Marcillé-Robert

commune française d'Ille-et-Vilaine

Marcillé-Robert
Marcillé-Robert
Le quartier de la Ville-Bédon, au bord de l'étang de Marcillé.
Blason de Marcillé-Robert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Roche aux Fées Communauté
Maire
Mandat
Laurent Divay
2020-2026
Code postal 35240
Code commune 35165
Démographie
Gentilé Marcilléens
Population
municipale
947 hab. (2020 en diminution de 4,05 % par rapport à 2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 00″ nord, 1° 21′ 40″ ouest
Altitude Min. 37 m
Max. 87 m
Superficie 20,30 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de La Guerche-de-Bretagne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Marcillé-Robert

Marcillé-Robert est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. C'est une commune rurale située à une vingtaine de kilomètres au sud de Vitré et voisine au nord de Retiers, le siège de son intercommunalité. Le bourg est situé le long e l'étang de Marcillé, alimenté par la Seiche et l'Ardenne.

Elle est peuplée de 947 habitants[Note 1], nommés les Marcilléens.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de Marcillé-Robert.
  Boistrudan Moulins Bais  
Essé N Visseiche
O    Marcillé-Robert    E
S
Le Theil-de-Bretagne Retiers

DescriptionModifier

Les altitudes au sein du territoire communal sont comprises entre 87 mètres (à la limite nord de la commune, au niveau du carrefour entre la D 463 et la D107, où se trouve la chapelle de Notre-Dame d'Alliance (située dans la commune de Bais) et 37 mètres (à la limite ouest de la commune, à l'endroit où la Seiche quitte le territoire communal). le relief est assez vallonné en raison de la présence de deux vallées assez encaissées : celle de la Seiche, rivière affluente de rive gauche de la Vilaine, qui coule est-ouest et forme la limite communale avec Retiers dans sa partie amont et celle de l'Ardenne, rivière affluente de la Seiche, qui forme aussi sur une partie de son tracé limite communale avec Retiers ; ces deux cours d'eau confluent au niveau de l'étang de Marcillé-Robert, qui se subdivise pour cette raison en deux bras, celui de l'est correspondant à la vallée de la Seiche et celui du sud à celle de l'Ardenne. Quelques cours d'eau secondaires, affluents de rive droite de la Seiche, parcourent la partie nord de la commune : le ruisseau du Bas Mesnil (qui se jette dans l'étang de Marcillé-Robert) et le ruisseau de Bueuf, qui rejoint la Seiche en aval du dit étang.

La commune présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts (villages) et fermes isolées ; éloignée des grandes villes, elle a échappé à toute rurbanisation et périurbanisation, avec tut au plus deux modestes lotissements aux deux extémités du bourg, lequel, étiré en longueur dans le sens ouest-est le long de la D 48, se trouve à une bonne soixantaine de mètres au nord du bras est de l'étang de Marcillé qu'il domine d'une quinzaine de mètres.

La commune est desservie par plusieurs routes départementales qui convergent vers le bourg ou le traversent : la D 48 vient côté ouest de Janzé et Essé et poursuit vers l'est en direction de Visseiche après avoir traversé le bourg ; côté nord, la D 116 vient de Moulins et la D 107 de Louvigné-de-Bais ; côté nord-ouest la D 32 vient de Boistrudan et, après avoir traversé le bourg, poursuit son tracé au sud de la commune, étant le seul axe routier reliant la partie sud de la commune (au sud de l'étang de Marcillé) grâce au pont du Rachat qui enjambe la branche orientale du dit étang ; côté sud, la D 107 relie Marcillé-Robert à Retiers. Mais l'axe routier le plus important, la D 463, ne fait que longer le territoire communal (formant limite communale avec Bais) : elle vient côté nord-ouest de Rennes et Châteaugiron, et poursuit vers le sud-est en direction de La Guerche-de-Bretagne.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 13,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 710 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Soudan », sur la commune de Soudan, mise en service en 1994[7] et qui se trouve à 24 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 821,7 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, mise en service en 1945 et à 30 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[13].

FloreModifier

Du point de vue de la richesse de la flore, Marcillé-Robert compte parmi les communes du département possédant dans leurs différents biotopes un nombre important de taxons, soit 512 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). Plus que ce nombre, il faut considérer 34 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 18 taxons protégés et 25 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[14].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Marcillé-Robert est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,4 %), zones agricoles hétérogènes (35,8 %), prairies (13,5 %), eaux continentales[Note 7] (4,9 %), forêts (2,6 %), zones urbanisées (1,8 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Marcilliaco en 1020, ecclesia Marcillei en 1170, Marcilleyum Roberti en 1516[22].

Marcillé : d'origine latine, d’un nom d’homme Marcilius, sans doute le propriétaire d’un domaine gallo-romain[22], suivi du suffixe de localisation gaulois, -akon, évolué en -e .

Robert : second fils de Riwallon (ou Rivallon) de Vitré, grand seigneur féodal du XIe siècle[22].

HistoireModifier

Moyen-ÂgeModifier

Marcillé-Robert est une localité très ancienne : on y battait monnaie dès le début du VIIe siècle. Un château fut édifié au début du XIe siècle par le premier seigneur de Vitré, Riwallon, pour son fils Robert : c'est alors que Marcillé prit le nom de Robert. En 1108, le seigneur Robert de Marcillé fit rehausser la digue, afin desurélever le niveau d'eau de l'étang de Marcillé, qui existait donc antérieurement, en vue de renforcer les défenses du château. Ce même Rivallon de Vitré donna le tiers des revenus de Marcillé à l'abbaye de Marmoutier ; les moines bénédictins de Marmoutier implantèrent un prieuré, dénommé prieuré Saint-Jacques, sur les bords de la Seiche en 1189 et André, baron de Vitré lui accorda en 1198 la perception du droit de passage de la rivière, le droit de mouture et les dîmes qu'il percevait jusqu'alors ; il annexa par la suite ce prieuré à celui de Sainte-Croix de Vitré[23]. En 1197 Herbert, évêque de Rennes, confirma l'abbaye de Marmoutier dans la possession de l'église de Marcillé (le recteur de Marcillé fut longtemps présenté par l'abbé de Marmoutier[24]) et de ses dépendances[25].

Le Bois-Robin appartenait en 1400 à Pierre Geebert et en 1427 à Jean des Valleux. En 1431 Hervé Huguet, de la maison du Bois-Robin, fut nommé évêque de Saint-Brieuc, par décision du duc Jean V ; il fut l'un des évêques chargés par le concile de Bâle de lever des subsides sur le clergé de Bretagne pour l'entretien et la nourriture des ambassadeurs du Duc au dit concile[26].

La maison noble du Champ-Bellé appartenait en 1420 à Pierre de Beaucé, et en 1672 à René de Beaucé, chevalier et seigneur du Champ-Bellé ; la Tautuère appartenait en 1427 à Raffray Havart. Pierre de Tinténiac, seigneur du bourg et habitant le château de Marcillé, était alors capitaine de Marcillé-Robert (Marcillé-Robert avait alors le titre de ville)[26]. Six autres nobles de Marcillé-Robert étaient mentionnés à Marcillé-Robert lors de la Réformation de 1427 : Jean Giffart (chevalier) ; Raoullet Jarret (seigneur de Trozé) et son fils Olivier : Pierre Geebert (seigneur de Boisrobin) ; Raffray Harvart (seigneur de la Tautuère) et Pierre (seigneur de Boispéan)[27].

En 1472 le duc François II, qui se battait alors contre le roi de France Louis XI, établit son camp pendant un mois à Marcillé-Robert. Les habitants de Marcillé-Robert, appauvris par les guerres (Guerre de Bretagne et Guerre folle), la disette et les épidémies exposèrent au duc François II qu'ils étaient dans l'impossibilité de payer les contributions et impôts accoutumés. Le Duc ordonna le à deux secrétaires de sa chancellerie, Raoul Bouquet et Robert Macé, de se rendre à Marcillé-Robert pour vérifier la situation des habitants ; les impôts furent diminués[26].

Le château fort est pris en 1488 par Louis II de La Trémoille au service du roi de France Charles VIII[27].

Temps modernesModifier

 
Le château de Marcillé-Robert.

La petite ville fortifiée s'est développée initialement autour du château, les remparts du XVe siècle étaient coupés par trois portes ; par la suite la ville s'est divisée en trois bourgs : à l'Ouest, la Ville-Bedon, au centre, la ville proprement dite et, à l'Est, le bourg avec l'église et le prieuré des Béndictins de Marmoutier.

Le château fut démantelé en 1595 sur ordre d'Henri IV : « Le chasteau de cette seigneurie, par commandement de Fay d'Aumont, maréchal de France, comte de Châteaubourg [erreur : comte de Châteauroux], gouverneur de l'armée du Roy en Bretagne, à la requête de Madame de Laval ce jour 8 mars et quinzaine d'avril 1595 » est-il écrit sur les registres paroissiaux de Marcillé-Robert. La tradition locale rapporte qu'en 1597 les habitants de Marcillé-Robert marchèrent en armes contre les huguenots réfugiés au château de la Borderie (en Retiers) et qu'ils les en expulsèrent par le fer et la flamme[[#cite_note-Dictionnaire_historique_et_g�ographique_de_la_province_de_Bretagne_..._-_Jean_Og�e_-_Google_Livres-35|[28]]]. Par héritage, la propriété de la seigneurie de Marcillé passa en 1606 des comtes de Laval à la famille de la Trémoille, Henri Ier de La Trémoille prenant le nom de Guy XXI de Laval[27].

La construction d'une chapelle, Notre-Dame de la Bonne-Mort, est décidée le , à l'ouest du bourg, l'église située à l'Est paraissant trop éloignée pour de nombreux paroissiens. Cette chapelle, qui existait encore à la fin du XIXe siècle a disparu depuis.

En 1674, Paul Bigot des Salles est sénéchal de Marcillé ; son descendant Joseph Charles Bigot des Salles[29] est en 1764 procureur fiscal de la baronnie de Vitré en la châtellenie de Marcillé[30].

 
Carte de Cassini représentant Marcillé-Robert et ses environs vers 1786.

Le le général de Marcillé décida la reconstruction de l'église paroissiale (il s'agissait de l'ancienne église romane construite par les Bénédictins du prieuré de Marcillé) qui était trop petite et prête à tomber en ruines. La nouvelle église ne fut achevée qu'en 1713 (elle fut à nouveau reconstruite en 1830)[27].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Marcillé-Robert en 1778 :

« Marcillé-Robert ; paroisse avec titre de châtellenie, de la dépendance de la baronnie de Vitré ; à 7 lieues à l'est-Sud-est de Rennes, son évêché et son ressort ; à une lieue trois quarts de La Guerche, sa subdélégation. On y compte 1 500 communiants[Note 8]. M. le duc de la Trémouille [Trémoille] en est le seigneur ; la cure est à l'Ordinaire. (...). Dans les grands froids, on voit ordinairement un grand nombre de cygnes sur l'étang, qui est au Sud et à l'Est du bourg. Les juridictions suivantes s'exercent à Marcillé : Marcillé, haute justice, à M. le duc de la Trimouille [Trémoille] ; la Barre, vicomté et haute justice, au même seigneur ; Trozé, haute justice, et les deux basses justices de Fretai, appartiennent à Mlle Tuffin de la Rouerie [erreur ; en fait à Marie Eugène Charles Tuffin de La Rouërie]. (...)[26]. »

Révolution françaiseModifier

L'assemblée des paroissiens de Marcillé-Robert préalable aux États généraux de 1789 se tint le sous la présidence de Jan-Baptiste-Marie Després[Note 9], procureur fiscal de la baronnie de Vitré au siège de Marcillé-Robert en présence de 21 paroissiens. Un cahier de doléances fut rédigé, reprenant en partie celui de Sainte-Colombe ; les deux deputés élus chargés de représenter la paroisse lors de l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée furent Mathurin Chauvin (de la Bessellerie) et François Lancelot Duplessis)[31].

La population de la commune était, parait-il, favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire était alors celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[32].

Le XIXe siècleModifier

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Marcillé-Robert en 1853 :

« Marcillé-Robert (sous l'invocation de saint Ouen) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...) Principaux villages : Montalembert, Fretay, Maupré, la Haute et la Basse-Louvignère, Haut et Bas-Freux, Clinchamp, Bas-Mesnil, la Briffaudais, Amilié, Vezin, la Mettrie. Superficie totale 2 029 ha 91 ares dont (...) terres labourables 1 330 ha, prés et pâturages 264 ha, bois 116 ha, vergers et jardins 92 ha, landes et incultes 66 ha, étangs 88 ha (...). Moulins : 5 (de Marcillé 3, de Fretay 2 ; à eau). (...) Cette commune est traversée de l'est à l'ouest par la rivière de Seiche. Elle est limitée au sud par la petite rivière d'Ardaine (Ardenne), qui se pert dans l'étang de Marcillé ; enfin au nord-ouest et au sud-est par la route départementale de Rennes à La Guerche. Il y a foire le premier et le troisième samedi de mai. marché le samedi. Géologie : schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo][[#cite_note-Dictionnaire_historique_et_g�ographique_de_la_province_de_Bretagne_..._-_Jean_Og�e_-_Google_Livres-35|[28]]]. »

Ces mêmes auteurs ajoutent que « la ville de Marcillé-Robert possédait une enceinte fortifiée, dont les portes seules ont conservé quelques débris » et que les tours du château, « qui sont en ruines, ont encore plus de 16 à 18 mètres de hauteur ».

Au milieu de la ville s'élevaient les halles détruites vers 1884.

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

La Première Guerre mondialeModifier

 
Le monument aux morts de Marcillé-Robert.

Le monument aux morts de Marcillé-Robert porte les noms de 60 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 6 sont morts en Belgique dont 4 (Jules Deniau, Prudent Lemoux, Pierre Marsollier et Constant Mury) dès le  ; Pierre Bécan est mort des suites de ses blessures le au camp de prisonniers de Cassel-Niederzwehren (Allemagne) ; Jean Marchand est mort en 1916 à Salonique et Victor Saudrais dans l'actuelle Albanie le , tous deux dans le cadre de l'expédition de Salonique ; tous les autres sont décédés sur le sol français : trois (Auguste Chauvel, Louis Frin et Francis Massonnais) ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et trois (Jean Bénard, Pierre Bourry et Pierre Charron) de la Croix de guerre[[#cite_note-M�morialGenWeb_Relev�_v21-42|[33]]].

L'Entre-deux-guerresModifier

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Marcillé-Robert porte les noms de 9 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi elles Armand Bizeul, Joseph Le Sage de la Haye, Émile Levêque, Henri Reveillard et Guillaume Vallée sont morts en 1940 lors de la Campagne de France ; Auguste Bignon est mort de maladie alors qu'il était en captivité en Allemagne au stalag VIII C à Sagan (désormais Żagań, ville polonaise) ; Léon Divay (tué lors d'un mitraillage le à Marcillé-Robert[Note 10]) fut une victime civile de la guerre[[#cite_note-M�morialGenWeb_Relev�_v21-42|[33]]].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

Un soldat (Jules Delourmel) originaire de Marcillé-Robert est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine[[#cite_note-M�morialGenWeb_Relev�_v21-42|[33]]].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De gueules au lion d’or surmonté d’un lambel du même.

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1803 1812 Jean Fournier[Note 11]    
1812 1851 François Després-Duval[Note 12]   Notaire. Conseiller général entre 1833 et 1842. Chevalier de la Légion d'honneur.
1851 1860 Jean Moullin[Note 13]   Officier de santé.
1860 1881 Émile Legeard[Note 14]   Notaire. Conseiller général entre 1860 et 1867.
1881 1919 Adolphe Frangeul des Touches[Note 15]   Propriétaire.
1919 1938 ou avant Raoul Lesage de La Haye[Note 16]   Docteur en droit.
         
mars 1959 mars 1977 François Lesage de la Haye[Note 17]   Chevalier du Mérite agricole et de l'Ordre national du Mérite (1980). Fils de Raoul Lesage de La Haye, maire à partir de 1919.
mars 1977 mars 1983 Eugène Bagourd[Note 18]   Agriculteur.
mars 1983 juin 1995 Constant Debroize[Note 19]   Agriculteur Retraité.
juin 1995[34] mars 2008 Marcel Jamois   Enseignant.
mars 2008[35] 27 décembre 2019[36]
(décès)
Louis Chapon SE Agriculteur.
27 décembre 2019[37] 3 juillet 2020 Guy Vallée   Commerçant retraité, maire par intérim
3 juillet 2020 En cours Laurent Divay[38]   Fonctionnaire de police.
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40].

En 2020, la commune comptait 947 habitants[Note 20], en diminution de 4,05 % par rapport à 2014 (Ille-et-Vilaine : +5,48 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3631 6381 4971 7571 8001 7891 7591 7661 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7061 7281 6971 5811 5391 4841 4801 4151 396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3471 3281 3001 1381 1041 1201 1201 1011 090
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 048983943837837856922931964
2017 2020 - - - - - - -
959947-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

Monument historique :

La commune abrite un monument historique depuis le classement en 2017 de l'ancien château-fort médiéval[43], en partie ruiné (des travaux de restauration sont en cours).

On peut noter par ailleurs dans le patrimoine de la commune les bâtiments suivants :

Commencée en 1688, terminée en 1713, elle est composée d'une nef terminée par une abside semi-circulaire et d'un transept. La face sud présente un clocher-porche construit en 1713 (reconstruit en 1830) additionné d'un ossuaire. L'intérieur possède une voûte boisée, l'abside est décorée de peintures qui ont été restaurées. Un grand retable datant de 1825 à colonnes torses ornées de feuillages est accosté de deux ailes arrondies. Elle est surmontée d'un toit octogonal en forme de carène et d'un campanile[44].
  • La chapelle est tout ce qui subsiste de l'ancien prieuré[45].
  • Un petit sanctuaire dédié à Notre-Dame, situé près de la mairie.
  • Le château de la Motte, de style néogothique, a été construit, probablement par Jacques Mellet, en 1872-1873 à l'emplacement de l'ancien prieuré pour le compte de la famille Lesage de La Haye[46].
  • Un moulin à vent situé près Le Freux[47].
  • Un autre moulin à vent à Malabrys[48].
  • Un ancien séchoir à lin, situé dans la partie est du bourg.
  • Des fermes : celles de la Haute Corbinais[49] (elle date du XVIIIe siècle), de la Boisardière[50] (son cadran solaire date de 1751) et de la Jagaudière[51] notamment.
  • La résidence de l'Étang, actuellement un EPHAD, se trouve dans un ancien manoir habité successivement par le passé par Pierre de Tinténiac en 1427, puis successivement par les familles de Bœuvres, la Chapelle et la Belinaye, et qui fut transformé en hospice au XVIIIe siècle[27].
  • la "Minoterie" (une ancienne minoterie située juste en aval de la digue de l'étang de Marcillé-Robert, exploitée jusqu'en 1979 et devenue ensuite une discothèque), devenue depuis 2020 un lieu d'artistes, d'expositions et de spectacles pendant la saison estivale, animé par l'association portant le même nom[52].

Site naturel :

  • L'étang de Marcillé-Robert, d'une superficie de cent hectares, alimenté par les eaux de la Seiche et de l'Ardenne. On peut y observer de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs, notamment hivernants.

Activité et manifestationsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2020, légale en 2023.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Personnes en âge de communier.
  9. Né en 1744.
  10. Léon Divay, boulanger au bourg de Marcillé-Robert, fut victime d'un mitraillage par un avion anglais alors qu'il conduisait une femme enceinte à la maternité de Janzé.
  11. Probablement Jean Fournier, né le à Marcillé-Robert.
  12. François Després-Duval, né le à Marcillé-Robert, décédé le à Marcillé-Robert.
  13. Jean Moulin, né le à Marcillé-Robert.
  14. Émile Legeard de la Dirays, né en 1807 à Retiers, décédé le à Marcillé-Robert.
  15. Adolphe Frangeul des Touches, né le à Marcillé-Robert, décédé le à Marcillé-Robert.
  16. Raoul Lesage de La Haye, né le à Marcillé-Robert, décédé le à Marcillé-Robert.
  17. François Lesage de la Haye, né le à Rennes, décédé le à Trégarantec .
  18. Eugène Bagourd, né le à Bais, décédé le à Saint-Grégoire.
  19. Constant Debroize, né vers 1923, décédé en 2012.
  20. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

RéférencesModifier

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