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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arbus.
André Arbus
André arbus, mobilio per il padiglione della SAD all'espozione internazionale del 1937, 01.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
André Pierre Léon ArbusVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Distinctions
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Œuvres principales

André Pierre Léon Arbus était un architecte, décorateur et sculpteur français du XXe siècle, né à Toulouse le , mort à Paris le .

Il appartient à une vieille famille d'ébénistes toulousains[1].

BiographieModifier

Après avoir fréquenté le lycée Pierre-de-Fermat[2], il commence une licence en droit et s'inscrit à l'école des beaux-arts de Toulouse où il rencontre le sculpteur Henry Parayre[3]. Il intègre l'atelier d'ébéniste de son père[4]. Dès 1925, il participe à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, et obtient la médaille d'argent avec une coiffeuse réalisée avec son ami Marc Saint-Saëns[2]. Il exposera régulièrement, aux Salons des artistes décorateurs ainsi qu'au Salon d'automne[5].

En 1932, il s'installe à Paris, rue Gazan et ouvre un bureau au 24, avenue Matignon. En juin, la galerie des Quatre-Chemins expose une dizaine de ses réalisations[3].

La table en sycomore ornée de masques du sculpteur russe Androusov qu’il présente au jury de la Fondation américaine Blumenthal en 1934 lui permet de remporter à l’unanimité des jurés le prix qui récompense les jeunes talents français[2],[6].

De 1934 à 1954, il continue à suivre les travaux exécutés dans l'atelier familial en se rendant chaque semaine à Toulouse. Très attaché à sa région natale, ses liens d'amitiés débouchent souvent sur des collaborations artistiques. Le décorateur Georges Soutiras, les sculpteurs Joseph Monin et Henry Parayre, ainsi que le peintre cartonnier Marc Saint-Saëns contribuent régulièrement à ses créations[1].

À l'Exposition universelle de 1937, il présente « Une demeure en Île-de-France », « La maison d'une famille française », un restaurant au Centre régional et plusieurs ensembles mobiliers. À cette époque, il est installé au 75, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

En dehors d'importantes participations aux salons des artistes décorateurs et aux expositions, il représente en 1939 la section française à l'exposition internationale de New York.

À partir de 1950, il expose ses œuvres de sculpteur aux salons des Tuileries et d'Automne.

Son mémoire de proposition « à titre exceptionnel » au grade d'officier de la Légion d'honneur en 1954 révèle des travaux opérés au bénéfice des résidences présidentielles, hôtels administratifs, de paquebots…

Il est élu en 1965 à l'Académie des beaux-arts.

Il a également fait œuvre d'architecture, comme le phare du Planier[7],[8] et la caserne de marins-pompiers de Mirabeau, construite en 1942 à Marseille[9].

André Arbus a ensuite vécu dans le château de Letteguives, commune du département de l'Eure. Pourtant décédé à Paris, au 21, quai de la Tournelle, et d'origine toulousaine, il est enterré dans le cimetière du petit village de l'Eure. Afin d'honorer cette grande personne dans une si petite commune, le conseil municipal décide en 2013 de donner son nom à la salle des fêtes désormais nommée « salle André-Arbus ».

Du lierre faisant guise de sépulture, cette dernière a été rénovée en laissant place à une plaque sur laquelle apparaît son identité.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Sophie Vinel, Décorateurs toulousains, 1890-1970, Éditions de l'Amateur, , 192 p. (ISBN 2859174435).
  2. a b et c Luce Rivet, « L'art du meuble à Toulouse dans la première moitié du XXe siècle », Revue de Comminges,‎ 1985/01-1985/03, p. 99-111.
  3. a et b Yvonne Bruhammer, Marie-Laure Perrin et Yves Gastou, André Arbus architecte-décorateur des années 40, Paris, Éditions Norma, , 399 p. (ISBN 978-2-909283-17-3), p. 364.
  4. Collectif, « L'école française », les créateurs de meubles du XXe siècle, éditions Paris Expo, (Les créateurs p. 3) (ISBN 2-9511868-3-5).
  5. Charlotte Fiell, Peter Fiell 1999, p. 45.
  6. (en) « André Leon Arbus », Antique Marks, Antique-Marks.com.
  7. « Phare du Planier », notice no PA13000042, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Planier, l'île oubliée », marsactu.fr (consulté le 4 février 2019).
  9. « Ex-Caserne des marins-pompiers Consolat-Mirabeau », www.pss-archi.eu (consulté le 4 février 2019).

BibliographieModifier

  • (en) Charlotte Fiell, Peter Fiell, Design of the 20th Century, Cologne, Tashen, (ISBN 3-8228-5873-0).
  • Yvonne Brunhammer, Marie-Laure Perrin, Yves Gastou, André Arbus 1903-1969, Norma, (ISBN 978-2-909283-84-5).
  • Sophie Vinel, Décorateurs toulousains (1890-1970), Éditions de l'Amateur, Edigroup, (ISBN 978-2-85917-443-9).

Voir aussiModifier