Ouvrir le menu principal

Neung-sur-Beuvron

commune française du département de Loir-et-Cher

Neung-sur-Beuvron
Neung-sur-Beuvron
L'église Saint-Denis.
Blason de Neung-sur-Beuvron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Chambord
Intercommunalité Sologne des Étangs
Maire
Mandat
Edith Bresson
2017-2020
Code postal 41210
Code commune 41159
Démographie
Gentilé Noviodunois ( de Noviodunum, ancien nom de Neung)
Population
municipale
1 218 hab. (2016 en diminution de 2,25 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 10″ nord, 1° 48′ 20″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 122 m
Superficie 63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Neung-sur-Beuvron

Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher

Voir sur la carte topographique de Loir-et-Cher
City locator 14.svg
Neung-sur-Beuvron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Neung-sur-Beuvron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Neung-sur-Beuvron
Liens
Site web www.neung-sur-beuvron.fr

Neung-sur-Beuvron est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

GéographieModifier

 
Pont sur la Tharonne.

Le site historique de Neung est situé entre deux rivières : le Beuvron et la Tharonne. Par vue aérienne, on peut facilement observer la forme circulaire de l'ancien oppidum romain.

ToponymieModifier

Anciens noms[1] : Noviodunum (52 avant J.-C. - César, BG, VII, 12) ? Noodunum (990), Neung (1793). En réalité, ce Noviodunum Biturigum cité par César a plus de chance de correspondre à Neuvy-sur-Barangeon (Cher), beaucoup plus proche d'Avaricum/Bourges. C'était l'avis de L.-A. Constans, traducteur du Bellum Gallicum.

HistoireModifier

Neung-sur-Beuvron est réputée être l'agglomération romaine de Noviodunum Biturigum (bien que peuplée de Carnutes). Elle est mentionnée par Jules César dans la Guerre des Gaules, où est décrite la résistance de la population et de Vercingétorix en -52. Elle fut le théâtre d'une grande bataille en ladite année 52 av. J.-C. De modestes vestiges romains existent encore, dont une route romaine allant du village à la Ferté-Beauharnais, traversant la forêt, et connue sous le nom des « chemins bas ». Une très grande arène, à la sortie de Neung direction Romorantin, a dû être rensablée, après fouilles, au lieu-dit Avignon à quelques mètres de la rivière le Néant. L'oppidum est très visible vu d'avion. Au cours de fouilles datant de la fin du XIXe siècle, un bâtiment monumental gallo-romains a été mis en évidence : un théâtre antique[2]

Jeanne d'Arc serait également passée par le village après la libération d'Orléans, le mardi 7 juin 1429 au soir.

Au bas du clocher de l'église du village deux plaques commémorent, suivant le vœu du maire de l'époque, Léon Bellessort, ces deux événements.

Une gare des tramways de Sologne se situait dans la commune.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1929 mai 1953 Henri de Geoffre de Chabrignac    
mai 1953 mars 1989 Charles Quenet RI-UDF Conseiller général (1955-1992)
mars 1989 avril 1991 Lucien Petat    
avril 1991 mars 2001 Jean Viginier    
mars 2001 mars 2014 Michel Legourd    
mars 2014 juillet 2017 Guillaume Peltier LR Député
Président de la Communauté de Communes
juillet 2017 en cours Edith Bresson[3] DVD  
 
La mairie.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 1 218 habitants[Note 1], en diminution de 2,25 % par rapport à 2011 (Loir-et-Cher : +0,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9821 0021 0989929449799661 0341 018
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0781 1151 1921 1881 2111 2641 3351 3211 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3421 4501 4111 3091 2501 2521 2661 1631 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1751 2051 1551 1961 1521 1121 1441 2231 222
2016 - - - - - - - -
1 218--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 24,6 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 14 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 35 %).
Pyramide des âges à Neung-sur-Beuvron en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90  ans ou +
2,9 
7,8 
75 à 89 ans
15,1 
15,9 
60 à 74 ans
17,0 
24,4 
45 à 59 ans
18,3 
18,5 
30 à 44 ans
18,8 
13,9 
15 à 29 ans
13,9 
18,7 
0 à 14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

EnseignementModifier

Neung-sur-Beuvron est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école maternelle publique, l’école Les Castors[10], et d'une école primaire publique, l'école Les Carnutes[11].

La commune dispose d'un collège, le collège Louis-Pergaud, géré par le département[12].

Culture locale et patrimoineModifier

Voies et lieux-ditsModifier

163 odonymes recensés à Neung-sur-Beuvron
au 7 mars 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Promenade Route Rue Square Autres Total
0 0 0 0 7 0 6 [N 1] 0 0 4 [N 2] 0 6 [N 3] 22 [N 4] 0 118 [N 5] 163
Notes « N »
  1. Impasse de Belleville, Impasse de l'Égalité, Impasse de Varenne, Impasse des Monts, Impasse des Places Basses et Impasse Sully.
  2. Place Albert Prudhomme, Place Charles de Gaulle, Place Charles Quenet et Place de l'Église.
  3. Route d'Orléans, Route de Groselay, Route de la Marolle, Route de Marcilly-en-Gault, Route de Romorantin et Route de Vernou.
  4. Dont Rue du 11-Novembre-1918 et Rue du 8-Mai-1945.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monumentsModifier

 
La villa à « pans de bois » Saint-Léon.
Traversée de Neung via les D 923 et D 925.
  • L'église Saint-Denis.
  • La Motte de Condras, ensemble monumental gallo-romain.
  • Le château de Villebourgeon.
  • Le château de Villemorant
  • Le château de La Chauvellerie
  • Le château du Gué-Mulon
  • Le château de Marcheval
  • Le château de La Touchette
  • La villa Saint-Léon.

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Neung-sur-Beuvron se blasonnent ainsi :

D'argent au chevron d'azur accompagné de trois têtes d'aigle de sable, becquées, lampassées et arrachées de gueules.

Armes du dernier bailli de Neung, le sieur Pajot.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Lucien Jullemier (1847-1928), avocat, décédé à Neung-sur-Beuvron où il possédait le château de La Touchette.
  • Jean-Bedel Bokassa, président de la république centrafricaine, était le propriétaire du château de Villemorant[13].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France.
  2. Henri Delétang, « Le théâtre gallo-romain de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher) et son environnement / The romano-gqulish theater at Neung-sur-Beuvron and its surrounding. », Revue archéologique du Centre de la France, vol. tome 27, no fascicule 2,‎ , pages 141 à 195 (DOI 10.3406/racf.1988.2559, lire en ligne, consulté le 18 octobre 2016).
  3. http://www.lepetitsolognot.fr/neung-beuvron-edith-bresson-elue-maire/
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Évolution et structure de la population à Neung-sur-Beuvron en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 octobre 2010)
  10. Site de l'école Les Castors
  11. Site de l'école Les Carnutes
  12. Site du collège Louis Pergaud
  13. Vasset B, « Sur les traces de “papa Bok” », Le Journal de la Sologne, hiver 2010-211, p. 60-63

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier