Millançay

commune française du département de Loir-et-Cher

Millançay
Millançay
Église Saint-Aignan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Communauté de communes de la Sologne des étangs
Maire
Mandat
Philippe Aguillon
2014-2020
Code postal 41200
Code commune 41140
Démographie
Population
municipale
780 hab. (2017 en augmentation de 5,12 % par rapport à 2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 52″ nord, 1° 46′ 25″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 127 m
Superficie 57,94 km2
Élections
Départementales Canton de Romorantin-Lanthenay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Millançay

Millançay est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Localisée au sud-est du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Grande Sologne », vaste étendue de bois, d'étangs et de prés aux récoltes médiocres. Elle est drainée par la Bonne Heure, la Nasse, le Rantin et par divers petits cours d'eau. Avec une superficie de 5 794 ha en 2017, la commune fait partie des 12 communes les plus étendues du département.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : deux sites natura 2000, trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et un espace naturel sensible, En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 52 en 1988, à 16 en 2000, puis à 20 en 2010.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : le château de Marcheval.

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

La commune de Millançay se trouve au sud-est du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Grande Sologne[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 36,9 km de Blois[3], préfecture du département, à 9,7 km de Romorantin-Lanthenay[4], sous-préfecture,La commune fait en outre partie du bassin de vie de Romorantin-Lanthenay[5].

Les communes les plus proches sont[6] : Loreux (7 km), Marcilly-en-Gault (8 km), Veilleins (8,1 km), Vernou-en-Sologne (9,1 km), Villeherviers (9,2 km), Romorantin-Lanthenay (9,7 km), Neung-sur-Beuvron (10 km), Courmemin (11,2 km) et La Ferté-Beauharnais (12,1 km).


Communes limitrophes de Millançay
Vernou-en-Sologne La Ferté-Beauharnais Marcilly-en-Gault
Veilleins   Loreux
Romorantin-Lanthenay Romorantin-Lanthenay Villeherviers

Paysages et reliefModifier

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[7]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[8]. La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Grande Sologne », dans la Sologne[9].

À l'échelle régionale, le très important taux de boisement de la Sologne en fait une sorte de gigantesque île de verdure au cœur d'un océan de cultures, entre Beauce et Champagne Berrichonne. La Grande Sologne, localisée au sud-est, entre les vallées de la Loire et du Cher, occupe à elle seule un tiers environ du Loir-et-Cher. Elle déborde ses limites en s'étendant sur le Loiret et le Cher, rejoignant la Forêt d'Orléans au nord-est et couvrant la plus grande partie du coude de la Loire jusqu'aux portes de Bourges, au sud[10].

L'altitude du territoire communal varie de 90 mètres à 127 mètres[11],[12].

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Millançay.

La commune est drainée par la Bonne Heure (8,41 km), la Nasse, le Rantin et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 78,3 km de longueur totale[13].

La Bonne Heure, d'une longueur totale de 29,6 km, prend sa source dans la commune de Millançay et se jette dans le Beuvron à Bracieux, après avoir traversé 6 communes[14]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[15].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,5 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,1 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 678 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[16]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Sites Natura 2000Modifier

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[17]. Des parties du territoire communal sont incluses dans les sites Natura 2000 suivants[18] :

  • une ZSC, la « Sologne », d'une superficie de 346 184 ha[19] ;
  • une ZPS, les « Étangs de Sologne », d'une superficie de 29 624 ha[20].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Millançay comprend trois ZNIEFF[21] :

  • l'« Étang de Malzone » (69,56 ha)[22] ;
  • les « Étangs de Favelle et du Bois » (21,58 ha)[23] ;
  • les « Étangs de Meune, la Prée, Les Gats » (195,66 ha)[24].

Espaces naturels et sensiblesModifier

Dans le cadre de sa politique environnementale, le Conseil départemental labellise certains sites au patrimoine naturel remarquable, les « espaces naturels sensibles », dans le but de les préserver, les faire connaître et les valoriser. Vingt-six sites sont ainsi identifiés dans le département dont un situé sur le territoire communal : l'« Étang de Malzoné », présentant un intérêt ornithologique[25].

UrbanismeModifier

 
Infrastructures et occupation des sols de la commune de Millançay.

Occupation des solsModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee, Millançay est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 5],[26],[27].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (98,7 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (14,5 %), cultures permanentes (0,5 %), zones agricoles hétérogènes (31,2 %), prairies (1,5 %), forêts (49,4 %), zones urbanisées (1,3 %), eaux continentales (1,8 %)[13].

PlanificationModifier

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT de Grande Sologne, prescrit en juillet 2015[28].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan d'occupation des sols approuvé, un plan local d'urbanisme était en révision[29].

Habitat et logementModifier

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Millançay en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,4 %) inférieure à celle du département (18 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 76,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (75,8 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Millançay en 2016.
Millançay[30] Loir-et-Cher[31] France entière[32]
Résidences principales (en %) 74,1 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 15,4 18 9,6
Logements vacants (en %) 10,5 7,5 8,1

Risques majeursModifier

Le territoire communal de Millançay est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[33],[34].

Risques naturelsModifier

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[33]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[35]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[36].

Risques technologiquesModifier

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[37].


ToponymieModifier

HistoireModifier

Révolution française et EmpireModifier

Nouvelle organisation territorialeModifier

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[38], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Millançay devient formellement « commune de Millançay »[38],[39].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Romorentin et au district de Romorantin[39]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[40],[41]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[40]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[42]. Millançay est alors rattachée au canton de Romorantin et à l'arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[43],[39],[44]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Millançay est membre de la communauté de communes de la Sologne des étangs, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [45].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[5], en tant que circonscriptions administratives[5]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Romorantin-Lanthenay depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[46] et à la Deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[47].

Politique et administration municipaleModifier

Conseil municipal et maireModifier

Le conseil municipal de Millançay, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[48] avec listes ouvertes et panachage[49]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 15. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[50].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Costenoble    
mars 2008 2014 Odette Meunier[51]    
2014 En cours Philippe Aguillon[51]    
Les données manquantes sont à compléter.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Millançay
Vernou-en-Sologne La Ferté-Beauharnais Marcilly-en-Gault
Veilleins   Loreux
Romorantin-Lanthenay Romorantin-Lanthenay Villeherviers

Équipements et servicesModifier

Eau et assainissementModifier

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[52].

Alimentation en eau potableModifier

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[53]. En 2019, la commune assure elle-même le service en régie[54].

Assainissement des eaux uséesModifier

En 2019, la commune de Millançay gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de entreprise privée[55]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[56] : « Les Grands Etangs », un équipement utilisant la technique de l'aération par boues activées, avec prétraitement, .Dénitrif. Bio.et déphosphatation physico-chimique, dont la capacité est de 540 EH, mis en service le [57].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[58]. La communauté de communes de la Sologne des étangs assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[59].

Sécurité, justice et secoursModifier

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Romorantin-Lanthenay qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[60].

En matière de justice, Millançay relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[61], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[62].

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[64].

En 2017, la commune comptait 780 habitants[Note 6], en augmentation de 5,12 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425400532584784825875904946
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1809379589711 0139991 0201 0501 064
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0681 1261 1821 1081 1029821 004946919
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
856743606669629667755744771
2017 - - - - - - - -
780--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51 % d'hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 10,1 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 23,1 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 9,7 %, 30 à 44 ans = 25,9 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 27,8 %).
Pyramide des âges à Millançay en 2007 en pourcentage[67]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
0,8 
7,5 
75 à 89 ans
12,7 
15,1 
60 à 74 ans
14,3 
21,6 
45 à 59 ans
19,7 
23,9 
30 à 44 ans
25,9 
10,1 
15 à 29 ans
9,7 
21,3 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[68]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

EnseignementModifier

 
École primaire publique Jacques Prévert

Millançay est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école élémentaire publique, l'école Jacques-Prévert[69].

ÉconomieModifier

Secteurs d'activitéModifier

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Millançay selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[70] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[71]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 80 100,0 (100) 63 17 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 17 21,3 (11,8) 10 7 0 0 0
Industrie 4 5,0 (6,5) 2 2 0 0 0
Construction 11 13,8 (10,3) 8 3 0 0 0
Commerce, transports, services divers 38 47,5 (57,9) 36 2 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 14 17,5 (17,5) 13 1 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 10 12,5 (13,5) 7 3 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (38 entreprises sur 80) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (21,3 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 80 entreprises implantées à Millançay en 2016, 63 ne font appel à aucun salarié et 17 comptent 1 à 9 salariés.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[72]

AgricultureModifier

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[73]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[74]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 45 en 1988 à 16 en 2000 puis à 20 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 34 ha en 1988 à 33 ha en 2010[73]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Millançay, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Millançay (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[73]
Nombre d'exploitations (u) 45 16 20
Travail (UTA) 52 31 35
Surface agricole utilisée (ha) 1 524 701 663
Cultures[75]
Terres labourables (ha) 1 334 655 538
Céréales (ha) 675 345 366
dont blé tendre (ha) 41 s s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 257 177 129
Tournesol (ha) 35 s
Colza et navette (ha) s
Élevage[73]
Cheptel (UGBTA[Note 7]) 876 307 199

.

Produits labellisésModifier

La commune de Millançay est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 8] d'un produit[76] : un fromage (le Selles-sur-cher[77]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[78] et les volailles de l’Orléanais[79],[76].

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée caractérisée par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  7. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  8. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

RéférencesModifier

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