yezh) Une école catholique: maternelle et primaire Notre-Dame des Grâces

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune abrite quatre monuments historiques :

  • le manoir de Kerascoet, inscrit par arrêté du [55] ;
  • le manoir de Kériner, inscrit par arrêté du [56] ;
  • l'église Saint-Cuffan, classée par arrêté du [57] ;
  • le dolmen de Ménez-Liaven, classé par arrêté du [58].

La commune abrite deux monuments non historiques :

  • le moulin de Meilh Coz ;
  • le banc de l'oiseau qui a mangé le pain Ronan ().

Construite en 1685, la chapelle Notre-Dame de Grâces est agrandie en 1867. Un pardon a lieu chaque année le premier dimanche de septembre. Le Kantik d'an Itron Varia C'hras (Cantique en l'honneur de Notre-Dame de Grâce) est composé par Pierre Brélivet, en collaboration avec l'abbé Jean-Marie Gaonac'h. Le chant reçoit l'imprimatur (permission d'imprimer délivrée par l'autorité ecclésiastique) en . Composé d'un refrain et de douze couplets, il "témoigne de la ferveur du culte marial, avec ses ambiguïtés, d'ailleurs : Marie est universelle, à travers l'image de la Mère du Sauveur, mais a également un ancrage local qui peut se traduire par un certain "patriotisme de sanctuaire" de la part des fidèles (Michel Lagrée)"[59].

TableauxModifier

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Ya d'ar brezhonegModifier

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .

Le label de niveau 2 de la charte a été décerné à la commune le .

Le label de niveau 3 de la charte a été décerné à la commune de Pluguen le .

DeskadurezhModifier

Une filière bilingue a été créée à l'école publique Saint-Exupéry à la rentrée 2012.

À la rentrée 2016, 34 élèves étaient scolarisés dans les classes bilingues (soit 7,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[60].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Louis Keraudren, né le à Crozon, décédé le à Brest
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  8. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  9. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 de Quimper », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  14. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  19. a b c et d Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 98, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828, consulté le ).
  20. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Pluguffan » (consulté le ).
  21. a et b Chevalier de Fréminville, Le guide du voyageur dans le département du Finistère, .
  22. Le mot breton quéménet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine vice-royauté ou par extension "fief", "châtellenie" et est à l'origine de plusieurs toponymes bretons comme ceux de Guémené-sur-Scorff (Morbihan) ou de l'archidiaconé de Quéménet-Ily, dont le siège se trouvait à Trégarantec ; le Kemenet-Héboé était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes
  23. http://www.infobretagne.com/pluguffan.htm
  24. J.-P. Soubigou, « Recherche sur les origines du Kemenet de Cornouaille (IXe – XIe siècles) », p. 3, in ABPO, no 1, t. 115, p. 99-118, PUR, Rennes, 2008.
  25. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/terre/fief/Q/Le_Quemenet.htm et Aurélien de Courson, "La Bretagne du Ve au XIIe siècle", 1863, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65691822/f176.image.r=Plon%C3%A9is?rk=2897010;0
  26. Aurélien de Courson, "La Bretagne du Ve au XIIe siècle", 1863, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65691822/f176.image.r=Plomelin?rk=3154522;0
  27. « Leskonan et Stank Rohan se dévoilent ce week-end », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le ).
  28. Abbaye située initialement en Plomelin, puis transférée à Quimper
  29. Son père se nommait aussi Sébastien de Molac de Rosmadec
  30. Paul Aveneau de la Grancière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan", 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f151.image.r=Plomelin
  31. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4
  32. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  33. Pierrick Chuto, Un diable à Pluguffan, revue "Le Lien du Centre généalogique du Finistère", numéro 143, septembre 2017
  34. LE BRAS Yvon, La politique anticléricale du ministère Combes dans le département du Finistère, Brest, UBO, , pages 26-28..
  35. OLLIVIER Joseph, Catalogue bibliographique de la chanson populaire bretonne sur feuilles volantes (Léon - Tréguier - Cornouaille), Quimper, Librairie Le Goaziou, , page 272.
  36. « Auteur : Brélivet (Pierre) », sur kan.bzh (consulté le ).
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  39. a et b « Pluguffan », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
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  51. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  53. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  54. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  59. BRELIVET Alain, « Cantique de N-D de Grâce », Le Progrès de Cornouaille,‎ , page 22..
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AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Joseph PHILIPPE, Pluguffan. Pluguën. Recherches autour d'une commune rurale au pays de Quimper, Édition ubapar, 1989, 256 p.
  • Hélène BERRE, Pluguffan, Saint-Cyr-sur-Loire, éd. Alan Sutton, collection "Mémoire en Images", 2010, 130 p.
  • Pierre BRELIVET, Cahier de Token, Quimper, Imprimerie du Commerce, 2017, 64 p. Préface d'Alain BRELIVET et traduction des textes de l'association Gwrizioù Plugüen.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier