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BiographieModifier

Louis Süe est issu d'une famille de négociants en vin de la région bordelaise. Il est le fils aîné d'Henri Marie Sidonius Süe et de son épouse Marie-Élisa Mathilde Süe, née Paulet. Il aura un frère. Il est l'arrière-petit-neveu de l'écrivain Eugène Sue et compte dans sa famille des médecins célèbres.

Après des études au lycée de Bordeaux, Louis Süe entre au collège Sainte-Barbe à Paris. Il prépare l'École polytechnique, puis abandonne pour devenir, en 1893, l'élève de l'architecte Victor Laloux à l'École des beaux-arts de Paris. Il présente un projet de gymnase au concours de 1re classe et obtient une première seconde médaille[1]. Il a pour professeur de théorie Georges Gromort. Il est diplômé architecte DPLG en juin 1901, et commence à construire en 1903. En collaboration avec l'architecte Paul Huillard, il réalise à partir de 1903 à Paris des ateliers d'artistes et immeubles de rapport, rue Cassini, boulevard Raspail, et boulevard du Montparnasse. Leur agence est installée au 17, rue Boissonade à Paris 14e arrondissement[2]. Puis à partir de 1906, ils ouvrent une agence au 81, rue Madame et en 1912, une au 27, quai Voltaire.

Il se lie avec André Groult et Paul Poiret avant le début de la Première Guerre mondiale. Il participe à la décoration de la maison de ce dernier, qui accueille les défilés du célèbre couturier. En 1914, il demeure au 124, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris[3]. Il est mobilisé dans l'armée d'Orient.

Il épouse en premières noces Hélène Marie Aline Macqueron en 1916, qui lui donnera un fils. Il divorce en 1919 et épouse en secondes noces Suzanne Julia Béringuet, artiste peintre, sœur de François Berouard.

En rupture avec l'Art nouveau, il fonde l'Atelier français, rue de Courcelles avec Drésa, André Mare(1885-1932) qui expose en 1912 sa maison cubiste, et Roger de La Fresnaye, puis il fonde la Compagnie des arts français en 1919 avec André Mare, avec lequel après la guerre ils réalisent le décor des fêtes de la Victoire à Paris en compagnie du peintre Gustave Jaulmes. À la suite d'éditions de meubles en série, la Compagnie des arts français connaît des difficultés financières et est rachetée en 1922 par Gaston Monteux, industriel, fabricant de chaussures et propriétaire des magasins de chaussures Raoul.

Habitué de la Closerie des Lilas, il y rencontre ses amis Claude Debussy, André Gide, Charles Guérin, Pierre Louÿs, André Mare, Jean Moréas, Jean de Tinan, et les peintres Pierre Bonnard, André Derain, André Dunoyer de Segonzac et Roger de La Fresnaye.

De nombreux peintres, parmi lesquels Dunoyer de Segonzac, Charles Dufresne et Paul Véra, rejoignent ce groupe qui s'impose à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. André Mare et Louis Süe réalisent le pavillon du musée d'Art contemporain. Paul Géraldy commande aux deux associés les décors de sa pièce Robert et Marianne, créée à la Comédie-Française en 1925.

Il dessine des flacons de parfum pour la Maison Jean Patou, et est l'architecte du 24, quai de Béthune à Paris sur l'Île Saint-Louis.

En 1928, il vient habiter au 22, avenue de Friedland dans le 8e arrondissement de Paris

On lui confie en 1937 la réalisation de la décoration du foyer du théâtre du palais de Chaillot.

Il possède une résidence familiale à Saint-Caprais. Louis Süe est un grand sportif qui pratique la course à pied, le tennis, l'aviron, la voile, le saut en hauteur et la natation. Il est l'ami et l'amant de la danseuse américaine Isadora Duncan, dont il tente en vain de sauver de la noyade les deux enfants bloqués dans leur voiture tombée dans la Seine.

Associé avec son neveu Gilbert Olivier Süe, ils s'installent au 122, rue de Grenelle, de 1952 à sa mort en 1968.

ŒuvreModifier

ArchitectureModifier

Projet non aboutiModifier

DécorModifier

Manifestation, local commercial et privéModifier

PaquebotModifier

Décor de théâtreModifier

Louis Süe réalisa également des costumes de scène.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

Beaux-artsModifier

Arts décoratifsModifier

PublicationsModifier

  • Conférence prononcée le sur l'architecture au Palais de l'Ambassade de France à Ankara, Paris, impr. François Bernouard, 1950.
  • Allocutions prononcées lors de la remise de l'épée d'André Arbus au musée Galliera à Paris le , Paris, Firmin Didot, 1966.

SalonsModifier

ExpositionsModifier

Collaborateurs et élèvesModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Centre d'archives d'architecture du XXe siècle à la Cité de l'architecture et du patrimoine de l'Institut français d'architecture, fonds Louis Süe (1875-1968), 30 IFA, n°inv:30/07 et suivant.
  2. Bulletin municipal officiel, 1903-1905[réf. non conforme].
  3. Bulletin municipal officiel de 1914[réf. non conforme].
  4. Fonds Louis Süe, n°inv:30/09.
  5. Fonds Louis Süe, n°inv:30/08, 30/09 & 30/12.
  6. Fonds Louis Süe, n°inv:30/10.
  7. Fonds Louis Süe, n°inv:30/12.
  8. Fonds Louis Süe, n° inv: 30/13.
  9. Mathilde Dion, « Louis Süe », in Notices biographiques d'architectes français, Paris, 1991, 2 vol., Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle.
  10. Ensemble d'Immeubles référencés PA00088145.
  11. Mérimée : PA00080650.
  12. Base Mérimée, réf:PA64000001/
  13. Inventaire général du Patrimoine, réf:IA00079754.
  14. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  15. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  16. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  17. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  18. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  19. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  20. Notice de l'œuvre sur la base Joconde.
  21. Notice de l'œuvre sur la base Joconde
  22. Centre de documentation, les arts décoratifs, n°inv:45234.
  23. Suzanne Day, « Louis Süe, architecte des années folles, associé d'André Mare », in Arts décoratfs, Liége Mardaga, 1986.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dictionnaire Bénézit, 1976.
  • Collectif, Les Médailles des Concours d'architecture de l'École nationale des Beaux-Arts à Paris, 1re année, Paris, A. Guérinet, 1899-1900.
  • Florence Camard, Süe et Mare et la Compagnie des Arts Français, éditions de l'Amateur, no 546, p. 147, 287 p.
  • Suzanne Day, « Louis Süe, architecte des années folles, associé d'André Mare », in Arts décoratfs, Liége Mardaga, 1986.
  • Mathilde Dion, « Louis Süe », in Notices biographiques d'architectes français, 2 vol., Paris, Ifa-Archives d'architecture, 1991.

Liens externesModifier