André Saglio

artiste peintre et décorateur français (1869-1929)

Jules André Saglio dit Jacques Drésa ou Drésa, né le à Versailles et mort à Paris le [1], est un peintre, décorateur, créateur de décors et de costumes français.

André Saglio
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Commissaire du gouvernement français pour les expositions des Beaux-Arts de 1890 à 1921, il créa les décors et les costumes de nombreux spectacles au Théâtre des Arts de 1910 à sa mort.

BiographieModifier

Famille et formationModifier

André Saglio est né à Versailles, le . Son père Edmond Saglio est le gendre d’Édouard Charton, homme politique et fondateur-rédacteur du Magasin Pittoresque et du Tour du Monde. Edmond Saglio est l’auteur principal du Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines ; d’abord conservateur au musée du Louvre, il est directeur-conservateur du musée de Cluny de 1893 à 1903 ; il y jouit d’un appartement de fonction : ses fils logent au-dessus des salles de collection, domaine fantastique et merveilleux.

Chez les Saglio, André est entouré d’artistes : les peintres Camille et Thérèse Saglio, cousins de son père et leur gendre Alfred Parent de Curzon ; son frère aîné Édouard choisit le métier de peintre, et Charles, le plus jeune, pratique l’aquarelle.

André n’a pas connu le frère de son grand-père, le peintre Ernest Charton, qui fit carrière au Chili et en Argentine.

André Saglio est élève à l’École alsacienne et au lycée Henri IV[2]. Bachelier-ès-lettres, il prend un engagement conditionnel d’un an au 15e régiment d’artillerie (1888).

Ministère des Beaux-ArtsModifier

En 1889, André Saglio est attaché au ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts pour l’Exposition universelle de Paris. En , son affectation est confirmée après réussite d’un concours où il se classe troisième : il est nommé rédacteur au ministère des Beaux-Arts. En 1894, son ouvrage Maisons d’hommes célèbres est couronné par le prix Saintour de l’Académie française.

En 1897, André Saglio est adjoint du commissaire des Expositions, Henri Giudicelli, pour l’Exposition internationale de Bruxelles. La France y envoie « les œuvres d’artistes vivants au  »[3]. Parmi eux, le cousin Alfred de Curzon, et un groupe de jeunes peintres qu’on appellera « la Bande noire », ou, plus justement, « les peintres intimistes » : Lucien Simon, René Cottet, André Dauchez, René-Xavier Prinet qui resteront des amis proches d’Édouard et André Saglio. Ces artistes se retrouvent aussi aux cimaises de l’exposition annuelle du Carnegie Institute of Art de Pittsburgh[4].

Les échanges d’œuvres et d’artistes sont alors fréquents entre la France et les Etats-Unis. André Saglio facilite les démarches des Américains à Paris sur un mode de relations amicales, comme en témoignent ses échanges avec John White Alexander[5], membre du jury du Carnegie Institute, l’éditeur d’Art Robert Barrie[6], la journaliste Katharine DeForest[7], l’actrice et décoratrice Elsie de Wolfe[8], le sculpteur d’origine française Augustus Saint-Gaudens[9], et son assistant John Flanagan[10].

En 1904, l'exposition universelle célèbre à Saint-Louis (Missouri), l’achat à la France du territoire de Louisiane. André Saglio est chargé de l’expédition et de la présentation des œuvres d’art au pavillon français ; il écrit à Saint-Gaudens : « Quelle aventure que d’emmener jusqu’au milieu de l’Amérique près de 200 000 d’œuvres d’art qui représentent près de 7 000 000 de francs! »[11]. Le , douze Français et Françaises embarquent avec lui au Havre sur La Lorraine, dont Jules Vacherot, jardinier en chef de la Ville de Paris et ses six aides[12]. Dans le catalogue de l’Exposition, section française, on découvre la liste de 650 tableaux à l’huile et aquarelles, - sans compter les gravures, lithographies, sculptures, médailles, pierres gravées, éléments d’architecture, et autres œuvres d’art envoyées par la France[13]. Le Pavillon français est ouvert au public par quelques mots d’André Saglio le [14].

Une petite exposition à The Art Institute of Chicago fait suite en 1905 : Paintings of Contemporary French Artists, 36 tableaux rassemblés par André Saglio, œuvres de 21 peintres dont Edmond Aman-Jean, Albert Besnard, Charles Cottet, André Dauchez, George Desvallières, René Ménard, René-Xavier Prinet, Édouard Saglio, Lucien Simon[15].

André Saglio voyage avec ses amis peintres : en 1906, il va en Italie du Nord, à Venise, avec les époux Prinet et George Desvallières. En mai-, c’est un périple en Espagne, avec les Prinet et les Desvallières : Valladolid, Avila, Escurial, Ségovie, Tolède, Saragosse, Barcelone. En 1912, on le retrouve en Algérie avec les Prinet : Tipaza, Boghari, Constantine. Les étés, les amis se réunissent à Cabourg, autour des Prinet dans leur villa le Double-Six, et poussent jusqu’au Finistère, pays familial des Dauchez et des Lucien Simon. André Saglio aura désormais plein usage d’une petite maison de campagne, La Drésarde, voisine de la maison des Prinet à Bourbonne-les-Bains.

La vie parisienneModifier

Charles Saglio a racheté La Vie Parisienne en 1907 ; en 1909, André Saglio signe Drésa, pour ce magazine, un roman à clés, fantaisiste et brouillon : La foire aux chefs-d’œuvre. Les initiés y reconnaissent, masqués, bien des personnages du milieu des marchands de tableaux, galeristes, mécènes, écrivains et artistes[Interprétation personnelle ?].

En 1907, Jacques Rouché acquiert La Grande Revue ; il y attire nombre d’écrivains, critiques d’art, artistes : Jacques Drésa est l’un d’eux. Jacques Rouché a coutume de les réunir à dîner, les mercredis, avec des hommes politiques et autres gens remarquables. André Gide raconte une de ces soirées où Saglio provoque son agacement par un « éloge outré » adressé à Gabriele D'Annunzio[16].

En 1910, Jacques Rouché loue pour trois saisons le Théâtre des Arts. Pour la vingtaine de créations qu’il y donnera, il engage ses dessinateurs, dont certains, - René Piot, Maxime Dethomas, Drésa, n’ont jamais travaillé pour le théâtre. Drésa débute dans cette nouvelle carrière avec Le Sicilien ou l’Amour peintre comédie de Molière, ballet de Lulli, décor et costumes de Drésa, le . Vive critique de Reynaldo Hahn le lendemain : « …on est impatient de voir se lever le rideau sur un décor Louis XIV. Or il se lève sur un décor russe… ». Il accorde cependant à Drésa le charme du décor et des couleurs des costumes : « … l’éclat, dans le plein jour du matin, de la robe rouge du Sénateur sur le mauve douloureux d’une étoffe pendue au balcon… c’est beaucoup d’avoir l’œil artiste. »… « M.Drésa […] a fait preuve d’un incontestable talent.»[17]. Les créations du Théâtre des Arts auxquelles Drésa participe se succèdent. Le  : La Nuit persane, comédie en deux actes de Jean-Louis Vaudoyer, scénographie : Jacques Drésa, costumes : Jacques Drésa. Le  : Les Fêtes d’Hébé, opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau, décors et costumes de Drésa. La même année, Pupazzi ballet en un acte sur la musique de Florent Schmitt.

 
Laideronnette, impératrice des pagodes costume de Drésa pour Ma mère l'Oye, ballet – Maurice Ravel 1912

En , André Saglio travaille sur une œuvre de Maurice Ravel, une idée de Jacques Rouché : un ballet, d’après la suite pour piano à 4 mains Ma mère l'Oye. La première représentation a lieu le . Le 1er février, Maurice Ravel exprime sa « joie » dans une lettre à Rouché : « L’harmonie somptueuse des décors et des costumes de Drésa, d’une logique théâtrale si neuve, si personnelle, me semble le commentaire parfait de ma fantaisie musicale.». A noter que l'exécution des décors a été réalisée par un autre décorateur de talent, Georges Mouveau, qui a d'ailleurs collaboré à plusieurs reprises avec Dresa sur d'autres spectacles.[18]Roland-Manuel dira plus tard : « …Ma Mère l’Oye parut avec un grand succès au Théâtre des Arts […] les décors de Drésa firent merveille et ses costumes plus encore, qui évoquaient, dans une feinte confusion, les modes du grand siècle et l’ingénieux exotisme du XVIIIe : Chinoises de Boucher, négrillons de Galland… »[19]. Drésa a trouvé son style.

Suit aussitôt une commande de la danseuse russe Natalia Trouhanova sur les Valses nobles et sentimentales pour piano de Maurice Ravel[19]. Trouhanova réunit quatre œuvres pour son concert de danse, organisé par Jacques Rouché au Châtelet. La première a lieu le . Les quatre compositeurs dirigent eux-mêmes chacun son œuvre : Vincent d'Indy, Istar ; Florent Schmitt, La Tragédie de Salomé ; Paul Dukas, La Péri ; Maurice Ravel : Adélaïde ou le langage des fleurs. Adélaïde est la version ballet des Valses nobles et sentimentales, une intrigue en 8 tableaux, située vers 1820, décor et costumes de Drésa[20].

Entre temps, Drésa expose des dessins, du au , à la galerie J. Moleux et Cie. Avant la fin de bail du Théâtre des Arts, Drésa fournit décors et costumes de deux spectacles : le , Les Aveux indiscrets opéra-comique de Monsigny (1759)[21] et fin mai La délivrance de Renaud, ballet du roi, reconstitué par Louis Laloy et Pierre Quillard[22].

 
Illustration pour La Gazette du Bon Ton

Drésa fait désormais partie du Tout-Paris mondain : aimable causeur, on le voit chez madame Lucien Muhlfeld, chez Marguerite de Saint-Marceaux[23], en compagnie de Paul Morand parmi les Français de Venise[24], chez Misia Sert avec Jean Cocteau[25]. Il dessine, pour La Gazette du bon ton fondée en 1912 par Lucien Vogel (avec le soutien de Paul Poiret), des gravures de mode légendées avec humour[26]. Jacques Drésa y apparaît avec des artistes de renom : George Barbier, André Édouard Marty ou encore Georges Lepape pour n'en citer que quelques-uns. La revue donne alors le « la » des élégances parisiennes.

L’Exposition universelle de Gand se tient du au . La présentation des œuvres d’art a été confiée à André Saglio. Il traite les dix salles d’exposition comme des salons élégants et luxueux : « L’harmonie d’ensemble primait sur la mise en valeur du morceau isolé. Le plus grand nombre des salles aux parois tendues de damas soyeux nuance tilleul se relevaient de boiseries d’acajou. Un tapis gris d’argent à large bordure marron sombre couvrait le sol. Des sièges en velours d’un violet doux y mettaient une note sourde et somptueuse»[27].

Louis Süe, en rupture avec l’Art nouveau, fonde avec Drésa et quelques autres artistes et artisans L’Atelier national, qui produit meubles, étoffes, papiers peints, céramiques et tous objets de décoration intérieure[28]. Par ailleurs, Drésa dessine et peint affiches, faire-parts, cartes de menus[29], abat-jours et nombreuses petites aquarelles inspirées du XVIIIe siècle. On trouve son nom sur le catalogue du Salon d'Automne 1913[30]. En , il expose à la galerie E. Druet[31].

En temps de guerreModifier

La guerre est déclarée le . Le , les Allemands sont à Reims. André Saglio, alors à Bourbonne-les-Bains, près de ses amis René-Xavier et Jeanne Prinet, se fait infirmier auprès des blessés de guerre. Fin septembre, il revient à Paris, et s’engage, volontaire dans l’artillerie comme canonnier de 2e classe ; il a alors 45 ans. Il est envoyé au front et y restera jusqu’en . Le , il a été nommé sous-lieutenant à la bataille de Verdun. Exténué, malade, il ne retournera pas au front.

En 1917, encore en convalescence, André Saglio organise à Barcelone une grande Exposition d’Art français, sur la proposition d’un groupe d’artistes et d’intellectuels catalans ; l’exposition est un succès artistique, et politique[32].

L’Opéra et l’après-guerreModifier

 
Princesses imaginaires. Estampes-aquarelles. Drésa 1919

Jacques Rouché avait été nommé directeur de l’Opéra de Paris en . Il ne peut y offrir de création avant 1918 : le , c’est la première de Castor et Pollux, tragédie musicale en 5 tableaux de Jean-Philippe Rameau ; décors et costumes de Drésa. La Presse salue cette représentation comme un événement. Le critique musical du Figaro, Henri Quillard, écrit : «  L’art du dix-huitième siècle, dont M.Drésa s’est inspiré, n’a jamais combiné d’aussi fines harmonies de tons que la symphonie blanc et argent du tableau des Champs-Élysées, ou l’éclatante polyphonie colorée du divertissement final.»[33]. En , c’est Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, tragédie en 6 actes et 14 tableaux, traduction et adaptation d’André Gide, musique de ballet de Florent Schmitt ; décors et costumes de Drésa. Dans son Journal, André Gide raconte drôlement « la mésentente » entre Drésa et Ida Rubinstein à propos de ses costumes dans le rôle de Cléopâtre[34].

En , Drésa participe à l’Exposition des Artisans français, chez Georges Rouard[35]. Un service de table inscrit « Geo Rouard, 14 ave de l’Opéra (déposé) ∂résa » offre un décor discrètement Art déco. Le nom de Drésa apparait dans des listes d’artistes décorateurs, sans préciser la nature de ses contributions. En 1925, André Saglio sera vice-président d’admission, et membre du jury de la classe 26 (Les arts de la rue ; la publicité ; la Fête) à l’Exposition des Arts décoratifs et industriels de Paris[36].

Chaque année, une nouvelle création théâtrale porte la signature de Drésa pour les décors et les costumes. En 1921, Aimer, pièce en 3 actes de Paul Géraldy, à la Comédie-Française ; en 1922, à l’Opéra, La Flûte enchantée de Mozart, traduction française, en 2 actes et 16 tableaux[37] ; en 1923, Le Jardin du paradis, conte lyrique en 4 actes et 8 tableaux de Robert de Flers et Caillavet d’après un conte d’Andersen, à l’Opéra[38]. En , Les Noces de Figaro, opéra de Mozart, chanté en italien, au théâtre des Champs-Élysées, avec la diva Ganna Walska (en) dans le rôle de la comtesse[39]. En 1925, à la Comédie française : Fantasio, de Musset et Bérénice de Racine.

Deux années de suite, Drésa est chargé d’organiser les bals de l’Opéra du Grand Prix ; en 1925 sur le thème : La Nuit créole[40] et en 1926 : Histoires merveilleuses[41].

Encore deux créations majeures à l’Opéra, décors et costumes de Drésa : le , Le Chevalier à la rose, comédie musicale en 3 actes, musique de Richard Strauss[42], et le , Turandot, opéra de Puccini. Le Figaro précise : « C’est M.Drésa qui a conçu les décors et les costumes de Turandot. D’accord avec M. Rouché, et fidèle au style de l’ouvrage, il s’est attaché non à la reconstitution, mais à l’évocation de la Chine des pagodes et des chimères, dont les peintres et les décorateurs du dix-huitième siècle ont donné les premiers la merveilleuse image. »[43].

Il présente au Salon des Tuileries de 1929 les toiles Vallée de Montlétang (Haute-Marne) et Roses de serre[44].

En , un nouveau spectacle est en préparation : L’Écran des jeunes filles, argument de Drésa, décor et costumes de Drésa, musique de Roland-Manuel. La première représentation a lieu le à l’Opéra. André Saglio, miné par le mal dont il souffre depuis des années, meurt à son domicile, 23 rue Oudinot, le [45].

Iconographie : portraits d’André Saglio et de sa familleModifier

  • 1895 : Emile Tournès, Portrait de M. André Saglio[46].
  • 1899 : Lucien Simon., Groupe d’amis, huile sur toile, Paris, Musée du petit Palais. André Dauchez, Édouard Saglio, Charles Cottet, René Ménard, debout : André Saglio.
  • 1902 : John Flanagan, André Saglio assis à son bureau, de profil, plaquette argenté, cuivre, galvanoplastie, Grand Palais, Musée d’Orsay. Inscription : « JF/ANDRE SAGLIO/COMMISSAIRE DES EXPOSITIONS/DE BEAUX ARTS/PARIS JANVIER MCMII »
  • 1902 : John Flanagan, André Saglio, Portrait ; buste ; profil ; médaille, inscription : « ANDRE SAGLIO MCMII JF », plaster : Portland Museum of Art (Maine), photographie : Smithsonian Institution Archives. Coll. of John Flanagan.
  • 1903 ? : Lucien Simon, Edmond Saglio, portrait ; buste ; profil.
  • 1904 : Lucien Simon, Soirée à l’Atelier, tout à fait à gauche : Édouard Saglio.
  • 1908 : R.-X. Prinet, La famille Saglio. M.et Mme Edmond Saglio et leur petite-fille Jeanne Lafaye, Musée de Limoux.

Expositions pour le ministère des Beaux-ArtsModifier

André Saglio a participé à la préparation, à l’organisation et à la présentation d’œuvres d’art français à ces expositions à des degrés divers [47] :

DistinctionsModifier

Écrits, et illustrations de livresModifier

  • 1893 : Francesco Francia orfèvre et le nouveau portrait du cardinal Alidosi, L’Art, .
  • 1893 : Les révoltés d’autrefois au Pays latin, Revue Bleue–Paris, 1893, 2e semestre, tome LII, , p. 92-94.
  • 1893 : Maisons d’hommes célèbres, Bibliothèque des merveilles, Hachette, Prix Saintour de l’Académie française en 1893.
  • 1895 : Marionnettes japonaises, L’Illustration no 105-161, .
  • 1897 : La galerie d’un bourgeois de Paris sous Louis XIV, Revue Bleue, .
  • 1897 : Bismarck à l’hôtel de Jessé, Versailles 1870-1871. Revue Bleue, .
  • 1897 : Le Panthéon voltairien, Revue Bleue, . Revue Politique et Littéraire Revue Bleue, quatrième série, tome VIII, 34e année, 2e semestre ; 1er juillet au .
  • 1900 : Centennial and retrospective by A. Saglio, in V. Champier, A. Saglio, Art et W. Walton, Exposition Universelle 1900. The Chefs-d’œuvre, Philadelphie : George Barrie & Son, 1901.
  • 1901 : An Ideal Salon par André Saglio, in André Saglio, Guy Wetmore Carryl, et Russell Sturgis, The Field of Art, Scribner’s, november 1901, p. 637-641.
  • 1902 : Lucien Simon, L’Art décoratif, Revue mensuelle d’Art contemporain, 4e année, 2e semestre, - ; , p. 352-362.
  • 1903 : The Bigoudines par André Saglio. Introduction par Katharine DeForest, The Century, décembre 1903, p. 282-291.
  • 1904 : Le Suicide du monde, Mercure de France no 173, p. 345-355
  • 1906 : Superstitions of the past : I.- The grove of Dodona, The Century 50:244-5 (no 6) II.- The feast of the vessel of Isis. The Century 53: 102 (no 7), The Century, illustrated monthly magazine, vol. LXXII nouvelle série ; Vol. I : mai 1906-octobre 1906.
  • 1907 : French furniture, Londres, G.Newnes limited, Newnes library of applied art, New York. Charles Scribner & Sons. 1901.
  • 1907 :
    • Le Salon Des Peintres Divisionnistes Italiens. S.l.
    • Portraits historiques à la Bibliothèque nationale, Jacques Drésa. 5 p.
    • Les Expositions. Réflexions sur la vie de Chardin, Jacques Drésa. 3 p.
  • 1908 : Les Académiciennes au XVIIe et XVIIIe siècles, conférence donnée le pour l’Exposition rétrospective des femmes artistes, et publiée à la Collection de La Grande Revue, Paris[48].
  • 1909 : La foire aux chefs-d’œuvre, Drésa, 219 p. Illustrations de Fabiano. Ed. La Vie parisienne.
  • 1914 : Le Sicilien ou l’Amour peintre Molière (J.B.Poquelin dit) in-8. 39 p. Illustré de 6 compositions en couleurs gravées en taille douce par Jacques Drésa. Paris Société des Amis du Livre moderne.
  • 1919 : Princesses imaginaires, 10 planches de Drésa, aquarellées par Jean Saudé sous la direction de Drésa. in 4°. Société littéraire de France, Paris.
  • 1919 : Le Bon Plaisir de Henri de Régnier, avec 21 eaux-fortes en couleurs, hors-texte, et vignettes gravées dans le texte de Jacques Drésa.
  • 1921 : Antoine et Cléopâtre. Shakespeare (William) traduit par André Gide. 13 compositions de Drésa : 2 hors-textes, 6 en-tête et 5 culs-de-lampe ; et 60 lettrines dessinées et gravées par Llano Florès. Paris. Lucien Vogel 1921 in-8.
  • 1922 : Couture et droit d’auteur, texte et 2 dessins de Drésa. In : Bulletin de la vie artistique, 3e année, no 3, , p. 54-56[49].
  • 1922 : Au cinéma: leur Charlie et notre Charlot, Le Crapouillot, , p. 17-18.
  • 1926 : Autour de la Reine de Pierre de Nolhac. Une eau-forte de Henri Bérengier, illustrations en couleurs de Drésa. Lapina 1926. Coll. Les Panathénées. 160 p.
  • 1927 ? : Le cheval de bois qui avait un cœur, texte de Drésa, illustrations de André Hellé. Ed. Bergier-Levrault.

Théâtre, décors et costumes.Modifier

La date pour chaque spectacle est celle de la répétition générale ou de la première représentation

Théâtre des artsModifier

 
Vase en grès. Inscription sous le cul-de-poterie: fait chez l’ami Lenoble le 23 nov.1920 Drésa. Collection particulière.
  • 1910 : Le Sicilien ou l’Amour peintre, comédie en 1 acte de Molière, ballet de Lulli, .
  • 1911 : La Nuit persane, comédie en 2 actes de Jean-Louis Vaudoyer,
  • 1911 : Pupazzi, ballet en 1 acte, sur une musique de Florent Schmitt.
  • 1911 : Les Fêtes d’Hébé, opéra ballet de Rameau, .
  • 1911 : La Locandiera de Goldoni.
  • 1912 : Ma Mère l’Oye, ballet en 1 acte, 5 tableaux et 1 apothéose, musique de Maurice Ravel,
  • 1912 : Adélaïde ou le langage des fleurs, ballet en 8 tableaux, musique de Maurice Ravel, Théâtre du Châtelet., .
  • 1913 : Les Aveux indiscrets, ballet, musique de Monsigny [1759],
  • 1913 : La Délivrance de Renaud, ballet du roy [Louis XIII] reconstitué par Laloy et Quillard, fin .

Opéra de ParisModifier

  • 1918 : Castor et Pollux, tragédie musicale en 5 actes de J.-P. Rameau,
  • 1920 : Antoine et Cléopâtre, tragédie en 6 actes et 14 tableaux de Shakespeare, traduction d’André Gide, . Avec Ida Rubinstein.
  • 1921 : Aimer, pièce en 3 actes de Paul Géraldy, Comédie française,
  • 1922 : La Flûte enchantée, opéra en 2 actes de Mozart,
  • 1923 : Le Jardin du Paradis, conte lyrique en 4 actes et 8 tableaux d’après Andersen,
  • 1924 : Les Noces de Figaro, opéra-bouffe en 4 actes de Mozart, Théâtre des Champs-Élysées, , avec Ganna Walska.
  • 1925 : Bérénice, tragédie en 5 actes de Jean Racine, Comédie-Française,
  • 1925 : Fantasio, comédie en 2 actes d’Alfred de Musset, Comédie Française,
  • 1927 : Le Chevalier à la rose, comédie musicale en 3 actes, musique de Richard Strauss,
  • 1928 : Turandot, drame lyrique en 3 actes et 5 tableaux, musique de Puccini,
  • 1929 : L’Écran des jeunes filles, ballet en 2 tableaux, musique de Roland-Manuel,
  • 1941 : Jeux d’enfants, ballet, musique de Bizet, costumes de Marie-Hélène Dasté.

Arts décoratifsModifier

  • 1911 : Musées royaux du Cinquantenaire, Bruxelles. Catalogue d’étoffes anciennes et modernes, décrites par Madame Isabelle Errera. Troisième édition. Bruxelles 1927, p. 387. Item 457. Cretonne écrue imprimée de vert et violet. Travail français de 1911 – Hauteur du dessin : 0,37 m largeur 0,36 m. Acheté chez André Groult en 1911. Prêté par I. Errera. Ce tissu est dessiné et signé par Drésa et fabriqué par André Groult.
  • 1915 : Drésa – 1162-63. Coupes en bois doré, éxécutées par l’Atelier français. Exposition universelle et internationale de San Francisco. 1915. p. 254, Catalogue officiel de la section française.
  • 1918 : Drésa. 2 dessins de papiers peints : Nouveaux papiers peints français, de V. Fauchier-Magnan, in : La Renaissance de l’Art français et des industries de luxe no 1, . p. 16-19.
  • 1920 : Papiers peints, dessins de Drésa, in : Nouvelle fabrication française : « Patria » papiers de fantaisie (1920) Maunoury et Cie. Descriptions et attributions: by Rosamond B.Loring in: Guide to the Rosamond B. Loring collection of decorated papers, Houghton Library at Harvard. Samples 11, 14, 38, 39, 33, all designed by Drésa. Images: sample book at the Cooper Hewitt, the Smithsonian design museum. Sample Book, Patria Papiers de Fantaisie, 1920; Manufactured by Maison Maunoury et Cie ; France[50]
  • 1920 : Vase en grès café-au-lait au décor brun foncé de 9 personnages en costumes du XVIIIe siècle. Inscription gravée à la main sous le cul-de-poterie : Fait chez l’ami Lenoble le ∂résa. Collection privée.

BibliographieModifier

  • Jacques Drésa in : Les Artistes et l’Opéra de Paris - dessins de costumes-1920-1950, 1987, Herscher. Introduction de Martine Kahane.
  • Drésa Centre National du Costume de scène, Drésa, 3 photos : Fantasio: Rutten, figurant. Le Chevalier à la rose : Octavien. 1927[51].
  • Drésa in : La Décoration thêâtrale par Léon Moussinac dans L’Art français depuis vingt ans, F.Riderer et Cie éditeurs, 1922. Texte p. 53, 57, 58, 66-70, 83, 91-92, 116. Planches X, XI, XXIII, XXIV.

Notes et référencesModifier

  1. AD 75, Paris 07, acte 1115
  2. École alsacienne. XXVe anniversaire. Paris 1873-1898, p. 15 liste des élèves (1873-1898).
  3. Exposition internationale de Bruxelles 1897. Beaux-Arts. Catalogue général. France, Règlement général, p. 117 et suiv.
  4. The Carnegie Institute of Art. The Third Annual Exhibition held at the Carnegie Institute. November 3, 1899, The Pittsburg Press du 31 décembre 1905 p. 16 : 10th Annual exhibition at Carnegie Art galleries.
  5. John W. Alexander, in: Lettres d’André Saglio à Augustus Saint-Gaudens, 21 mars 1899, 31 décembre 1900, . Rauner Special Collections Library, Dartmouth College (New Hampshire).
  6. Robert Barrie est le fils de l’éditeur d’Art George Barrie, (voir 4. Écrits…) dans son livre de souvenirs My Log, 1917, p. 136-137, il décrit André Saglio lors de leur première rencontre en 1899: « [...] brisk, dashing, courteous, obliging, with a sense of humor, and an ability to get things done...». Barrie apparaît dans les Lettres d’André Saglio à Saint-Gaudens, 1er septembre 1900 et 18 janvier 1901. Rauner Special Collections Library. Dartmouth College (New Hampshire).
  7. Katharine DeForest est une journaliste américaine qui vit à Paris de 1899 à 1903. Dans une de ses chroniques, elle relate les entrevues d’André Saglio avec la Grande-Duchesse Vladimir et avec le tsar, lors de sa mission à Saint-Pétersbourg en 1899. (Our Paris letter, Harper’s Bazar, mars 1899). Elle le remercie dans l’introduction de son livre : Paris as it is. An intimate account of its people, its home life and its places of interest, 1900, Doubleday, Page & Co, New York, Londres. Le roman à clés de Thérèse Bentzon Malentendus (Revue des Deux Mondes, octobre 1899 – 2e quinzaine) mettrait en scène Katharine DeForest et André Saglio (The New York Times, 19 mai 1900, Books and their makers).
  8. Elsie de Wolfe et Bessy Marbury, in : Lettres d’André Saglio à Augustus Saint-Gaudens, 1er septembre et 31 décembre 1900, 26 septembre 1901, Rauner Special Collections Library, Dartmouth College (New Hampshire).
  9. Augustus Saint-Gaudens,11 lettres d’André Saglio à Augustus Saint-Gaudens 1900-1904, Rauner Special Collections Library, Dartmouth College (New Hampshire).
  10. John Flanagan, in : Lettres d’André Saglio à Augustus Saint-Gaudens, 5 août 1902, 29 janvier 1904, Rauner Special Collections Library, Dartmouth College (New Hampshire).
  11. Exposition de Saint Louis, Lettre d’André Saglio à Saint-Gaudens, 15 janvier 1904, Rauner Special Collections Library, Dartmouth College (New Hampshire).
  12. New York Passenger list. SS La Lorraine « sailing from Havre February 27th 1904, arriving at port of New York March 5th 1904 ».
  13. Official Catalogue of Exhibits, Department of Art. Revised Edition. Louisiana Purchase Exposition: The 1904 St. Louis World's Fair.
  14. Los Angeles Herald, Volume XXXI, no 220, 6 mai 1904 – German Royalty Coming  Hither - (4th paragraph: « The French section of the fine arts palace was formally opened today. The guests were received by M. Saglio, French commissioner of fine arts who delivered a short address. »).
  15. Catalogue of an Exhibition of Paintings of Contemporary French Artists, The Art Institute of Chicago, 1905.
  16. Gabriele D'Annunzio, Journal 1889-1939. André Gide, NEF, Bibliothèque de la Pléiade, 1948, p. 296.
  17. Article de Reynaldo Hahn - Théâtre des Arts - Le Sicilien ou l'Amour peintre de Molière et Lulli. Journal, 28 novembre 1910.
  18. Maurice Ravel, Lettres, récits, entretiens, présentés et annotés par Arbie Orenstein, Flammarion, 1989, p. 121-123 : lettres 90.91.92 ; et p. 340-341. Arguments de Ballet : Ma mère l’Oye p. 383-384.
  19. a et b Maurice Ravel. Roland-Manuel. Leurs figures, NRF, Gallimard, 1948, p. 78-79 : Ma Mère l’Oye et Adélaïde. Note : p. 516.
  20. Maurice Ravel, Lettres récits, entretiens, présentés et annotés par Arbie Orenstein. Flammarion 1989. Arguments de ballet : Adélaïde p. 384-385 ; note 4: p. 526.
  21. Les Aveux indiscrets au Théâtre des Arts, Le Figaro no 64, in : Spectacles de musique, et Courrier du théâtre
  22. Le Mercure musical, vol. 8, décembre 1912. Dix spectacles de musique au Théâtre des Arts de décembre 1912 à mai 1913.
  23. Journal 1894-1927, Marguerite de Saint-Marceau, Fayard 2007, p. 626.
  24. Venises, Paul Morand, Gallimard, 1971, p. 40-41.
  25. Journal d’un attaché d’ambassade, Paul Morand, La Table ronde, 1948, Gallimard, p. 132-133.
  26. Les humoristes, de Francis Carco, 1921. Chp IV : L’humour en 1914 ; Chp IX : Les fantaisistes.
  27. Gustave Drèze, p. 284, Livre d’or de l’Exposition universelle et internationale de Gand en 1913, Gand : Vanderpoorten, 1913. L’exposition de Gand, Le Figaro du samedi 12 avril 1913.
  28. French Art Deco par Jared Gross. Metropolitan Museum of Art New York, 30 septembre 2014, p. 250 (note) ; Twentieth Century pattern design par Lesley Jackson, Princeton Architectural press, 2007, p. 50-51.
  29. S.I.M., juillet-août 1914, p. 29. Dessin en couleurs de Drésa pour le banquet du Congrès de la S.I.M. à Versailles (juin 1914). Le cinquième congrès de la Société Internationale de Musique.
  30. Catalogue du salon d’automne 1913, Salon d’Automne 1913. Art Décoratif, groupe Drésa, Jean-Louis Gampert, André Mare, Louis-Gustave Jaulmes,…Paul Vera.
  31. Exposition à la galerie Druet, L’Humanité 13 mars 1914 p. 2. L’« Aphrodite » de Rodin et quelques Expositions. Exposition De Drésa, Paris : Galerie E. Druet, 1914.
  32. Exposition de Barcelone 1917, Españoles y franceses en la primera mitad del siglo XX, CSIS press, 1er janvier 1986, Les Relations franco-espagnoles pendant la guerre, p. 145 ; L’âge critique des Salons: 1914-1925, L’École française, la tradition et l’art moderne, Claire Mingon, Université de Rouen Havre, 28 mai 2014.
  33. Castor et Pollux, Le Figaro du 22 mars 1918. À l’Opéra ; et 23 mars, A l’Opéra, article de Henri Quittard.
  34. Ida Rubinstein, Journal 1889-1939. André Gide, NRF, Bibliothèque de La Pléiade, 1948, p. 681.
  35. 1920 Exposition les Artisans français, article de Véronique Ayroles : Un artiste décorateur et sa galerie au XXe siècle, François Décorchement et la galerie Rouard in : Revue de l’Art, 1997, Vol. 118, no 1, p. 58-68. Drésa nommé p. 66, notes 22 et 23.
  36. 1925 Exposition des Arts décoratifs, voir le dossier d’André Saglio pour le grade d’officier de la Légion d’Honneur. Base Léonore.
  37. La Flûte enchantée, Le Figaro, 19 et 22 décembre 1922, annonce du spectacle ; 24 décembre, Les Premières, Théâtre de l’Opéra.
  38. Le Jardin du Paradis, Le Figaro, 28 et 29 octobre 1923, annonce du spectacle.
  39. Les Noces de Figaro, Le Figaro, 9 juin 1924 - Grande saison d’Art des Jeux Olympiques, annonce du spectacle. 
  40. La Nuit Créole, programme de la fête du 27 juin 1925. Paris : Impr. Lapina, 1925.
  41. Histoires merveilleuses, Le Gaulois du 23 mai 1926, Le Bal du Grand Prix. Le Gaulois du 28 juin 1926, La Vie qui passe. Le Bal des Contes bleus.
  42. Le Chevalier à la rose, Le Figaro, 8 février 1927, Courrier des Théâtres Répétitions générales, et le 10 février, Feuilleton musical, La Musique au Théâtre.
  43. Turandot, Le Figaro, 28 mars 1928, Opéra.
  44. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 425. Il est répertorié à Dresa.
  45. Dresa, Le Figaro du vendredi 17 mai 1929, 1re page, 5e colonne, p. 2, 4e colonne, annonce des obsèques. Le Gaulois du 20 mai 1929, Billet de minuit, Souvenirs, devant un décor, Jean-Louis Vaudoyer.
  46. Catalogue de la Société des Beaux-Arts. Peinture, p. XXVI-1203 bis.
  47. a et b « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Jules André Saglio », base Léonore, ministère français de la Culture
  48. https://archive.org/details/lesacademicienn00sagl
  49. https://archive.org/details/n03bulletindelavi03pariuaft
  50. http://collection.cooperhewitt.org/objects/18438405/
  51. http://cncs.skin-web.org/skinwebsearch?f[0]=field_skfulltext%3ADrésa&f[1]=field_skfulltext:Drésa

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