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Gespunsart

commune française du département des Ardennes

Gespunsart
Gespunsart
Le centre du village de Gespunsart.
Blason de Gespunsart
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Villers-Semeuse
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Dominique Deruisseaux
2014-2020
Code postal 08700
Code commune 08188
Démographie
Gentilé Torés ou Gespinois, Gespinoises
Population
municipale
1 075 hab. (2015 en diminution de 2,27 % par rapport à 2010)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 20″ nord, 4° 49′ 46″ est
Superficie 21,02 km2
Localisation

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Gespunsart
Liens
Site web http://www.gespunsart.com/

Gespunsart est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Gespunsart est un village implanté dans une clairière de la forêt des Ardennes, dans un ancien nid de rivière datant de millions d'années. Cette rivière empruntait l'actuel parcours de la Goutelle.

Ce village, limitrophe de la Belgique est situé à 15 kilomètres à l’est de Charleville-Mézières.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

Le territoire est traversé d'est en ouest par la Goutelle, petit ruisseau de 12 km qui prend sa source en Belgique dans les bois de Sugny et a son confluent avec la Meuse à Nouzonville.

Un autre ruisseau prend sa source à Gespunsart, la Vrigne, qui se dirige vers le sud pour aller rejoindre la Meuse à Vrigne-Meuse.

L'ensemble de ces deux vallées correspond à l'ancien passage de la Meuse, venant de Vrigne et se jetant à Nouzonville dans son lit actuel. La transformation et la ligne de partage actuelle des eaux datent de la fin de l'ère quaternaire[1].

ToponymieModifier

La dénomination la plus ancienne, que l’on retrouve est celle de Gébuinsart (Gebuinisartum) c’est-à-dire le sart de Gébuin. Le nom de Gébuin est fort commun au moyen âge. On le trouve entre autres dans la chanson de Roland, parmi ceux des compagnons de Charlemagne. Gebunisardum (1081), Gesprunsart (1264)[2],[3].

HistoireModifier

Le territoire de Gespunsart a fait partie du comté de Castrice. Un acte de Foulques le Vénérable, archevêque de Reims, cite une chapelle en ce lieu au IXe siècle. Il existe de cet acte une copie de 1584 d'un vidimus (ou copie certifiée) de 1249, (mais certains historiens, dont Patrick Demouy, considère ces documents avec réserve : il est possible qu'ils soient faussement datés pour appuyer les délimitations du diocèse de Reims. Ce territoire est à la limite septentrionale du diocèse, dans une zone forestière qui n'est au IXe siècle que partiellement christianisée[3],[4].

Cette chapelle est rattachée à la collégiale Saint-Vivent de Braux,mais le territoire du village, anciennement inclus dans le comté de Castrice, revient ensuite aux seigneurs d'Orchimont. En 870, par le traité de Meerssen, il est rattaché à la Francie occidentale, puis placé sous l'autorité des comtes de Rethel[3]. En 1081, le territoire passe au Chapitre de Braux, avec, pour avoué, le comte de Rethel[3]. En 1572, la seigneurie de Gespunsart est cédé au duc de Guise, et est intégré à la principauté de Château-Regnault[3]. Finalement en 1629, cette principauté de Château-Regnault est cédé à Louis XIII : le village s'ancre définitivement au sein du Royaume de France[3]. Pendant la Guerre de Succession d'Espagne, et notamment de 1705 à 1710, ce village, proche des terres appartenant au Duché de Luxembourg est la cible d'incursions de troupes germaniques. Il est notamment pillé et brûlé en 1705[3],[5].

Il connaît une période de forte activité grâce à ses clouteries entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. En 1789, année de la Révolution française, le village compte 250 feux et 1 059 habitants[3], dont 300 maîtres cloutiers et 325 compagnons. Il compte également une dizaine artisans fabriquant des armes, et autant de voituriers. Il y a aussi un curé, un vicaire, un maître d’école, un notaire, un arpenteur royal, un chirurgien, une sage-femme, un receveur des traites foraines, un poste de douaniers et plusieurs gardes-forestiers[6].

 
L'ancienne gare de Gespunsart

Le village se trouve sur la ligne de chemin de fer d'intérêt local de Nouzonville (Ardennes) à Pussemange (Belgique) du réseau des Chemins de fer départementaux des Ardennes, ouverte, par sections, de 1896 à 1925, et dont la dernière section a fermé en 1950.

 
Horaires des Chemins de fer départementaux des Ardennes en mai 1914, juste avant le début de la Première Guerre mondiale.

La commune est occupée pendant la quasi-totalité de la Première Guerre mondiale, de septembre 1914 à novembre 1918. Les ressources sont pillées par l'occupant, et l'activité industrielle cesse[3]. En 1920, les préfectures relaient l’initiative de l’Union des grandes associations françaises pour l’essor national présidée par le Président de la République Raymond Poincaré pour parrainer ces villages occupés pendant quatre ans,et les aider à se relancer[7]. En Isère, les cantons de La Mure et Valbonnais se voient proposer Gespunsart. Entre 1920 et 1923, les villages de La Mure, Mayres-Savel et La Motte-Saint-Martin recueillent des fonds pour cette commune. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la population de Gespunsart reçoit l'ordre d'évacuer le 12 mai 1940 : c'est le début d'un exode vers l'Ouest de la France. Le retour de la population se fait les années suivantes, petit à petit, le village se trouvant en zone interdite. Il est libéré en septembre 1944[3].

Politique et administrationModifier

 
Mairie-école de Gespunsart

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la deuxième circonscription des Ardennes.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Mézières. Celui-ci est scindé en 1973 et la commune rattachée au canton de Nouzonville[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Villers-Semeuse.

IntercommunalitéModifier

La commune était membre de la communauté d'agglomération Cœur d'Ardenne, créée le .

Celle-ci fusionne avec la :

pour former, le [9], la « communauté d’agglomération de Charleville-Mézières-Sedan ». Celle-ci, dont la commune est désormais membre, prend la dénomination d’« Ardenne Métropole[Note 1] »[10].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1875 après 1876 Auguste Noël[12]    
  mai 1935 Émile Huart [13]    
mai 1935 août 1935 Louis Laurent [13]    
août 1935   Georges Charbau [13]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2003 novembre 2006 Gilbert Charbonelle DVD  
décembre 2006 en cours
(au 17 juillet 2017)
Dominique Deruisseaux DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[14]

EnvironnementModifier

Gespunsart a adhéré à la charte du Parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[15].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2015, la commune comptait 1 075 habitants[Note 2], en diminution de 2,27 % par rapport à 2010 (Ardennes : -1,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1401 1961 2471 4411 6181 9071 9822 1002 192
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 1042 1472 2362 2241 9721 8221 7501 8341 747
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 7551 5141 6381 5381 4081 1361 2101 2991 287
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 - -
1 1631 1761 1411 1251 1561 1001 075--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • La fontaine Malbrought, on ne connait pas son origine.
  • Splendide église Saint-Rémy du XVIIIe siècle à deux clochers. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1984[19].
  • Nombreux lavoirs.
  • Anciens moulins.
  • Ancienne gendarmerie.
  • La chapelle du Saint-Lieu et les trois croix.
  • Les brasseries Hellé.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Portrait de Jules Leroux, instituteur à Gespunsart.

HéraldiqueModifier

  Blason De sinople au cyclamor crénelé de douze merlons d'or enfermant une fleurs de lys d'argent, au chef du même chargé d'une bande de gueules côtoyée de deux cotices du même.
Détails
« La fleur de lys représente le village de Gespunsart qui en 1573, dépendant de la collégiale de Braux, devint membre de la Principauté de Château-Regnault, français à l'époque.
Le cyclamor représente le contour du village, situé dans une vaste clairière et enclavé aux XVII e et XVIIIe siècles dans le Duché de Luxembourg dépendant des Pays-Bas autrichiens.
Les créneaux représentent les redoutes de défense (1705-1710) et évoquent une roue dentée, symbole des nombreuses industries anciennes et modernes.
Le chef d'Argent, aux bandes de Gueules, évoque les armoiries d'Orchimont (dont les émaux sont ici inversés) premiers seigneurs du village après le démembrement de Mersen en 870[20] ».
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Abbé Pierre-Louis Péchenard, Histoire de Gespunsart, A. Pouillard, 1877 - 350 p. & G. Lenoir, 1906, 354 p.
  • Charles Bruneau, Notes sur le patois de Gespunsart, dans Revue d'Ardenne & d'Argonne : scientifique, historique, littéraire et artistique, Sedan : Société d'études ardennaises « La Bruyère », janv-fèv. 1911, p.437 [1]

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans la nouvelle dénomination, le terme « métropole » ne suggère pas la transformation de la nature juridique de la communauté d’agglomération en métropole, autre forme d’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre davantage intégrée.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. « Géographie », sur http://www.gespunsart.com (consulté le 10 septembre 2017).
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2, Librairie Droz, , 1385 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 964
  3. a b c d e f g h i et j Jean-Pol Cordier, « Gespunsart », Revue Historique Ardennaise, no XIV,‎ , p. 209-218
  4. Patrick Demouy, Genèse d'une cathédrale : Les archevêques de Reims et leur Église aux XIe et XIIe siècles, Éditions Dominique Guéniot, , 814 p., p. 289, 706
  5. Michel Desbrière, Chronique critique des lignes de défense de la Champagne septentrionale 1644-1748, Éditions Terres Ardennaises, , p. 117
  6. « Petit historique de Gespunsart », sur gespunsart.com
  7. Jean-Luc Guillaume, « La reconstitution », dans La Première Guerre mondiale dans les Ardennes. Études pour le centenaire, Société d'histoire des Ardennes - Archives départementales des Ardennes - Société d'histoire et d'archéologie des Ardennes - Terres Ardennaises,
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Arrêté no 2013/207 du 23 avril 2013 portant création de la Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Ardennes, Charleville-Mézières,‎
  10. « Arrêté no 2016-583 du portant modification des statuts de la communauté d'agglomération de Charleville-Mézières-Sedan », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Ardennes, no 8,‎ (lire en ligne [PDF]).
  11. « Les maires de Gespunsart », sur www.francegenweb.org (consulté le 17 juin 2010)
  12. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1875, p197.
  13. a b et c Archives départementales des Ardennes, Registre d'état civil de Gespunsart 1928-1936
  14. « La nouvelle équipe municipale », Le Bulletin d'information de Gespunsart,‎ , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
  15. Création du PNR des Ardennes
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Église Saint-Rémy », notice no PA00078441, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Histoire de Gespunsart », sur http://www.gespunsart.com (consulté le 10 septembre 2017).