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La Planète des singes (film, 2001)

film américain de 2001
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Planète des singes (homonymie).
La Planète des singes
Description de l'image La Planète des singes (film, 2001) Logo.png.

Titre original Planet of the Apes
Réalisation Tim Burton
Scénario William Broyles Jr.
Lawrence Konner
Mark Rosenthal
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
The Zanuck Company
Tim Burton Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 119 minutes
Sortie 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Planète des singes (Planet of the Apes) est un film de science-fiction américain réalisé par Tim Burton, sorti en 2001. Le scénario de William Broyles Jr., Lawrence Konner et Mark Rosenthal est la seconde adaptation du roman La Planète des singes de Pierre Boulle.

Sommaire

SynopsisModifier

En 2029, à bord de la station spatiale américaine Oberon, l'astronaute Léo Davidson travaille avec des primates formés aux missions spatiales. Son partenaire simien préféré est le chimpanzé baptisé Périclès. Ainsi quand un dangereux orage magnétique s'approche de la station, c’est Périclès qui est choisi pour piloter un petit module spatial afin de sonder cette tempête[1]. Cependant une fois à l’intérieur de l'orage, la navette disparaît. Contre les ordres de son commandant, Léo s’installe à bord d’un second module et part à la recherche de Périclès. Entré dans la tempête magnétique, Léo perd le contact avec l'Oberon puis s'écrase trois mille ans plus tard sur une planète appelée Ashlar. Il découvre alors que ce monde est gouverné par des singes humanoïdes qui utilisent des chevaux domestiques pour leur transport et traitent les êtres humains comme des esclaves[1].

Peu après sa capture par des esclavagistes, l'astronaute fait la connaissance d’une chimpanzé nommée Ari qui milite pour l’amélioration du traitement des humains sur Ashlar. Surprise par l’intelligence de Léo, Ari l’achète ainsi qu’une autre humaine nommée Daena pour qu’ils deviennent domestiques chez son père, le sénateur Sandar. Léo profite alors de sa nouvelle condition pour s'échapper en compagnie d'autres humains[1]. Limbo, un marchand d'esclaves surprend l’évasion mais il est rapidement maitrisé par Léo qui en fait son otage. Le général haineux Thade et son second, le colonel Attar décident alors de partir à la poursuite des humains. Durant sa fuite, Léo tombe sur Calima, le temple dédié à Semos, le premier singe de l’histoire d’Ashlar que les simiens vénèrent à l’égal d’un dieu[1].

 
Paysage des alentours de Calima[n 1].

Ce temple s’avère être les restes de l’Oberon qui s’est écrasé à la surface de la planète quelque temps après la disparition de Léo dans l'espace-temps. Léo découvre que le nom Calima provient du sigle « CAution LIve AniMAls »[n 2] inscrit sur les parois du vaisseau[1]. Le livre de bord de l'Oberon révèle que les singes à bord, menés par Semos, ont organisé une mutinerie et pris le contrôle du navire après son écrasement. Il s'en est suivi une lutte entre les humains et les singes puis une évolution différente. Les singes ont bâti une civilisation démocratique tandis que les humaines sont retournés à la vie sauvage[1].

L'armée de Thade finit par rattraper les fuyards alors qu'un grand nombre d'humains s'est regroupé autour Léo qu'une rumeur à fait passer pour leur sauveur. Alors que les singes chargent, Léo utilise les dernières réserves d'énergie de l'Oberon pour déclencher une explosion qui ébranle l'armée ennemie. Cependant les singes se ressaisissent et la bataille tourne à la mêlée générale jusqu'à ce qu'un objet descende du ciel. Léo l'identifie immédiatement, il s'agit du module de Périclès, l'astronaute chimpanzé. Lui aussi a voyagé dans le temps et vient juste de trouver le chemin de la planète[1]. Lorsque Périclès se pose et que la nacelle s'ouvre, les singes interprètent son arrivée comme le retour de Semos. Ils s'inclinent et les hostilités entre humains et singes cessent. Périclès quitte sa capsule pour se réfugier dans l'épave de l'Oberon. Il est suivi par Léo et Thade qui s'affrontent à nouveau jusqu'à ce que l'astronaute parvienne à enfermer le général sur le poste de pilotage. Thade tire à plusieurs reprises sur la porte, mais les ricochets créent des étincelles partout dans la cabine. Le général, mort de peur, s'avoue vaincu et se réfugie sous un panneau de commande[1].

Léo décide alors de quitter Ashlar et de retourner sur Terre grâce à la navette de Périclès. Il confie ce dernier à Ari puis l'embrasse ainsi que Daena. Léo revient alors dans l'orage magnétique ce qui lui permet de retourner dans le passé et de retourner sur Terre[1]. Il atterrit alors à bloque à Washington près du Mémorial de Lincoln mais s'aperçoit qu'il s'agit maintenant d'un monument dédié au général Thade. De nombreux policiers, pompiers et journalistes arrivent alors sur les lieux et Léo découvre que ce sont tous des singes[1].

PersonnagesModifier

  • Le capitaine Léo Davidson : il est le héros du film et sa présence est une menace pour la suprématie des singes. Léo ne souhaite pas changer leur monde, il « veux simplement le quitter le plus vite possible »[2]. Le réalisateur Tim Burton a engagé Mark Wahlberg pour le rôle de Léo car il cherchait un acteur fort physiquement mais ayant une certaine innocence pour que le public puisse s'identifier. Wahlberg indique que c'est un honneur de travailler pour Burton[2].
  • Thade : il est le commandant en chef de l'armée des singes[3],[4]. Thade méprise les humains qu'il considère comme étant de la vermine. « Il est le seule à savoir que les humains possèdent une intelligence qui peut leur permettre de dominer les singes remarque le producteur Richard Zanuck »[3]. Il est interprétée par Tim Roth qui indique que l'enjeu de rôle était qu'il peut instantanément passer « du calme absolu à la sauvagerie la plus bestiale »[3]. Thade devait originellement être un gorille blanc mais le maquilleur Rick Baker en fait un chimpanzé car les « gorilles sont passifs » alors que les chimpanzés « peuvent péter les plombs n'importe quand »[5].
  • Ari : elle est une activiste du droits des humains. Ari croit que les humains ont une âme et un potentiel pour devenir intelligents[6]. Elle est interprétée par Helena Bonham Carter qui est le premier choix de Tim Burton pour ce rôle[7]. Ce dernier indique : « Je sentais qu'Helena apporterait de la force et de la sensibilité à Ari »[6].
  • Attar : il est un capitaine gorille et le bras droit de Thade dans l'armée des singes. Attar a un dilemme morale entre faire son devoir et faire ce qui est juste[8]. Il est joué par Michael Clarke Duncan dont le mètre quatre-vingt-quinze lui apporte une imposante présence physique[8].
  • Limbo : il est un orang-outan esclavagiste sans scrupule. Limbo « est méprisé à la fois par les humains et par les singes car il s'occupe d'humains, ce qui est un boulot dégradant et sale »[9]. Il est interprété par Paul Giamatti. L'acteur déclare être un grand fan de la série de film La Planète des singes[9].
  • Daena : elle est la fille de Karubi. Daena mène avec lui la révolte des humains contre les singes. Elle est un animal sauvage qui apprend à devenir plus humaine[10]. Daena « représente une sorte de Belle et la Bête à l'envers » remarque Tim Burton. Elle est interprétée par l'ancienne nageuse et mannequin Estella Warren[10].
  • Krull : il est un ancien général gorille tombé en disgrâce puis devenu domestique chez Sandar et protecteur d'Ari[11]. Krull est interprété par l'expert en arts martiaux Cary-Hiroyuki Tagawa. Celui-ci indique que son entrainement l'a aidé à interpreter un gorille à la fois physiquement et mentalement[11].
  • Sandar : il est le père d'Ari et représente l'aile libérale de la cité des singes[12]. Il est interprété par David Warner. Celui-ci avait déjà endossé un costume de gorill dans une scène du film Morgan en 1966[12].
  • Karubi : il est le père de Daena et le chef des hommes sauvages. Il est interprété par le chanteur et acteur Kris Kristofferson qui dit que c'est un honneur de travailler avec Tim Burton[13]. Kristofferson indique que le réalisateur est « un héros chez moi, parce que j'ai huit enfants. Nous avons vu tous ses films plusieurs fois »[13].
  • Birn : il est le fils de Karubi et le frère de Daena. C'est un des humains sauvages qui vivent dans les bois. Sauvé par Léo avec sa famille, il s'attache très vite à lui[14]. Il est interprété par Luke Eberl, un jeune acteur de quinze ans dont c'est le troisième film[14].
 
Charlton Heston et Linda Harrison interprétant respectivement Taylor et Nova dans le film de 1968.
  • Le père de Thade : il apparaît brièvement sur son lit de mort où il fait une révélation fracassante à son fils. Le père de Thade est joué par Charlton Heston, l'interpréter de Taylor, héros du premier film La Planète de singes[15],[7]. C'est le producteur Richard Zanuck qui a persuadé Heston de retourner dans l'univers de La Planète des singes pour une seule journée de tournage. L'acteur avoue que le premier film, n'a pas été seulement un succès, « mais m'a donné l'un de mes meilleurs rôles »[15].
  • La femme dans le chariot : elle est interprétée par Linda Harrison qui a précédemment tenue le rôle de Nova dans La Planète de singes en 1968 et Le Secret de la planète des singes en 1970[16]. Harrison fut un temps l'épouse de Richard Zanuck producteur de ces deux films mais aussi du film de 2001. C'est Zanuck qui a tenu à ce qu'elle reviennent pour tenir un petit rôle « dans un souci nostalgique »[16].

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

DistributionModifier

Sources  : Doublage Québec[19], RS Doublage[20] et Voxofilm[18].


ProductionModifier

GénèseModifier

En 1968, l’adaptation du roman de Pierre Boulle La Planète des singes (1963) est un succès qui change le paysage cinématographique[21]. L’histoire de ces trois astronautes qui s’écrasent sur une planète ou l’homme est redevenue une bête primitive dominée intellectuellement par des singes qui parlent passionne les enfants pour ses éléments fantastiques et les adultes pour sa métaphore sur la situation géopolitique de l’époque[21]. Richard Zanuck, directeur de production à la 20th Century Fox, lance immédiatement une suite Le Secret de la planète des singes qui sort en 1970[21]. La série se poursuit ensuite avec trois nouveau films : Les Évadés de la planète des singes (1971), La Conquête de la planète des singes (1972) et La Bataille de la planète des singes (1973)[21]. Ils sont suivi d'une série télévisée en 1974 et d'un dessin animé en 1975[21]. L'idée de refaire un film est ensuite envisagée par les responsables de la Fox qui commandent plusieurs scénarios et contactent des grands réalisateurs mais aucun des projets n'aboutit[21]. Parmi les réalisateur engagé ou approché par le studio figure Oliver Stone, Michael Bay, Chris Columbus, Peter Hyams, Ridley Scott et James Cameron[4].

DéveloppementModifier

 
Le producteur Richard Zanuck en 1990.

En 1999, le directeur de production de la Fox Tom Rothman engage William Broyles, l'auteur d’Apollo 13 (1995) et Haute Voltige (1999) pour rédiger un nouveau scénario[21],[22]. Armé de cette nouvelle histoire tente au printemps 2000 de convaincre Tim Burton de diriger le film. Ne voulant pas faire un remake, le réalisateur est d'abord réticent mais le dirigeant de la Fox lui assure que ce n'est ni une suite ni une reprise mais une nouvelle adaptation de livre qui garderai l'essence du film original[21],[23],[24],[4]. Burton malgré tout intéressé par les thèmes développés dans le scénario fini alors par accepter[21],[23]. Quelques jours plus tard, Tom Rothman engage dans l’équipe de production, Richard Zanuck, l'ancien dirigeant de la Fox qui à produit les deux premiers films de la saga[21],[25],[23],[7].

Dans son scénario Broyle décide de ne pas situer son action sur Terre comme dans le premier film mais sur une autre planète nommée Ashlar[26]. Broyles, Burton, Zanuck et le producteur exécutif Ralph Winter retravaille alors le scénario jusqu'en juillet 2000 mais ils n'arrivent pas à le finaliser[26], notamment pour réduire le coup budgétaire du film[23]. Ils engagent alors les scénaristes Lawrence Konner et Mark Rosenthal, les auteurs de Code Mercury (1998) et Mon ami Joe (1998) pour le terminer pour le mois de novembre[26]. Les deux scénaristes réduisent alors le côté science-fiction du film en condensant notamment les trois batailles prévues en un seul combat final[26]. De plus Rosenthal ayant vécu à Bornéo avec des orangs-outans et en Afrique avec des gorilles, cela permet d'apporter plus de crédibilité aux comportements des singes dans le film[26].

La Fox ayant décidé de sortir le film pour l'été 2001 et un tournage prévu de novembre 2000 à mars 2001, Tim Burton se met rapidement à la recherche de son équipe de travail[26]. Pour le maquillage des singes, il engage Rick Baker avec qui il avait travaillé sur le film Ed Wood en 1994[24]. Pour maquiller quotidiennement cinq cents singes Baker engage alors cent soixante-dix personnes[26]. De son côté le producteur Ralph Winter parcours le monde pour trouver des lieux de tournage[26]. Pour s'occuper des décors Burton choisit Rick Heinrichs[26]. Celui-ci qui vient alors d'être oscarisé pour son travail sur Sleepy Hollow, le précédent film du réalisateur[7]. Pour les costumes, c'est Colleen Atwood qui est recrutée. Elle aussi avait précédemment travailler pour Burton sur Sleepy Hollow[27]. Enfin, le directeur de la photographie retenu est le français Philippe Rousselot, oscarié pour son travail sur Et au milieu coule une rivière (1992)[26],[7].

PréproductionModifier

Trois extérieurs sont choisit. Le premier lieu est le champ de laves de la région de Saddle à Hawaii. Ce paysage présente des îlots de forêts entourés de régions arides et inhospitalières[28]. La deuxième lieu est le lac Powell, un lac artificiel à la frontière de l'Utah et de l'Arizona[28]. La zone offre des formations rocheuses sans aucune végétation. Les alentours du lac ont déjà étés utilisés lors du tournage du film de 1968 pour les scènes d'écrasement du navire spatial[28]. Cependant le chef décorateur Rick Heinrichs indique : « Independence Bay, où nous avons tourné, est un endroit complètement différent de ceux utilisés dans la première version, qui ne leur ressemble absolument pas »[28]. Le troisième lieu est les pics de Trona dans le désert de Mojave à trois heures de route de Los Angeles[28]. Ce site géologique arbore cinq cents pics de calcaire issus de lits de lacs asséchés[28]. Tous ces lieux ont un aspect lunaire pour que les spectateurs aient « l'impression de ne pas être sur Terre »[28].

 
Les pics de Trona dans le désert des Mojaves.

Pour les décors de la ville des singes, Heinrichs puise son inspiration dans les premières cultures humaines : les Égyptiens, les Étrusques, les Mayas et les Aztèques[28]. Cette ville nommé dans le premier scénario Derkein est située sur le flanc d'une colline de lave[28]. Dominée par une place centrale, elle est constitué de statues, de lianes, de racines tordues et d'énormes arbres[28]. Le décors comprend également le balcon de bois de la maison d'Ari et le marché aux esclaves de Limbo[28]. Il faut quatre mois aux équipes d'Heinrichs pour construire cet immense décors de quinze mètres de haut, de quarante mètre de large et de quatre-vingt mètres de long[28]. Le navire de l'espace est blanc et épuré pour contraster avec la luxuriance de la cité des singes[28]. Pour la scène de l'écrasement de la navette, le chef décorateur reconstitue une jungle avec un marécage. Le tournage dans une vrai jungle aurait été problématique notamment pour réaliser les différentes cascades réalisées par les singes[28]. En effet, les cascadeurs interprétants les singes sont attachés à des câbles ce qui impose à la production de construire le décor autour des câbles[27]. Le décor final de Calima est lui construit aux pics de Trona en acier et mousse ancré dans du béton. Ce seul décor coûte plus d'un million de dollars[28].

Le responsable du maquillage Rick Baker est un passionné de singes qui a notamment créé les maquillages de singe pour le King Kong de 1976, pour La Femme qui rétrécit (1981), pour Greystoke (1984), pour Gorilles dans la brume (1988) et pour Mon ami Joe (1998)[5],[4]. Rick Baker crée de nombreux masques contrairement au film de 1968 où il n'y avait qu'une structure de masques pour chaque espèce de singes (chimpanzés, gorilles et orangs-outans)[5]. Il n'a eu que quatre mois pour concevoir et produire des centaines de maquillages de singes[5],[7]. En raison de ce délai très court, Beker réalise trois type de masques. Le « numéro un » pour les acteurs principaux avec quatre heures de maquillage et de pose de prothèses sculptées[5],[7]. Le « numéro deux » pour les personnages secondaires nécessitant deux heures et travail et s'enfilant par la tête[5],[7]. Le « numéro trois » pour les figurants qui sont des « masques en caoutchouc mais dont chaque poil est fixé individuellement »[5],[7]. En plus des prothèses faciales du « numéro un », les acteurs principaux portent des crocs taillés sur mesure[5]. Les masques « numéro deux », eux, ne peuvent que bouger la mâchoire mais pas le reste du visage[5]. Pour gagner du temps, les maquilleurs sont répartis en département, l'un pour le moulage, un pour les poils et postiches et d'autres pour les dents, les mains, les oreilles et les doigts[4].

La costumière Colleen Atwood réalise plus de mille costumes, parmi lesquels ceux de l'équipage du vaisseau spatial, les barbares humaines et les multiples représentants de la société des singes[27]. Les uniformes blancs sont des hommages au film de 1968 mais le reste est entièrement nouveau[27]. Les armures de singes sont, eux, sculptés puis moulés en fibre de verre[27].

Comme Tim Burton voulait que les singes se déplacent de façon réaliste, les producteurs ont ouvert une école des singes d'une durée de dix à douze semaines pour les acteurs principaux mais aussi des figurants et des cascadeurs[5]. Le comportement simiesque est supervisé par John Alexander, un spécialiste des singes ayant travaillé avec Baker sur Greystoke, Gorilles dans la brume et Mon ami Joe[5]. Alexander est également en charge de l'entraînement des vrais chimpanzés. Mark Wahlberg qui interpréte le personnage qui passe du temps avec eux s'est familiarisé avec eux durant les répétitions. Il a d'ailleurs quelques difficultés car précise-t-il « Une fois 'ai serré Helena Bonham Carter dans mes bras et ils m'ont attaqué, comme ça d'un coup. Ils sont très protecteurs. Deux d'entre eux m'ont sauté dessus et ont commencé à me cogner »[5].

TournageModifier

Le tournage débute le 6 nombre 2000 sur les rives du lac Powell avec notamment les scènes du raid sur le campement de singe et la fuite à cheval à travers la rivière[27],[7]. Cette dernière scène à demander des aménagement car l'eau était trop basse et sa température trois froide. La production apporte donc un million de litres pour remonter le niveau de la rivière et utilise un énorme système au propane pour faire augmenter la température[27].

Les acteurs interprétant des singes sont alors encadré sur le tournage par le chef des cascades Charlie Croughwell et par Terry Notary, un ancien gymnaste et membre du cirque du Soleil[5],[7],[4]. Les deux hommes ont étudiés la gestuelle des gorilles et des chimpanzés pour la restituer au mieux auprès des acteurs. Coughwell indique d'ailleurs que « nous avons des bras plus courts et des jambes plus longues. Ils n'ont absolument pas notre démarche »[5]. Ils ont alors appris aux cascadeurs et comédiens à se rendre plus compacts, la bondir mieux que des gens normaux et à marcheur avec les jambes arquées[5].

 
Costume du film conservé au musée Miniature et Cinéma à Lyon.

De plus, les acteurs qui jouent des singes ne mangent pas avec ceux jouant les humains. « Uniquement parce que manger est un truc déprimant quand on porte ces maquillages » précise Tim Roth[5]. « Il faut s'habituer au fait que votre bouche n'est plus au même endroit : si vous visez votre vraie bouche, vous vous en mettez plein le latex. Comme les lèvres sont étirées, la nourriture se coince là-dedans et ce n'est pas joli-joli. Du coup, les repas étaient le moment le plus déprimant de la journée »[5].

Pour les acteurs principaux jouant les singes comme Helena Bonham Carter, la journée de travail commence à deux heures trente du matin par la séance de maquillage et se fini tard dans la nuit. Richard Zanuck précise : « elle arrivait à s'endormir, parfois, mais je ne crois par que son sommeil était bon. C'était vraiment dur mais elle est fabuleuse »[27].

Après une semaine de tournage, l'équipe s'installe ensuite aux studios Los Angeles Center pour les scènes de forêt et celles de la station spatiale Obéron[27]. Le tournage part après cela pour quatre semaines au studios de Sony Pictures à Los Angeles en Californie où le plateau numéro trente accueille notamment la cité des singes[7],[27]. Suivent ensuite le tournage de la bataille finale aux pics de Trona pendant trois semaines puis un retour au studio de Sony et enfin le travail sur les champs de lave à Hawaii pendant quelques jours[27].

Le tournage au désert de Mojave est particulièrement difficile car de fortes pluies endommage la route qu'avait fait construire la production pour se rendre sur le lieu de tournage[27]. Le producteur Ralph Winter doit alors faire venir en urgence vingt-cinq mille mètres cube de gravier pour la réparer[27]. Le camp du tournage, « le plus rand que j'aie jamais vu de ma vie note Winter », est constitué de cent véhicules, quarante chaffeurs et quatre toilettes et salles d'habillage mobiles[27]. La journée commence dès deux heures du matin avec le maquillage des principaux acteurs puis le maquillage par l'équipe de Rick Baker et l'habillage des figurants à la chaîne par l'équipe de Colleen Atwood. Ensuite vient l'entrainement avec les deux responsables de l'école des singes[27]. Le tournage se déroule alors jusqu'au coucher du soleil puis vient enfin le déshabillage, le nettoyage et la réparation des costumes jusqu'à neuf ou dix heures du soir[27].

En parallèle du tournage principale de Tim Burton, le réalisateur de la seconde équipe Andy Armstrong s'occupe des séquences qui demandent du temps et qui exigent de longues préparations[27]. Armstrong chorégraphie les scènes de bataille puis les soumets à Burton pour que le coordinateur des cascades Charlie Croughwell puisse les concrétiser[27]. Pour simuler les saut des singes, Croughwell utilise énormément des câbles avec des systèmes de freinage[27]. La production monte également une école des singes pour les figurants et les cascadeurs de la bataille finale[27]. Terry Notary forme aussi une douzaine de cascadeurs pour la scène où les singes chargent les humains en courant à quatre pattes[27]. Notary, qui est également la doublure de Tim Roth, réalise la cascade pour la scène où le général Thade s'accroche à un lustre pour sauter par la fenêtre et retomber sur son cheval[27].

PostproductionModifier

Le tournage de La Planète des singes s'achève en mars 2001[29]. Avec une date de sortie fixée à fin juillet, la postproduction a fait face à des délai très courts[29]. Les effets spéciaux, la bande sonore et le montage final n'ont que quatorze semaines pour être réalisée[29]. C'est Tom Peitzman, le producteur des effets visuels qui est en charge de faire le lien entre les producteurs, le réalisateur et les vendeurs d'effets spéciaux, notamment les superviseurs d'Industrial Light & Magic, le principal prestataire d'effet engagé pour le film[29]. Il engage alors soixante-cinq à soixante-quinze artistes pour réaliser les trois cents plans à créer ou retoucher[29]. Les effets numériques ont été cruciaux pour réaliser certaines scènes dans l'espace comme les vues à l'extérieurs de l'Obéron, les capsules spatiales, l'orage électromagnétique[29]. Des maquettes sont aussi utilisées pour certains plans généraux de la jungle ou de la cité des singes[29]. Pour la bataille finale, ce sont les figurants qui sont dupliqués par ordinateur grâce à un procédé appelé « carrelage »[29] A partir de cinq cinquante vrais singes les animateurs créent une armée de plusieurs milliers de singes[29].

Pour gagner du temps les effets spéciaux sont réalisé à San Francisco en parallèle du travail de montage effectué par Chris Lebenzon et Tim Burton à New York. Ce travail nécessite de nombreuses conférences par satellite pour coordonner au mieux l'avancement du film et le finaliser dans les temps[29].

Bande originaleModifier

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Le compositeur Danny Elfman en 2010.

Comme c'est souvent le cas pour les films de Tim Burton, c'est Danny Elfman, qui écrit et produit la musique[30].

Liste des morceaux
No Titre Durée
1. Main Titles [n 3] 3:49
2. Ape Suite #1 [n 4]  3:52
3. Deep Space Launch [n 5]  4:35
4. The Hunt [n 6] 4:58
5. Branding The Herd [n 7] 0:48
6. The Dirty Deed [n 8] 2:27
7. Escape From Ape City / The Legend [n 9] 5:57
8. Ape Suite #2 [n 4] 2:42
9. Old Flames [n 10] 2:10
10. Thade Goes Ape [n 11] 2:37
11. Preparing For Battle [n 12] 3:26
12. The Battle Begins [n 13]  5:17
13. The Return [n 14]  7:18
14. Main Title Deconstruction [n 15]  4:22
15. Rule The Planet Remix [n 16] 4:03
58:21

AccueilModifier

Accueil critiqueModifier

La Planète des singes est mal accueilli par les critiques de cinéma. Sur le site Rotten Tomatoes, il obtient le score de 45 % pour un total de cent cinquante-sept critiques[31]. Il dispose d'une note légèrement plus haute, à 50 % basée sur trente-quatre avis, sur le site Metacritic[32]. En France, le film reçoit des critiques mitigées, notamment sur le site Allociné, avec une note de 3,2 étoiles sur 5 pour la presse et de 2,8 sur 5 pour les spectateurs[33].

En Amérique du Nord, Roger Ebert du Chicago Sun-Times loue la fin du film, mais estime qu'il manque d'une histoire équilibrée. Ebert écrit que « le film est superbe. Le maquillage de Rick Baker est convaincant, même sur les gros plans, et ses singes ont une personnalité et une prestance brillante. Les décors et les lieux de tournage nous donnent une véritable impression d'oppression extraterrestre. [...] Tim Burton réalise un film respectueux de l'original et respectable en soi, mais cela ne suffit pas. Dans dix ans, ce sera la version de 1968 que les gens loueront encore »[34]. Peter Travers de Rolling Stone magazine rédige une critique essentiellement négative. « Appelez cela une déception, aggravée par un scénario de mauvaise qualité. Pour citer Heston dans le premier film : Oh mon Dieu... C'est pas vrai... C'est pas possible... »[35]. Kenneth Turan du Los Angeles Times estime que « les acteurs dans les rôles de singes sont pour la plupart trop recouvert de maquillage pour faire passer des émotion forte ». Turan indique que « La Planète des singes démontre que même une démarche trop sérieuse peut être un handicap »[36]. Elvis Mitchell du New York Times écrit une critique plus favorable, estimant que le scénario est bien équilibré et que le le film remplit sa fonction de « pur divertissement »[37]. Susan Wloszczyna de USA Today apprécie La Planète des singes, estimant que la réussite est essentiellement due au travail de maquillage de Rick Baker[38].

 
Tim Burton en 2012.

En France les critiques sont partagés. Coté positif, Marc Toullec de Ciné Live écrit que ce n'est pas un chef-d'oeuvre « mais une fable de science-fiction efficacement menée et visuellement flamboyante »[4]. Jean-Michel Frodon du journal Le Monde indique que c'est « un film d'auteur spectaculaire, drôle et visuellement très beau. [...] Un film magnifique, d'une extrême finesse et d'une totale lisibilité »[33]. Alain Grasset du Parisien confirme qu'il s'agit « d'un vrai univers fantastique avec des images superbes signées d'un Français, Philippe Rousselot, et des dialogues qui ne manquent pas d'humour »[33]. Annie Coppermann des Echos trouve « l'univers visuel d'une rare originalité, et d'une sombre beauté »[33]. Coté négatif, le critique du Nouvel Observateur trouve le film simplet, manquant de rythme et aavec un scénario faible[33]. Frédéric Bonnaud des Inrockuptibles écrit que le film est « nettement inférieur à la première version de Schaffner »[33]. Didier Péron de Libération trouve le scénario faible et la prestation de Mark Wahlberg « falote »[33]. Gérard Delorme pour Première indique que le film est « gentil, impersonnel et anodin »[33].

De nombreuses critiques ont été faites sur la fin du film. Tim Roth, qui interprété le général Thade déclare : « Je ne peux pas expliquer cette fin. Je l'ai vue deux fois et je ne comprends rien »[23]. Helena Bonham Carter, qui joue Ari indique : « Je pensais que c'était logique, en quelque sorte. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde crie Hein ?. Léo est reparti en arrière et il réalise que Thade a finalement gagner »[23]. Bien que la fin soit ambiguë, elle est très proche de la fin du livre de Pierre Boulle contrairement au film de 1968 avec Charlton Heston. Dans le livre La Planète des singes, l’astronaute accompagné de sa famille arrive à l'aéroport d'Orly pour y être accueilli par un gorille. Burton prétend que la fin n’est pas censée avoir de sens philosophique, mais qu'elle représente un rebondissement intéressant pour une éventuelle suite. Il explique « c'est un rebondissement honnête qui peut être utilisé au cas ou la Fox ou un autre cinéaste voudrait faire un autre film »[39].

Box-officeModifier

La Planète des singes est un succès commercial avec 362 211 000 de dollars de recettes pour un budget de 100 000 000 de dollars. Il se hisse à la dixième place annuelle en Amérique du Nord et à la neuvième place au niveau mondial[17]. En France avec 3 970 000 entrées, le film se classe en dixième position du box-office de l’année 2001 loin devant les films de science-fiction A.I. Intelligence artificielle (34e) et Ghosts of Mars (85e)[40].

Résultats au box-office par région/pays
Pays Box-office
(2000)
Classement de l'année
(2000)
  Monde 362 211 000 US$ 9e
  France 3 970 000 entrées 10e
  États-Unis 180 011 000 US$ 10e
  Europe 16 706 000 entrées[41]

DistinctionsModifier

Le film est essentiellement nominée pour le travail de costumière de Colleen Atwood et maquilleur de Rick Baker[42]. Ce dernier obtient d'ailleurs deux prix, l'un du Las Vegas Film Critics Society et l'autre du Phoenix Film Critics Society[42]. Danny Elfman obtient également un prix au BMI Film and TV Awards[42].

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards du film sur l'Internet Movie Database[42]. Ici sont listés les principaux prix.

RécompensesModifier

Le film obtient les récompenses suivantes :
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
2002 BMI Film and TV Awards Meilleure musique de film Danny Elfman
Las Vegas Film Critics Society Prix spécial pour le maquillage Rick Baker
Phoenix Film Critics Society Meilleur maquillage Rick Baker
Razzie Awards Pire reprise ou suite

NominationsModifier

Principales nominations du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
2002 British Academy Film and Television Arts Awards Meilleurs costumes Colleen Atwood
Meilleurs maquillages et coiffures Rick Baker, Toni G et Kazu Hiro
Costume Designers Guild Costumes de film de fantasy, fantastique ou science-fiction Colleen Atwood
Empire Awards Empire Award du meilleur acteur britannique Tim Roth
Empire Award de la meilleure actrice britannique Helena Bonham Carter
Grammy Awards Meilleure bande originale de film Danny Elfman
Empire Awards Empire Award du meilleur acteur britannique Tim Roth
Empire Award de la meilleure actrice britannique Helena Bonham Carter
Motion Picture Sound Editors Meilleurs effets sonores et bruitages dans un film Richard L. Anderson
Meilleurs dialogues et doublages dans un film Richard L. Anderson
Meilleure actrice dans un second rôle Helena Bonham Carter
Meilleurs costumes Colleen Atwood
Meilleur maquillage Rick Baker et John Blake
MTV Movie & TV Awards Meilleur méchant Tim Roth
Meilleur caméo Charlton Heston
Phoenix Film Critics Society Meilleurs costumes Colleen Atwood
Satellite Awards Meilleurs costumes Colleen Atwood

AnalyseModifier

Le film traite notamment de l'esclavage en empruntant son imagerie comme la carriole-prison qui est tractée par six humains qui subissent les coups de fouet d'un singe négrier[7]. L'acteur Tim Roth confirme que « d'une certaine manière, cela rappelle les gens amenés d'Afrique pour en faire des esclaves »[26]. Le personnage d'Ari, interprété par Helena Bonham Carter est la seule à remettre en cause ce système qui semble être accepté par l'ensemble de la population simiesque[7].

Ari est d'ailleurs un personnage essentielle car sa relation passionné avec l'humain Léo Davidson est crée une tension sexuelle sous-jacente[26]. Tim Burton ne la cependant pas approfondit car il trouve « plus efficace de laisser planer le doute en évoquant subtilement ce sentiment »[4]. Le scénariste William Broyles indique à ce sujet que « si on accepte le fait que la conscience travers la barrière des espèces [...], alors ce qui attire chez l'autre, c'est ce qu'il est au fond de lui, bien plus que son apparence »[26]. Le but du scénariste est que son histoire permette de regarder l'autre « sans tenir compte des différences culturelles, raciales intellectuelles, nationales ou religieuse »[26].

Le film développe également le thème du renversement des valeurs[21],[7],[4]. Celui-ci permet selon le scénariste de sonder le cœur de l'humanité et lui faire poser des questions essentielles comme : « Qui sommes-nous ? D'ou viennent nos préjugés ? [...] Que pouvons-nous apprendre d'un monde où les singes sont l'espèce dominante ? »[26].

Un thème récurrent chez Tim Burton est aussi présent. Il s'agit de celui de l'homme projeté dans un univers qui lui est étranger[21]. Davidson est « à la recherche de lui-même »[26]. Il n'est pas comme Taylor, le héros du premier film qui est un personnage amer et désenchanter. Davidson cherche sa destinée[26]. Il est également plus jeune et donc « plus souple psychologiquement »[26]. C'est également l'exclu qui se trouve mêlé à une confrontation entre maîtres et opprimés comme les villageois qui pourchassent Edward dans Edward aux mains d'argent (1990) ou le Pingouin qui décide de faire payer à la société de Gotham le crime de ses parents dans Batman : Le Défi (1992)[7].

Tim Burton met également en avant un thème récurent de la mythologie de La Planète des singes qui la structure dans son ensemble et qui en fait une « dynamique circulaire »[4]. Il s'agit de l'aspect d'incertitude qui plane en permanence dans les films et où ils veulent entrainer leur spectateurs[7]. Elle pose des « questions sur la théorie de l’évolution, l'impact de Darwin, les convictions religieuse et le racisme »[4].

ExploitationModifier

Éditions en vidéoModifier

La Planète des singes sort en DVD en février 2002[43]. Le DVD comprend plusieurs bonus comme les coulisses du film, un documentaire en multi-angles, des scènes en versions allongées, le commentaire audio du réalisateur et du compositeur et une galerie de photos[44]. En 2010 sort une version Blu-ray avec les mêmes bonus[45].

Le film est également compris dans plusieurs intégrales notamment en avril 2006 dans un coffret Tête de singe avec les 5 films de 1968 à 1973 et la série télévisée de 1974[46], en décembre 2011 dans un coffret de sept films avec 5 films de 1968 à 1973 et La Planète des Singes : Les Origines[47], en octobre 2013 dans un coffret baptisé Générations avec le film de 1968 et Les Origines[48] et en novembre 2014 dans un coffret Tête de César avec les sept autres films[49].

Produits dérivesModifier

En 2001, pour accompagner la sortie du film, plusieurs produits dérivés sont mis sur le marché. L’éditeur de bande dessinée Dark Horse réalise l'adaptation en comics du film de Tim Burton[50]. Dark Horse sort ensuite trois mini-séries dans l’univers de La Planète des singes : The Human War[n 17], Old Gods[n 18] et Blood Lines[n 19],[50]. Les bandes dessinées se déroulent plusieurs dizaines d'années après les événements décrits dans le film[50].

L'éditeur de roman HarperCollins sort également une adaptation du film ainsi que deux suites Planet of the Apes: The Fall et Planet of the Apes: Colony tous trois écrits par William T. Quick[51]. Il réalise également une adaptation pour enfants écrite par John Whitman, elle aussi accompagnée par deux suites : Planet of the Apes: Force et Planet of the Apes: Resistance[51]. Deux autres romans pour enfants devaient compléter l'ensemble mais ils ont été annulés[51]. Ils avaient pout titre Planet of the Apes: Rule et Planet of the Apes: Extinction[51].

La société Hasbro produit une gamme de jouets[52]. Elle crée notamment des figurines des personnages d'Ari, d'Attar, de Daena, de Krull, de Léo Davidson, de Limbo, de Périclès et de Thade[52].

Un jeu vidéo pour ordinateur personnel et console PlayStation sort parallèlement au film[53]. Il est développé par la la société française Visiware[54]. Les créateurs n'ont pas utilisé le scénario du film mais ont développé leur propre histoire inspirée du roman de Pierre Boulle et des films La Planète des singes de 1968 et Le Secret de la planète des singes (1970)[54]. Le jeu est co-édité par Fox Interactive et Ubisoft en octobre 2001 pour la version sur ordinateur et en juillet 2002 sur PlayStation[55]. Une version développée par Torus Games pour Game Boy Advance et Game Boy Color sort en novembre 2001[54],[55].

PostéritéModifier

Bien que le film soit un succès commercial, les producteurs décident de ne pas lui donner une suite. Le réalisateur Tim Burton n'est lui non plus pas intéressé. Il déclare à ce sujet qu'il préférerait plutôt « sauter par une fenêtre »[23]. En 2001, Mark Wahlberg et Helena Bonham Carter annoncent qu'ils sont près à jouer dans une suite mais seulement si Burton en est le réalisateur[56],[57]. Paul Giamatti, également favorable, imagine une éventuelle suite où « des singes conduisent des voitures, fument des cigares, porte des lunettes ou font des réunions »[58]. La Planète des singes est le dernier film où Burton travaille avec sa muse et compagne Lisa Marie. En effet, c’est justement sur le tournage de ce film qu'il rencontre sa future femme et nouvelle égérie Helena Bonham Carter[59],[60].

Finalement en 2008, Tom Rothman, l'un des dirigeants de la Fox annonce le retour de la saga sous la forme d'un nouveau redémarrage[61]. Elle prend cette fois la forme d'une trilogie avec La Planète des singes : Les Origines en 2011, La Planète des singes : L'Affrontement en 2014 et La Planète des singes : Suprématie en 2017[62].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les alentours du lac Powell situé en Arizona et en Utah sert de lieu de tournage à des scènes se déroulant près de Calima.
  2. Caution live animals qui signifie en anglais « Attention animaux vivants ».
  3. « Musique du générique » en français.
  4. a et b « Suite des singes » en français.
  5. « Lancement dans le fin-fond de l'espace » en français.
  6. « La chasse » en français.
  7. « Marquage du troupeau » en français.
  8. « La sale besogne » en français.
  9. « S'échapper de la cité des singes et La légende » en français.
  10. « Anciennes flammes » en français.
  11. « Thade devient singe » en français.
  12. « Préparation de la bataille » en français.
  13. « La bataille commence » en français.
  14. « Le retour » en français.
  15. « Déconstruction de la musique du générique » en français.
  16. « Remix de Règne sur la planète » en français.
  17. « La guerre humaine » en français.
  18. « Anciens dieux » en français
  19. « Liens de sang » en français.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Salisbury 2001, p. 120-174.
  2. a et b Salisbury 2001, p. 63.
  3. a b et c Salisbury 2001, p. 55.
  4. a b c d e f g h i j et k Marc Toullec, « La Planète des singes », Ciné Live, no 49,‎ , p. 46-55.
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Salisbury 2001, p. 70-87.
  6. a et b Salisbury 2001, p. 52.
  7. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Philippe Paumier, « La Planète des singes », Ciné Live, no 45,‎ , p. 108-113.
  8. a et b Salisbury 2001, p. 56.
  9. a et b Salisbury 2001, p. 57.
  10. a et b Salisbury 2001, p. 64.
  11. a et b Salisbury 2001, p. 58.
  12. a et b Salisbury 2001, p. 59.
  13. a et b Salisbury 2001, p. 66.
  14. a et b Salisbury 2001, p. 67.
  15. a et b Salisbury 2001, p. 68.
  16. a et b Salisbury 2001, p. 69.
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  20. « Fiche du doublage français du film », sur RSdoublage (consulté le 30 juillet 2019).
  21. a b c d e f g h i j k et l Salisbury 2001, p. 12-21.
  22. Hughes 2004, p. 41-43.
  23. a b c d e f et g Hughes 2004, p. 44-46.
  24. a et b Salisbury 2001, p. 9.
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  28. a b c d e f g h i j k l m n et o Salisbury 2001, p. 35-49.
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  43. Emmanuel Lapierre, « DVD », Ciné Live, no 55,‎ , page 116.
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  50. a b et c (en) « Planet of the Apes », sur DarkHorse.com (consulté le 2 août 2019).
  51. a b c et d Handley 2008, p. 267.
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  59. « L'ex de Tim Burton lui fait un procès... », sur PurePeople.com, (consulté le 1er août 2019).
  60. « English Actress Helena Bonham Carter » (version du 8 février 2011 sur l'Internet Archive).
  61. « Un nouveau remake pour La Planète des Singes ? », sur Allocine.fr, (consulté le 1er août 2019).
  62. « De 1968 à 2017, notre guide de la saga La Planète des Singes », sur LesInrocks.com, (consulté le 1er août 2019).

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier