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8e arrt
Avenue Hoche
Image illustrative de l’article Avenue Hoche
Avenue Hoche vue en direction de l'Arc de Triomphe.
Situation
Arrondissement 8e
Quartier Faubourg-du-Roule
Début 67, rue de Courcelles et place du Général-Brocard
Fin Place Charles-de-Gaulle
Morphologie
Longueur 760 m
Largeur 36 m
Historique
Création 1822, 1854
Dénomination Arrêté du
Ancien nom Avenue Sainte-Marie
boulevard de Monceau
avenue de la Reine-Hortense
Géocodification
Ville de Paris 4562
DGI 4645

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue Hoche
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

L’avenue Hoche est une voie du 8e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Origine du nomModifier

HistoriqueModifier

 
Plaque de l'avenue Hoche à Paris.

L’« avenue Sainte-Marie » était une voie ouverte en 1822 par M. Estienne qui lui donna le nom de sa fille Marie. Elle allait de la rue du Faubourg-du-Roule (aujourd'hui rue du Faubourg-Saint-Honoré) au chemin de ronde de la barrière du Roule. C'était une voie privée, comportant, à chaque extrémité, des grilles qu'on refermait pendant la nuit.

En 1854, entre la place de l'Étoile et la rue de Tilsitt, puis en 1857 entre cette rue et la rue de Courcelles, sur l'emplacement approximatif de cette avenue et la prolongeant, on ouvrit une voie publique dénommée « boulevard de Monceau », puis « avenue de la Reine-Hortense », en l'honneur d'Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III. Elle reçut sa dénomination actuelle en 1879.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 7 : ambassade du Japon.
  • No 9 : autrefois salle Hoche (en 1910)[1]. Aujourd'hui, l'immeuble est occupé par le salon Hoche, l'agence de publicité Fred & Farid Group et People and Baby.
  • No 10 : siège du groupe PPR.
 
No 12.

Bâtiments détruitsModifier

  • No 4 : hôtel qui fut (avant 1910) la légation de Chine et comportait une salle des fêtes[1].
  • No 4 bis : hôtel de Mme A. Dumez (en 1910)[1].
  • No 7 : « Splendide hôtel[7] » construit par le baron Paul Caruel de Saint-Martin en 1860, qui fut ensuite la propriété de Mme Whitcomb († 1921), veuve de M. A. C. Whitcomb (†1889), de Californie, dont la fille Charlotte Andrée épousa le comte Lepic (voir le 5, avenue Van-Dyck).
  • No 19 : hôtel de M. A. Bathala (en 1910)[1].
  • No 21 : hôtel du banquier Michel Heine (1819-1904), régent de la Banque de France de 1890 à sa mort, habité après lui par sa veuve, née Amélie Miltenberger (1832-1915)[1].
  • No 29 (et 20, rue Beaujon) : couvent des Dames Augustines dites chanoinesses religieuses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame (communément appelé « couvent du Roule »). Fermé en 1906 et démoli. L'avenue Bertie-Albrecht a été percée en 1908 sur ses terrains.
  • No 30 : hôtel de Mme Robert (en 1910)[1].
  • No 32 : hôtel construit en 1908 par l'architecte E. Bertrand (en 1910)[1].
  • No 34 : hôtel de Brancovan. C'est là que grandit la poétesse Anna de Noailles (1876-1933), fille du prince Grégoire Bibesco et de la pianiste grecque Raluka Musurus. Son salon de l’avenue Hoche attira des personnalités aussi diverses que Paul Claudel, Colette, Jean Cocteau, Robert de Montesquiou, André Gide, Pierre Loti, Marcel Proust ou Max Jacob[3]. Hôtel de M. Dupont (en 1910)[1].
  • No 40 : hôtel d'Albuféra. Avec sa curieuse façade biaisée, il avait appartenu durant près de cent ans à la même famille avant sa démolition[8].
  • No 54 : hôtel de M. Georges Kohn, par l'architecte Lucien Hesse.

Habitants célèbresModifier

Notes, sources et référencesModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Rochegude, op. cit., p. 93.
  2. Duchesse de Clermont-Tonnerre, Au temps des équipages, Paris, Grasset, coll. « Les Cahiers verts », 1928, cité par Henri Raczymow, Le Paris retrouvé de Marcel Proust, Paris, Parigramme, 2005, p. 81.
  3. a b c d e et f Avenue Hoche sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs (consulté le 17 mars 2009).
  4. Notin, Jean-Christophe,, Le maître du secret : Alexandre de Marenches (ISBN 9791021031296, 9789791021036 et 9791021031, OCLC 1030779675, lire en ligne)
  5. Site du musée Fabre, museefabre.montpellier-agglo.com (consulté le 21 juin 2012).
  6. Becq de Fouquières, op. cit., p. 283. Voir erratum quant au numéro (faussement donné comme 41) dans André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens. Le quartier Monceau, Paris, Pierre Horay, 1954, vol. II, p. 260.
  7. « The Lepic-Whitcomb Wedding », New York Times, .
  8. Rochegude, op. cit., p. 93 ; Becq de Fouquières, op. cit., p. 283 ; Avenue Hoche sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs (consulté le 17 mars 2009).
  9. « Dossier de Légion d'honneur de Claudius Jacquand », www.culture.gouv.fr (consulté le 4 juin 2013).

BibliographieModifier

  • André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens, Paris, Pierre Horay, 1953, vol. 1 .
  • Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910 .

Liens externesModifier