Ouvrir le menu principal

Paul Géraldy

poète et dramaturge français
Ne doit pas être confondu avec l'écrivain belge Paul Gérardy.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paul Lefèvre (homonymie) et Lefèvre.
Paul Géraldy
Description de cette image, également commentée ci-après
Paul Géraldy (1936)
Naissance
Paris 18e
Décès
Neuilly-sur-Seine
Activité principale
poète normand
Auteur
Genres
Écrivain, poète français

Œuvres principales

  • Toi et moi (1912)
  • Vous et moi (1960)

Paul Lefèvre-Geraldy, dit Paul Géraldy, né à Paris 18e le et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un poète et dramaturge français[1].

Sommaire

Biographie et œuvresModifier

Paul Georges Lefèvre nait le 6 mars 1885 à Paris 18e, de Paul Marie Georges Lefèvre (journaliste) et de Jeanne Berthe Geraldy, domiciliés 17 Rue Custine.
Il publie son premier recueil, Les Petites Âmes, en 1908, et connait un très grand succès populaire avec son second recueil, Toi et moi, en 1912.

Le 13 mars 1913 il épouse à Paris la cantatrice Germaine Lubin.

En 1922, il obtient l'autorisation d'ajouter le nom de sa mère à celui de son père et de s'appeler ainsi Lefèvre-Geraldy[2].

Son théâtre, psychologique traditionnel, met en évidence les relations familiales au sein de la petite bourgeoisie intellectuelle de l'entre-deux-guerres.

Sa poésie est simple, parfois naïve et peut sembler désuète aujourd'hui (L'Abat-jour) ; mais à cette époque elle était novatrice. On peut, si l'on pense comme Michel Mourlet que la poésie emprunte plus d'une voie, percevoir des consonances surprenantes entre sa poétique et celle de certains poètes médiévaux (Rutebeuf, Eustache Deschamps), de Francis Jammes et surtout de Jaccottet et Jean Follain. Elle obtint un net succès auprès d'un public essentiellement féminin. Un ouvrage de poésie est considéré comme un succès quand il atteint les 10 000 lecteurs, Toi et moi en toucha un million. Le recueil livre ses confidences avec des mots de tous les jours. Il a participé activement par ses publications à la revue de Jean-Marc Montguerre, L'Échauguette.

Géraldy ne figure pas dans les principales anthologies de la poésie française de la fin du XXe siècle, ce qui l'a rendu presque inconnu de la génération née "après guerre". Le journaliste Jean-François Kahn le « redécouvre » (et le fait redécouvrir au public) le temps d'une émission télévisée au début des années 1980, peu de temps avant sa mort. Il regrettera, au cours de cette émission, de ne recevoir jamais la visite de jeunes poètes venant lui montrer leurs œuvres.

Geraldy eut comme égérie et compagne Antoinette Sasse.

Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa de Beauvallon, « La Colline ».

Quelques extraitsModifier

  • Dualisme
Chérie, explique-moi pourquoi
tu dis : « mon piano, mes roses »,
et : « tes livres, ton chien » ... pourquoi
je t'entends déclarer parfois:
« c'est avec mon argent à moi
que je veux acheter ces choses. »
Ce qui m'appartient t'appartient !
Pourquoi ces mots qui nous opposent:
le tien, le mien, le mien, le tien?
Si tu m'aimais tout à fait bien,
tu dirais : « les livres, le chien »
et : « nos roses ».
(Toi et moi)
  • Sur la photographie :
Le souvenir est un poète
N'en fais pas un historien
(Toi et moi)
  • Sur le passage du temps :
Quarante ans: la maturité!
Plus de force, moins de santé.
Plus d'allure, moins de beauté.
Plus de hauteur, moins de fierté.
Moins d'appétits, plus d'exigences.
Moins d'élan, plus de volonté.
Moins de foi, plus d'autorité.
Moins de cœur, plus d'humanité.
(Vous et moi)

PublicationsModifier

Poésie
  • Les Petites Âmes (1908)
  • Toi et moi (1912)
  • Vestiges (1948)
  • Vous et moi (1960)
Théâtre
Récits
  • La Guerre, Madame... (1916)
  • Le Prélude 1923 librairie stock
  • L'Homme et l'amour (1951)

Sacha GuitryModifier

Sacha Guitry eut ce mot sur Paul Géraldy : « Il parle de l'amour, mais en connaissance de cause, car il a beaucoup aimé et beaucoup été aimé »[réf. nécessaire].

Voir aussiModifier

RéférencesModifier